Défense des immigrants

L'expression « immigration illégale » constitue une offense aux principes élémentaires de la société ouverte.
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Défense des immigrants

Publié le 17 mai 2012
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Si tout relevait de la propriété privée, l’acceptation et l’invitation ou le rejet de personnes ne poseraient aucun problème, mais sur ces questions la situation ne change pas même si l’utilisation de la voie publique ne relève pas du privé. Le respect de toutes les personnes et le châtiment des délinquants est essentiel, en totale indépendance du lieu de naissance des personnes.

Par Alberto Benegas Lynch (*)

On annonce une prochaine décision de la Cour suprême de justice des États-Unis à propos de la loi Arizona SD 1070 selon laquelle une personne pourrait être appréhendée et éventuellement détenue si la police ou son équivalent avait un « soupçon raisonnable » [sic] que son statut migratoire ne cadrait pas avec les autorisations qu’exigent les normes en vigueur. Sarkozy, qui vient d’être battu, a déclaré sans complexes lors de sa campagne électorale qu’ « il y avait trop d’étrangers en France », en Autriche l’hystérie progresse contre les étrangers et Chávez insiste avec son antisémitisme (mon cher ami Carlos Alberto Montaner prédit que le gouvernement chaviste ne sera pas étudié dans les cours de science politique mais dans ceux de criminologie). Il ne s’agit là que de quelques exemples, mais sur base de ces bordées de haine, nous allons analyser le sujet d’une manière plus générale et applicable à tous les pays et circonstances.

D’entrée, nous disons que l’expression « immigration illégale » constitue une offense aux principes élémentaires de la société ouverte (pour recourir à un terme popperien). Ils sont loin ces temps où la xénophobie et les étatismes n’étaient pas présents de manière incommode et écrasante. A. J. P. Taylor nous rappelle dans son History of England 1914-1945 qu’ « à partir d’août 1914, un Anglais éduqué et respectueux des lois pouvait passer sa vie sans pratiquement noter l’existence de l’État, au-delà du courrier et de la police. Il pouvait vivre sa vie où il le voulait et de la manière qu’il désirait. Il n’avait aucun numéro officiel de carte d’identité. Il pouvait voyager à l’extérieur sans passeport ni aucun permis officiel. Il pouvait changer sa monnaie pour n’importe laquelle sans restrictions ou limites. Il pouvait acheter des biens de n’importe quel pays dans le monde de la même manière qu’il pouvait le faire dans son pays. Par ailleurs, un étranger pouvait passer sa vie dans ce pays [Angleterre] sans permis et sans informer la police […] L’Anglais payait des impôts à une modeste échelle, moins de 8% du revenu national. »

Dans le contexte migratoire – afin de dissiper l’argument fallacieux selon lequel le travailleur étranger pourrait déplacer le local –, il convient d’abord de clarifier le fait que si les arrangements contractuels sont libres, il n’existe pas de chose comme le chômage involontaire. Comme on le sait, les ressources sont limitées et les besoins illimités. Le facteur travail est la ressource par excellence, puisqu’il n’est pas possible de prester un service ou de produire un bien sans le concours du travail intellectuel et manuel. Peu importe la quantité de travail disponible, jamais elle ne pourra satisfaire la croissante demande de biens et de services (s’il n’en était pas ainsi, nous vivrions dans un pays de Cocagne et il n’y aurait besoin d’aucun travail puisqu’il y aurait tout pour tous tout le temps). Le chômage que nous observons est toujours dû au blocage des contrats volontaires au travers des fameuses « conquêtes sociales » qui prétendent fixer les salaires au-dessus de ce que permettent actuellement les taux de capitalisation qui sont l’unique cause de l’amélioration des revenus (c’est là la différence sur ce point entre le niveau de vie de l’Ouganda et de celui du Canada). Dans cette situation, la seule façon de trouver du travail, c’est de travailler au noir pour éviter l’imposition légale qui expulse les gens du marché du travail. Le peintre en bâtiment de La Paz qui déménage à Houston gagne cinq fois plus, non pas grâce à la générosité de l’entrepreneur texan mais parce qu’il n’y a pas d’autre voie que de payer des salaires élevés à cause des taux de capitalisation existants. C’est là la raison pour laquelle dans certains pays on ne peut engager personne comme domestique, non pas parce que la maîtresse de maison n’aimerait pas pouvoir compter sur un tel appui logistique, mais parce que c’est trop cher. D’un autre côté, le moyen de compter sur des salaires élevés consiste à disposer de cadres institutionnels civilisés.

Bien entendu, de même manière que dans le libre échange de biens, il se peut que certains salaires diminuent selon les circonstances à cause de la concurrence, mais la meilleure utilisation du capital et la plus grande productivité élèvent conjointement les taux de capitalisation, ce qui poussent à la hausse tous les salaires et revenus.

On a dit que les immigrants représentent un coût additionnel au fisc (c’est-à-dire au contribuable) dû au fait qu’ils recourent aux services du dénommé « État providence » (santé, éducation, etc.) En réalité, il s’agit là d’un problème de l’ « État providence » (une contradiction dans les termes, puisque que faire le bien se réalise avec ses ressources propres et volontairement) et non pas un problème que causerait l’immigration. De toutes manières, pour que cela ne serve pas de prétexte pour éliminer ou limiter l’immigration, on doit insister sur le fait que les immigrants devraient être écartés de l’usage de ce type de services mais, naturellement, ces derniers ne devrait pas être obligés d’apporter leurs contributions pour les maintenir, devenant ainsi des personnes libres comme beaucoup de citoyens aimeraient l’être et non se voir obligés de financer des services chers, déficitaires et de mauvaise qualité.

On a également soutenu que l’immigration « contaminerait » la culture locale et affecterait l’« identité » du pays d’accueil, comme si la culture était quelque chose de statique et incrustée dans la personne et non pas quelque chose de dynamique et changeante tous les jours par l’incorporation de nouvelles connaissances et de perspectives variées. Personne n’est obligé d’incorporer les pensées et les habitudes qui ne nous apparaissent pas attirantes, ce dont il s’agit, c’est d’ouvrir les horizons de part en part et rejeter les cultures barbelées propres des troglodytes. En définitive, toutes les cultures sont un permanent échange de prêts et de dons. À ce niveau de la discussion, on a insisté sur la « préservation de la langue native » comme s’il s’agissait d’un trophée inamovible et non pas inséré dans un processus de changement permanent (qui fait qu’il est impossible de comprendre l’anglais ou le castillan anciens).

Il ne s’agit pas de soutenir que tous les immigrants seraient d’excellentes personnes, il y a les mauvais, les passables et les bons comme dans n’importe quel groupe humain (en fin de compte, excepté quelques Africains, nous sommes tous des descendants d’émigrants ou d’immigrants de première génération puisque l’origine de l’Homme se situe en Afrique), mais dans ses études Julian Simon vise les moyennes en ce qui concerne les motivations des immigrants pour abandonner leurs terres et l’observation de leurs comportements dans leurs nouvelles destinations. Dans ce sens, il a présenté plusieurs travaux de fond sur l’immigration, mais se détachent, pour leurs très illustratives séries statistiques et leur solide argumentation, son livre The Economic Consequences of Immigration et son essai « Are there Grounds for Limiting Immigration? » Dans un article de journal, il n’est pas possible de reproduire la documentation substantielle et les tableaux respectifs mais nous pouvons mentionner rapidement ses conclusions, qui balaient la propagande nationaliste et qui sont successivement : a) les immigrants sont plus disposés à réaliser des tâches que les natifs n’acceptent pas ; b) ils sont plus flexibles dans le déplacement vers d’autres lieux ; c) ils ont moins d’enfants à cause de l’insécurité et des situations pressantes qu’ils ont connues dans leur pays d’origine ; d) ils ont une plus grande tendance à épargner ; e) ils fournissent de bonnes performances non seulement dans leur travail, mais aussi dans leurs études : f) dû à leur âge, ils ont un état de santé très satisfaisant ; et g) ils manifestent leurs aptitudes pour affronter de nouvelles entreprises.

Évidemment, il faut interdire d’entrer dans le pays d’accueil ceux qui ont des antécédents criminels ou qui représentent un danger pour les droits des tiers, mais cela n’est pas dirigé contre l’immigration mais contre toute personne native ou non qui se comporte d’une manière délictueuse. Par ailleurs, on a prétendu argumenter en disant que la liberté migratoire pouvait changer les idées qui prévalaient dans le pays hôte sans percevoir que, de nouveau, le problème n’est pas les étrangers ou les natifs mais de soutenir les principes de la société ouverte avec la rigueur nécessaire, ce qui, de nombreuses fois, ne s’accorde pas avec les absurdes systèmes socialistes dans des pays qui prétendent faire partie du monde libre, systèmes qui représentent un risque manifeste pour le futur (comme le révèle, par exemple, aux États-Unis, Thomas Sowell dans Inside American Education).

C’est pourquoi c’est un spectacle honteux que ce mur de 1.500 kilomètres à la frontière américaine avec le Mexique (dont, d’un autre côté, les immigrants se déplacent également via la frontière canadienne et les aéroports) et ces restrictions imposées en Europe et sous d’autres latitudes. Si tout relevait de la propriété privée, l’acceptation et l’invitation ou le rejet de personnes ne poseraient aucun problème, mais sur ces questions la situation ne change pas même si l’utilisation de la voie publique ne relève pas du privé. En résumé, le respect de toutes les personnes et le châtiment des délinquants est essentiel, en totale indépendance du lieu de naissance des personnes.


(*) Alberto Benegas Lynch est professeur associé au Cato Institute et président de la sections de Sciences économiques de l’Académie nationale des sciences d’Argentine.

Traduit de l’espagnol.

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  • Vous oubliez qu’il faut financer la police et les prisons… zetes mignon

  • Très bon article.
    Juste une petite question: comment faisait les autorités pour choper les criminels sans carte d’identité avant 1914? Comment pouvions-nous de ce fait nous identifier officiellement (pas de carte d’identité, pas de justificatif de nom)?

    Merci grandement

  • Article intéressant mais je pense que vous n’abordez qu’une partie du problème. En Europe la situation diffère et il ne faudrait pas extrapoler à partir de la situation de l’Arizona. La question économique à son importance je ne le nie pas, mais pour l’Europe la question civilisationnelle est au moins aussi importante. Une partie de la population immigrée appartient à une culture et une civilisation différente de celle de l’Europe, c’est un fait. Une des causes majeures du rejet de l’immigration est la volonté d’une partie de ces migrants de vouloir imposer leur culture et leur civilisation à l’Europe. En Angleterre il est possible d’être immigré depuis des années et ne pas savoir parler anglais. La culture et la civilisation sont des éléments essentiels du lien social au sein d’un pays. Certes cela ne doit pas être oppressif mais cela participe de la différenciation nécessaire à l’échange, base des relations humaines. Les EUA ont pour eux d’avoir un moteur d’intégration extrêmement fort tout en arrivant à préserver des habitudes culturelles multiples. Cela nous manque en Europe.

    • ce que vous dites est évident, c’est le bon sens même, mais les libéraux ont été sur ce point contaminés par la gauche orwellienne bien pensante, comme en témoigne ce passage :

      « On a également soutenu que l’immigration « contaminerait » la culture locale et affecterait l’« identité » du pays d’accueil, comme si la culture était quelque chose de statique et incrustée dans la personne et non pas quelque chose de dynamique et changeante tous les jours par l’incorporation de nouvelles connaissances et de perspectives variées. Personne n’est obligé d’incorporer les pensées et les habitudes qui ne nous apparaissent pas attirantes, ce dont il s’agit, c’est d’ouvrir les horizons de part en part et rejeter les cultures barbelées propres des troglodytes.  »

      Ce passage témoigne d’un relativisme culturel radical, et l’auteur utilise la rhétorique gauchiste qui consiste à jouer sur les affects en valorisant « l’ouverture des horizons » et en voulant « supprimer les barbelés » comme si fixer des limites était une mauvaise chose par nature. Ce n’est pas un argument rationnel, c’est un délire sectaire.

    • Désolé mais je ne partage pas votre relativisme culturel et conversationnel. Si je suis prêt à admettre qu’une culture évolue et change au cours du temps je refuse de considérer que tout changement est bon simplement par ce qu’il est nouveau ou alors la bombe atomique est sans doute un des plus grand chef d’œuvre de l’Humanité^^. Je suis certes issu d’un milieu favorisé mais je ne suis pas aveugle, quand j’entends des réclamations pour imposer des coutumes ou des comportements qui me heurtent j’ai le droit de les dénoncer. Le fait que certains réclament un traitement de faveur et prétendent l’imposer aux autres me heurtent. Rester aveugle aux évolutions et aux conséquences qu’elles impliquent est très dangereux. je comprend le rejet de certains qui se retrouvent seul français(e) dans leur quartier, dans les moyens de transports ou leurs lieux de travail. L’exemple de l’hôpital est flagrant où l’on voit certains refuser que leur femme soient examiner par un homme avec menaces physiques à la clef!!! Fermez les yeux au nom d’un libéralisme libertaire et relativiste est le pire service à rendre à la cause libéral. Ps: vous remarquerez ma maitrise de la langue de bois histoire de rester politicaly correct^^

    • La société ouverte et son système judiciaire est là pour empêcher que les gens, quels qu’ils soient, imposent leurs idées aux autres par la violence.

      Si la population du pays d’accueil adopte spontanément une culture différente, vous n’avez RIEN à dire. Vous pouvez gueuler sur vos enfants si ils se convertissent à l’islam salafiste, mais ça ne va pas plus loin.

      La culture n’est pas un bien collectif, car la société, ça n’existe pas.

  • Quelques affirmations gratuites :
    – « Comme on le sait, les ressources sont limitées et les besoins illimités. »
    – « puisque l’origine de l’Homme se situe en Afrique »

    et puis : « Évidemment, il faut interdire d’entrer dans le pays d’accueil ceux qui ont des antécédents criminels ou qui représentent un danger pour les droits des tiers,  » implique que ces antécédants sont connus, inscrits sur des papiers ou au fer rouge, et que le danger est manifeste, comme une ceinture d’explosifs sur l’immigrants…

    Le mérite ou non des immigrants n’est pas la question. La question est de savoir si les citoyens d’un pays ont un droit de propriété ou non sur le territoire national, et ensuite si on leur demande leur avis sur qui entre ou n’entre pas sur ce territoire.

    • Vous êtes un peu comme pasm qui prétend qu’il faut défendre à tout prix la « pureté idéologique » des libéraux…
      Sauf que ça vire à l’aveuglement et à l’intégrisme. À propos d’intégrisme, vous aimez le multiculturalisme ? Vous allez adorer la charia !
      Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte que vous avez des ennemis, mortels…
      Ces arguments n’étant pas libéraux ils sont bien sûr nuls et non avenus… 😉

      • « Ces jérémiades, les protestants anglo-saxons les poussaient déjà stupidement au 19e siècle face à l’arrivée de ces satanés papistes irlandais, polonais ou italiens aux États-Unis ».
        Ils les poussaient aussi en Grande-Bretagne et tout particulièrement en Ecosse où le racisme anti-irlandais était ouvertement encouragé par les nombreuses sectes presbytériennes dès le milieu du XIXème siècle. Et puis tout cela a donné une guerre d’indépendance au sein du Royaume-Uni suivie d’une guerre civile, et enfin de 40 ans de « Troubles » en Irlande du Nord. Et tout cela entre gens de même couleur et de religion chrétienne. On n’est pas aux Etats-Unis, mais dans un espace qui s’appelle l’Europe et où il existe encore des entités que l’on appelle des nations. L’islamisation de la société, la possibilité de l’irruption de l’islam dans la scène politique et, à terme, celle de la sécession de territoires entiers ne sont peut-être pas seulement des épouvantails pour écouillés.

      • Si les libéraux arrivent à percer dans un pays occidental en combattant l’étatisme socdem-laïcard, c’est qu’ils seront assez forts pour combattre un *éventuel* étatisme islamiste.

        Je suis d’accord avec vous : l’état social-démocrate est préférable à l’état islamiste. Mais la société ouverte, dotée d’institutions juridiques fortes permettant son maintien, les surpasse largement.

      • Restons pratiques, si la défense inconditionnelle des « éléments de base » peut m’amener à ma perte c’est qu’il y a sans doute un problème…

        Sinon je vous trouve un peu injurieux quant à mon supposé manque de couilles… il est vrai qu’il est important d’en avoir mais ce genre d’arguments ça fait un peu collégien, non ? Et puis vous disqualifiez l’argument en parlant de « jérémiades », fastoche, vous croyez que votre attitude de matamore vous protégera de quoi que ce soit ? Enfin, je ne pense pas que les papistes, les polonais et les italiens aient beaucoup à voir avec les musulmans ( les soumis ). Lisez le Coran, allez voir dans les « quartiers » comme on les appelle, pareils que du temps de Papa ? Allez sur Dreuz.info, il y a des libéraux là-bas aussi ( G. Millière ).

        Quant à l’immigration de peuplement que nous subissons elle n’aurait sans doute pas lieu si l’État français ne distribuait pas l’argent des autres aussi généreusement que ce site ne cesse de le dénoncer ( si j’ai bien lu ), enfin je le crois. L’immigration, oui, mais pas n’importe quoi…

        PS : j’aime bien ce site, je m’instruis, je ne pense pas que le libéralisme ait réponse à tout ( sinon pensée totalitaire ), que vous en fassiez la promotion, tant mieux, que vous en deveniez zélote…

  • « 1° Toutes les civilisations évoluent, échangent, se modifient, etc. Celles qui ne le font pas meurent, comme sont mortes Sparte et tant d’autres. La civilisation occidentale s’est développée et est devenu hégémonique à travers le monde en étant une société plus ouverte que toutes les autres, qui sont désormais mortes ou en voie de disparition. »

    Eh Lulu, lorsque les conquistadors espagnols et portugais soumettent à la pointe de l’épée les peuple amérindiens au 16 éme siècle, qu’ils brulent leurs temples et les mettent esclavage, ils font preuve « d’ouverture »?

    Lorsque les Jules Ferry et les républicains français colonisent l’Afrique pour « apporter la civilisation aux races inférieures », ils intègrent les apports du reste du monde ?

    Pas terrible le cocktail du barman aujourd’hui.

    • « Donc, si la conquête c’est bien faite par la force, l’adoption de la culture occidentale par les indigènes fut largement libre et volontaire car ceux-ci adoptèrent une culture et une civilisation supérieure car plus ouverte, libre et tolérante que celles qu’ils connaissaient avant. De la même manière que les Celtes adoptèrent et firent leur la civilisation gréco-romaine. »

      Ils ont adopté cette civilisation (ceux qui ne sont pas morts) parce qu’elle était effectivement supérieure, et se présentait à eux comme telle, en imposant clairement son ordre juridico-politique, sa religion, ses règles de juste conduite.

      Ce n’est pas le cas aujourd’hui : quand les immigrés musulmans se présentent en Europe, ils arrivent dans une société qui doute d’elle-même, qui valorise déraisonnablement l’Autre, qui surestime la qualité des apports extérieurs et qui n’ose plus imposer fermement son ordre politico-juridique et ses manières de vivre.

      Et, bien entendu, elle n’impose pas aux musulmans d’abandonner leur religion, alors que celle-ci prone la soumisson ou l’extermination des juifs, des chrétiens et des mécréants, et qu’elle véhicule un ordre politico-juridique et des coutumes qui entrent très clairement en contradiction avec les fondements de la civilisation occidentale.

      • 1- c’est vrai, c’est pour cela que la question se pose à nous.
        2- Surcriminalité des immigrés africains (et pas asiatiques, j’attends ton commentaire là-dessus), coutumes barbares importées en Occident (excision, mariages forcés, crimes d’honneur), séparatisme culturel (les desouches qui fuient les quartiers immigrés), nivellement vers le bas au niveau scolaire (du à la différence de QI) etc….

        Donc oui, l’immigration afro-musulmane représente bien une dégradation de la qualité de vie pour nous, autochtones occidentaux.

    • Il serait utile d’éviter les anachronismes qui nuisent à votre démonstration… au fait, combien étaient-ils ces fameux conquistadors? Il ne faudrait pas oublier qu’ils ont été largement aidés par diverses populations locales qui ne rêvaient que d’une chose : se débarrasser du joug aztèque… et pour ce qui est des temples, peut-être devriez-vous vous renseigner davantage : la première chose qu’ils ont vu, ce sont les cœurs offerts en offrande, les couteaux en silex rougis du sang des victimes, et surtout ils ont senti l’odeur de mort qui régnait là-bas…

  • Tu te gardes bien de répondre à la question pertinente : pourquoi l’immigration asiatique réussit-elle beaucoup mieux que l’immigration africaine, en terme de réussite scolaire, professionnelle, en terme de délinquance et de criminalité ?

    • Les Chinois et les Vietnamiens, on en entend peu parler, ils ne sont pas surreprésentés dans les prisons, ils ne passent pas leur temps à se plaindre de racisme de la part du pays qui les accueillis, ils s’intègrent à la vie économique, et ils ont le bon goût de ne pas faire de politique (enfin, à part Placé et Pellerin) et ils ne sont pas représentés à la Licra ou Sos Racisme.

      Ils ne rabâchent pas l’histoire coloniale, malgré Dien Bien Phu ou les guerre de l’Opium.

      Pourquoi donc mon Lulu ? Une idée ?

  • « Et il se trouve que partout où la société occidentale a été d’application, elle subsiste encore après si on laisse les gens choisir, parce que la majorité des gens préfèrent une société ouverte et tolérante à une société tribale et haineusement trouillarde. »

    Exactement, c’est pour cela que les Néerlandais qui votent PVV et les Anglais qui votent UKIP veulent préserver leur société ouverte et tolérante, en limitant l’immigration d’individus qui professent des croyances agressives et intolérantes (l’Islam), arriérées sur le plan des moeurs et du droit.

    • Bon, je reviens à ce que je disais plus haut. Tu as admis que la civilisation occidentale traversait une période de doute liée à la domination du marxisme culturel depuis les années 60-70.

      Voici ce que pensait de l’Islam un occidental éminent d’avant cette période : http://www.postedeveille.ca/2009/06/combien-effrayantes-sont-les-mal%C3%A9dictions-que-le-mahom%C3%A9tanisme-fait–reposer-sur-ses-fid%C3%A8les-outre-la-fr%C3%A9n%C3%A9sie-fa.html

      et un autre : http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=9317

      Bref, si l’Occident dont tu chéris tant les valeurs n’avait pas subi la domination du marxisme culturel, il aurait ses mécanismes auto-immunitaires en état de fonctionnement, et il n’aurait aucun problème à reconnaitre la dangerosité de l’Islam attestée par des siècles de guerre avec la chrétienté et l’Occident, et n’aurait aucun problème à constater les différences de QI existant avec les Africains.

      Ceci aurait naturellement prédisposé les dirigeants occidentaux soucieux de l’avenir de leurs peuples, à restreindre l’immigration de peuplement musulmane et africaine à l’exception de quelques individus, ce qui est un simple bon sens et ne constitue aucunement une agression envers les africains.

      Bref une civilisation occidentale sûre d’elle-même serait exigeante et restrictrives à l’égard de l’immigration africaine, tout le contraire d’aujourd’hui.

  • Imaginons un village de 100 types bien organisés qui vivent de manière tolérante et apaisée. Ce village est entouré de 200 peï violents et arriérés qui pratiquent des sacrifices humains et du cannibalisme, et qui ont un taux de criminalité beaucoup plus élevé.

    Le village doit-il accepter l’immigration des 200 peÏ au nom de ses valeurs d’ouverture et de tolérance, jusqu’à être submergés et pillés, ou doivent-ils se préserver en limitant l’accès à leur village et en restreignant les contacts avec les barbares ?

    • « Bah… Churchill et De Gaulle se sont trompés. C’est tout. Et ce n’est pas la seule fois où ils se sont trompés. Puisque les faits montrent que l’Occident en général et l’Europe en particulier peuvent supporter la présence en son sein de centaines de millions de musulmans sur plusieurs générations sans qu’ils ne soient modifié et encore moins détruits. »

      J’aimerais que tu trouves des personnalités de la même époque qui affirment la compatibilité de l’Islam avec l’Occident, et qui expriment le souhait de voir s’implater une immigration musulmane massive en Occident. (À part l’Oncle Adolf qui admirait Mahomet)

      J’ai l’impression que tu te réclames un peu vite de l’Occident : toute l’histoire montre au contraire qu’Islam et Occident ont passé le plus clair de leur temps à se faire la guerre. En terme de tolérance et d’ouvertitude, on a vu mieux.

  • Sur les excisions, je sais que tu vas me répondre « tu as été excisé toi ? non, donc de quoi tu te plains ? En quoi ça a changé ta vie? »

    ce qui montre bien que tu ne comprend rien à la notion de société et de civilisation. Tu n’est pas libéral, tu es atomiste.

    • En Egypte et en Somalie, je trouve 85 % d’excision. Ce sont donc des peuples qui mutilent massivement les petites filles.

      Tu te trompes donc sur les « quelques un d’entre eux ».

      • Il y des lois contre mutiler et blesser des enfants.

        • On en revient au problème de base de l’article : il y a objectivement un fossé culturel, éthique, civilisationnel entre des populations qui mutilent massivement les petites filles et les populations occidentales.

          L’article postule que toutes les cultures sont égales et équivalentes, que tous les changements doivent être acceptés au nom du libéralisme et du relativisme culturel. C’est évidemment une erreur. Toutes les cultures ne se valent pas : des cultures qui mutilent des petites filles sont, objectivement, des cultures barbares.

          En tant que peuples libres et tolérants, nous devrions donc restreindre l’immigration de peuples qui ne partagent pas ces valeurs, ce qui ne constitue évidemment pas une agression commise à l’encontre des égyptiens ou des somaliens.

  •  » … qui mutilent massivement les petites filles et les populations occidentales …  »

    Ben toi mon gars, t’en tiens une bonne.

    • Citation tronquée, il fallait comprendre « différence entre 1. ces populations qui mutilent les petites filles et 2. les populations occidentales »

      Mais si tu veux nier le fait que 85 % des femmes egyptiennes soient excisées, c’est ton problème. C’est aussi au parlement égyptien qu’on discute de la possibilité de faire l’amour à sa femme dans les heures suivant sa mort et à autoriser le mariage des filles à 14 ans.

      Mais oui, tolérance, liberté, ouverture, tout ça…

      • Sans oublier le fait que les minorités chrétiennes soient persécutées en Egypte et que la haine contre les Juifs est largement répandue par les médias.

        Bizarrement on ne lit jamais d’article sur Contrepoints pour dénoncer ces pratiques barbares, par contre on a notre lot régulier d’articles pour dénoncer le danger du FN.

        • Contrepoints est un média français et donc plus axée sur ce qui se passe en France que sur ce qui se passe en Egypte. Rien de très bizarre là-dedans.

      • Jusqu’à récemment (2005) l’age du mariage en France pour les filles étaient de 15ans, et le droit canon (1983) prévoit un age de… 14ans pour les filles (qui peut-être augmenté localement). C’est amusant pour un défenseur de la civilisation judéo-chrétienne de donner comme exemple de barbarie ce qui était accepté il y a encore peu dans cette civilisation (et remis en cause par un progressisme dénoncée par ailleurs).

        Sinon ce qui se passe en Egypte n’a pas beaucoup d’importance dans ce débat. Si on veut connaître l’influence croisée des immigrés et du pays d’accueil il serait plus pertinent de savoir la proportion de filles d’immigrés égyptiens qui sont excisées. Et par exemple de comparer l’évolution à chaque génération (première, deuxième, troisième…).

        Et puis si la police et la justice ne sont pas capable de lutter efficacement contre l’excision je vois mal pourquoi elles seraient capable de lutter efficacement contre l’immigration.

        • Si vous suiviez ce qui se passe dans le monde islamique, vous sauriez que la volonté d’abaisser l’âge du mariage est un combat livré par les islamistes contre les forces laïques pour pouvoir pratiquer librement la pédophilie, à l’image du prophète Mahomet et de ce qui se passe en Arabie Saoudite ou au Pakistan. Après 14 ans, ce sera 12 ans etc…

          Ensuite, si l’âge de mariage est passé de 15 à 18 ans en France, c’est encore une fois lié à l’Islam, parce qu’on s’est rendu compte que beaucoup de mariages forcés pratiqués par les musulmans avaient lieu à cet âge-la.

          Enfin, lutter contre l’immigration est très simple, il y a quelques lois à faire voter et d’autres à abroger, quelques règlements à faire appliquer, et le problème est résolu. Si tous les pays occidentaux cessent de naturaliser et coupe toutes les aides publiques aux immigrants, l’incitation à l’immigration cesse.

          Vous en connaissez vous, des gens qui veulent immigrer au Japon et devenir Japonais? Moi non, tout simplement parce que c’est impossible parce que les Japonais en ont décidé ainsi. Pourtant le Japon est entouré de pays du tiers-monde surpeuplé (Thaïlande, Philippines, Indonésie…)

  • Je me demande surtout ce que le QI change. Faudrait il que les gens soient égaux en intelligence pour que la société soit harmonieuse ? Si c’est le cas, immigration ou pas, on est foutu…

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Par Thomas Renault.

Le taux de syndicalisation correspond au rapport du nombre de salariés membres d'un syndicat sur le nombre total de salariés. Si l'on observe l'ensemble des pays membres de l'OCDE, la France est le deuxième pays avec le plus bas taux de syndicalisation, juste devant la Turquie, avec un taux de syndicalisation de seulement 7,8 % (voir graphique plus bas).

Taux de syndiqués et taux de chômage

En théorie, on pourrait alors se dire qu'un taux bas de syndicalisation devrait être synonyme de davantage de flexibilit... Poursuivre la lecture

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