Présidentielle 2012, à quand un Sully ?

Portrait de Sully

Les hommes politiques actuels rivalisent dans l’antilibéralisme et la bêtise. Qu’ils s’inspirent d’un de leurs glorieux ainés plutôt.

Les hommes politiques actuels rivalisent dans l’antilibéralisme et la bêtise. Qu’ils s’inspirent d’un de leurs glorieux aînés plutôt.

Par Philippe Robert.

Portrait de Sully

En France, en ces temps de disette provoquée par la folie furieuse des élites politiques, un véritable homme d’Etat aurait certainement inauguré sa campagne électorale par ces forts mots : Mes chers compatriotes, je vous dois avant tout la vérité sur la situation de la France et cette vérité, qui vous a été cachée depuis trop longtemps, n’est pas agréable à entendre.

En foi de quoi, heureusement inspiré par le concept d’une mondialisation heureuse, l’homme d’Etat en question aurait prévenu d’avance ses chers compatriotes que la potion libératrice, certes, serait amère mais aussi qu’elle les délivrerait sans coup férir de leurs maux présents. Se souvenant des grandes heures de l’Histoire de France, il aurait pu exprimer sa pensée en ces termes royaux :

L’expérience nous enseigne que la liberté du trafic, que les peuples et sujets des royaumes font avec leurs voisins et étrangers, est un des principaux moyens de les rendre aisés, riches et opulents. En cette considération, nous ne voulons empêcher que chacun fasse son profit de ce qu’il a, par le moyen et le bénéfice du commerce.

Ainsi, sous la houlette d’un moderne Sully dévoué corps et âme à l’accomplissement de l’indispensable aggiornamento qui, seul, peut encore rendre toutes ses couleurs à notre pays tenté par le renoncement, nous serions sans nul doute ôtés du spectacle navrant qui nous est offert, à toute heure du jour et de la nuit, par des acteurs épuisés en proie aux affres d’une médiocrité sans nom.

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