Bourse : vendez l’économie communiste, achetez l’économie capitaliste !

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L’analyse fine des évolutions des indices boursiers permet de dégager d’intéressantes leçons sur les investissements à faire aujourd’hui en Bourse.

L’analyse fine des évolutions des indices boursiers permet de dégager d’intéressantes leçons sur les investissements à faire aujourd’hui en Bourse.

Un article de Charles Gave.

Essayons de rester simple. Aujourd’hui, nous avons deux économies qui coexistent côte à côte dans la plupart des grands pays développés.

1. Une économie qui ne vit que pour et par l’État que j’ai pris l’habitude, il y a longtemps d’appeler l’économie communiste ou les prix ne jouent qu’un rôle fort modeste (santé, éducation, services publics,  transferts sociaux, système financier, transports publics etc.)

2. Une économie concurrentielle que je vais appeler l’économie capitaliste.

Dans un pays comme la France, l’économie communiste représente environ 50 % du PNB. Comme chacun le sait, cette économie communiste est en déficit permanent et doit financer ses trous de trésorerie soit en empruntant (déficits budgétaires) soit en taxant l’économie libre, ce qui bien sûr fait baisser le taux de croissance de cette économie et monter le chômage et renforce de ce fait l’économie communiste. De ce fait, tout renforcement de l’économie étatisé (communément appelé politique keynésienne)  se traduit à terme par un ralentissement du taux de croissance structurel de l’économie entrepreneuriale.  Imaginons que dans les 10 ans qui viennent notre économie  communiste se contracte de 2% par an et que l’économie libre se développe de 2% par an. Le PNB Français resterait quasiment inchangé pendant ces 10 ans mais chacun se rend compte que dans ce cas de figure, le marché des actions représentant le secteur libre monterait très fortement… malgré ce qui apparaîtrait aux yeux de tout le monde comme une stagnation du PNB.

Ce qui m’amène à mon deuxième point

Il existe dans chaque marché des valeurs qui représentent chacune de nos deux économies. En général cependant les valeurs liées au secteur étatique ont tendance à avoir des capitalisations boursières beaucoup plus importantes que celles qui opèrent dans notre économie libre. Pour faire simple, même si les capitalisations boursières entre les deux secteurs sont les mêmes (environ 50, 50 aux USA ou en France), EN RÉALITÉ, il y a beaucoup plus de valeurs cotées dans le secteur libre que dans le secteur administré. L’État étant lui-même un très gros et très inefficace diplodocus aime à travailler avec d’autres dinosaures.

Si ce raisonnement est le bon cela voudrait dire qu’un indice comportant un grand nombre de valeurs et équi-pondéré  aurait dû faire mieux depuis plusieurs années qu’un autre indice comportant exactement les mêmes valeurs, mais pondéré cette fois par les capitalisations boursières. Je ne dispose d’un tel outil que sur les USA mais malheureusement pas sur la France, et voici le résultat pour l’indice S&P 500. Encore une fois, ces deux indices comprennent exactement les mêmes valeurs, la seule différence résidant dans le fait que dans un cas chaque valeur représente 1/500e de l’indice, alors que dans l’autre chaque va leur voit son poids déterminé par sa taille (capitalisation boursière).

Depuis vingt ans, l’indice pondéré par les capitalisations boursières et donc surpondérant (sans doute) le secteur étatique aux USA a été multiplié par trois et est au même niveau qu’il y a 10 ans,  alors même que l’indice équi-pondéré a été multiplié par… cinq et a presque doublé pendant ces mêmes dix ans.

L’État va très mal et est géré en dépit du bon sens (voir les grosses valeurs), et pas simplement aux USA, mais le capitalisme va très bien, merci pour lui (voir les petites valeurs).

Mon conseil au lecteur ne change donc pas :  si vous achetez en bourse, c’est par ce que vous voulez  parier sur le capitalisme et son succès.

Si tel est le cas, il ne sert a rien d’acheter des valeurs socialistes ou étatiques (ce qui revient au même) dont l’État peut faire varier la rentabilité à sa guise et selon ses toquades (voir par exemple la fin des subventions au solaire en Espagne).

Je maintiens  donc ce que je dis depuis des mois et des mois : achetez les valeurs qui n’ont rien à voir avec l’État et rien avoir avec la consommation, puisqu’environ 50% de la consommation est en fait financée directement par de la dette ÉTATIQUE. Il faut donc continuer à  vendre l’État dans ses portefeuilles et persévérer à acheter le secteur privé.

Vous voulez vous séparer de l’État, rompre avec ce moloch adipeux et en dehors du droit ? Difficile à faire dans la vie réelle, mais très, très facile à faire en bourse.

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