2012, la fin des tabous?

Les évènements qui choquent dans l’actualité belge ont cela de commun de nous amener à réfléchi à la question monétaire.

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2012, la fin des tabous?

Publié le 14 janvier 2012
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Les événements qui choquent dans l’actualité belge ont cela de commun de nous amener à réfléchir à la question monétaire.

Par Ludovic Delory

D’abord, des chiffres. Ce sont ceux de ce début d’année, ils nous arrivent bruts et nous interpellent. Dexia octroie des primes allant jusqu’à 45.000 euros à ses cadres méritants. Et là, tout de suite, les journaux et les médias sociaux relaient le cri du cœur de l’homme de la rue et de l’homme politique, unanimement floués : “Mais qu’est-ce que c’est que ces banquiers sans scrupules qui se font sauver de la faillite par les contribuables et puis qui narguent leur monde en poursuivant leur course aux bonus ?”. Scandale ? Certes. Mais la naïveté des sauveurs de l’économie a ceci de touchant qu’elle se répète à une régularité stupéfiante. Souvenez-vous de Fortis…

Le deuxième chiffre de l’année nous est fourni par le CRIOC : trois consommateurs sur dix envisagent de faire appel à un crédit à la consommation pour profiter des soldes d’hiver. Et là, étonnement de l’homme de la rue : “Mais qu’est ce que c’est que ces gens qui, en pleine crise, s’endettent pour acheter le dernier écran plat ?”. Scandale ? “Non, monsieur, je fais ce que je veux avec mon argent”. Sauf que l’argent à crédit n’est pas encore tout à fait le vôtre.

Si ces deux exemples peuvent paraître différents, je vois une réponse qui me paraît assez cohérente pour expliquer pourquoi ces phénomènes peuvent, à titre divers, susciter l’indignation : la création monétaire et l’inflation qui en résulte nous ont fait perdre toute relation à l’avenir. Que disent les économistes ? “L’inflation ne confère (…) aucun bénéfice social général ; plutôt, elle redistribue la richesse en faveur des premiers arrivants et aux dépens des derniers de la course. (…) L’inflation pénalise l’épargne et encourage l’endettement, puisqu’une somme d’argent empruntée sera repayée en euros d’un pouvoir d’achat inférieur à celui reçu au départ. L’incitation est alors à emprunter et payer plus tard plutôt qu’à épargner et prêter.

Qui se trouve au début de la “course” ? Les banquiers. Qui préfère le crédit à l’épargne ? Les acheteurs compulsifs qui empruntent pour des écrans plats ou des vacances au ski. Voilà expliquée la situation ci-dessous. Comprenons-nous : ce ne sont pas des comportements anormaux. L’argent étant moins cher aujourd’hui que demain, tout le monde veut en profiter au plus vite.

À quoi sert encore la monnaie si elle est dévoyée, détournée de son principe premier qui consiste à déterminer la valeur d’échange d’une marchandise ? À l’origine, le dollar ou la livre sterling étaient calculés sur base de fractions d’or. Aujourd’hui, les rotatives tournent, les taux d’intérêt touchent le plancher, les banques centrales ne parviennent plus à juguler le flux de monnaie injecté.

Ce qui paraissait encore lointain il y a quelques mois commence à prendre forme. Les banquiers, d’ordinaire si prudents dans leur communication, ne se cachent plus de se protéger contre une explosion de l’euro. La banque italienne UniCredit a inséré cette nouvelle clause de risque dans son prospectus. Certains tour-opérateurs, de leur côté, se prémunissent auprès des hôteliers grecs d’un retour possible de la drachme. Les clients savent désormais à quoi s’en tenir. 2012 fera sans doute tomber quelques tabous autour de la monnaie.

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