La banale histoire de Photowatt

Photowatt ou comment l’état pourrit tout ce qu’il touche…

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La banale histoire de Photowatt

Publié le 11 décembre 2011
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La banale histoire de Photowatt

Quand ça ne veut pas marcher, ça ne marche pas. Malgré des torrents de subventions publiques de par le monde, malgré, même, une assourdissante campagne alarmiste en faveur des énergies renouvelables qui ne font pas de mal à la Terre Nourricière… le photovoltaïque peine à approcher, même de loin, la rentabilité. Ce qui se traduit, en France, par… des faillites.

Cette semaine, j’ai donc découvert, pas du tout surpris, qu’une entreprise de production de panneaux photovoltaïques, PhotoWatt, n’arrivait plus à écouler ses panneaux. Le quatre novembre dernier, la société a décidé de se placer en redressement judiciaire. Pourtant, vu son historique, on aurait pu croire que la société avait de beaux jours devant elle : issue de la recherche appliquée sur le photovoltaïque, elle développe plusieurs technologies qui deviennent des références.

Mais petit-à-petit, le syndrome de l’intervention étatique se fait sentir, en deux temps.

Le premier se passe fort bien : à mesure que les excitations écologiques gagnent la population et les élus divers et variés, l’entreprise reçoit de multiples subventions, qui, couplées aux mécanismes de rachat d’électricité photovoltaïque imposés aux producteurs traditionnels, vont lui permettre d’écouler sa production sans trop de problème.

Dans un second temps cependant, la demande goulue de panneaux provoque l’appétit d’autres producteurs, de moins bonne qualité, certes, mais surtout nettement moins chers, en provenance notamment de Chine ; et c’est là qu’on ne peut pas être surpris : d’une part, il était assez prévisible que la bonne grosse subvention (qu’elle soit à la production ou à la consommation) attirerait un maximum de monde, augmentant rapidement la concurrence pour l’entreprise française. D’autre part, à mesure que la difficulté de produire des panneaux diminue, le nombre d’entreprises susceptibles de se positionner sur le marché augmente.

Le syndrome de l’intervention étatique a, en outre, un autre effet, plus pernicieux et bien plus difficile à déceler : l’argent tombant facilement pour l’entreprise chouchoutée par les pouvoirs publics, l’incitation à se tenir toujours sur la brèche, à innover sans arrêt et à produire toujours moins cher est nettement amoindrie. Si l’on y ajoute une certaine frilosité bien française à s’installer à l’étranger et exporter dans de grandes quantités (qui permettront, à la production, de négocier plus âprement les prix des matières premières), on comprend que le nœud coulant du cocon franchouillard s’est resserré sur le cou de l’entreprise.

Et ce qui devait arriver arriva : l’entreprise s’est retrouvée distancée de tous les côtés, très rapidement ; on peut noter, par exemple, que si certains industriels lorgnent, les babines déjà humides, vers l’invention de Michael Grätzel — des panneaux solaires d’un coût très compétitif basés sur la photosynthèse — la société française semble n’en pas faire mention dans ses projets stratégiques pour sortir de la panade gluante dans laquelle elle s’est bien enfoncée.

Superwatt, le superhéros supersubventionnéPendant ce temps, les salariés, pour lesquels on pressent un avenir un peu sombre, ont choisi une voie originale pour faire connaître leur entreprise en introduisant un super-héros, Superwatt, dont le muscle doit malheureusement beaucoup plus aux subventions généreusement distribuées par la puissance publique qu’à de longues séances en salles de muscu. D’un autre côté, on peut se dire que ça nous change des éternels pneus brûlés devant des préfectures, avec les indépassables drapeaux de la CGT propulsés par de rondouillards délégués, toutes merguez de sortie, préparant l’inaction syndicale du midi.

En revanche, ce qui ne change pas d’un millimètre au tableau touchant de cette entreprise se débattant dans le caca républicain français, c’est la réaction des zotorités et de nos représentants étatiques de tous bords. Si, d’un côté, Superwatt semble un tantinet dopé à la subvention mais tente le tout pour le tout pour sauver son costume, de l’autre, les élus n’en loupent pas une dans la médiocrité.

Comme l’environnement, le photovoltaïque et la distribution d’argent des autres sont devenus, spontanément (?) et sur les cinq dix vingt dernières années le leitmotiv des gouvernements pour tenter de trouver des débouchés à leurs lubies institutionnelles, la perspective d’une faillite retentissante dans le domaine a entraîné quelques sueurs chez plus d’un élu, local ou national.

Quand on parle super-héros avec cape et slip sur le pyjama, gros sous et concurrence du David français contre le Goliath chinois, immédiatement, on sent que c’est un travail pour Super-Sarkozy … qui a donc chargé René Ricol, le commissaire général à l’investissement, d’étudier le dossier Photowatt, histoire de sauver le bazar avec un feu d’artifice, du champagne et des petits fours au caviar à la fin.

Et comme de juste, on apprend que si l’État et l’Élysée, toute fanfare dehors, interviennent, c’est surtout parce que le propriétaire Canadien (ATS) ne veut plus, lui-même, continuer dans cette voie. En plus, la situation est désespérée, ce qui rend l’ensemble de l’opération stato-dispendieuse particulièrement alléchante ; les éventuels repreneurs de l’entreprise doivent se faire connaître d’ici au 13 janvier, mais tout indique qu’il n’y en aura pas :

« … le carnet de commandes est à zéro. Et la société perd trois millions d’euros par mois »

… déclare un proche de l’affaire ; il faudrait injecter une quinzaine de millions dans la boutique pour la faire tenir encore quelques mois.

Décidément, ce dossier est l’illustration d’un cas d’école : une entreprise innove, s’installe et produit. L’État subventionne, rapidement, à la production (pour aider cette petite pousse, vous comprenez) et à la consommation (pour que les gentils pigeons consommateurs se dirigent naturellement vers le bon produit qui va bien). La concurrence arrive. L’entreprise perd sa spécificité, se fait tailler des croupières, peine à s’adapter, grossit trop vite ou pas assez. Ses actionnaires historiques la délaissent, l’État intervient encore plus et y ajoute une bonne dose d’insécurité juridique (ici, en décrétant un moratoire sur le photovoltaïque). L’entreprise fait des pertes de plus en plus importantes. L’État décide d’intervenir encore plus. Notez que tout ceci peut durer encore des années : Bull existe toujours, par exemple.

La moralité de cette histoire me semble limpide : tenez-vous toujours aussi loin que possible de ce dans quoi l’État met ses gros doigts. Vous éviterez bien des ennuis.
—-
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  • En socialaudcratie, la vie d’une entreprise passe par 3 phases, dans l’ordre :
    – quand ça marche, on taxe
    – quand ça continue de marcher, on réglemente
    – quand ça ne marche plus, on subventionne.

    Là, avec PhotoWatt, ils ont commencé directement en 3), pas besoin d’être bac+8 en économie pour deviner que ça ne peut que foirer. La seule consolation qu’on pourra se trouver, c’est que c’est une bouse française, mincellette et de petite taille, contrairement aux méga bouses vertes chez les ricains, genre Solyndra, qui a coûté aux contribuables 500 millions de $.

  • Bôf, le solaire photovoltaïque, c’est de la fumisterie. Le meilleur rendement, en meilleures conditions, est de 210w/m2 pour du monocristallin. Photowatt produit du polycristallin, c’est-à-dire des panneaux complètement inefficients de 170w/m2.

    L’intérêt principal du solaire photovoltaïque est d’être particulièrement cher à produire, et particulièrement cher à recycler, avec peu de rendement entre-deux. De sorte qu’ainsi on aura besoin du nucléaire durant longtemps.

    Sans le photovoltaïque, on risquerait de mettre de l’argent dans des technologies alternatives efficaces, comme l’énergie des vagues ou de la houle. Bien moins chère et plus facile à construire/produire, bien plus puissante que le nucléaire, bien plus écolo, générant bien plus d’emplois, donc résolvant bien trop de problèmes qui servent à masquer certains agissements que nos politiques ne souhaitent pas qu’ils remontent trop à la surface.

  • « comme l’énergie des vagues ou de la houle »

    En 2008, le Portugal, lors de l’installation des premiers Pelamis, avait fixé un tarif de 24,5 centimes d’euros le kWh. Le projet visant à installer 26 pelamis nouvelle génération en Ecosse est estimé à 100 millions de dollars. L’énergie houlomotrice ne bénéficie de subventions que pour le dévelopement de nouveaux prototypes, le prix du kWh est élevé car il n’est pas amorti par des primes.

    Belle avenir!!

  • Prenant le nom de votre site web comme une invitation, et devant quelques contre-vérités éditoriales dans l’article, je me permets de réagir.

    L’énergie photovoltaïque ne « peine » pas à devenir compétitive, comme vous l’écrivez, elle le devient chaque jour un peu plus. Quelques exemples : le prix du Wc photovoltaïque a été divisé par deux en un an, le tarif de rachat de cette électricité, en Allemagne, égalera en Janvier celui du prix de vente de détail. Les centrales photovoltaïques de plusieurs dizaines, voire centaines de MW, qui ont été construites sans tarif de rachat officiel (soit à un prix de l’énergie négocié de gré à gré entre l’exploitant et le distributeur), se comptent par dizaines dans le monde (et nous n’en sommes qu’au début), et les premiers projets de ce type en France ont été annoncés pas plus tard qu’il y a deux semaines.

    Elle devient effectivement de plus en plus compétitive, parce que les états l’y ont incitée, à travers un mécanisme de tarifs de rachat garantis, et, parfois, de crédit d’impôts. Ces systèmes incitatifs, lorsqu’ils existent, baissent chaque année de manière à accompagner, voire engager, les baisses de coût du kWh photovoltaïque, avec, reconnaissons-le, parfois quelques effets indésirables.

    Revoyez donc le postulat de base de votre article sur l’absence de compétitivité de cette énergie sur le long terme.

    Concernant Photowatt, les experts de ce marché savent bien, le problème n’est pas dans les effets pervers liés à d’hypothétiques subventions (Photowatt, société privée détenue par un actionnaire canadien, côté à la bourse de Toronto, n’était pas subventionnée) : le problème de Photowatt, c’est son total décalage compétitif, vis-à-vis des chinois, certes, mais aussi vis-à-vis des européens, et, oserais-je, des autres fabricants français. Photowatt perd de l’argent depuis 3 ans, même lorsque les prix de panneaux étaient le triple de ce qu’ils sont aujourd’hui.

    Mon analyse diffère donc de la vôtre et je pose la question suivante : dans un marché photovoltaïque mondial, qui, avec ou sans la France, se développe à vitesse grand V (car, une fois encore, cette énergie devient peu à peu compétitive vis-à-vis des autres sources d’énergie), comment faisons-nous, en France, pour être compétitifs dans ce marché ? Question qu’on pourrait étendre à peu près à tout le secteur manufacturier, hors défense, aéronautique et luxe.

    Je termine par une requête : présentez nous une infographie des projections de développement mondial en photovoltaïque dans les 50 prochaines années, et en parallèle la même chose avec le nucléaire. Et faites parler les chiffres.

    Cent balles et un mars, aussi ?

    • a/ compétitif, c’est binaire. On l’est, ou pas. Actuellement, le photovoltaïque, c’est « non ». Et rentable non plus. Point. J’adore aussi la notion de « rachat ». Pas de rachat, pas de rentabilité. Plouf.
      b/ Photowatt pas subventionnée ? Elle est bien bonne. Entre les aides pour l’installation des panneaux, les tarifs de rachat hyper-favorables imposés aux autres producteurs, si ça, c’est pas de la subvention, c’est quoi ? Du poulet ?
      c/ Le marché photovoltaïque avec les mono ou polycristallins ne se développe QUE parce que les états balancent des sommes folles dedans pour soutenir la demande. Sinon, c’est 0. Ca ne marche pas, tout simplement parce que c’est même pas rentable dans des endroits isolés où le soleil donne 300 jours par an. Alors à nos latitudes, c’est juste risible.

      • A/ rien a ajouter, j’ai déjà essaye d’expliquer le principe de l’incitation
        B/ Photowatt n’a pas touché de subventions, point. Vous ne connaissez pas le dossier.
        C/ C’est tout simplement faux, plusieurs projets ont été lancés aux US, en Inde, en Afrique du Sud, au Chili, sur le principe du Power Purchase Agreement, négociabilité gré a gré hors tarif de rachat. Le premier projet a été annoncé en France par Solaire Direct en novembre.

        Soyons factuels, je vous en prie.

        • « Soyons factuels, je vous en prie. »
          —————-
          Des projections à 50, vous appelez ça factuel ? Moi j’appelle ça de l’EAO, ou escroquerie assistée par ordinateur.
          Si vous voulez du factuel, regardez la valorisation boursière de TOUS les fabricants de PV, et je ne parle même pas de ceux qui ont mis la clé sous la porte avec pertes et fracas, comme Solyndra. Et comme vous allez sortir l’effet de manche de « la crise », comparez leur performance par rapport aux vraies entreprises, qui produisent de la vraie énergie avec de vrais profits, comme Exxon, Total, EDF… 30 secondes et quelques graphiques boursières suffisent à ficher en l’air votre discours de camelot, c’est bête la réalité qui ne suit pas les projections hein !

          Au passage, vos histoires d' »incitations » et du solaire-bientôt-rentable (comme si ceux qui produisent les vraies énergies restaient les bras croisés entretemps !), les escrologistes nous les avaient faites déjà il y a des décennies, c’est un air de pipeau tellement recyclé que c’en est usé jusqu’à la semelle, mais merci quand même pour votre tentative d’enfumage.

          Barry Commoner en 1976: « Les installations mixtes solaires/conventionnelles pourraient devenir l’alternative la plus économique dans la plus grande part des USA dans dans quelques années »

          Worldwatch Institute en 1984: « Les subventions sont essentielles pour la viabilité économique des fermes d’éoliennes mais ne seront plus nécessaires dans quelques années »

          Solar Energy Industries Association en 1987: « Le consensus tel que je le vois est qu’après 2000, entre 10 à 20% de notre énergie pourrait venir des technologies solaires, très facilement »

          (Les citations d’origine et les sources sont ici : http://masterresource.org/?p=1755 )

        • Même quand les cellule photovoltaïques seront descendues à un coût presque nul, le PV ne sera toujours pas compétitif pour alimenter le réseau.

          http://wattsupwiththat.com/2011/12/03/the-dark-future-of-solar-electricity/

          Donc voilà. Jamais. On peut inciter tout ce qu’on veut, ça ne viendra pas. C’est jeté par la fenêtre.

          • Ouaip. Par contre le vent / l’hydrolique, ça a pas l’air trop dégueu niveaux rendements d’après ce graphique.

            Juste lol@wind offshore. C’est pas demain que ça sera rentable de foutre des éoliennes sur la mer (je rigole quand je vois france 2 montrer des images de synthèses avec plein d’éoliennes sur l’eau… * woaaa * )

          • « Par contre le vent / l’hydrolique, ça a pas l’air trop dégueu niveaux rendements  »
            ———–
            Oui mais l’hydraulique, les Khmers verts n’en veulent pas, il n’y a qu’à voir leur propagande anti-barrage à travers le monde, surtout dans les pays qui en ont désespérément besoin (cf les ex. récents en Ethiopie, au Chili ou au Brésil). En fait, ils sont juste pour les « énergies vertes » tout simplement parce qu’ils veulent une énergie non viable. Ils sont contre la civilisation industrielle et la croissance, donc la seule bonne énergie pour eux, c’est une énergie qui n’existe pas, les « énergies vertes » n’étant qu’un prétexte d’agit prop pour ne pas avoir à avouer leurs arrières-pensées.

        • Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de PV. Ca n’a jamais été Photowatt qui a été subventionné (à part quelques crédits impôts recherche…) mais le client final qui bénéficie de crédits d’impot et de prix de rachat d’électricité compétitif. L’actionnaire ATS a eu un manque de stratégie notoire avec cette entreprise puisqu’effectivement cette perte d’argent et de compétitivité ne date pas d’hier. Quand on explique que l’actionnaire principal d’ATS est un hedge fund, on a tout dit. Au moment où il fallait investir dans l’entreprise, ils n’ont fait que récupérer les dividendes et aujourd’hui après l’avoir sabordé ils l’abandonnent.
          Il faut noter par la même l’attentisme et le manque de discernement de certains cadres dirigeants de l’entreprise qui ont contribué largement à cet échec. Quand il y a pas moins de 5 DG différents en 4 ans c’est qu’il n’y a pas de pilotage et de stratégie possible. C’était donc une chronique d’une mort annoncée malheureusement révélée par l’état qui a tout fait pour jeter le discrédit sur la filière entière !

          • Sans la subvention, ce secteur, dans son ensemble, n’existerait pas. On s’en fiche un peu par quel tuyau particulier passe la subvention pour aboutir à telle ou telle entreprise du secteur. C’est l’argent qui nous est pris de force et livré en masse à un secteur non viable sans.

      • Vous prenez la peine d’écrire un article sur un sujet particulièrement polémique. Merci.
        Cependant, vous écrivez dans le vent si vous n’argumentez pas vos propos mieux que ça.
        Pourriez-vous donc vous interroger sur les raisons qui ont conduit ATS à devenir propriétaire de Photowatt ?
        Investiguez un peu, puis mettez ce fait en rapport avec la situation actuelle.
        Vous constaterez alors effectivement qu’il y a de quoi rire (jaune).

        • Il serait aussi intéressant que les auteurs de l’article se penchent sur la question de la filiale Photowatt Ontario ou comment récupérer le savoir en France pour le mettre en zone dollars ?!

  • Oui enfin c’est surtout le gros coup de frein sur les tarifs de rachat du PV passé en 2011 qui a mis beaucoup d’acteurs sur la paille. Tant pis!

    De toute façon en France, après des années de bourrage de crâne sur le nucléaire, plus personne n’a les idées claires sur les autres alternatives:
    – on ne veut pas d’éoliennes terrestres, parce que c’est moche
    – on en veut pas de centrales thermiques, parce que ça pue (vous avez vu un politique parler des centrales à gaz vous?)
    – on ne veut plus du nucléaire, parce que ça va nous transformer en poulpes à trois têtes
    – on ne veut de barrages, parce qu’on en a déjà mis partout
    – on ne veut pas dépendre de nos voisins, parce que c’est nous les meilleurs!

    Bref, le débat va être drôle en 2012.

  • « Oui enfin c’est surtout le gros coup de frein sur les tarifs de rachat du PV passé en 2011 qui a mis beaucoup d’acteurs sur la paille. Tant pis! »
    ——————–
    Des entreprises qui ne peuvent survivre qu’en obligeant les gens à acheter plus cher, ça ne s’appelle pas entreprise, ça s’appelle du racket. Que l’instigateur soit un gangster ou l’Etat, c’est le même principe. L’Etat a juste délégué à ces entreprises le pouvoir de lever l’impôt par la facture d’électricité, ce qui lui permet d’étendre toujours plus son réseau d’influence. Donc qu’elles crèvent, c’est pas « tant pis », c’est tant mieux.

  • Je comprend les gens qui sont contre le photovoltaïque ou plutôt le progrès :
    Pour rappel :
    Renault est à la basse une société d’état, donc subventionné par l’état, sens cela serait-elle la aujourd’hui?
    Et pour ceux qui parle de EDF ou Total comme des réussites de l’industrie énergétique, qui les à créer ses sociétés?
    Je crois que c’est encore l’état français, qui à l’époque jouait son rôle d’investir dans l’industrie d’avenir.
    Sauf si les contrats de total en Afrique pour exploité les gisement ce sont fait seul, et que les centrales nucléaires ont poussés toute seul en France.
    Par politesse nous ne parlerons pas Veolia, l’une des plus grosse entreprise de se domaine dans le monde
    Donc sens les aides nos grosses sociétés n’existerai pas, et demain le solaire fera partie des énergies qui vont remplacer les énergies fossiles, et la France n’aura pas de grand industriel dans se secteur.

    • Renault est à la base une entreprise privée et rentable ; elle l’est redevenu, après avoir pompé à l’Etat pendant sa période nationalisée l’équivalent de ce que ses concurrents privé Citroen et Peugeot versait à l’état en impôts divers… belle réussite…
      Total est une société pétrolière, et qui dit pétrole dit Etat.
      EDF est un scandale.
      Le parc nucléaire japonais est privé, on aurait aussi bien pu en avoir un privé en France (même si, à l’image d’Airbus, c’est un domaine où l’intrication est forte avec le pouvoir politique, because risque et réglementations).
      Veolia (branche eau et déchets) n’existe que par et pour la corruption politique via des marchés publics truqués.
      Et toutes ces beaux « champions nationaux »… n’ont plus rien de nationaux : ce sont des entreprises cotées en bourse avec un capital international…

    • Novanos : « Donc sens les aides nos grosses sociétés n’existerai pas »
      ——————
      N’importe quoi !
      Total est une entreprise privée et a avalé l’entreprise publique qu’est Elf Aquitaine, donc l’entreprise qui n’existe plus, c’est celle qui a reçu un max « d’aide ».
      Veolia est une entreprise privée, qui soit dit en passant a failli passer par la case faillite « grâce » à un énarque qui a cru pouvoir gérer une entreprise comme un monopole d’Etat(cf les années Vivendi avec J2M).
      EDF est un entreprise publique à la française mais côtée en bourse. Contrairement à vos insinuations mensongères, elle ne reçoit pas d’aide, elle rapporte chaque année des milliards à l’Etat mais de toute façon, c’est un monopole imposé par l’Etat. Elle fournit un bien dont le consommateur ne peut se passer donc sans l’Etat, elle existera sous une forme ou une autre comme des centaines d’autres.

  • « Sans la subvention, ce secteur, dans son ensemble, n’existerait pas. »
    Comme la plupart des énergies, renouvelables ou non. L’énergie nucléaire ne fait pas obstruction à cette règle. Et des milliards d’euros sont encore investis sous formes de subventions à la recherche…

    • La différence est que le secteur nucléaire est maintenant largement rentable et qu’il était facile de prévoir sa rentabilité dès le début vu ses rendements.

      Au vu des rendements du PV, il vaudrait mieux arrêter les frais tout de suite.
      De toute façon, la position générale simple est la suivante : pas de subvention. POUR PERSONNE.

      C’est clair, ça, non ?

      • Le secteur nucléaire est encore largement subventionné en France, car sa responsabilité en cas d’accident grave est limitée (500 millions je crois, c’était dans le Canard Enchainé il y a quelques semaines, donc désolé je ne pourrais pas vous donner un lien pour la source). Donc il ne paye pas pour le risque qu’il génère.

        • Hueb : « Donc il ne paye pas pour le risque qu’il génère. »
          —————-
          EDF rapporte à l’Etat plusieurs milliards CHAQUE année, alors votre histoire de 500 millions, c’est du grand n’imporet quoi. Mais visiblement, avec les gauchistes, la crédulité n’a pas limite, plus c’et gros, mieux ça passe.

          De toute façon, les énergies renouvelables non plus, ne payent pas les énormes risques qu’elles génèrent, par le chômage, par le déficit commercial, par l’aggravation de la dette publique, par la dépendance au gaz russe ou algérien, par le sous-investisement dans le réseau à cause de l’argent mis dans les subventions et donc une baisse de fiabilité donc des risques accrus de coupure d’électricité (il n’y a qu’à comparer la fiabilité du réseau allemand au réseau français), par une facture énergétique plus élevée pour l’industrie…
          Et contrairement au risque hypothétique du nucléaire civil, ces risques des merdes renouvelables eux sont bien réels et parfaitement chiffrables (cf par ex. l’étude 2009 de l’Univerité de Madrid). Ce n’est pas parce que les fanatiques de la religion vertes les balayent sous le tapis qu’ils n’existent plus.

  • les rendements financiers ont toute fois été largement faussé par le manque de vision sur le démantèlement des centrales.

  • Des bêtises de ce genre ne concerne pas seulement l’éolien, puis restons en France SVP

  • J’espère que ces éoliennes ne contiennent pas trop de matériaux radioactifs. Sinon, le démantèlement va être compliqué.
    A-t’on déjà enlevé le combustible qu’elles contiennent ?

    • « J’espère que ces éoliennes ne contiennent pas trop de matériaux radioactifs »

      Vous êtes sérieux là ?

      • C’était évidemment ironique 😉

        Suite au message de « Nick de Cusa ».

        Juste pour faire un parallèle entre deux démantèlements: les difficultés ne sont pas les mêmes lorsqu’on démantèle une centrale nucléaire (avec un ou plusieurs réacteurs) et un parc d’éoliennes.

        Toute installation (nucléaire, centrale thermique classique, éolien, PV, etc..) ont une durée de vie.

        les coûts par contre pour le « démontage », « remise au propre du site » ne sont pas franchement les mêmes…

        • Ils se rapportent aux chiffres d’affaires en engendrés. Ca nous donne une valeur ajoutée. Qui serait intéressante à calculer, et voir le rapport, éolien/nucléaire.

    • @ Fred_Doubt: Par contre on connait leur pouvoir de nuisance avant démantèlement:

      –> http://www.youtube.com/watch?v=BzIucSvcb_s

  • Pas mal d’erreur là dedans… Le tarif d’achat n’a jamais eu pour but d’écouler des productions de panneaux nationaux (sinon on aurait fait une subvention) mais de permettre la diminution des couts de l’énergie solaire par effet de volume… La philosophie du tarif d’achat est de permettre de stimuler la demande par un prix garanti tout en laissant aux mécanismes du marché le soin de faire le tri entre les technologies, les fournisseurs, les business model les plus à même de répondre à cet objectif… Le fait de soutenir le marché n’est pas nouveau : jamais dans toute l’histoire de l’humanité aucune nouvelle source d’énergie ne s’est développé sans un fort soutien étatique… On peut évidemment le regretter et souhaiter le retour à la bougie, mais c’est un fait et c’est comme ça…

    Quel est le résultat final : on a maintenant une énergie solaire dont le prix a été divisé par 10 en quelques années et qui est maintenant compétitive sur un bon nombre d’applications industrielles (ex : http://www.businessweek.com/magazine/content/11_08/b4216012473761.htm ). Donc le tarif d’achat ça marche.

    Quand à l’avantage de la Chine (qui offre des produits de très haute qualité avec une des recherches qui devient une des plus avancées dans le monde) il tient simplement à un accès très facile à des sources de capital pour leurs industries, ce qui leur a permis d’être très rapidement très gros et donc d’être en état de négocier au plus bas l’achat de silicium aux etats unis…

    Au final l’histoire de Photowatt c’est plutôt ça : la Chine a soutenu l’expansion de son industrie privé en laissant aux entreprises le choix de leur R&D, la France a mis son soutien uniquement sur la R&D publique (CEA) et à contraint les industries à se limiter au segment que les hauts fonctionnaires estimées être le plus porteur (le matériau de construction photovoltaique pour lequel il n’y a en fait aucun marché).

    • Tilleul : « Le fait de soutenir le marché n’est pas nouveau : jamais dans toute l’histoire de l’humanité aucune nouvelle source d’énergie ne s’est développé sans un fort soutien étatique… »
      ——————–
      Il est prêt à raconter n’importe quoi, ce Tilleul, un vrai camelot de St Ouen.

      —————————–
      « Donc le tarif d’achat ça marche. »
      —————————–
      Bah voyons, obliger les utilisateurs à payer plus cher pour quelque chose qu’ils ne voudraient pas autrement, ce serait encourager une baisse des prix et ce serait du mécanisme de marché ! Décidément, avec les escrologistes et leur économie de marché à la vas-y-que-je-te-pousse, on aurait tout entendu.
      Quand on voit de tels génies nous expliquer comment fonctionne le marché (ou plutôt comment ils VEULENT faire fonctionner le marché), on comprend mieux pourquoi le parti des Verts est au bord de la faillite financière.

      ——————–
      « Au final l’histoire de Photowatt c’est plutôt ça : la Chine a soutenu l’expansion de son industrie privé en laissant aux entreprises le choix de leur R&D »
      ——————–
      Au final, même le solaire chinois (qui n’existe que grâce aux contribuables occidentaux) est en pleine débandade, il n’y a n’a qu’à voir le cours en bourse de la première société chinoise (et mondiale) de PV. Un âne, on a beau lui mettre le meilleur driver, il ne gagnera jamais à Longchamp.
      Les chiffres eux ne mentent pas, Tilleul, lui par contre, n’arrête pas de mentir.

  • Hoax… En pratique si vous connaissez un peu le milieu vous savez que la totalité des investissements en France à plus de 5 ans sont défiscalisés (ou alors c’est qu’il faut changer de conseiller fiscal…), l’éolien étant un investissement sur 20 ans ses investisseurs sont aux mêmes règles que les investisseurs dans les autres moyens de production d’énergie, ou même les développeur de surfaces tertiaires… En gros là vous êtes en train de militer pour mettre une taxe sur les éoliennes…

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On entend beaucoup d’intervenants de la vie politique se désoler de l’abstentionnisme et du désintérêt des électeurs. Avec 54 %, l’abstention est le plus grand parti de France, nous répète-t-on. De la même façon que les subventions aux syndicats ont détourné les gens de ces instances qui ne finissent plus par ne représenter qu’elles-mêmes, les subventions aux partis politiques ne sont-elles pas nuisibles ?

Nous, contribuables, payons 66 millions d’euros par an pour financer les partis politiques. L’argent est distribué au prorata des r... Poursuivre la lecture

La contribution à l'audiovisuel public, plus connue sous son petit nom de redevance télé, est sur la sellette. Les candidats présidentiels Macron, Pécresse, Le Pen et Zemmour ont prévu de la supprimer, les deux derniers envisageant en outre de privatiser certains éléments de notre audiovisuel public. Parmi les motivations avancées, la question du pouvoir d'achat des Français et celle du pluralisme et de l'indépendance des médias.

Marine Le Pen

Éric Zemmour

Valérie Pécresse

Emmanuel Macron

S'agissant du p... Poursuivre la lecture

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Les internautes ont tranché depuis longtemps. Qui utilise aujourd’hui Qwant, le moteur de recherche européen qui fonctionne avec des technologies américaines et des partenaires chinois mais surtout grâce à des subventions 100 % françaises ? Comment en sommes-nous arrivés là ?

Des millions d’euros engloutis

À l’origine les fondateurs ont vendu leur projet comme un produit français (puis européen, sans qu’il ne ne devienne) avec son propre moteur respectueux de la vie privée (sur le papier).

Fleuron de la French tech, pour attein... Poursuivre la lecture

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