José Barroso nous envoie la facture de l’Euro

José Manuel Barroso a l’intention de résoudre la crise de l’Euro en faisant davantage payer les britanniques

José Manuel Barroso a l’intention de résoudre la crise de l’Euro en faisant davantage payer les britanniques.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni

Nous contribuons à peu près à cette hauteur, le reste on le refilera aux Banquiers de Grande-Bretagne.

José Manuel Barroso a l’intention de résoudre la crise de l’Euro grâce à davantage de dettes, davantage de dépenses, davantage d’interventions et davantage d’intégration Européenne – oui, davantage de toutes ces choses qui font les grands gâchis. D’accord,vous me direz, mais c’est son problème. Si la zone Euro veut s’automutiler, qui sommes-nous pour l’en empêcher ?

Le problème, c’est que ces mesures ne vont pas se confiner à la zone Euro comme le souligne clairement le président de la commission lui-même. Elles feront partie de la « méthode de la communauté ».  Barroso veut que la « solidarité » s’installe entre les membres de la monnaie unique et les non-adhérents. En d’autres termes, pour ne pas trop insister, il veut faire payer la facture à la Grande Bretagne pour soutenir une monnaie qu’elle a refusé de rejoindre.

Au cœur de son dispositif se trouve le plan pour l’impôt sur les transactions financières. Mais où la majorité des transactions financières de l’UE se déroulent-elles ? Dans la cité de Londres. De même que pour la politique commune de la pêche, la Grande Bretagne va contribuer au pot de façon disproportionnée alors que les autres vont allégrement piocher dedans.

Déjà, le Royaume Uni s’est fait entrainer dans le tourbillon, en déposant £12,5 milliard pour renflouer l’Euro. Maintenant, on vient chercher quelques £20 milliard supplémentaires. Nous devrions répondre sans aucune équivoque par un « impossible mon bon José ». Nous nous sommes gardés la livre sterling.Votre monnaie, ce n’est pas notre problème.

 

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Traduction : JATW pour Contrepoints