Quand les riches socialistes aiment tendrement l’impôt

Les socialistes n’aiment pas les riches et les riches socialistes aiment tendrement l’impôt.

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Quand les riches socialistes aiment tendrement l’impôt

Publié le 18 août 2011
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Quand les riches socialistes aiment tendrement l’impôt

Magie du socialisme ambiant aidée par une presse obséquieusement dévouée à son extension maximale : on voit actuellement fleurir de nombreuses propositions de taxer les riches un grand coup (éventuellement derrière la nuque), propositions parfois soutenues par les riches eux-mêmes, exemple parfait de soumission servile des individus à l’État tout puissant.

La presse, frétillante comme on peut l’imaginer sur un sujet pareil, nous abreuve donc d’articles presque dithyrambiques sur les appels poignants de magnats multimilliardaires qui réclament bruyamment plus d’impôts pour eux-mêmes, sur le mode « Nous avons trop d’argent, aidez-nous à aider l’État, quoi, bon, à la fin ! »

Çà et là, l’idée est donc reprise pour faire comprendre que les impôts vont augmenter (Non ? Sans blagues ?) et qu’en plus, tout le monde est d’accord à commencer par les plus riches. C’est dire si l’idée est bonne et à la mode ! Allons-y, donc !

Et évidemment, au bal des hypocrites et des imbéciles, les socialistes français ne sont pas les derniers. Vous pourrez ranger Pierre Bergé dans l’une ou l’autre catégorie (d’ailleurs pas mutuellement exclusive) puisque lui aussi, de sa petite voix assurée, réclame vouloir absolument participer à l’incontinence financière dramatique de l’État, lui aussi veut laisser des ronds-de-cuir claquer son argent dans des futilités cosmiques et des balles de golf (par exemple).

Cliquez pour la BD complèteVos impôts, c’est des millions de balles de golf

Déjà, rien qu’ici, on peut noter une différence flagrante entre les riches d’un côté et de l’autre de l’Atlantique.

Du côté de l’Oncle Sam, on sent que derrière les appels chevrotants d’un Warren Buffett et de certains des autres signataires se cache en réalité une stratégie bien calculée vis-à-vis des petits contribuables qui sont, d’une façon ou d’une autre, aussi leurs clients directs ou indirects. Et puis, montrer très médiatiquement allégeance aux sbires de l’État, c’est toujours une bonne idée lorsque le fisc doit passer. Enfin, faire passer l’ensemble pour un geste philanthropique, ce n’est pas trop dur : Buffett est célèbre pour son implication dans la Bill & Melinda Gates Fundation à laquelle il participe à coups de milliards de dollars.

En France, en revanche, il n’y a pas exactement la même bousculade de bons sentiments calculés ; d’une part, les personnes qui se sentent concernées (Maurice Levy, Pierre Bergé) ne jouent pas dans la même cour qu’un Buffett ou en plus français, un Bernard Arnault (qui n’a pas surenchérit sur ces aimables niaiseries, tiens, au passage). D’autre part, on sent bien plus une stratégie politique, avec un socialisme clairement affiché, là où la stratégie Buffett ressemble plus à une occupation médiatique du terrain. Et enfin, lorsqu’on voit les « philanthropies » très particulières d’un Pierre Bergé, qui a subventionné, un temps durant, la serial-perdante Ségolène Royal, ou la plus que douteuse association SOS Racisme, on peut mesurer l’écart entre l’Amérique du don et la France de la joyeuse bidouille politique à retour d’ascenseur intégré.

Quoi qu’il en soit, on ne peut que noter le parfait ridicule de la proposition, des deux côtés de l’Amérique, et ce, à deux niveaux.

Tout d’abord, parlons montants.

Pour rire.

Parce qu’il y a de quoi.

Prenons le simple déficit, américain tout d’abord, qui s’établit à peu près à 1500 milliards de dollars cette année.

Si nos joyeux pétitionnaires versaient l’intégralité de leurs fortunes respectives (pas simplement un pourcentage, hein, l’intégralité) , ce déficit serait résorbé d’un grand maximum de 4%, soit 1450 milliards restant dû. C’est bien, Warren, mais c’est encore un peu juste pour passer l’hiver, ça.

Un compte qui affiche -1450 milliards arrivé en Septembre, c’est pas joli joli, surtout pour tenir jusqu’à la Saint Sylvestre. Hum. En gros, les 50 milliards permettent de tenir… 2 semaines.

Je ne parlerai pas d’essayer ainsi de rembourser la dette américaine (de 14.500 milliards de dollars), puisque là, le lessivage de ces guignols permet d’amoindrir ce montant de 0,34%. On ne frise même pas le symbolique, ici.

Évidemment, le calcul qui a été mené avec ces serviles assujettis fiscaux outre-Atlantique donne la même poilade pour la France, avec un bonus pour le côté ridicule puisque les petits collabos français ne comptent pas (encore ?) de milliardaires dans leurs rangs. Les 150 millions de fortune personnelle de Bergé (et à peu près autant pour Levy) permettront à l’État français de tenir… une journée de plus environ puisqu’il chie autour de 250 millions d’euros de déficit supplémentaire par jour.

En somme, pour que l’État continue à péter dans la soie une journée de plus, il faut confisquer complètement la fortune de ces deux bouffons tragiques.

Eh oui : 14.000 milliards de dollars de dette américaine, franchement, c’est quoi face à la puissance de feu des 40 milliards d’un Buffet et des millions de dollars des autres ? Et 2000 milliards d’euros de dettes française, c’est quoi face aux 150 miyons de Pierre Bergé ?

Oh, et puis on se rappellera sans mal que l’impôt imaginé ne porte en réalité que sur une fraction de ces montants, ce qui rend… microscopique l’effort de ces richesprécieux ridicules.

Mais le plus absurde, dans cette histoire, n’est même pas la mise en perspective de ce qu’ils prétendent offrir avec les besoins d’un État devenu obèse, non. C’est le moyen utilisé pour faire valoir leur extravagante générosité.

Parlons maintenant moyen.

Parce que, aux États-Unis ou en France, l’idée de donner à l’État se concrétise de la même façon : non, il ne s’agit pas, pour eux, d’envoyer, sous pli discret, des dons aux administrations fiscales correspondantes (qui les accepteraient volontiers, croyez-moi).

Que nenni.

Nos amis donateurs préfèrent largement
a/ médiatiser leur don au maximum, et surtout,
b/ attendent de l’État qu’il mette en place la tuyauterie fiscale qui va bien pour que ce don passe par l’impôt.

Eh oui : ces « donateurs » sont très malins, en réalité (d’ailleurs, ils ne seraient pas multi-millionnaires sans avoir développé quelques capacités intellectuelles). Ils savent pertinemment que l’écriture d’une loi, c’est long et coûteux, très coûteux. Qu’il faudra du temps et de l’argent pour que cette loi soit votée. Et surtout, que cette loi ne rencontrera qu’un succès d’estime : eh oui, dans les personnes qui seraient éligibles à payer plus d’impôts, il y a… des élus, plein d’élus, une palanquée de ces législateurs.

Bref.

Cet appel est un pur pipeau médiatique pour acheter, à peu de frais, une bonne conscience. Non seulement la démarche est inutile, mais elle est parfaitement hypocrite.

Car enfin, si nos aimables bouffons veulent vraiment aider des gens que la crise a touchés, c’est très simple : donnez directement à des associations caritatives.

Tenez, Maurice, Pierre : suivez les liens suivants, par exemple.

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Vous donnez déjà ? Donnez plus, plutôt que de donner votre argent à une cause perdue, dépensière, qui va claquer vos thunes en balles de golf et petits fours.

Aidez vraiment et arrêtez vos stupides jérémiades fiscales.
—-
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  • Au passage d’aprés Ron Paul, cet illustre inconnu qui commence à faire parler de lui, la suppression de l’impôt sur le revenu féderal et des dépenses correspondantes rammeneraient les dépenses de l’Etat féderal à ceux de 1990. Cela doit être, à mon humble avis, pareil pour l’Etat français quand on sait que ses recettes avec l’IR sont de 55 milliards en 2005 alors que ceux de la TVA sont de 175 milliards en 2006 (wikipedia).
    L’impôt sur le revenu est désormais un faible levier pour accroître les recettes de l’Etat.

  • @Kafka

    Ron Paul, « cet illustre inconnu qui commence à faire parler de lui » ?

    Illustre inconnu pour vous, certainement. …

    Pour ceux qui sont concernés, ou simplement au courant de la vie politique US, il est au contraire très célèbre, entre autres pour son combat depuis des années contre la Fed.

    Instruisez-vous, avant de débiter vos avis péremptoires.

  • Le budget de l’état c’est 44 % pour le salaire des fonctionnaires. En fait plus proche des 52 % quand on inclut les fonctionnaires fantômes mais qui ont un salaire et les « aides » déguisée pour la SNCF et la RATP.
    44% pour les salaires; mais quid des retraites? Pourtant elles sont prises directement sur le budget de l’état, mais n’apparaissent pas dans les comptes?
    Et bien en fait elles sont payées par les emprunts répétitifs, et donc pèsent sur la dette. Mais ne sont pas prises en compte au titre des protocoles comptables de Maastricht…. Ce sont 900 milliards d’ici 2020 qu’il faudra sortir…. Soit près de 90 milliards par an!!!

  • Les riches socialistes ont cette volonté de se faire plus imposer ?

    Parce qu’ils ont la culpabilité de l’argent indument ou mal gagné, par la bourse et les produits virtuels par exemple ! Les cas Buffet, Zuckerberg, Elison ou Gates, Berger… sont éloquents à ce titre. Perclus dans leurs folies, leurs remords, tous des voleurs patentés de brevets, d’idées, d’entreprises sur la corde spoliées à leur créateurs et vidées de leur contenus, de vrais créatifs mis sur le carreau pour engrosser leur inextinguible soif d’argent et de pouvoir ; mus sur le tard par cette prise de conscience de leurs forfaits passés, ce n’est pas en bons citoyens ou contribuables conscients des difficultés des autres et des États qu’ils agissent au nom du bien commun. Non ! Leur culpabilité de tyrannosaures prédateurs sanguinaires se nourrissant de la vitalité des autres les rappelle à leur condition primitive, celles d’humains parmi les humains qui n’ont pas plus le droit que d’autres de manger, d’appauvrir ou d’exterminer leurs semblables.

    Que sont les services rendus à la communauté en l’échange de leurs réalités financières la plupart du temps bien virtuelles ? Aussi virtuelles souvent que leur richesse et leur pouvoir obtenus sur de vraies richesses spoliées directement sur les comptes bancaires des peuples via le mécanisme de la bourse et la complicité des banques…

    Enfin, en fin de vie, l’un par des fondations philanthropiques cache-misère, l’autre par une organisation originale dans ce milieu d’un héritage peu favorable à ses rejetons encore plus requins que leur géniteur, une timide prise de conscience bien que spectaculaire dans les moyens financiers mis en œuvre les aura amené à la réflexion un peu tardive qu’on ne peut se repaître indéfiniment des talents et forces de travail des autres.

    Mais jusqu’à quand ?
    Les tycoons ne sont-ils pas éternellement assoiffés de sang neuf ?
    A boire ou à manger, à chaque repas un rôti d’esclave à se farcir ?
    En plus se permettent-ils au passage de faire la morale aux autres ?

    Qu’ils rentrent dans leurs penthouses protégés comme des bunkers, et qu’ils y restent jusqu’à la fin ! Comme punition, le pire est là pour eux.
    Asociaux ils ont été, asociaux ils demeureront jusqu’au bout.
    Ils mourront seuls, sur leur tas d’or.
    Cela ne fait pas une vie.
    On ne les plaindra pas.
    On ne pleurera pas leur disparition.

    On ne se rachète pas une conduite par l’argent.
    Bien mal acquis ne profite jamais.

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