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Le déni d’Obama

Publié le 12 août 2011
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Le grand drame de l’économie américaine n’est ni sa dette, ni sa décote. Ce qui compromet sérieusement l’avenir, c’est le déni systématique et persistent du président et de ses collaborateurs.

Par Nathalie Elgrably-Lévy, depuis Montréal, Québec

Le président américain tentait de rassurer les marchés financiers, le lundi 8 août à la Maison Blanche

La décision de l’agence de notation Standard & Poor’s d’abaisser la note de crédit des États-Unis a eu l’effet d’un tsunami. Certains sont surpris, d’autres sont outrés, mais tous posent inlassablement la même question: comment le géant américain en est-il arrivé là?

Pourtant, cette décote n’est pas étonnante. Le plus mystérieux, c’est qu’elle n’ait pas eu lieu plus tôt et qu’elle n’ait pas été plus prononcée, car ce n’est pas la crise politique autour du relèvement du plafond de la dette qui est réellement en cause, c’est la dette elle-même.

Le 20 janvier 2009, lorsque Barack Obama entre en fonction, il hérite d’une dette de 10.600 milliards de dollars, soit environ 75 % du PIB. Aussitôt, dans l’espoir de stimuler l’économie américaine, la nouvelle administration applique la doctrine keynésienne et adopte les plus importants plans de dépenses de l’histoire des États-Unis. Or, des politiques malsaines produisent toujours de mauvais résultats et l’inévitable s’est produit. En deux ans et demi, la dette a bondi et elle atteint aujourd’hui 100 % du PIB. Si l’Amérique était déjà dans un gouffre financier lorsque Obama est arrivé au pouvoir, il est indéniable qu’il a non seulement continué à creuser, mais qu’il y a mis toutes ses énergies.

À eux seuls, les chiffres précédents suffisent pour justifier une décote, tout comme ce fut le cas pour le Canada à partir de 1992 lorsque sa dette atteignait des proportions similaires. Pourtant, il y a plus. Si l’on tient compte de tous les engagements de Washington au titre de la sécurité sociale, du régime de médicaments et de l’assurance maladie, la dette totale atteint presque 130 000 milliards de dollars, soit environ 875 % du PIB! La dure réalité, c’est que l’Amérique est en faillite, purement et simplement, et que l’agence Standard & Poor’s est encore bien trop indulgente, même en tenant compte de l’erreur de 2 000 milliards de dollars qu’on lui reproche.

Malgré tout, le grand drame de l’économie américaine n’est ni sa dette, ni sa décote. Ce qui compromet sérieusement l’avenir, c’est le déni systématique et persistent du président et de ses collaborateurs. Encore lundi, alors qu’il prononçait un discours en réaction à l’annonce à la décote, il a nié la gravité de la situation et a préféré déclarer que son pays « a toujours mérité et méritera toujours la note AAA ». Pour lui, la situation actuelle est attribuable au blocage politique, à l’héritage de Bush, à l’erreur de Standard & Poor’s, à la nécessité d’augmenter les impôts, etc. En revanche, pas un mot sur la folie dépensière de son administration! Il pointe du doigt et annonce des mesures insignifiantes alors que l’Amérique attend de lui un mea culpa et un sérieux coup de barre.

Ceux qui souffrent de dépendance savent bien que la première étape vers la guérison est d’admettre l’existence du problème. Washington est accro à la dépense, mais vit dans l’aveuglement volontaire: voilà la plus grande tragédie de l’empire américain!

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Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec, reprise avec l’aimable autorisation de l’auteur.

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