Le mythe de l’obsolescence programmée

L'obsolescence programmée revient souvent dans le discours politique. Est-ce un mythe, ou une réalité ?
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Le mythe de l’obsolescence programmée

Publié le 29 juillet 2011
- A +

Par Alexandre Delaigue (*).

Arte a récemment diffusé un documentaire intitulé « Prêt à jeter », consacré à l’obsolescence programmée. Le documentaire a apparemment eu un grand succès public, et la critique l’a unanimement recommandé (Telerama, Le Monde, Le Figaro).

Comme il m’avait été conseillé par diverses personnes, je l’ai visionné. Ce documentaire sur l’obsolescence programmée est, hélas, d’une nullité intégrale. Parfois hilarant de bêtise, parfois nauséabond de complotisme, en tout cas, jamais informatif.

L’obsolescence programmée est l’idée selon laquelle si les produits que vous achetez se dégradent rapidement, contrairement aux bons vieux appareils inusables de nos grands-parents, ce n’est pas un hasard. Il s’agit d’une machination ourdie par les entreprises industrielles, qui ont trouvé là un moyen de nous obliger à racheter régulièrement leurs produits. C’est une de ces idées qui tient une bonne place dans la conscience populaire, mais qui ne convainc guère les économistes, pour plusieurs raisons.

Les biais de l’obsolescence programmée

L’idée du « c’était mieux avant, tout était solide, maintenant on ne fait plus que des produits de mauvaise qualité qui s’usent vite » est tellement intemporelle qu’on se demande bien quel a été cet âge d’or durant lequel les produits étaient fabriqués pour durer. Bien entendu à l’époque, ma grand-mère disait aussi que les produits de sa grand-mère étaient plus résistants. Il y a là un biais de perception, le biais de survie : vous avez peut-être déjà vu un frigo des années 1950 en état de fonctionnement (j’en connais un, pour ma part) ; vous n’avez certainement jamais vu les dizaines de milliers de frigos des années 1950 qui sont tombés en panne et ont terminé à la décharge.

Nous avons par ailleurs tendance à idéaliser le passé. Je suis par exemple toujours très étonné par les fanatiques qui me racontent, des trémolos dans la voix, à quel point la 2 CV Citroën était une voiture increvable. Pour celle de mes parents, il fallait changer les plaquettes de frein tous les 10 000 km, le pot d’échappement tous les 20 000, et elle était tellement attaquée par la corrosion (au bout de deux ans) que dès qu’il pleuvait, on avait le pantalon inondé par une eau noirâtre et gluante. Je préfère de très loin les voitures actuelles et leurs pannes d’électronique récurrentes.

Mais il n’y a pas que ces biais de survie et d’idéalisation du passé. Si les économistes sont sceptiques vis-à-vis de l’obsolescence programmée, c’est que cette stratégie apparemment subtile n’a en réalité aucun sens.

Prenons un exemple utilisé dans le documentaire, celui des collants féminins qui filent très vite, au point qu’il faut les changer toutes les deux semaines. Si un collant coûte 4 euros et dure deux semaines, à l’issue desquelles les clientes en rachètent un, elles montrent à l’entreprise qu’elles sont disposées à dépenser 104 euros par an en collants.

Or, fabriquer un collant très solide coûte peut-être un peu plus cher à l’entreprise, mais certainement pas autant que de fabriquer 26 collants vendus 104 euros. Elle pourrait donc réaliser un profit largement supérieur en vendant par exemple un collant garanti un an (avec remplacement gratuit s’il file entretemps, pour rassurer les clientes) pour une centaine d’euros.

Le choix de la durabilité

Bien sûr les choses ne sont pas si simples, et en pratique, beaucoup des produits que nous achetons ne sont pas particulièrement durables. Il peut y avoir deux raisons à cela.

Les contraintes de la production

La durabilité est une qualité désirable mais il existe d’autres nombreuses qualités désirables, comme un faible coût de production, ou des caractéristiques spécifiques. Pour rester sur l’exemple des collants, on a supposé que fabriquer un collant d’une durée de vie d’une année ne coûte pas cher. Ce n’est pas certain : si en fabriquer 26 durant deux semaines coûte au total moins cher qu’un seul collant durant un an, alors, il est préférable de fabriquer les produits moins durables – et les consommatrices soucieuses de leur pouvoir d’achat pourront préférer ceux-ci. Si pour que les collants soient durables, il faut qu’ils aient l’apparence de bas de contention, je connais beaucoup de femmes qui préféreront d’autres modèles moins solides.

Un fer à repasser à vapeur est moins durable que le vénérable fer en fonte qui ornait la cuisinière chez mon arrière-grand mère. Faire passer de la vapeur sous pression dans des pièces métalliques provoque une usure bien plus rapide. Mais ce fer est aussi nettement plus pratique à utiliser.

Une poêle recouverte de téflon est moins durable qu’une casserole en cuivre massif, elle est aussi moins coûteuse et bien plus commode. Comme nous sommes des enfants gâtés par la société de consommation, nous voudrions que tout soit à la fois durable, esthétique, pratique, et peu cher.

À la fin du XIXe siècle, les marines européennes avaient cherché à produire des bâtiments de guerre à la fois rapides, dotés d’une énorme puissance de feu et d’un gros blindage. Mais qui dit blindage et armements dit poids élevé, ce qui nuit à la manœuvrabilité et à la vitesse. Tout problème d’ingénierie nécessite d’arbitrer entre différentes qualités incompatibles. Bien souvent, la réparabilité ou la durabilité passent au second plan, derrière d’autres qualités, comme le prix. Produire en grande série standardisée permet de réduire considérablement les coûts. Réparer est un artisanat qui coûte très cher, parce que dans nos pays développés le travail coûte cher.

La préférence du consommateur

C’est la seconde raison qui explique pourquoi les produits ne sont pas toujours très durables.

Soumis au choix entre des produits durables et d’autres rapidement obsolètes, nous avons souvent tendance à préférer les seconds. Nous aimons la variété et la nouveauté. Consommer n’est pas seulement satisfaire un besoin utilitaire, c’est aussi une source de satisfaction, de démonstration de diverses qualités personnelles à notre entourage.

Une observation modérée de mes semblables de sexe féminin m’a ainsi permis de constater que nombre d’entre elles changent très régulièrement de tenue vestimentaire, et qu’elles semblent y attacher beaucoup d’importance. Dès lors, il ne me semble pas absurde d’envisager qu’elles préfèrent acheter 26 paires de collants dans l’année – ce qui permet d’en avoir des différentes – plutôt que de porter toujours les mêmes. Ce sont peut-être des dindes écervelées qui ont le cerveau lavé par la presse féminine et les diktats de la mode mais plus probablement, elles font de leur tenue vestimentaire une façon de manifester leur goût et leur charme.

On peut qualifier ces sentiments de frivoles, se moquer de ceux qui vont se ruer sur le dernier Ipad 2 dont ils n’ont rien à faire, mais constater aussi que les sociétés qui ont voulu substituer à ces caractéristiques humaines la stricte austérité n’étaient pas particulièrement respectueuses des libertés ou de la vie humaine. Et noter que jamais personne ne vous a obligé à acheter quoi que ce soit, malgré la pression sociale.

Parce que le marché ne peut pas toujours satisfaire tout le monde, nous sommes obligés parfois de nous conformer aux modes de consommation de la majorité, à contrecœur.

 

À côté de ces produits peu durables, il est également possible d’en trouver des très durables, mais chers. Un costume sur mesure fait chez un tailleur sera plus beau, conçu avec des tissus de bien meilleure qualité que le bas de gamme que vous trouverez dans le premier magasin venu mais il sera aussi beaucoup plus cher.

Certaines marques ont fait de cette durée de vie élevée leur principal argument commercial (briquets Zippo garantis à vie, piles Duracell et leur lapin qui dure longtemps, voitures japonaises ou coréennes garanties 5 ans, chaussures Church qui durent toute une vie…) ce qui montre que faire des produits à longue durée de vie n’est certainement pas rédhibitoire pour les profits, bien au contraire. Simplement, la durée de vie n’est pas l’unique qualité désirable dans un produit.

Arte, ou la simplification à outrance sur l’obsolescence

Comme vous le voyez, il y aurait largement de quoi nourrir un excellent documentaire, instructif, autour de la question de la durée de vie des produits. Hélas, vous ne trouverez strictement rien de tout cela dans le documentaire d’Arte.

Le documentaire commence par un vieux canard qui ressort à intervalles réguliers : les ampoules électriques.

Dans les années 1920, un cartel de producteurs d’ampoules aurait cyniquement établi une entente pour réduire la durée de vie des ampoules électriques à 1000 heures de fonctionnement, alors qu’auparavant, il n’était pas rare de fabriquer des ampoules à durée de vie largement supérieure. Un cartel, voilà qui éveille tout de suite l’attention de l’économiste.

Comment fonctionnait-il ? Comment empêchait-il ses membres d’adopter un comportement opportuniste, par exemple, en vendant des ampoules de plus longue durée que les autres, ou des ampoules moins chères ? Le documentaire est muet sur cette question.

Tout au plus est-il question d’amendes pour les membres fautifs et de partage de technologies, et d’interminables minutes sur un bâtiment public au fin fond de l’Amérique dans lequel une ampoule brille sans discontinuer depuis un siècle, d’une lueur un peu pâlotte, mais qui fait l’admiration des habitants qui organisent des fêtes anniversaire de l’ampoule (on se distrait comme on peut).

 

Un commentateur chez Aliocha permet de trouver la clé du mystère. Concevoir une ampoule électrique est un problème d’optimisation entre diverses qualités : la luminosité, la consommation, la durée de vie, la couleur.

On pourrait ajouter qu’il y a de nombreux problèmes de standardisation : les culots d’ampoule doivent être identiques pour pouvoir passer d’une marque à l’autre ; les couleurs doivent être identiques (un lustre avec des ampoules de luminosité différente est très laid et inconfortable, comme chacun peut le constater depuis que le Grenelle de l’environnement nous impose des ampoules à basse consommation qui n’éclairent pas), etc. Il n’est donc pas absurde que les entreprises du secteur aient coopéré pour établir des normes.

Mais comme on le sait depuis Adam Smith, des personnes du même métier se rencontrent rarement sans que cela ne se termine par une conversation sur les moyens d’augmenter les prix ; et en plus d’établir des normes, le cartel en question a aussi réparti les zones géographiques entre producteurs afin d’assurer à chacun de confortables rentes de monopoles.

Le cartel en question a donc fait l’objet de sanctions des autorités antitrust. Notons que si ce rapport sanctionne les accords sur les prix, il montre que la durée de vie de 1000 heures est un compromis technique entre diverses qualités, et pas une tentative pour escroquer les consommateurs. Bien entendu, cette information n’a pas été évoquée par le documentaire.

Bernard London, visionnaire ou stupide ?

Poussant vers les années 1930, le documentaire fait le portrait de Bernard London, un Américain présenté comme le père spirituel de l’obsolescence programmée, pour avoir écrit un pamphlet en 1932 intitulé Sortir de la crise par l’obsolescence programmée.

La lecture de ce document n’indique rien sur l’opportunité d’une stratégie des entreprises pour inciter les consommateurs à remplacer leurs produits, obsolescence programmée ou non. La préconisation de l’auteur est celle d’une vaste prime à la casse obligatoire, portant sur tous les produits manufacturés, l’État rachetant de façon obligatoire tous les produits à partir d’une certaine durée prévue à l’avance. C’est une idée économique stupide, mais dans le désarroi provoqué par la déflation et 25 % de chômeurs en 1932, celles-ci étaient légion. Alors qu’un quart de la population américaine ne parvenait pas à se nourrir, le gouvernement américain payait les fermiers pour qu’ils abattent leurs troupeaux de vaches afin de faire remonter le prix du lait. Nous savons aujourd’hui qu’il suffisait de sortir de l’étalon-or et d’appliquer une politique monétaire non-suicidaire pour sortir de la crise. À l’époque, on ne le savait pas, et on assistait au grand concours des idées farfelues. Nous n’avons pas tellement changé, mais nous avons moins d’excuses.

Après de longues minutes à interviewer la fille de l’associé de Bernard London, le documentaire explique que ses brillantes idées n’ont jamais été appliquées. Mais alors, pourquoi diable en parler ? Surtout, pourquoi le documentaire insiste aussi lourdement sur le fait que Bernard London était juif, pour conclure mystérieusement par : « nous ne saurons jamais s’il voulait aider les gens ou simplement faire du profit ». Une bonne théorie du complot sans son Juif de service ne sera jamais totalement satisfaisante. (22ème à la 25ème minute).

Poursuivant dans les années 1950, le documentaire montre les débuts de la société de consommation, et place l’obsolescence programmée au cœur du système. Il montre une école de design dans laquelle on explique aux étudiants que les produits n’ont pas forcément vocation à être durables (ce qui, si vous avez lu ce qui précède, tombe sous le sens : c’est le métier de designer que de concevoir des produits qui optimisent les différentes caractéristiques) pour s’indigner de ce comportement non éthique. Les designers y sont présentés comme étant opposés aux ingénieurs scandalisés parce qu’on les obligeait à concevoir des produits moins durables que ce qu’ils auraient pu faire.

L’entreprise doit produire ce que les clients désirent

Ce passage m’a irrésistiblement rappelé cette phrase de J.M. Folz, ancien PDG de Peugeot :

Il y a trois façons de se ruiner : le jeu, les femmes et les ingénieurs. Les deux premières sont les plus agréables, la troisième est la plus sûre.

Il entendait par là que les ingénieurs aiment concevoir ce que les clients ne désirent pas toujours, et qu’à trop les suivre, on finit par faire des produits hors de prix qui ne trouvent pas de clientèle (ayant dirigé Citroën, il savait de quoi il parlait). Étant donnée la mentalité des ingénieurs dans les années 1950, il est fort probable qu’ils n’ont pas apprécié de perdre une partie de leur pouvoir au sein de grandes entreprises industrielles au profit des services de design et de marketing, et regretté de ne plus pouvoir fabriquer ce qui leur plaisait. Il est certain que tout le monde, consommateurs et entreprises, y a gagné.

C’est vers la 45ème minute que le reportage nous offre son plus beau moment surréaliste : il existait une alternative au consumérisme caractéristique de nos sociétés modernes, elle se trouvait derrière le rideau de fer.

Là bas, des ingénieurs étaient soucieux de produire de la qualité, des produits éternels. Une entreprise d’électricité est-allemande avait même conçu une ampoule électrique de bien plus longue durée que celle que l’on trouvait à l’Ouest. Dans le bloc communiste, on produisait pour durer.

J’ai eu du mal à réprimer mon hilarité, me souvenant des multiples blagues de la RDA, dont les habitants ne manquaient pas de moquer la piètre qualité de leur production nationale (« vous savez comment doubler la valeur de revente d’une Trabant ? En faisant le plein »). Je me souviens aussi qu’à l’époque, la meilleure façon de faire pleurer un habitant des pays de l’Est était de lui faire visiter un supermarché occidental (expérience vécue). Étrangement d’ailleurs, lorsque le rideau de fer est tombé, la première chose que les Allemands de l’Est ont fait a été de se ruer sur les biens de consommation fabriqués à l’Ouest. L’horrible société consumériste leur semblait manifestement plus attrayante que la leur.

Quant aux usines est-allemandes, elles étaient tellement efficaces qu’elles ont toutes dû fermer. Le documentaire suggère à demi-mot que les industriels de l’Ouest ont voulu se débarrasser de ces compétiteurs redoutables, peu au fait du grand complot visant à contraindre les consommateurs à acheter sans cesse.

À ce stade, faut-il rire ou pleurer face à ce spectacle lamentable ?

Le reportage se termine sur les problèmes de durée de vie des premiers Ipod, dont la batterie (impossible à changer) avait la fâcheuse tendance à tomber en panne au bout de 18 mois de fonctionnement. Là encore, aucune autre explication n’est fournie, si ce n’est un sinistre complot pour exploiter le consommateur. Il est fort possible qu’Apple ait négligé la durée de vie au profit du design et des contraintes de fabrication. L’entreprise est coutumière du fait, mais les acheteurs de produits Apple semblent vouloir obstinément acheter leurs produits hors de prix, mais tellement jolis. Le principal plaignant, après qu’une avocate lui ait fait bénéficier d’un système judiciaire américain toujours prêt à faire payer des indemnités par les grandes entreprises pour tout et n’importe quoi, ne s’est d’ailleurs pas privé de racheter un Macbook à 2000 dollars par la suite (son cerveau ayant été probablement lavé pour qu’il ne voie pas les ordinateurs portables concurrents, vendus deux fois moins cher et avec des batteries amovibles).

Obsolescence programmée ou coût du travail ?

Le fil rouge du reportage prend fin avec l’exemple d’un Espagnol ayant essayé, très difficilement, de réparer son imprimante à jet d’encre parce qu’il ne voulait pas en changer, malgré les conseils des vendeurs lui suggérant plutôt d’en acheter une neuve pour une trentaine d’euros. Sa situation est mise en abîme avec celle du Ghana, qui reçoit par containers entiers du matériel informatique jeté dans les pays développés. Le documentaire insiste lourdement sur le parallèle entre ces sages Africains qui ne gaspillent pas, par opposition à ces Occidentaux gaspilleurs qui mettent leur matériel à la poubelle à la moindre occasion.

Là encore, l’explication économique est simple.

Comme le montre l’exemple de cet Espagnol, réparer son imprimante consomme énormément de temps. Au Ghana, récupérer des parties utilisables dans le matériel informatique jeté prend aussi énormément de temps et occupe des familles entières sur des décharges. Il ne s’agit aucunement de sagesse africaine. Dans nos pays développés, les produits fabriqués en grande série ne coûtent pas cher, parce que nous disposons d’un immense capital productif. Par contre, le travail est très cher. La situation est inverse dans les pays en développement. Résultat ? Chez nous il est bien moins coûteux de racheter du matériel neuf que de consacrer du temps de travail à le réparer. Au Ghana, le travail est abondant, ne coûte et ne rapporte presque rien.

Le documentaire se garde bien de demander à ces gens qui passent leurs journées à farfouiller dans des ordures quelle existence ils préféreraient : la réponse n’aurait pas cadré avec le ton général.

Un documentaire manipulateur et complotiste sur l’obsolescence programmée

Comment peut-on en arriver à réaliser un tel documentaire manipulateur et complotiste qui n’explique rien ?

Le document nous montre avec force trémolos dans la voix off des conférences sur la décroissance, et donne la part belle à Serge Latouche, le grand prêtre du mouvement. Nous ne sommes pas face à une entreprise d’information, mais à une entreprise de morale, selon le concept défini par le sociologue Howard Becker.

Le but du documentaire n’est pas d’informer, mais de convertir les mécréants. C’est ce qui conduit la réalisatrice à vanter les collants indestructibles sans confronter une seule seconde son propre comportement de consommatrice à son discours.

Le plus étonnant est de voir l’unanimité de la critique journalistique et des responsables d’Arte, qui ont gobé sans sourciller et applaudi un documentaire qui est une énorme faute professionnelle. Des journalistes, des documentaristes, nous attendons une information la plus intègre possible. L’objectivité absolue est certes impossible à atteindre mais elle se doit d’être le standard d’éthique professionnelle qui devrait guider ceux qui nous informent.

À préférer les entreprises moralisatrices aux entreprises d’information, il est à craindre que la profession journalistique soit en bonne voie d’obsolescence programmée.


 

A lire aussi : obsolescence programmée sur Wikibéral

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  • Plusieurs remarques à propos de ce bon article.

    Les ingénieurs n’ont pas tous le même niveau, comme dans n’importe quelle profession. Hors, des ingénieurs de bon niveau, ça se paye. C’est ce qui explique souvent la faiblesse des composants des copies moins chères que les originaux.

    Les utilisateurs font un usage plus ou moins précautionneux des objets qu’ils possèdent. Il est par exemple toujours savoureux d’entendre les commentaires de certains conducteurs sur la durée de vie de leurs automobiles et de noter avec quelle constance ils « tapent » dedans. La durée de vie d’une F1 est d’une ou deux courses tandis que ma twingo de 1994 (qui n’était pas un modèle de qualité de fabrication) roule toujours…

    A l’origine du mythe de l’obsolescence programmée, on retrouve ce défaut bien humain de rejeter ses propres défauts sur autrui et l’incapacité qu’éprouvent certains à assumer leurs choix. Nul n’est obligé d’acheter à bas prix un modèle de faible qualité et l’asymétrie d’information n’excuse pas tout.

    Le plus inquiétant dans ce billet, bien que ce ne soit pas le coeur du propos de son auteur, est à mon sens cette nouvelle tendance des médias qui consiste à trouver des qualités à l’ancienne RDA et aux divers paradis communistes, contre toute analyse objective de cet enfer sur terre. C’est indiscutablement un mal qu’il convient de combattre sans relâche avec la plus grande fermeté.

  • quel article débordant de mauvaise foi et d’arguments obsolètes.

    Ma e-guitare date de 1966, toutes pièces d’origine. Sa côte a dépassé les 2.000€, il y a une raison à cela, le même modèle post-1971 ne vaut pas un clou.
    Sans parler des rééditions produites dès les années 90, 100% plastique, qualité de merde, son de merde.
    De même pour les pré-amp / amplis, essayez de jouer sur un Fender Bassman 63 et osez me dire que la qualité est similaire à toutes les rééditions et versions de mauvaise qualité que les années 70 ont pu nous offrir.

    En l’occurrence, la course à la productivité, à la rentabilité, à cette époque, a bel et bien entamé le discours des puristes sur la qualité des produits et des pièces détachées des appareils électroniques.

    Pour revenir à nos jours heureux, je vous ferai remarquer qu’on nous impose quasiment de prendre une assurance 3 ans pour tout achat d’un laptop neuf à la fnac : en prenant le temps de demander au vendeur pourquoi il serait si nécessaire de prendre une assurance en plus de la garantie, ce dernier vous explique que la plupart des ordinateurs tomberont en panne quelques mois seulement après l’expiration de la garantie.
    Bingo!
    Ordinateur Sony Vaio acheté il y a 3 ans, 900€ + 300€ assurance
    remplacé après 11 mois, bloc d’alimentation défectueux
    ensuite échangé pour un sony équivalent quelques 6 mois plus tard pour cause de surchauffe, sans doute due à l’obstruction du ventilateur par de la poussière (extracteur inefficace)
    assurance gratuitement renouvelée par les soins de la fnac (on appelle ça un geste, mais on ne se demande pas pourquoi)
    rebelotte, 1 ans et 2 mois plus tard, problèmes de surchauffe encore une fois

    En moins de 3 ans, 4 ordinateurs portables différents on succombé à ma violence tactile, merci pour l’assurance mais je préférerais garder un seul et même ordinateur pour ce si court laps de temps (marre de réinstaller les programmes, sauvegarder les données en permanence).

    A côté de ça, une station de bureau montée de toutes pièces (achetées à Montgallet au rabais) en 2004, pour moins de 400€, toujours en vie, fonctionnelle et opérationnelle (sous win2k pro), bien que j’ai du y changer quelques pièces (carte graphique a 50€, barrette de ram a 40) cette ordinateur personnel résiste aux aléas du temps, depuis 7 ans….

    Il y aura toujours des pièces, des machines plus résistantes que d’autres, mais il est tout de même inacceptable que certaines ne soient conçues que pour pouvoir tomber en miettes dès l’instant que la garantie expire.
    Que personne ne vienne nier le concept d’obsolescence programmée, ce ne serait que pure mauvaise foi.

    • Ce qui pure mauvaise foi, c’est justement ce prétendu concept d’obsolescence programmée.

      Exemples
      * tous les produits alimentaires ont une DLC (Date limite de consommation) ou une DLUO (date limite d’utilisation optimale). Dans l’immobilier, une garantie décennale s’applique. N’est-ce pas de l’obsolescence programmé ?
      * Henry Ford est célèbre pour avoir fait recherché les vieilles Ford T dans les casses pour identifier les pièces d’origine encore en bon état. Parce qu’une pièce encore en bon état dans une voiture à la casse, c’est une pièce probablement mal conçue, en sur-qualité, et qui peut probablement être remplacée par une autre pièce moins couteuse, plus légère. Henry Ford, adepte de l’obsolescence programmée ?
      * Je n’ai jamais vu une paire de chaussures normale durer plus d’un an en étant portée régulièrement. Quels salauds, les chausseurs ? Non. Il existe bien des chaussures qui peuvent durer plus, mais elles sont insupportables(ou, peut-être, absolument hors de prix , et je préfère largement changer de pompes tous les ans plutôt que payer 10 fois plus pour des chaussures que je pourrais peut-être garder 5 ans…)

      Tout cela est ridicule. Il est normal et judicieux de fixer un objectif de durée de vie raisonnable aux objets, des yaourts aux bagnoles et aux maisons, en passant par les ordinateurs portables et les e-guitares… Demandez que cette durée de vie de conception soit connue et vérifiable, oui, mais ne venez pas vous plaindre qu’elle existe, même en l’affublant du nom de « obsolescence programmée ».

    • Je m’y prend tard pour vous répondre je le sais mais votre commentaire n’a aucun rapport avec de l’obsolécence programmée…
      Exemple : Chez moi nous avons décidé de payer plus cher l’informatique.

      Resultat : Mon macbook 2011 a maintenant 2 ans et marche niquel. Et je l’ai payé 850 euros d’occaz (garantie un an avec 8 mois de garantie restants)

      Mac G5 de 2005 marche encore super bien.
      Mac pro 2006 niquel aussi.

      Je suis sur que j’ai payé en tout moins pour ces ordinateurs que des acheteurs PC à puissance égale, qui eux doivent remplacer des composants ou même l’ordinateur entier au bout de quelques temps.

  • Mais c’est vous qui êtes de mauvaise foi, cher johnny: vous ne voyez pas, ou ne voulez pas voir, que ce que vous considérez comme une obsolescence programmée n’est rien d’autre que l’expression de la piètre qualité de certains produits. Pourtant vous étiez bien parti avec votre exemple musical (moi-même … enfin bref!) J’en veux pour preuve que vous fustigez un laptop et bénissez une station de travail … si obsolescence programmée il y avait, les deux seraient tombés en panne à peu près au bout de la même durée, vous ne croyez pas? Ensuite, la complexification grandissante des voitures (par exemple) multiplie presque par autant le risque de pannes, alors forcément sur la durée, oui effectivement … mais ça ne corrobore pas la thèse de l’obsolescence programmée.

    Enfin, si le matériel cheap et pas cher (oui, désolé, je voulais la placer celle-là) est si mauvais, pourquoi l’acheter?

  • Les composants électroniques de nos jours sont largement plus fiables que ceux d’il y a 10, 30 ans (et je ne compare même pas la fiabilité d’un transistor aux tubes des radios & amplis d’antan), j’avais un collègues docteur en chimie qui passaient une grande partie de sa carrière à améliorer la fiabilité d’un seul type de composants (en l’occurrence les condensateurs électrolytiques). De même pour les composants automobiles où l’acier est bien meilleur, les procédés anti-rouilles bien mieux maîtrisés, les contrôles bien plus stricts… Croire que les produits de nos jours seraient moins fiables relève de l’ignorance et de l’aveuglement.

    De nos jours, si on jette tout en Occident, ce n’est pas à cause de l’obsolescence programmée, c’est à cause du rythme rapide des innovations et des phénomènes de mode et surtout parce qu’on ne répare plus rien vu que le coût du travail est devenu tellement cher par rapport au prix du produit que la réparation est économiquement absurde.
    Cela est un fait, massif et incontestable, contrairement à la propagande de l’obsolescence programmée, il suffit d’aller dans un pays pauvre pour le constater : tout se répare et les rebuts des pays riches y retrouvent une nième jeunesse, voiture, électronique, fringues…
    Ajouter à ça les mesures étatiques aberrantes où l’on encourage (avec l’argent du contribuable) le remplacement de produits parfaitement fonctionnels sous des prétextes fallacieux d’économie d’énergie, la prime à la casse ou les subventions aux chaudières en sont les parfaites illustrations.

    L’obsolescence programmée a donc bon dos, c’est un mythe, basé sur une lecture ultra-sélective des faits et la généralisation abusive de l’anecdotique et du sensationnalisme sur fond d’anti-capitalisme, anti-américanisme et anti-progrès. Si les journaleux en ont fait un film, c’est parce qu’ils sont assez ignares pour gober une telle foutaise qui colle bien à leur penchant idéologique gauchiste.

    Mais visiblement, comme dans toute bonne propagande, plus c’est gros, mieux ça passe.

  • désolé, mais la durée de vie ,des objets, des biens de consommation, est calculée

    j’ai travaillé dans le monde de l’industrie automobile et « allonger » la durée de vie des produits a un coût certain.

    Un moteur de camion est conçu pour faire des millions de kilomètres , pas le moteur de la voiture de monsieur tout le monde.(et ce n’est pas une question de taille)

    Les moteurs électriques qui équipent les automobiles en sont un bon exemple. Ils sont conçus et passent au banc d’essai pour tenir un certain nombre de cycles mais jamais pour une durée de vie indéfinie.
    La ligne d’échappement n’est pas en acier inoxydable mais faite dans une tôle revêtue qui ne durera pas dix ans
    Et ainsi de suite.

    Vous devriez aller bosser dans le monde de l’industrie et notammement dans les bureaux d’études.

    Donc, ne nous racontez pas d’histoire.

    Nos laves linge et autres appareils ménagers ne durent pas 20 ans demandez vous pourquoi.

    • Qu’on ne soit pas forcé de commercialiser, pour un prix modéré, quelque chose qui va durer éternellement, c’est une chose, et c’est franchement un évidence. Mais qu’on prenne des mesures actives pour raccourcir volontairement sa durée de vie, c’est une autre histoire, et qui demanderait tout de même à être prouvée. Quand j’étais petit les voitures de mes parents tombaient en panne. Moi, en 20 ans, je n’ai jamais eu de panne.

      Et puis, il y a une marque qui donne 7 ans de garantie, tout le monde peut acheter cette marque, ceux qui ne le font pas ont bien conscience de refuser l’offre de 7 ans de garantie de cette marque là (laissez moi vous dire qu’aucune marque n’avait la fiabilité pour prendre le risque de 7 ans de garantie, il y 30 ans).

      • ce qui prouve que la durée de vie ça se calcule !

        un constructeur propose cette garantie en calculant ce que celle ci va lui coûter .Car les coûts de garantie ça coûte très cher aux mauvais constructeur. C’est la concurrence qui oblige à « tirer » vers le haut, mais toujours avec des limites.

        Donc les constructeurs s’assurent que en matière de fiabilité et de durabilité ses produits ont été bien définis.

        • Nous sommes d’accord sur ce point et c’est pour ça que je n’ai pas dit le contraire. Les constructeurs cherchent à donner au véhicule la durée de vie la plus longue possible*, certes dans la limite des contraintes de coût (sous peine de perdre des parts de marché), alors que ce que prétendent les gens qui montent en épingle « l’obsolescence programmée », c’est que les industriels minimisent sciamment cette durée de vie, ce qui n’est pas du tout la même chose. Percevez vous la nuance ? Calcul de durée de vie dans un but de maximisation vs. calcul de durée de vie dans un but de minimisation ?

          *: Suffit de voir la torture à laquelle les prototypes sont soumis en zone très chaude (souvent la Death Valley), et très froide, au Nord du cercle arctique.

          • « et passent au banc d’essai pour tenir un certain nombre de cycles mais jamais pour une durée de vie indéfinie. »

            Putain mais le nombre de connerie que sortent le commun des mortel c’est hallucinant.

            Pour un smic tu veux une machine à laver qui dure 10’000 ans alors que tu serais infoutu de la construire même si tu y passait 1000 ans (bonne chance avec l’extraction minière, le raffinage, la forge, l’électronique (silicium, gravure, câblage) etc. etc.)

            On devrait renvoyer en forêt une bonne moitié de la France, les râleurs qui veulent tout pour rien tellement ils ont été gâté, pourri par tout ce que leurs à procuré une civilisation sur laquelle ils ne cessent de chier jour après jour.

    • Bonjour monsieur,
      je suis journaliste à France 2 et je prépare un reportage sur l’obsolescence programmée. Votre témoignage m’intéresse. puis je vous contacter par téléphone ?
      Je vous laisse mes coordonnées
      Tel : 06 80 31 42 91
      Cordialement,
      Sophie Rodier

  • Salut,

    Dans l’obsolescence programmée, le plus dégueulasse, ce sont les puces électroniques qui sont programmée pour faire tomber l’objet en panne après quelques milliers d’heures. Alors que le produit est encore fonctionnel. Il existe, près de chez moi, un ingénieur qui aide et combat ce genre de pratiques en mettant la puces sur un nombre infini d’heures.

  • l’obsolescence programmée et réel j’ai eu le problème sur une imprimante espson qui ne voulais plus fonctionnée
    Un petit génie de l' »informatique à trouvé le  »prédateur » après de longues heures de recherches et à dépanner sans problèmes avec un petit logiciel de conception russe et mon imprimantes fonctionne à nouveau depuis plus de 4 années après sa panne
    aller sur ce lien pour télécharger le logiciel
    http://www.discount35.com/Blog.asp?ItmID=7424

  • Que le reportage d’arte ne soit pas irréprochable, admettons. Mais les arguments de cet article sont souvent d’une mauvaise foi consternante. Comment par exemple un agrégé peut-il sérieusement avancer qu’une société pourrait vendre des bas à 100€ sans se rendre compte de l’énormité de cet argument ? Et pourquoi autant recourir à la caricature ? Les plaquettes d’une 2cv n’ont jamais été à changer tous les 10 000km, le documentaire d’arte n’a jamais dit que le passé était idyllique, etc.
    Le pire, pour ce prétendu spécialiste, est l’erreur de perspective. Le manque de fiabilité de bon nombre de produits pose un vrai problème à la fois de consommation et d’écologie et il est bien normal que le citoyen s’en préoccupe. Alors l’épouvantail qui consiste à parler de « mythe » – même s’il est toujours possible de relativiser le problème – est aussi grotesque qu’hors-sujet.

    • C’est assez drôle de voir le point de vue de chacun… sommes toutes… il y a une réalité que l’on retrouve quand même au tournant de vos conversations.
      obsolescence programmée… je dirais : oui
      je suis électricien et surtout dépanneur . il m’arrive de commander des cartes et autres circuits de remplacement alors que les appareils sont encore de bonne fraîcheur, voire de très . Du reste c’est toujours un problème de carte …et pour vous dire… après beaucoup d’appels téléphoniques auprès des constructeurs … certains m’ont confié qu’elle était pour une durée d’heures, donc on se fout de l’état de la machine…on privilégie la durée programmée de vie estimée.
      Pour preuve, et pour citer un exemple dit plus haut, les réfrigérateurs de l’époque de nos parents n’étaient pas garantis 2 ans et les vendeurs ne cherchaient pas à vous vendre une pauvre garantie de 5 ans sur un appareil qui tombera à tous les coups en panne au milieu de celle-ci. Et d’ailleurs en tant que consommateur et utilisateur je choisis comme tous des marques « fétiches » ou « réputées » après connaissance d’avis de consommateurs et pour avoir un frigo de plus de 300 L de marque LG qui arrive aujourd’hui à saturation niveau coups, bosses et rayures (j’ai envie d’en changer pour un plus esthétique) j’ai cherché à racheter le même mais la marque l’a arrêté puisque non rentable (vit trop longtemps). C’était pourtant la rolls des réfrigérateurs j’avoue qu’en 12 ans les produits dont la DLC est passée depuis 1 mois (juste pour info une poche d’endive 30 jours, un yaourt nature environ 45) restent de bon aspect et consommables comme au premier jour, je me suis d’ailleurs, pour l’instant, un peu résigné à le garder (bien que moche)… TOUT ÇA POUR VOUS DIRE QUE 1 FRIGO = 7 TÉLÉPHONES PORTABLES EN TRÈS BON ETAT QUI N’ONT EU AU FINAL QUE DES PANNES PROGRAMMÉES PAR LES FABRIQUANTS ET POUR PREUVE J’AI APPELÉ PLUSIEURS FOIS POUR UNE PANNE DE CHARGEMENT HTC QUI APRES UN RAS LE BOL DE MES APPELS ONT FINIS PAR M’AVOUER QUE LES TÉLÉPHONES EN GROSSE MAJORITÉ N’ÉTAIENT FAIT QUE POUR DURER UNE DURÉE PROGRAMMÉE DE 24 MOIS ENVIRON;
      Le lobby téléphonique est tellement attaché à son rôle qu’il est rare aujourd’hui d’avoir un téléphone qui fonctionne 1 an durant (bien sûr il y a des exceptions mais ça reste une minorité).
      Voilà, sur ce, je suis impatient de lire les com des précédents dépositaires de messages sans fondements.

      • Bonjour DKPAC,
        je suis journaliste, je m’intéresse au sujet, je peux vous contacter?
        charlotte_rauch@yahoo.fr
        Merci!

      • « APPELÉ PLUSIEURS FOIS POUR UNE PANNE DE CHARGEMENT HTC QUI APRES UN RAS LE BOL DE MES APPELS ONT FINIS PAR M’AVOUER QUE LES TÉLÉPHONES EN GROSSE MAJORITÉ N’ÉTAIENT FAIT QUE POUR DURER UNE DURÉE PROGRAMMÉE DE 24 MOIS ENVIRON; »

        Vous êtes sûr de ne pas avoir confondu avec « ces appareils sont conçus pour durer 24 mois » ? Ca voudrait alors simplement dire que lorsqu’un fabriquant conçoit un nouveau produit, il prévoit de ne pas dépenser plus qu’il ne faut pour que l’appareil tienne une certaine durée. Par exemple si le produit coute moins d’un certain prix et qu’on estime par exemple que 99% des clients l’auront jeté avant cette durée, il est alors inutilement coûteux d’apporter plus de soin à la qualité. Le produit dure alors peu de temps, mais son prix est en contrepartie dérisoire par rapport à ce qu’il aurait été si sa durée de vie avait été jugée « acceptable » par nos pseudos journalistes.

    • « Le pire, pour ce prétendu spécialiste, est l’erreur de perspective. Le manque de fiabilité de bon nombre de produits pose un vrai problème à la fois de consommation et d’écologie et il est bien normal que le citoyen s’en préoccupe. Alors l’épouvantail qui consiste à parler de « mythe » – même s’il est toujours possible de relativiser le problème – est aussi grotesque qu’hors-sujet. »

      Les choix actuels des sociétés qui consistent à vendre des appareils bas de gamme pour pas cher sont la conséquence des choix des consommateurs, ce qui est logique : on ne va pas dépenser 1 bras pour s’acheter un appareil qui dure 20 ans alors qu’on en changera probablement dans quelques années pour un plus moderne, il est beaucoup plus rationnel de dépenser peu pour un truc plus bas de gamme (problème qui existait moins à l’époque où les innovations étaient de toutes façons rares et où on était certain de ne pas vouloir en changer pendant des lustres). Du coup, les producteurs se sont adapté en privilégiant la merde pas chère au matériel fiable mais hors de prix.

      • moi il m’a bien fait rire ce reportage avec cette dame qui utilise encore une vielle machine à écrire de l’âge de Pierre. On était vraiment dans le ridicule absolut.

        • On dirait un article de propagande.
          L’obsolescence programmée c’est prouvé depuis longtemps déjà.

          Au lendemain de la Première Guerre mondiale un accord secret de Philips, GeneralElectric et Osram s’accordent pour limiter la durée de vie de leurs ampoules, dans l’unique but de « stimuler la consommation ».

          Aujourd’hui c’est Partout! Construire moins fiable, moins durable, non réparable. C’est la clé pour vendre toujours plus. Ou créer un effet de vieillissement prématuré en « démodant » les produits.
          Tout ceci est de la consommation forcée;

          Un exemple frappant (et qui marche) est Apple, avec des produits quasi non réparable, SAV obligatoire.

          Aujourd’hui on s’aperçoit clairement que toutes les TV (Bas et Haut de gamme), sont construites à l’encontre du bon sens, mais toujours dans le même but… Des condensateurs placés juste à coté d’un autre composant qui chauffe particulièrement, le résultat est sans équivoque ! etc.etc

          Au-delà du « c’est bien pour l’économie » « c’est bon pour les affaires » on peut dire que c’est une honte, pure. Parce que jamais, nous simple consommateur, on y gagnera, au contraire avec le temps de telle pratique seront si répandu, si implanter dans nos têtes qu’on pensera que finalement c’est tout à fait normal; que pour faire tourner l’économie d’un pays il faut obligatoirement passer par ce genre de pratique. (d’ailleurs est ce qu’on peut encore parler de ‘pratique’..)

          Tout ça pour le bien des puissants.
          $

          • et encore, vous avez oublier le complot judéo-maconique des gnomes de Zurich pour provoquer des guerres et tout détruire, pour qu’on puisse tout reconstruire pour enrichir les banquiers. Et le World trade center, dynamité parce qu’il était trop solide malgré sa conception prévu pour s’écrouler tout seul 🙂

            Non mais sérieux… vous viviez dans quelle planète ? Mon grand père passait son temps chez le garagiste, et ses voitures étaient mécaniquement mourantes au bout de 80 000 km. Ma voiture voit le garagiste une fois par an et reste quasi neuve avec ses 120 000 km. Je n’ai pas de télé, seulement des écran d’ordinateur, qui durent tous minimum 2x plus longtemps que les « téléviseurs » de mes grands parents, tout en me coutant quasi rien. Alors il y a cerainement des industriels assez cons pour fabriqué des objets fconçus pour durer peu, mais leur survie est menacé : après avoir eu un ou deux machin moulinex qui pétait en un an, je suis passé chez Seb… et je n’ai sans doute pas été le seul : moulinex est mort peu après.

            « obsolescence programmée », c’est juste le nom infamant qu’on a inventer pour diaboliser le progrès.

  • bon je ne suis pas tout a fait d’accord, il ya certains produits qui le sont, tels que des imprimantes(epson) qui ne marchent plus aprés un nombre exact de tirages defini par le constructeur programmé dans la puce de l’appareil, et qu’un simple flashage corrige le probleme,
    http://www.24pm.fr/maison-ecologique/ordinateurs/781-debloquerreparer-une-imprimante-epson-stylus

  • Il faut vraiment être un économiste pour réfuter l’omniprésence de l’obsolescence programmé dans notre société de consommation.

    Tout le monde vous le dit, spécialement ceux qui travaillent pour l’obsolescence. Ceux qui doivent à contre-cœur concevoir des produits à durée très limitée.

    Continuer de croire à vos mensonges d’économiste et consommez si ça vous rend heureux.
    Moi j’ai choisi de regarder la vérité en face et ce n’est pas beau à voir.

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