L’immigration libre, ennemie du socialisme

La liberté d’immigration est une valeur du socialisme, nous rabâche-t-on

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L’immigration libre, ennemie du socialisme

Publié le 16 juillet 2011
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Notre premier article sur l’immigration (Vincent Bénard) ayant suscité des réactions nombreuses, nous proposons à nos lecteurs un autre article sur la liberté de circulation et le socialisme. Bonne lecture!

La liberté d’immigration est une valeur du socialisme, nous rabâche-t-on. Pour preuve apparente, dès qu’un nouveau parti voit le jour en Communauté Fr… pardon, Fédération Wallonie-Bruxelles et qu’il possède une analyse économique un rien libérale, il se fait immanquablement noyauter par les extrémistes et autres islamophobes de tous bords.

Nous mêmes, nous avons pu constater que quelques-uns de nos soutiens s’étaient engagés dans cet absurde combat anti-libéral qu’est l’immigration « choisie ».

Pourtant, l’immigration libre qui est, pour le militant de gauche, un label à poser entre « éco-conscient » et « commerce équitable » n’est rien d’autre qu’une idée turbo-libérale, ultra-capitaliste et, très probablement, mangeuse d’enfants.

De Karl Marx qui voyait, en l’immigration, « L’armée de réserve du capitalisme », ainsi que Georges Marchais qui y voyait l’ennemi du prolétariat jusqu’au tandem PS-cdH qui y voit un bon-électorat-mais-faut-pas-trop-en-réguler-quand-même, la liberté d’immigration n’a jamais été appréciée de la gauche politicienne à tel point qu’on se demande comment les libéraux, qui ne sont ni de droite ni de gauche, ont-ils pu perdre leur légitimité dans ce domaine?

La raison principale est, tout comme pour le cannabis, que les libéraux politiques se sont faits phagocyter idéologiquement au point d’en oublier d’être… libéral. En rentrant dans cette caricature qui est véhiculée comme un lieu commun et admise par trop de personnes y compris ceux qui s’en réclament; le libéral est un méchant patron liberticide qui n’aime que l’argent et lui-même.

Il n’y a pourtant rien de plus purement libéral que la liberté d’immigrer. Bastiat affirmait que toute théorie bonne pour un pays est bonne pour un village. Combien de temps donneriez-vous à un village où les gens peuvent partir mais ne peuvent pas rentrer, à l’instar de l’Europe? A contrario, pensez-vous que si la main d’œuvre affluait et que l’immigration amenait le savoir-faire des hommes, ce village ne prospèrerait pas? Et si l’immigration devait être régulée, quel critère objectif valoriserait un homme plutôt qu’un autre en assurant la diversité nécessaire à l’épanouissement d’une société?

Il n’y a pas de critère catégorique, pas de raison absolue, pas de moyen infaillible de définir les besoins d’une société en hommes si ce n’est en laissant chacun s’y expérimenter, y chercher sa place et la quitter s’il n’y trouve pas son bien-être.

On s’indigne à présent contre les politiques flamandes qui subordonnent la location d’un logement social à la réussite d’un examen de néerlandais y compris dans les communes de la périphérie bruxelloise où les francophones, pas moins belges qu’eux, sont parfois majoritaires. C’est pourtant assez logique.

Si vous laissez les politiciens mariner entre eux trop longtemps sans apport d’idées, il s’y développe une horrible moisissure nauséabonde. Pour bien faire, il faut touiller sans arrêt pour décoller les germes de « politique politicienne ». Le problème c’est que la moisissure se répand très vite et, à force d’admettre qu’on peut demander n’importe quoi à un étranger parce qu’il n’a pas la bonne nationalité, ils en viennent à coller en profondeur à cette idée. Plus moyen de ravoir le débat même en grattant. Elle s’est à présent étendue à des séparations fictives comme les frontières linguistiques et votre méchoui politique est bon pour la poubelle.

Les plus à dro… moins libér… plus conserv… Certains d’entre-vous me diront alors: « Oui mais les étrangers viennent pour voler le pain des belges en s’attaquant à notre sécu à l’aide de leurs 12 enfants et de leurs 5 femmes ». Ce n’est même plus du lieu commun, c’est admis par toute la classe politique et la survie de la sécu est la raison principale pour laquelle l’immigration trop importante est mal vue des quatre partis franco-socialeux. Combien de fois n’ai-je pas entendu des bons libéraux me dirent amèrement qu’ils ne verraient aucun problème à l’immigration libre le jour où la sécu chutera?!

C’est probablement qu’ils prennent le problème à rebrousse-poils. Si toute délivrance d’un montage étatiste à une situation de liberté est très douloureux alors que l’inverse est très facile par simple principe d’entropie, on ne sortira pas de la sécu sans y laisser quelques billets voire des faillites et des situations difficiles. Ce système intenable, colmaté sans arrêt et qui crée des drames sociaux au compte goutte mais sans aucune issue possible laissant ainsi les personnes précarisées s’accumuler entre le coût de ce système paralysant le marché de l’emploi et l’incapacité de ce système à pourvoir aux besoins de tous, comme entre la faucille et le marteau, devra s’effondrer tôt ou tard et, à l’image d’un sparadrap qu’on enlève, le plus subitement possible sera le moins indolore.

L’immigration se trouve alors être la solution à cette énorme épine dans la patte du libéral. Lui qui aspire tant au choix de sa sécurité sociale, à une concurrence mettant en place des offres adaptées et gérées sans impératif électoral, des coûts diminués par de laborieux ingénieurs de gestion et une multinationalisation réductrice de frais et facilitant l’accès à ces assurances. L’ouverture inconditionnelle des frontières le plus tôt possible sera l’arrachage de sparadrap nécessaire qui fera tomber notre système social par la pression de ces vagues de personnes à la recherche d’une vie meilleure. Une telle mesure serait l’opportunité rêvée de montrer aux politiques réticents l’insolvabilité d’un tel système en les mettant devant le fait accompli et de rendre le retour d’un système de collectivisation des masses très difficile par l’instabilité des cotisants. Ce qui fait de la liberté d’immigration une des idées les plus importantes à véhiculer pour obtenir et conserver une société libre et émancipée des justifications politiques pour de tels prélèvements.

Certes, l’afflux soudain d’immigrés demandant, dans leur bon droit, l’accès au CPAS et aux soins remboursés mettra très fortement en péril le gouvernement et la notation de la dette belge, mais peut-on vraiment venir à bout d’une montagne sans se prendre de caillasses? A côté, les gains seront sans commune mesure: le rassérènement de la présence de l’immigré sur le territoire belge fera tomber un des piliers du clientélisme particratique; l’afflux soudain des travailleurs qui resteront après la chute de la sécu sera autant de producteurs de biens et de services en plus pour répondre à l’énorme demande générée par leur présence et, les coûts de production diminuant, l’accès aux richesses sera plus aisé autant pour le belge que pour l’immigré; le brassage culturel et intellectuel qui en résultera sera tant de nouveaux produits et de nouvelles techniques que le belge découvrira sans qu’une entreprise ait à investir d’énormes coûts pour rechercher et développer ce savoir et il reste bien d’autres raisons utilitaristes de justifier l’immigration.

Après tout, les puissances industrielles du XIXe siècle où l’ascenseur social tournait à plein régime étaient les terres d’immigrations mais, la raison la plus chère au vrai libéral et au libertarien, est simplement qu’aucun homme n’a le droit de limiter le déplacement d’un autre sur une terre qui ne lui appartient pas.

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  • « définir les besoins d’une société en hommes si ce n’est en laissant chacun s’y expérimenter, y chercher sa place et la quitter s’il n’y trouve pas son bien-être. »

    On a des statistiques sur le nombre de personnes qui retournent volontairement dans leur pays d’origine car ils n’ont pas trouvé leur place et leur bien-être dans la société belge ?

  • L’article de Vincent Bénard répond extrêmement bien sur les retours d’immigration. Un immigré qui aura parfois dépensé un crédit ou une cotisation s’élevant à plusieurs années de salaire ou ayant réussi à accéder dans des conditions clandestines terribles ne renoncera pas facilement à s’acclimater au pays qu’il pourvoyait même s’il n’y trouve pas sa place car il n’a pas l’assurance de pouvoir y retourner pour tenter à nouveau sa chance et a probablement des dettes ou des sacrifices à l’étranger. Qui plus est, renoncer après un tel périple peut-être perçu, par ses proches restés au pays d’origine, comme un constat d’échec de sa part sur les promesses qu’il avait fait ou qu’il s’était fait.

  • La frontière n’existe pas ? Allons donc. Allez dire ça aux Israéliens ou aux Japonais, par exemple. La frontière est un fait et une donnée anthropologique, constitutive de l’être humain, faut être un idéologue de première classe pour le nier.

    Au XIXème siècle, les prolétaires travaillaient 12 heures par jours, dormaient dans leur merde et logeaient à 10 dans une chambre, belle exemple pour parler d’ascenseur social.

    Brassage culturel et intellectuel? En France il y a un brassage culturel et intellectuel avec nos allogènes Africains qui nous peuplent depuis 40 ans ?

    Quel blabla pour masquer le vide intersidéral d’une idéologie qui porte si ostensiblement ses contractions.

    « Mais notre libéralisme, c’est la paix, vous c’est la guerre ! », j’entends déjà dire.
    Peut être? Mais à quel prix? Au prix de l’uniformisation des peuples à une forme de pense unique.
    Au fond, le libéralisme consiste à dire: « si tous les gens étaient comme ça et se comportaient comme ça, alors le monde serait merveilleux »…

    Il n’y a pas de pensée plus creuse, plus vide, plus primitive, derrière le masque du verbiage d’un Mises ou d’un Hayek.

    Cordialement.

    ps: nos « socialistes » tiennent exactement le même discours que vous sur la question de l’immigration, la « droite » aussi d’ailleurs.

    • Pratiquement pas une phrase où on comprenne à la fois où vous voulez en venir et sur quoi vous appuyez vos propos.

      Pour répondre au verbiage vaguement compréhensible :
      – XIXè : Comparez les situations, espérances de vie, durées de travail, mortalités infantiles, etc. des prolétaires au début et à la fin du siècle, ou les chances d’élévation sociale individuelle par rapport aux siècles précédents ;
      – Frontière : La survalorisation de la frontière n’est pas moins idéologique que sa négation. Elle est trop installée pour l’ignorer, mais pose trop de problèmes (gros euphémisme) pour ne pas militer pour en diminuer l’importance.
      – Socialistes/Droite : Une droite prônant l’immigration libre serait une nouveauté intéressante. Quant aux socialistes, comme le notait Hayek, ils se montrent toujours internationalistes en théorie, mais fortement nationalistes dès qu’ils accèdent au pouvoir, avec ce que ça implique en matière d’immigration. Elle révèle les limites de leur système en le menaçant d’explosion, aussi bien que celui des « gaullistes sociaux ».

      • « Après tout, les puissances industrielles du XIXe siècle où l’ascenseur social tournait à plein régime étaient les terres d’immigrations »

        Globalement, l’ascenseur social était nul pour la majorité de la population.
        Il y a eu, évidemment, durant ce siècle, d’importants progrès scientifiques dans tous les domaines.
        Effectivement, sous l’Ancien-régime, l’ascenseur social était quasiment inexistant* également. La société était structurée selon 3 ordres immuables ce qui apportait une grande stabilité.
        * Il y avait bien la noblesse de robe ou l’élévation par le mariage, et d’autres trucs mais bon…

        Les frontières me paraissent causer aucun problème à notre époque. C’est plutôt la transgression de ces saines limites qui provoquent des conflits.

        J’entends par « droite », non pas la droite contre-révolutionnaire, mais la droite libérale: l’UMP .
        Et par « socialiste », le PS, qui n’est plus socialiste depuis longtemps.
        J’affirme que ces deux parties ne font rien et ne veulent rien faire contre l’immigration.
        Le nombre d’immigrés n’a pas baissé depuis 10 ans, il a même augmenté (environ 200 000 par an). C’est la preuve que derrière le discours sécuritaire est protectionniste – que l’on relance suivant les occasions, en ce moment c’est Guérain qui s’en charge – les faits ne suivent pas.

        Point de vue gauchiste :http://www.youtube.com/watch?v=81Km-hdB2WQ&feature=player_embedded#at=52
        Point de vue UMPiste :http://www.dailymotion.com/video/xeebsm_nicolas-sarkozy-et-l-immigration-ch_news

        • Je ne vois pas bien comment on peut qualifier l’UMP de « droite libérale ».
          A ma connaissance aucun libéral ne trouve l’UMP libérale, même quand il y adhère (faute de mieux).
          Quant à savoir si l’UMP est de droite, on peut gloser longtemps à cause du flou que recouvre la notion (droite = ? ; soutient au gouvernement ? parti de l’ordre ? parti conservateur ? parti nationaliste ? …) mais il faut constater que tous les gens pour lesquels il y a un consensus assez clair pour dire qu’ils sont vraiment « de droite » finissent pas sortir de l’UMP (Boutin, Dupont-Aignant, De Villiers, …) parce que la ligne du parti — si tant aie qu’on puisse en identifier une — ne leur convient pas.

          • Je suis d’accord. Qualifier de « droite » le partie de l’UMP n’indique plus grand chose.
            Leur ligne politique est floue, comme pour la « gauche ». De toute évidence les véritables enjeux politiques sont masqués. Et, je partage totalement votre avis quand vous dites que les libéraux ne se reconnaissent pas dans l’UMP et sa politique.

  • II y a encore du progres a faire chez les liberaux, en effet avant de vouloir convaincre les autres, l’on doit soit meme maitriser un miminum les concepts.
    1′ rappel : Un liberal n’est pas concerne par le marche mais par le droit.
    2′ rappel: Tant bien meme l’on voudrais faire rentrer des considerations economique dans notre argumentation il faut garder en tete ce que Rothbard nous a appris : Tout ce qui est destructeur est injuste et reciproquement.
    3′ rappel: corrolaire du second, nous devons toujours raisonner en valeur subjective et donc resufer tout utilitarisme (celui-ci fixant arbitairement la valeur des choses).

    >A vrai dire un utilitariste coherant (si cela peu exister) doit prendre en compte non pas seulement tout les productions visible de richesses, mais aussi et surtout toute les aspirations des personnes a tout moment, puisque changent (ex: vivre avec des personnes d’une meme culture ou pas), d’ou il vera qu’a chaque violation de droit la richesse n’est plus caculable puisqu’il faudra qu’il prenne comme reference non pas ces propres valeurs pour calculer l’augmentation du bien etre, mais de TOUS les intervenants de l’action en question, il en viendra une impasse pratique et theorique a moins de reconnaitre le point 2′.

    Cela etant dit, l’Espace « publics » n’est en rien une propriete qui, en droit, ne devrait pas faire l’objet de discrimination comme toute d’autre propriete ou coopropriete « prive ». Un liberal n’est pas un communiste, il est sense avoir compris que la propripete est un droit a discrimine et que ce droit est la pour eviter les conflits qu’en a l’utilisation de cette masse tangible (qui n’est donc pas utilisable par quelqu’un sans en limite son utilisation par un autre). Ces droits on biensur pour socle le droit naturel.

    • 1/ Les libéraux n’ont pas à se reconnaitre dans la conception étriquée du juste de l’injuste de Murray Rothbard.
      2/ Aucun utilitariste ne se reconnait dans la carricature que s’en font les libertariens. L’utilitarisme fixe la valeur ultime, pas la méthode ou le mode de calcul. Subjectivisme et utilitarisme sont conciliables, et ont le mérite certes un peu déroutant de donner une doctrine beaucoup moins déterminée que le dogmatisme rothbardien.

      • Pouvez-vous devellopez ce que vous entendez par : « L’utilitarisme fixe la valeur ultime, pas la méthode ou le mode de calcul. »
        Je ne me pardonnerais pas de ne connaitre qu’une carricature des theses adverses.
        (desole de ne pas mettre les accents j’ecris avec un clavier anglais).

  • « Les puissances industrielles du XIXe siècle où l’ascenseur social tournait à plein régime étaient les terres d’immigrations »

    C’est tellement une évidence ! En France la période la plus prospère fut celle des « Trente Glorieuses », c’est à dire précisément celle qui a vu…… »l’immigration des algériens et des marocains » !! Sans parler de la période « d’avant-guerre » où l’arrivée « des italiens et des polonais » a également contribué au fonctionnement des entreprises (et donc à l’abondance économique), mais je crois qu’en la matière nous manquons tout simplement de MEMOIRE (poltiques et citoyens lambda confondus) !

    • Alors, là, monsieur, excusez-moi, mais: vous êtes un bouffon !
      Sans entrer dans les détails, vous confondez la cause et l’effet. Ce n’était pas l’immigration qui permit une plus grande prospérité économique, mais la surabondance d’emploi, du à une forte croissance, qui nécessita de la main-d’œuvre étrangère.
      Je vous permet de rappeler que nous sortions de la guerre et qu’elle a eu aussi son petit effet bénéfique sur la croissance.
      De plus, je répète, nous « gagnons » 200 000 immigrés pas an, depuis au moins 10 ans. Nous sommes endentés jusqu’au cou. Preuve est faite que l’immigration ne peut être un facteur à elle seule d’une croissance forte, évidemment (euphémisme).

      Sachez qu’il y avait avant-guerre des manifestations contre les métèques, déjà. Et que l’immigration a été voulu par les industriels et les politiques, le peuple a du subir. Ça c’était pour la MEMOIRE.

      De rien.

  • Quel magnifique article que « celui de Vincent Bénard » !!……

    Néanmoins je suis quand même en désaccord sur un point très précis (mais « un seul » !) : celui du principe de « ne pas accorder le droit à la scolarité des enfants d’immigrés ». Ceci est néanmoins « injuste » ! Pour une raison toute simple : ça n’est pas « l’enfant » qui a décidé d’immigré en France mais « les parents » (ou l’un de ses parents) et « a-t’il un autre choix que celui de les suivre » ?…….Alors à partir de là, est-il juste que « lui-même (qui n’est pour rien dans cette décision) en paie des conséquences qui peuvent s’avérer fâcheuses pour son avenir » ? Ce genre de proposition injuste (et d’un certain côté aussi « simpliste ») est le fruit indirect (et sans doute inconscient) d’un principe « conservateur » : celui prenant prétexte sur le fait que l’enfant est, jusqu’à sa majorité légale, mis « sous la responsabilité de ses parents » pour en faire un simple « objet » dépourvu de toute future « appartenance à lui-même » ! Or désolée mais si on est « pas conservateur » et qu’en conséquence on considère l’enfant comme « un être à part entière », il en découle qu’il a « ses propres droits », indépendants de ceux de ses parents, dont la base minimale est celui à « l’instruction primaire » lui délivrant « les bases de son intégration future » !

    Alors certains pourront à ce sujet jouer sur l’argument que le père n’est pas obligé de faire émigrer « sa famille entière » de suite, qu’il peut « commencer par laisser au pays sa femme et ses enfants » le temps de gagner suffisamment d’argent pour les faire venir « ensuite ». Oui, bien sûr…….Mais alors on peut poser la question suivante : est-ce juste que seul « un membre de la famille » ait droit à bénéficier de suite des bienfaits de l’immigration, en quoi « les autres » devraient-ils attendre plus longuement ? La question en tout cas mérite d’être posée……

  • Vincent nous dit : « L’immigration se trouve alors être la solution à cette énorme épine dans la patte du libéral. (…) L’ouverture inconditionnelle des frontières le plus tôt possible sera l’arrachage de sparadrap nécessaire qui fera tomber notre système social par la pression de ces vagues de personnes à la recherche d’une vie meilleure. »

    Non ! Ceci est véritablement illusoire. On ne changera pas la Sécu par sa destruction mais par la réforme. Notez que je tiens le même raisonnement à propos de l’euro, dont la fin brutale est ardemment désirée par quelques libéraux que je qualifierais d’impatients ou d’inconscients, quand d’autres, loin d’être libéraux, sont plutôt intéressés à l’affaire (les « vendeurs de peur », qu’ils soient financiers ou politiques).

    La probabilité qu’un système libéral puisse éclore sur des ruines est extrêmement faible. A la suite des catastrophes, les collectivismes ont toutes les chances de prospérer, les peuples, lorsqu’ils sont dans la détresse, ayant tendance à se jeter dans les bras des bonimenteurs qui leur proposent des boucs émissaires faciles et une pensée simpliste apte à regrouper les foules. Certains messages postés ici devraient vous alerter à ce sujet.

    Non, c’est par une réforme progressive, consciente, volontaire que l’on réduira la sujétion étatique dans les pays européens, et particulièrement en France. Certes, la menace d’une crise est parfois nécessaire comme boutefeu aux réformes. Mais c’est par la redécouverte individuelle des bienfaits de la liberté que chacun pourra de nouveau adhérer pleinement à la liberté, et au final, trouver insupportable les collectivismes. Sans ce socle d’adhésion indispensable, un système libéral ne pourra durer.

    • Oups, j’aurai dû écrire en introduction « Liberté Chérie nous dit ». Désolé pour cette confusion entre les auteurs.

    • « La probabilité qu’un système libéral puisse éclore sur des ruines est extrêmement faible. A la suite des catastrophes, les collectivismes ont toutes les chances de prospérer, les peuples, lorsqu’ils sont dans la détresse, ayant tendance à se jeter dans les bras des bonimenteurs qui leur proposent des boucs émissaires faciles et une pensée simpliste apte à regrouper les foules.  »

      Juste une question qui, je pense, n’a jamais effleuré votre esprit: ne croyez vous pas normal – autrement dit: humain, logique, nécessaire, sain – qu’un peuple, pendant une crise – économique ou autres – possède le réflexe de se regrouper, de se compter, de redire qui sont les amis et de déterminer les ennemis (essence du politique), de faire bloc autour d’un idéal mythique plus ou moins incarné?
      Ne pensez-vous pas qu’une telle attitude protectionniste (sens large) soit quelque chose de tout à fait bénéfique pour traverser une période difficile?
      Sans doute, pour le progressiste sans limite que vous êtes, ces comportement « ataviques » ne vous concernent pas, ils sont désués et porteurs de toutes les guerres et tous malheurs du monde, c’est ça?

      Le peuple a peur? Qu’il fut courageux ! 30 Ans, au moins, qu’on lui explique que la France n’est qu’un conglomérat de peuple, qu’on est tous des métisses, que le Français de souche est un mythe, que l’allogène Africain est une richesse pour lui, que ces-dits allogènes ne bouffent pas un rond, qu’ils sont en rien responsables de l’augmentation aberrante de la délinquance et de la criminalité.
      Viols, vols, meurtres, destructions, incivilités, tous les jours de partout en France, le blanc se fait agresser par l’arabo-négre-musulman sans réaction, AUCUNE, de nos politiques (regardez les faits et pas les discours) !
      Quel sont les intérêts des dirigeants des peuples Européens ? Pourquoi se sont-ils m’y à détruire les peuples ? Pourquoi l’histoire de France n’est plus enseigner correctement? Pourquoi les jeunes à 20 ans ne savent pas encore écrire Français? Pourquoi l’on fait croire que les vrais soucis en France, ce sont les pédés, le sort des femmes et les racistes ? Pourquoi les gens ne forment plus de communauté et vivent dans leurs coins, isolés, n’ayant plus comme horizon que leur travail et l’achat d’objets de consommations?

      Comment se fait-il que les Américains financent des associations sans-papieristes et immigrophiles dans des quartiers et des « zones difficiles », sur notre sol? Un budget de plusieurs millions de dollars pour « aider » les français à adopter le merveilleux système américain d’intégration, d’assimilation, et de discrimination positive. Quel philanthropie ces Amerlocs !
      Les Etats-nations sont pieds et poins liés par les banques, depuis plus de 30 ans ! Une fois élu, Mitterrand, expliquait à ça femme qu’il ne jouissait point du pouvoir, que c’était les banques et les financiers à la rapacité sans limite qui dictaient les mesures à prendre.
      Les Ricains se retirent d’Afghanistan ? Allons donc, Nicolas l’apatride n’a cas les imiter!

      L’Europe n’est pas une société de marchand petit-bourgeois, elle n’aspire pas à le devenir. Nous valons bien mieux que ça. Nous sommes en passe d’Américanisation. Rien de plus moche que de se faire acculturer par les vainqueurs, tels les Indiens par la Ricaille.

      Le peuple a peur ? Mais il devrait être terrifié! Terrifié!
      Discours simpliste ? Venant d’un libéral à l’esprit systémique, je me marre ! N’hésitez pas répondre aux quelques problèmes que je soulève, monsieur le libéral .

      ps: Je suppose que c’est bubulle de Turgot.

  • Il n’y aurait pas un problème avec le titre de cet article ??? quand on cherche les arguments qui vont dans son sens (l’immigration libre serait l’ennemie du socialisme) on reste un peu sur notre faim. Dommage.

  • Hum … La liberté ne peut être à sens unique.Tant que l’immigré change de pays à ses frais, et se noourrit de ce qu’il gagne, le bilan est positif. La très libérale Australie l’a compris, l’immigrant étant le bienvenu, à condition qu’il cautionne ses frais éventuels de retour, justifie d’un emploi et subvienne à ses besoins. Tout appel à l’aide sociale dans les 5 ou 7 ans vaut expulsion immédiate.

    Ici, on a confondu avec club med portes ouvertes, et collier-bar gratuit.

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