Pourquoi pas le Parti vert ?

Saviez-vous que le Parti vert est le seul à nous offrir des baisses d’impôts dès l’an prochain

Saviez-vous que le Parti vert est le seul à nous offrir des baisses d’impôts dès l’an prochain ?

On parle beaucoup du NPD au Québec, qui gagne en popularité selon les sondages. Pourtant, le Parti vert représente aussi une option pour les gens plus à gauche. Mais qui connaît son programme ?

Je ne ferai pas le tour complet de la plate-forme verte. Je veux seulement parler de la pierre angulaire du programme : la « taxe carbone ». Une redevance sur les émissions de CO2 de $50 par tonne, partout au Canada. Cette taxe permettrait d’ajouter environ $34 milliards aux revenus du gouvernement, selon les calculs du parti d’Elizabeth May.

La beauté de la chose, c’est que le Parti vert s’engage à retourner tout cet argent dans les poches des individus et des entreprises. Comment ? En réduisant du tiers les cotisations que vous et votre employeur payez en assurance-emploi et en régime de retraite public (RRQ au Québec). En permettant aux familles de partager (fractionner) leur revenu pour économiser de l’impôt, et en éliminant l’impôt à payer pour ceux qui gagnent moins de $20.000. Les verts offriraient aussi une remise pour les gens à faible revenu — genre de remboursement de TPS (*) — pour compenser les hausses de prix qui pourraient découler de leur « taxe carbone ».

Ça ressemble à l’idée de Stéphane Dion et des libéraux en 2008. Une bonne idée à la base, qui avait été mal communiquée par les libéraux, et bien torpillée par l’opposition.

La différence avec le NPD

Le NPD aussi a son « projet environnemental ». Il propose un système d’échange de permis de polluer, qui rapporterait 3,6 milliards la première année selon eux. Toutefois, la presque totalité des revenus servirait à créer une foule de nouveaux programmes et de crédits d’impôt ciblés — des « initiatives vertes ».

Dans les deux cas, on taxe les entreprises polluantes. La différence est que le Parti vert remet l’argent dans vos poches, alors que le NPD utilise l’argent pour lancer des nouveaux programmes.

On peut évidemment se demander comment les entreprises réagiraient à l’idée de payer une « taxe carbone ». Vont-elles déménager ? Refiler tous les coûts aux consommateurs ? (34 milliards, c’est presque l’équivalent de ce que rapporte la TPS en une année.)

N’empêche qu’une telle politique — taxer plus la pollution, et taxer moins le revenu des gens — gagne l’appui d’un nombre important d’économistes. Ceux-ci aiment rappeler qu’une politique environnementale n’est jamais parfaite, et comporte toujours un prix.

Le programme du Parti vert est teinté d’une obsession « verte », et comporte son lot de mesures discutables. Mais dans la mesure où les programmes et les chiffres de tous les partis peuvent être qualifiés, à un degré ou un autre, d’irréalistes, le Parti vert demeure le seul qui promet une baisse du fardeau fiscal des individus.

(*) La Taxe sur les produits et services ou TPS est une taxe sur la vente à niveau multiple introduite au Canada en 1991. Elle fonctionne à bien des égards comme les taxes sur la valeur ajoutée (TVA) qu’on retrouve en Europe.