L’accident nucléaire japonais révèle les limites de l’État

La crise nucléaire japonaise révèle les limites de l’action de l’État planificateur des années ’60

Il faut noter d’emblée que ce choc résulte de choix structurels des années 1960, difficilement réversibles au milieu de la crise.

Les centrales nucléaires de Fukushima étaient certes prévues pour résister jusqu’au niveau 7,9 avec une marge de sécurité supplémentaire.

Mais il est maintenant clair que le type de réacteur Mark 1 développé par General Electric aux États Unis et installé en 1971 et 1974 à Fukushima fait preuve de graves défauts structurels. Son système de refroidissement est vulnérable au double choc d’une coupure électrique et d’une inondation détruisant les pompes de secours. Son enceinte extérieure n’est pas assez robuste. Ensuite, la maintenance du combustible usé et très radioactif dans des piscines hors confinement au dessus des réacteurs (cas du réacteur 4) s’avère être une erreur en cas de crise.

La conjonction de ces vulnérabilités avec le tsunami menace pratiquement les six réacteurs de Fukushima Dai-ichi de graves explosions, fusions de réacteurs et fuites massives dans l’air, comme elles ont déjà commencé.

Cette situation extraordinaire révèle les limites des choix rationnels de l’État développeur dans les années 1960.

Lire la suite de cette analyse par Yves Tiberghien sur le site de Telos.

Ce paragraphe a été reproduit avec l’accord de Telos.