V comme vautour

Les verts–pastèque, les verts-millon, les verts-de-gris, les Hulot, Cohn-Bendit, Duflot et autres Corinne Lepage

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V comme vautour

Publié le 17 mars 2011
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Par Christiane Chavane

Ce qui se passe au Japon est abominable. Je ne vais pas y revenir, la presse en parle suffisamment. Ni passer l’une des innombrables vidéos disponibles sur le net, car au bout d’un moment cela s’apparente à du voyeurisme. Nous sommes tous ou nous devons tous être solidaires des Japonais dans cette terrible épreuve.

Hélas, selon le vieil adage qui dit que « le malheur des uns fait le bonheur des autres », les vautours sont au rendez-vous et se repaissent allégrement des drames qui touchent le pays du Soleil Levant.

Je veux parler des verts de tous poils et de toutes tendances : les vert-pastèque, les verts-millon, les verts-de-gris, les Hulot, Cohn-Bendit, Duflot et autres Corinne Lepage pour ne citer que les plus médiatisés.

V comme vert, V comme vautour.

(Illustration René Le Honzec)

 

Ayant perdu leur fonds de commerce avec le réchauffement climatique pas si avéré que ça, les voilà qui montent au créneau sur le nucléaire. Le Japon leur offre un motif pour redorer leur blason terni. C’est affligeant.

Non qu’il faille minimiser le problème : il est certes présomptueux de construire des réacteurs nucléaires dans une zone au risque sismique aussi élevé, et le risque d’un nuage radioactif est réel, même si le problème ne ressemble en rien à Tchernobyl et si les Japonais sont plus sérieux et plus responsables que les Soviétiques de l’ancien bloc communiste. Tchernobyl n’était pas un problème nucléaire mais un problème communiste : irresponsabilité, corruption, déni de l’individu s’approchant de l’esclavagisme, matériel vétuste poussé à bout et bricolé pour tenir le Plan, économies de bouts de chandelle et laisser-aller.

Bien sûr il faut se poser la question du risque nucléaire en zone sismique. Les Californiens par exemple devraient méditer là-dessus. Les Chinois aussi, qu’en raison de leur régime politique je crains bien plus que les Japonais et les Californiens. Le risque zéro n’existe nulle part. L’explosion d’une raffinerie de pétrole peut aussi causer des dégâts considérables (c’est d’ailleurs aussi le cas au Japon mais personne n’en parle). Un accident bien plus dévastateur que celui de la centrale de Fukushima est la destruction d’un barrage de rétention d’eau (dans la même zone de Fukushima). Personne n’en parle non plus. Souvenons-nous d’ailleurs de Fréjus en 1959, pour ceux qui auraient la mémoire courte et sélective, et là il n’y avait eu ni séisme ni tsunami. Pour les barrages aussi, le risque sismique existe. On peut construire pour résister à des séismes violents, mais celui du Japon est particulièrement violent. Jusqu’où les constructions antisismiques sont-elles efficaces ? Cela ne dépend pas que de la puissance du séisme mais de la proximité de son épicentre par rapport à la surface terrestre. Il faut aussi prendre en considération des répliques parfois très fortes qui interviennent alors que les bâtiments sont fragilisés. Le Japon continue d’ailleurs de trembler. L’île s’est déplacée de 2,40 mètres, ce qui donne une idée de l’ampleur du phénomène.

Notons que les dégâts que pourra faire un nuage de type Tchernobyl, si cela arrivait, ne sont rien par rapport au désastre du tremblement de terre et du tsunami lui-même, alors relativisons ! Et comme nous ne pouvons rien faire, espérons que les Japonais réussiront à reprendre le contrôle des réacteurs qui n’ont pas encore été concernés par des explosions, c’est-à-dire à les refroidir.

Faut-il, au nom du principe de précaution, supprimer les raffineries, les barrages de rétention, les barrages hydro-électriques, les routes car la route est dangereuse, et revenir à la bougie ? Mais une bougie peut mettre le feu. Il faut aussi supprimer les cheminées, ne pas s’éclairer et vivre au rythme du soleil (s’il y en a), ne pas se chauffer… Quel niveau de risque sommes-nous prêts à accepter et comment nous permettra-t-il de vivre ? En échange, combien d’années d’espérance de vie sommes-nous prêts à sacrifier ?

Avant de taper sur le nucléaire et de tout remettre en question, il convient de voir calmement comment cette crise sera gérée par les autorités japonaises. Tchernobyl a surtout tué ceux qui intervenaient dans la centrale parce qu’ils n’étaient ni correctement équipés ni suffisamment avertis des dangers, et les autorités soviétiques se sont fichues des populations locales comme de leur première paire de chaussettes (normal, en « communisme » seul le collectif compte, l’individu n’existe pas), ne les prévenant pas, ne les laissant pas partir et ne les traitant pas préventivement à l’iode. La désinformation a fait des ravages en Ukraine, aggravant les conséquences de l’accident. De même ont-ils mis un temps fou à avertir la communauté internationale. Il ne semble pas que les Japonais suivent la même ligne politique. Ils ont d’ailleurs déjà réagi en évacuant les populations les plus proches et en distribuant de l’iode.

Soyons vigilants, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, et cessons d’écouter les Cassandre verts, les catastrophistes, les marchands de peur, les adeptes du retour aux cavernes, bref, les Vautours. Nous n’avons rien à gagner et tout à perdre à refuser de vivre et de progresser par peur de notre ombre. Eux, en revanche, ont tout à gagner à nous faire vivre dans la crainte. Le système qu’ils appellent de leurs vœux porte un nom : le totalitarisme.

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  • R comme revisioniste.
    Cet article est magnifique, a peine entamme que le ton est donne ! Et bien il va pourtant falloir s’y faire : le rehauffement climatique est une realite, quant a l’incompetence communiste, la sous-traitance capitaliste n’a rien a lui envier !

  • Excusez-moi, mais.. ça va la tête?
    Vous êtes vulgaire.
    Pour la bougie, je m’y intéresserais bien plus à votre place…..!!!!!
    Plus de pétrole ==> plus de pétrole. Le génocide de l’énergie nucléaire a assez duré! Vous et votre ATOMobile tuez à tous les jours, évidemment, on voit pas les morts, vous les ‘rationalisez’.

  • Ce qui cause la pollution et le réchauffement planétaire (autobus, trains, tracteurs, etc) vient de l’ATOMobile. Pas d’automobile ===> pas d’autobus, et tout le monde sait qu’un autobus pollue plus qu’une automobile!
    Alors si vous êtes ATOMobile (vous vous déplacer comme un robot, en utilisant qu’une partie nucléaire de votre cerveau (1% du potentiel), essayez de vous intéresser aux autres civilisations, il n’y a pas que le communisme au monde.
    Il y a des civilisations qui vivent en harmonie avec l’environnement, qui se déplacent à pied et… qui ont du plaisir à vivre.

    • … donc vous prônez le retour à une société pré-industrielle : pas de véhicules automobile, pas d’électricité, pas de recherche scientifique, pas de médecine performante (on oublie les radios, les scanners, les irms, etc…), pas de médicaments, pas de voyages même à moyenne distance.
      Un retour au XVIIeme siècle, au mieux.
      Effectivement, ce peut être vu comme une bonne chose, par certains côtés. Par exemple, on oublie le risque de sur-population, bien sûr. Et on vit en harmonie avec la nature. Très bien.
      Bon, on aura un espérance de vie de 40 ans, mais certains chanceux vivront tout de même jusqu’à 80 ans.
      Pourquoi pas, après tout ?
      C’est un choix.
      Mais il doit être fait en pleine conscience et en connaissance de cause.
      Alors, utilisez un peu plus de 1% de votre cerveau, et revoyez vos propositions.

  • Le réchauffement ou le refroidissement ?
    Je crois qu’aux dernières nouvelles, c’était de refroidissement dont les « scientifiques de l’ONU parlaient. Provisoire peut être mais effectif.
    Je me demande quel est l’abruti qui a inventé la machine à vapeur (premier réchauffeur climatique);
    C’était mieux avant, la pollution était « naturelle » au moins et la population « naturellement » régulée.
    IL est vrai que si les « capitalistes sous-traitant » japonais avaient été plus écolo à la mode marxiste, ils auraient eu l’intelligence de mettre leurs centrales sous le niveau de la mer. Comme ça, ni vu ni connu et plus de problèmes de refroidissement ; Les communistes ont réglé ce problème depuis longtemps dans la mer ce Barents je crois.
    Les réacteurs nucléaires militaires y sont refroidis en permanence et pour des siècles et, si on ne regarde que les apparences, pour pas cher.
    Sauf les populations locales qui ne représentent que quelques individus sur 100 et quelques millions de russes et ceux qui s’alimentent du poisson local mais « y savent pas » vu que ce n’est pas marqué sur l’étiquette » légale » alors pas de problème.
    C’est cela l’intelligence « collective » : la mort par pathologie inconnues y est plus naturelle- ment acceptée

  • @ Before
    Désolé, nous pronons la liberté de choix. Si vous voulez être abonné, libre à vous. Qu’on laisse ceux qui ne veulent pas du ‘modernisme’ tranquille.

    • Mais on vous laisse tranquille, personne ne vous oblige à avoir un PC bourré de pétrole et de matière minière rare venu de l’autre bout de la planète à grand renfort de ressources fossile.

      Soyez cohérent un peu et retournez en forêt, il y a des millions de km2 ou vous pouvez chasser et vivre très exactement comme vous le voulez.

      Pas encore parti, même pas l’intention de partir en fait ?
      Vous êtes un guignol !

  • @ before de plus, pour l’espérance de vie, je m’excuse, mais où est la vie dans ce désert nucléaire?
    L’augmentation de l’espérance de vie liée à la ‘médecine’ moderne est pure illusion. Vous vivez dans le noir, trop occupés le jour à répondre à des catastrophes sans cesses présentes, et la nuit, vous vous suicidez aux somnifères. C’est une demi-vie, pas une vie. Vous êtes en état de congélation.

  • « mais où est la vie dans ce désert nucléaire? »

    « La nature semble, de manière surprenante, avoir repris tout ses droits (images d’une ruines envahie par les plantes). À Tchernobyl (rennes en gros plan), la zone interdite abrite (blaireau) de nombreuses espèces d’animaux sauvages, dont certaines totalement absentes avant l’accident (images de lynx puis ours). Plusieurs ours s’y sont installés, il est très fréquent de voir des sangliers, des biches, des cerfs ou des chevreuils (tous ces animaux sont successivement montrés). Les oiseaux nichent même sur le sarcophage de béton (idem) qui recouvre le réacteur défunt à des niveaux de radioactivité un million de fois la normale. Mais surtout (…) tout ces animaux semblent en parfaite santé. La zone de Tchernobyl abrite en particulier une espèce de mammifère extrêmement rare, quasiment éteinte sur la planète tellement elle est chassée par l’homme : le cheval de Przewalski (on les voit, mais seulement après une petite errance dans des paysages champêtres : ils gambadent) ».

    Pour le désert nucléaire, il faudra repasser!

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