NTIC et révoltes arabes

Cet élément constitutif du pouvoir qu’est l’information est désormais à la portée des individus et, plus encore, des groupes

L’impact des TIC sur les modes de production du politique avait déjà été notée aux Etats-Unis ou en Chine, mais leur rôle central dans les révolutions de Tunisie et d’Egypte révèle l’ampleur du changement de paradigme.

Certes la cause première de celles-ci est le ressentiment, la frustration, l’aliénation de larges parties de la population. Mais comme dans une réaction chimique, la révolution numérique est le catalyseur des révolutions politiques.

En permettant à des individus isolés, atomisés, impuissants face à un régime répressif, de s’associer, de se regrouper, de se mobiliser, elle donne une dimension nouvelle à la définition, proposée par Hannah Arendt, de l’essence du politique comme la capacité humaine à ne pas simplement agir, mais à « agir de concert ».

Lire la suite de « Révolution numérique » et révolutions politiques, par Pierre Buhler, sur le site de Telos.

Ce paragraphe a été reproduit avec l’autorisation de Telos.