Les filles aiment-elles Palin?

Lle candidat républicain pour 2012 ne sera pas Sarah Palin, mais un ami de Sarah Palin

Maintenant que les élections de mi-mandat sont passées, les conservateurs Américains tournent leurs esprits vers la course présidentielle de 2012. On entend parfois qu’il y a rareté de talents au parti républicain, mais ce sont des balivernes. J’y vois plein de personnes capables et éloquentes : Maroc Rubio, Chris Christie, Paul Ryan, Mitch Daniels. Mais le nom qui agite les débats les plus chauds est Sarah Palin.

La droite Américaine tombe dans trois grands camps : ceux qui soutiennent Palin sans faire d’histoire ; ceux qui l’apprécient mais qui croient qu’elle est inéligible ; et ceux à qui l’idée de « Palin 2012 » donne des frissons.

Le dossier contre la belle d’Alaska sera déjà familier au lecteur Européen. Après avoir fait un discours saisissant à la convention du parti républicain de 2008, elle a donné un paire d’interviews à vous faire grimacer. Il y a eu un moment douloureux où elle est tombée dans le panneau, quand un comique Canadien s’est fait passer pour Nicolas Sarkozy. Son style, que d’aucun trouvent ingénu, semble à d’autres populaire, au point d’irriter. Et bien sûr, les affaires étrangères ne sont pas exactement son point fort, ce qui est d’importance vu que, comme le dit si bien le Président Bartlett dans la série « West Wing », ça représente 80% du boulot.

Ses partisans rétorquent que le caractère est plus important que l’expertise. Ronald Reagan n’était pas un fana de politique, nous rappellent-ils. Au contraire, sa grandeur résidait dans sa simplicité. Ayant choisi un grand thème à la maison (les réductions d’impôts et de taxes) et à l’extérieur (la défaite de l’URSS), il a refusé de se laisser distraire par les sophistes. Sarah Palin, argumentent-ils, serait une Ronald Reagan de nos jours*, non pas qu’elle soit capable d’utiliser une expression comme de nos jours*. Quoi qu’il en soit, ajoutent-ils, elle est en train d’améliorer son expertise : elle vient de faire une critique Friedmanienne de la politique monétaire Américaine, qui a été très bien reçue.

Le camp du milieu est, pour l’instant, le plus grand. La plupart des conservateurs Américains aiment et admirent Sarah Palin, mais se demandent si viser la maison blanche est la meilleure utilisation possible de ses talents. Ils se tracassent à l’idée que sa candidature pourrait galvaniser les démocrates. Il se demandent s’il était bien sage de passer de gouverneur de l’Alaska à présentatrice de télé un peu dispersée. Ils se soucient, en particulier, de savoir si elle aliène les électrices (Est-ce la cas? Je serais intéressé de lire les commentaires de mes lectrices).

Bien sûr, le processus des primaires déciderait de tout celà dans un sens ou dans l’autre. Soit Mme Paline gagnerait, surmontant de façon démontrable qu’elle peut surmonter ces points négatifs ; soit, en échouant à obtenir la nomination, elle ferait monter l’enthousiasme de nombreux conservateurs en faveur de l’heureux élu. Ah, les primaires, n’est-ce pas tout simplement génial?

En ce qui me concerne, je pense que le candidat républicain pour 2012 ne sera pas Sarah Palin, mais qu’il sera un ami de Sarah Palin : quelqu’un, autrement dit, qui aura son soutien personnel et qui bénéficiera de sa puissance dans la levée de fonds. Qui ça? A vous les commentaires.

*: en Français dans le texte.

Un article repris du blog de Daniel Hannan hébergé par le Telegraph, avec l’aimable autorisation de son auteur.