La légalisation du cannabis avance… aux USA

Publié Par Édouard H., le dans Libertés publiques

Par Édouard H.

L’élection américaine du 8 novembre dernier a vu l’élection d’un candidat qui ne paraît pas avoir la liberté au cœur de ses préoccupations. Tout n’est cependant pas sombre et il y a de quoi se réjouir sur le front de la politique des drogues : 8 États ont voté pour libéraliser leur législation autour du cannabis.

Victoire contre la prohibition aux USA

En même temps qu’ils votaient pour l’élection présidentielle, la Californie, le Massachusetts, le Nevada et le Maine ont chacun voté pour légaliser le cannabis récréatif. La Floride, l’Arkansas, le Montana et le Dakota du Nord ont eux passé la première étape de légalisation du cannabis pour usage thérapeutique. Bien qu’une initiative de légalisation ait échoué en Arizona et que le cannabis reste prohibé au niveau fédéral, cela reste une large victoire pour le mouvement de lutte contre la nocive et liberticide prohibition des drogues aux États-Unis.

Barack Obama l’avait annoncé dans une interview sur HBO : si l’initiative de légalisation passait en Californie, la prohibition au niveau fédéral « ne serait pas tenable ». Avec 37 millions d’habitants, la Californie — l’État le plus peuplé du pays —, la prohibition du cannabis au niveau fédéral paraît maintenant politiquement difficile à maintenir.

Bien que légal pour usage thérapeutique depuis 1996, le cannabis restait avant ce vote interdit en Californie pour usage récréatif. Le nombre de personnes arrêtées pour usage de cannabis en Californie entre 2010 et 2014 a atteint plus de 154.000. Face à ces injustices, la loi de légalisation qui a été votée inclut une innovation par rapport à celle d’autres États : elle prévoit un système d’effacement rétroactif des condamnations passées liées au cannabis.

Toutefois, à mesure que le cannabis sort progressivement de l’économie souterraine des États-Unis pour rejoindre l’économie légale, certains problèmes demeurent. En effet cette nouvelle économie a du mal à obtenir le moindre service auprès des institutions bancaires, ce qui peut créer de lourds problèmes pour gérer les finances d’une entreprise, la paie des employés. Au niveau fédéral le cannabis est classé dans le « Schedule 1 » des drogues (le plus restrictif), ce qui dissuade les banques d’approcher ce secteur. Les entrepreneurs du cannabis ont toutefois espoir d’arriver à convaincre des banques de taille petite et moyenne de s’intéresser à ce marché malgré les risques.

Au Colorado, qui fut le premier État à légaliser le cannabis à la fois pour des usages médicaux et récréatifs, un nouveau rapport révèle que cette nouvelle industrie légale a généré 2,39 milliards $ en 2015 et emploie maintenant plus de 18.000 personnes à plein temps. En outre, Denver, la capitale de l’État, a voté pour légaliser l’usage social du cannabis dans des lieux commerciaux comme des bars, des studios de yoga ou des galeries d’art. Les lieux privés accueillant du public pourront bientôt demander des permis pour que leurs clients puissent consommer du cannabis sur place.

Le délitement de la prohibition dans le reste du monde

Ailleurs dans le monde, des avancées notables pour la fin de la prohibition sont aussi à noter. Pour la première fois de son histoire le prestigieux British Medical Journal a appelé les médecins à pousser pour la légalisation des drogues. Dans cet édito publié le 14 novembre dernier, on rappelle à juste titre que « toutes les guerres entrainent des violations des droits de l’homme, et que la guerre contre la drogue n’est pas une exception ».

Les auteurs dénoncent la violence associée aux marchés noirs qui ont entraîné entre 65.000 et 80.000 morts au Mexique sur la dernière décennie, et citent des cas tragiques de mise en danger directe de la santé publique à cause de l’idéologie anti-drogue d’abstinence.

« Par exemple, des patients en Crimée sont morts après l’invasion russe car on les a forcés à arrêter de prendre de la méthadone, qui est vue comme de l’abus d’opiacés, et illégal en Russie. La promotion de l’abstinence par le gouvernement britannique aux dépens de traitements de maintenance a surement contribué à une multiplication par 2 du nombre de morts liés aux opiacés entre 2012 et 2015. »

Par ailleurs le très complet rapport annuel 2016 de la Global Commission on Drug Policy des Nations Unies a été publié et appelle une nouvelle fois à la fin de la pénalisation de l’usage et de la possession de drogues, ainsi qu’à davantage de recherche dans des modèles alternatifs de réglementation des drogues face à l’échec total de la prohibition.

Initiatives locales en Europe

À un niveau plus local, certaines villes osent progressivement démanteler les lois restrictives autour du cannabis. Tandis qu’à Zurich les consommateurs de cannabis pour des raisons médicales pourraient bientôt voir la méthode légale d’approvisionnement largement facilitée, à Berlin un modèle de légalisation partielle du cannabis devrait bientôt voir le jour.

En France, Emmanuel Macron a dévoilé dans son livre Révolution qu’il était en faveur d’une contraventionnalisation de la possession de petites quantités de cannabis, comme l’avait suggéré un rapport interministériel en août dernier. S’il faut saluer cette réflexion sur la politique des drogues, une contraventionnalisation ne changerait rien aux innombrables maux associés à la prohibition. M. Macron serait bien inspiré de prendre son courage à deux mains et d’oser proposer un modèle de légalisation totale similaire à celui des États américains.

L’actualité française nous rappelle par ailleurs cette impérieuse nécessité de changement. En effet, dans un papier publié hier 30 Novembre dans Libération, nous apprenons que l’affaire mêlant l’agence d’État des stups à un trafic de cannabis en France est d’une ampleur hors normes : 40 tonnes de cannabis ont été importées avec la complicité de la police, soit l’équivalent de la consommation française durant 2 mois. Pour combattre les trafics illégaux de drogues, l’agence en charge de cette lutte s’est donc résolue à en importer d’elle-même des quantités massives.

Nous vous avions parlé de cette affaire lors des premières révélations plus tôt cette année. Hier comme aujourd’hui, la conclusion reste la même : le fait que des marchés noirs illégaux créent une corruption endémique n’est pas nouveau, c’est une caractéristique inhérente de toute prohibition. Que la justice condamne les responsables de ce trafic ne changera rien et seule une libéralisation de la législation des drogues permettra de mettre un terme à ces scandales.

Cependant aucun autre candidat à la présidentielle n’a annoncé de tels souhaits. Personne ne veut remettre en cause d’une quelconque manière la désastreuse prohibition. À quand la liberté ?

  1. Pour la légalisation très encadrée… non pas par idéologie libérale mais par pur pragmatisme. La prohibition est un échec absolu. Il faut légaliser et encadrer, faite de la prévention, etc… et taxer! /////////////// Toutes les drogues. Plus la drogue est dure et dangereuse, plus la production/distribution doit être encadrée.

    1. au social libéral mais surtout totalitaire et en rien libéral :

      C’est justement cet encadrement que vous souhaitez qui est le responsable de tous ces maux …

      et le libéralisme, c’est une théorie du droit, pas une idéologie …

    2. Prévention, oui, bien sûr.
      Mais pourquoi encadrer fortement production, commercialisation, consommation ? Dans quel but ?
      Et pourquoi taxer ? Quel est le lien avéré et crédible entre prévention et taxation ?
      Où est la liberté (inhérente au libéralisme) dans un tel souci d’encadrement absolu ?
      J’ai une nouvelle fois du mal à voir la logique.
      Je dois être idiot, certainement…

    3.  » Pour la légalisation très encadrée…  »

      Vous voulez aussi que l’on encadre le marché des hamburgers et du coca coal au nom de la dangerosité des graisses saturées et du sucre?

      D.J

  2. Un nouveau secteur de capitalisme de connivence et une nouvelle machine a taxe qui va faire encore gonfler l’obèse ,en plus en abrutissant les gens et en les rendant accro aux taxes et à l’assistanat.

    Grande vis’ctoire pour la liberté : transformer la population en junkies de manière organisée et régulée.

    1. @ boulots ( boulet ?)

      Mais bien sûr, et comme l’alcool est en vente libre en France, tout le monde devient alcoolique.

      Il est bien connu que les gens sont des mineur irresponsables devant être mis sous la tutelle d’êtres supérieurs comme vous qui savaient mieux que les autres ce qui est bon pour eux.

      Sentiment de supériorité détestable et surtout ridicule …

      1. Ca n’a rien a voir : sans solution économique la « légalisation » est une machine à taxes et à déficit de plus.

        Bien sur que la prohibition ne marche pas et n’a aucun sens, bien sur que l’interdiction est une atteinte aux libertés, mais la légalisation revient à augmenter l’Obèse et la mise en dépendance de la population.

        Imaginez la voiture sans système d’assurance, mais une taxe à la place : c’est en pire ce qu’est la légalisation des drogues.

        On ne peut pas cautionner un sytème qui déresponsabilise complètement les gens au nom de la liberté, surtout quand ce système génère en plus un capitalisme de connivence.

        1. @ boulots :

          hors sujet : l’auteur ne cautionne absolument pas un système qui déresponsabilise les gens ou fait du capitalisme de connivence; Le libéralisme économique, ce n’est pas cela, il y a une 3 ième voie.

          Le problème vient de l’état, c’est tout.

          1. Légalisation = remplacement des gangsters par l’Etat = violence légale + taxes + .capitalisme de connivence.

            Remplacement de la peste par le choléra.

            Comme la somme totale du business (y compris les soins, les accidents…) est largement déficitaire, c’est qui qui paye ?

            Réponse : les contribuables (présents et futurs)

            C’est génial de libéraliser les drogues et ça ne coute rien : c’est l’Etat qui paie !

            1. « Comme la somme totale du business (y compris les soins, les accidents…) est largement déficitaire, c’est qui qui paye ? »

              Donc on ne peut pas légaliser les drogues parce qu’on a la Sécu ?

              1. Non, parce que la légalisation se fait sans aucun volet qui définisse la responsabilité.

                La secu n’est qu’une autre « legalisation » de plus qui déresponsabilise encore plus les gens et socialise encore plus.

                Sans mettre en place au minimum un système d’assurance (obligatoire mais pas monopolistique) c’est par défaut soit l’Etat, soit les victimes, soit les autres qui en subissent les conséquences.

                Bref, c’est toujours les autres qui paient et qui en subissent les conséquences sans rien demander à personne.

                Clairement, je vois pas pourquoi je dois payer des fonctionnaires, des cures de desintox, des salles de shoot, des soins, ni même des procès pour les abrutis qui ont explosé la tete de leur fille de 3 ans parcequ’ils étaient raide défoncés.

                Faites le parallèle avec la voiture : permis + assurance + responsabilité.

                Quoiqu’en France, le coté responsabilité soit largement absent et remplacé par des taxes (code de la route, radar…)

                1. Vous oubliez peut etre mais 3 M roule sans assurance et c’est toujours les autres qui payent pour ceux la

                2. Alors que, en revanche, la prison et les policiers, c’est gratuit, n’est-ce pas ? Ah oui c’est vrai, c’est l’Etat qui paie !
                  http://www.drugsense.org/cms/wodclock
                  et bien sûr, la prohibition n’a certainement pas de coûts indirects !
                  http://pro-control.org/businesspersonsguide.pdf

                  D’ailleurs, selon votre raisonnement, on peut justifier d’interdire la pétanque – du moins jusqu’à abolition de la TVA sur les boules et du remboursement par la sécu des accidents y liés.

                  Félicitations : vous venez de développer un argument justifiant un Etat totalitaire de type camp de concentration.

            2.  » C’est génial de libéraliser les drogues et ça ne coute rien : c’est l’Etat qui paie !  »

              En quoi l’état paierait dans un marché libéralisé. Vous ne savez pas ce que veut dire de libéraliser un marché?

              D.J

            3.  » Comme la somme totale du business (y compris les soins, les accidents…) est largement déficitaire, c’est qui qui paye ?

              Réponse : les contribuables (présents et futurs)  »

              Parce que la prohibition ne coûte rien aux contribuables? Avec la prohibition vous avez non seulement les coûts médicaux ( parce que les drogués non pas disparu avec l’interdiction ) mais en plus vous avez les coûts administratifs lié à la lutte contre les trafiquants. Les coûts liés aux frais de justice et d’incarcération pour les trafiquants et les frais médicaux de toutes les blessés issues de la guerre entre trafiquants.

              D.J

    2. Bonjour SB,
      Vous supposez que la dépénalisation implique un lourd systeme de taxation : en ce sens, le capitalisme de connivence, les abus, la corruption et tout le bastringue qui découlerait d’une telle « politique » sont bien connus, c’est évident.
      Pour autant je pense que la bonne solution, simple, élégante, peu préjudiciable à la société dans son ensemble, est un dépénalisation et une dérégulation totale pour toutes les drogues. Cannabis, crack, meth, alcool, tabac, anxyolitiques, Plus Belle la Vie, que sais-je encore…
      Sans cadre excessivement et surtout sans interférence sur les prix (sans taxation autre que la TVA, colle pour le beurre ou les chaussettes), alors on aurait un commerce standard, sur des produits recherches par les consommateurs, qui ouvrirait probablement un petit fragment de croissance économique durable.
      Au passage, une absence de taxation morale et punitive (a l’instar de celle sur le tabac ou l’essence) finirait par replacer l’équilibre delinquant/commerçant vers un point engendrant moins de violence, moins de délinquance induite, moins de criminalité.
      Le prix à payer ? Convenir que certains abuseront des produits en question, et que c’est mauvais pour eux. Mais ils abusent déjà, c’est déjà mauvais pour eux.
      Reste le problème de santé publique, et il ne saurait été traité via des taxes et une politique répressive : le tabac non en donne le contre-exemple parfait.

      1. Vous n’avez fait que la moitié du chemin : les dégâts collateraux sont ou peuvent être énormes (accidents, dégâts en état d’ivresse ou de vol plané) en plus des imbeciles qu’il faut protéger contre eux même, qui se font manipuler, des enfants, etc…

        En tout cas ces substances ne sont pas anodines et il ne faut pas oublier que compter sur la responsabilité et le bon sens d’un indivu completement défoncé ou sur la force de caractère d’un junkie pour avoir un comportement normal et être honnête et de bonne foi, est juste ridicule.

        Liberté sans responsabilité signifie juste inconscience.

        Bien sur que le marché réglera une bonne partie des problèmes, mais sans responsabilité civile et pénale clairement établie à l’avance, c’est comme tirer au sort parmis les passagers qui fera atterir l’avion.

        Après et seulement après, les assurances permettrons à ceux qui le veulent d’avoir l’esprit libre, la mise sur le marché sera possible, l’utilisation sera tolérable par ceux qui ne consomment pas et ne peuvent dans le meilleur des cas que ne jamais être victime collatérale du mec bourré ou défoncé qui aura pris l’autoroute à l’envers.

        1. On est d’accord sur tous ces points. Je ne faisais que reprendre le sujet à un point de départ qui me semblait fondamental : liberté du consommateur, et responsabilité qui en decoule.
          Effectivement, si le consommateur toxico se nuit à lui même on peut estimer qu’il doit être protégé « de force » de ses propres méfaits. Pourquoi pas. C’est une forme de solidarité que à laquelle je peux adhérer, dès lors où je ne juge pas l’addiction en question, mais que je peux en évaluer les conséquences, et tenter de les prévenir ou de les limiter.

          Effectivement, si le non consommateur lambda non-toxico est exposé à des risques plus nombreux, plus importants, pour lui-même et ses biens, alors l’Etat libéral fort doit avoir une police et une justice adaptées et efficace. Tout autant qu’un systeme préventif conséquent.

          C’est un ensemble indissociable, vous avez totalement raison. Mais je pense que le jeu en vaut largement la chandelle.

        2.  » En tout cas ces substances ne sont pas anodines et il ne faut pas oublier que compter sur la responsabilité et le bon sens d’un indivu completement défoncé ou sur la force de caractère d’un junkie pour avoir un comportement normal et être honnête et de bonne foi, est juste ridicule.  »

          Mais c’est pareil avec l’alcool qui n’a rien d’anodin pour celui que se défonce avec régulièrement. Aux USA on a essayé d’en interdire la commerce. Inutile de vous dire pourquoi ils sont revenu en arrière. La responsabilité et le bon sens est de savoir doser sa consommation de drogue. Et croyez moi les consommateurs de drogues sont loin d’être tous des junkies défoncés. Vous seriez étonné de savoir le nombre de personne que vous côtoyez régulièrement sans vous doutez qu’ils consomment des drogues de façon récréative. De plus les drogues illégale sont tellement trafiqués avec des saloperies qu’au final c’est souvent le produit mis en plus pour couper la drogue qui est le plus dangereux pour la santé du consommateur.

           » Liberté sans responsabilité signifie juste inconscience.  »

          C’est juste vous qui la supposez.

           » Bien sur que le marché réglera une bonne partie des problèmes, mais sans responsabilité civile et pénale clairement établie à l’avance  »

          Mais pourquoi supposez-vous qu’il n’y aura pas de responsabilité à assumer pour les consommateurs de drogues légalisés qui en abuseraient et qui commettraient des délits soit routiers ou en provoquant des agressions sur autrui ? Du reste c’est déjà le cas en Suisse où le dépistage des drogues devient automatique lors d’un accident routier. Je doute qu’ils en supprimeraient le principe si les drogues illégales venaient à être légalisé. Ce qui montre aussi qu’en bon prohibitionniste vous n’êtes pas à l’abris d’être victime d’un consommateur de drogue dans un pays où c’est interdit d’en consommer.

          D.J

          1. @DJ: Vous vous trompez de débat : pour moi la prohibition et la légalisation sont deux solutions aussi peu libérales l’une que l’autre et aucune n’est satisfaisante.

  3. si je ne m’abuse, Mélenchon est le seul candidat à s’etre clairement exprimé sur le sujet : comme il est contre le cannabis, il est pour la légalisation !!!

  4. @boulot, s’il faut choisir entre capitalisme de connivence (pas sur que ce soit la seule voie possible mais bon…) et le grand banditisme… j’ai choisi mon camp!

    1. Donc vous préférez que les gangsters soient intouchables dans des palais payés par le contribuable et qu’ils tuent en toute légalité les gens.

      Peste ou Choléra ?

      1. « Donc vous préférez que les gangsters soient intouchables dans des palais payés par le contribuable et qu’ils tuent en toute légalité les gens »

        Parce que c’est pas déjà le cas peut-être? Jolie caricature ceci dit!

        Et puisque l’on parle de stupéfiants et de connivence; d’après vous, où vaut-il mieux acheter ses antidépresseurs et son alcool? chez le pharmacien et au supermarché? ou chez le dealer au coin de la rue?

        Je vous concède que le seul avantage avec le dealer, c’est qu’il n’y a pas besoin de faire plusieurs magasins…

        « Peste ou Choléra ? »
        Dans le cas qui nous intéresse c’est plutôt:
        « Grippe ou Ebola ? »

        1. Et allez … nouvelle profession réglementée : vendeur officiel de canabis, avec license à 200 mille euros comme pour les taxis ?

          1. Vous ne répondez pas à la question et nous proposez encore un bel Homme de Paille. Toujours dans la mesure et la bonne foi qui vous caractérise à ce que je vois !

            Pas besoin de licence à 200 000€, voyons! Pourquoi faire ?

            Vous n’aimez pas le cannabis, c’est votre droit le plus strict. Mais ne cherchez pas d’excuses dans vos élucubrations farfelues pour maintenir une prohibition absurde et injuste pour beaucoup de consommateurs responsables, que vous semblez sciemment ignorer dans votre « raisonnement ».

            Tenez, un peu de lecture : https://fr.wikipedia.org/wiki/L'Art_d'avoir_toujours_raison

            Peut-être progresserez-vous en rhétorique. C’est important quand on prétend argumenter un point de vue de manière honnête…

            1. Franchement, mais on s’en fout completement de là où on va acheter les choses … que ce soit chez Lidl ou chez Manutudescend n’a aucune importance.

              L’Etat n’a pas a prohiber ni a légaliser, par contre il a à s’assurer que la responsabilité des torts causés (à autrui comme a soi-même) soit bien reconnu et que les conséquences de ces responsabilités soient assumées.

              Ce que ni la prohibition, ni la légalisation ne font.

              La légalisation est juste un transfert d’un business dans les mains de gangsters des cités à un business dans les mains de gangsters vivant au frais du contribuable.

              Quitte a être vraiment ultra, je pense aussi que ceux qui applaudissent pour que le prix du cannabis soit multiplié par 3 par des taxes, si ca peux leur éviter d’aller mettre les pieds dans les cités et de faire du business avec des arabes qui roulent en Q7 (au lieu d’aller a l’école, les pas beaux, pas gentils) sont aussi libéraux que ma grand mère est champion de foot.

              1.  » Ce que ni la prohibition, ni la légalisation ne font.  »

                Essayez de provoquer un accident de la route en étant complètement pété au cannabis. Je doute que la justice ne va pas en tenir compte de votre responsabilité d’avoir provoqué cet accident en étant sous le coup de stupéfiant.

                D.J

              2. « ultra », « arabe », « Q7 », « taxes », « gangsters »…
                Y’a pas à dire, vous savez choisir des mots qui tabassent !!
                C’est vrai que ça fait p…pe..peur !!
                Vous êtes journaliste ou politique ?

                « Franchement, mais on s’en fout completement de là où on va acheter les choses … que ce soit chez Lidl ou chez Manutudescend n’a aucune importance. »

                Mais bien sûr !! Entre acheter un vin AOC au supermarché ou de l’alcool frelaté à un mafieux comme à la belle époque aux USA, c’est vrai que c’est du pareil au même !
                Malhonnêteté intellectuelle de votre part? je n’ose y croire. Je penche donc pour une méconnaissance totale du sujet.

                « L’Etat n’a pas a prohiber ni a légaliser, par contre il a à s’assurer que la responsabilité des torts causés (à autrui comme a soi-même) soit bien reconnu et que les conséquences de ces responsabilités soient assumées. »

                C’est joli tout plein, et c’est valable pour à peu près tous les marchés soit dit en passant. Belle généralité!
                Maintenant, en attendant le grand soir libéral, on fait quoi?
                On continue de payer des flics, des juges, des avocats et des séjours en prison pour maintenir la prohibition?
                A quel prix ? Et pour quels résultats?
                Vous dites que vous ne voulez pas payer pour la légalisation, ce en quoi je suis d’accord, mais dans les faits, vous payez déjà bien plus pour maintenir une interdiction légale dont les résultats sont plus que contestables…
                Grippe ou Ebola ? On y revient.

                « La légalisation est juste un transfert d’un business dans les mains de gangsters des cités à un business dans les mains de gangsters vivant au frais du contribuable. »

                Vous critiquez l’existence d’un capitalisme de connivence, qui n’a rien de propre au cannabis, mais que l’on retrouve allègrement dans les mœurs de l’économie en France, je vous le concède (vous avez dit marché automobile ?).
                En quoi, cet état de fait, justifierait-il une interdiction spécifique pour le cannabis ?

                Je soupçonne une petite crise de rationalisation droitarde de votre part. Vous devriez consulter rapidement avant l’aggravation de vos symptômes !

                1. Belle collection d’attaques ad hominem, d’hommes de pailles et de légendes urbaines.

                  Le passage sur la « qualité » des produits est particulièrement gratiné.

                  1. Stephane boulot:
                    Pour les attaques ad hominem je dirai: Pauvre cheri… On vous accuse de mauvaise foi ou d’ignorance, quelle injure! Ca va aller pour dormir?

                    Pour les hommes de paille: Pas du tout. Au contraire la reponse d’Oneno est parfaitement axee sur ce que vous dites et repond precisement dans les clous de ce que vous ecrivez.

                    Et effectivement toute votre prose ressemble à une tentative desesperee de rationaliser une prohibition ou mieux: Un status quo dans le domaine tout en gardant des ideaux liberaux parfaitement incompatibles avec la prohibition.

                    Oneno: +1

                    1. @Mitch

                      Pour les ad h : juste soulant et ne donne clairement pas envie de repondre.

                      La qualité des produits … légende urbaine : l’Etat maman qui fonctionnerait mieux que le marché en légiférant.

                      Ou ai-je dit que le capitalisme de connivence justifiait l’abolitionnisme et ou ai-je défendu l’abolitionnisme ? Enorme homme de paille.

                      Ce débat se résume à : il faut du socialisme de droite pour interdire ou il faut du socialisme de gauche pour légiférer..

                  2. C’est l’hôpital qui se moque de la charité.

                    Je n’utilise aucune des méthodes que vous citez, contrairement à vous (et l’avantage de l’écrit, c’est que les preuves sont visibles).

                    Je démonte vos arguments et y ajoute, il est vrai, un petit ad personam (que vous confondez joyeusement avec l’ad hominem) pour vous gratifier des méthodes rhétoriques que vous utilisez.

                    Quant à prétendre, fier comme Artaban, qu’il n’y a pas des qualités différentes pour le cannabis, Allez faire un tour en Hollande, on en reparlera.

                    Conclusion: vous ne connaissez ni le sujet dont on parle, ni la rhétorique.

                    J’arrête le débat ici pour ma part, les lecteurs auront compris ce que vaut votre « raisonnement ».

                    1. Mais où vous ai je dis qu’il n’y avait pas de différence de qualité ? Homme de paille.

                      Pousser comme argument que la légalisation augmenterait la qualité : légende urbaine, les pays à legislation sur les produits de consommations dis « à risque » ont vu une diminution de la diversité et de la qualité : essayez de trouver du fromage, de la charcuterie potable dans ces pays qui ont adopté une legislation sur les produits dit « dangereux pour la santé » meme les pizzas au feu de bois ou le couscous sont interdits ou hyper taxés dans certains pays (US pour le premier, Japon pour le second)

                      Vous croyez vraiment que des produits dont la production provient majoritairement de pays à population musulmane ne va pas subir de pression commerciales et politiques ?

                      Vous croyez vraiment que derriere ce débat il n’y a pas de sous entendus politiciens à visée des jeunes, des populations des quartiers, des bobos et des personnes originaires de ces pays de production ?

                      Ce debat se résume à un choix : faire croitre l’obese, en augmentant la répression et en légiférant et mettant en place des leviers de capitalisme de connivence.

  5. Je ne serais pas surpris que Macron en parle, tactiquement ça serait très bien vu en plus.

    1. Macron est très décevant sur le sujet. Il se contente de dérouler le projet de la technostructure. A savoir contraventionnaliser la consommation pour désengorger les tribunaux. Ce n’est évidemment pas à la hauteur des enjeux. Et cette frilosité de Macron en dit long sur l’impuissance toute hollandienne qui caractériserait son mandat s’il parvenait à la présidence… On attendait mieux de sa part.

  6. Et a côté de cet article,campagne anti fumeur…… reste plus qu’a se rabattre sur les gateaux au akike ou chiquer et attendre un article sur l’obésité 🙂

  7. Je n’arrive pas à comprendre comment libéralisme peut se conjuguer avec une drogue qui annihile une partie du jugement. Il y a là une contradiction qui m’échappe totalement chez des libéraux où bien le libéralisme c’est permettre de pourrir son esprit par des drogues, alors où est la liberté?
    Le libéralisme est avant tout avoir la liberté de choix donc la possibilité d’assumer cette liberté sans être guider par un état omniprésent ou une drogue débilitante.
    C’est une très bonne solution pour une dictature, une population rendue débile manipulée par un groupuscule. CF l’armée allemande (accessoirement la population) en 1939 totalement droguée par la pervitin..

    1. La liberté de chacun va avec la responsabilité de ses actes et ne saurait être contrainte par une norme « supérieure » : quand mon voisin de restaurant fume, ça gêne toute la salle, et ça empiète gravement sur ma propre liberté.
      Qu’il fume dehors (quel que soit le temps, ma compassion envers mon prochain ne va pas jusqu’à exiger qu’il bénéficie d’endroits protégés et climatisés), n’empiète pas sur ma liberte de vie.
      Que son addiction nuise à sa santé n’est pas mon affaire en soi. Même si le financement de ses soins peut le devenir, mais c’est un problème induit qui ne justifie pas en lui même la privation de sa liberté de fumer un joint ou de se faire un shoot.
      Quelle que soit la drogue la situation est la même : qu’un individu choisisse de limiter sa liberté d’action, de réflexion, en consommant des produits stupefiants est son droit le plus absolu. Vais-je le critiquer quand le produit psychotrope est une endorphine endogène quand il courre un marathon, de l’ocytocine fabriquant le sentiment amoureux quand il fait l’amour ? Que dire s’il se gave de Nutella ou de Kro devant la TV ?
      Est-ce ma morale qui doit juger de ce qui est acceptable dans ces comportements, et distinguer les bonnes substances des mauvaises ?
      Toutes ces petites molécules perturbent le comportement rationnel, mais l’homme ne l’est pas en totalité : il a intrinsequement la liberté de modifier ses perceptions, de choisir ses plaisirs ou ses déplaisirs.
      Si tous les hommes finissent par aspirer à librement perdre la tête en absorbant des psychotropes puissants, alors le gouvernement qui se mettrait en place n’a que peu d’intérêt. Il me semble.

    2. Yvon Bessonnat: comment libéralisme peut se conjuguer avec une drogue qui annihile une partie du jugement

      Facile, il suffit de regarder la réalité: La France est le pays qui a le record de consommateurs de Cannabis en Europe et c’est pourtant interdit.
      La prohibition coûte une blinde, mobilise des forces de police et des places de prisons pour des « crimes » sans victimes.

      En bref, l’interdiction cause plus de problèmes qu’elle n’amène d’avantages et en plus la population « saine » (qui se torche à l’alcool légal) paie très cher la prohibition pour « aider » des gens qui n’ont pas du tout envie qu’on les aide.

      J’ai consommé pendant 20 ans et j’ai arrêté net, donc je connais les deux facettes, et non on ne devient pas « débile ».

      1. Je n’ai jamais dit que l’on devient débile, mais non seulement le cannabis laisse des traces (comme l’alcool, certains médocs…), mais il perturbe le jugement des personnes sous son emprise.
        Soit, comme le dit PukuraTane, c’est un problème individuel, mais ce problème peut avoir des retombées sur ma vie. C’est vrai, le problème est de savoir ce qui est normal, donc mettre des règles et là, j’ai tout faux.
        Bref, il faudrait avoir des connaissances exactes sur les dégâts éventuels de ce produit et les rendre publique, pas des déclarations à l’emporte pièce des anti ou des pour, mais de vrais études scientifiques afin que chacun agisse en véritable connaissance de cause.

        1. Je ne suis pas du tout d’accord avec vous: La dangerosité du produit n’a rien ä faire dans le débat. Si c’était aussi nocif que le cyanure et servait à se suicider je serai encore pour la vente légale. Ni les moralisateurs ni les médecins ni les homme politiques ni le CNRS,ni les curés ni les flics ni les éducateurs ni personne n’a son mot à dire sur les produits que les adultes veulent consommer si sur les raison qui les pousse à les consommer. Il n’existe pas de bonne raison d’initier la coercition a part la fraude (qui est une forme de coercition). Se chercher des raisons scientifiques c’est se demander si par hasard la fin ne justifie pas les moyens. C’est déjà du constructivisme.

          1. Ce que je veux dire c’est que l’utilisation du produit par tel ou tel individu doit être effectuée en connaissance de cause. Il a un information complète qui ne concorde pas eventuellement avec des avis plus ou moins éclairés et(ou) intéressés. La liberté de choix c’est l’information, le problème est d’avoir cette information, de construire cette information et de la rendre fiable. Prenons le cas de l’arsenic au XIX siècle qui était considéré comme un revigorant, aujourd’hui il y a plus de chance que vous l’achetiez pour vous suicider ou trucider votre belle mère que pour être en bonne santé. La connaissance des caractéristiques du produit vous aura fait changer d’avis.

            1. La transparence c’est de donner la nature du produit. Le fait de s’informer sur les conséquences du produit est la responsabilité du consommateur.

              1. Encore faudrait-il que ces conséquences soient étudiées. Il existe bien la méthode d’observations, ceux qui en prennent, meurent où des méthodes scientifiques rationnelles. Je ne crois pas qu’au nom du libéralisme, la première méthode soit privilégiée (c’est vrai économiquement elle est plus intéressante et parfois utilisée en pharmacie, mais humainement j’ai des doutes!).

  8. à partir du moment ou l’ouverture des salles de shoot sont permises , c’est un droit qui est donné à ces consommateurs d’acheter leur drogues à des revendeurs alors que la vente de drogue est interdite en france ; le gouvernement permet donc à des gens de s’envoyer des drogues dures , sachant que ces gens là , lorsqu’ils sont en manque basculent dans la délinquance , dont peut être victime n’importe lequel d’entres nous , ou dans la prostitution ; le gouvernement permet aussi une économie soutéraine qui échappe bien sur à toutes taxes ( puisqu’il s’agit bien d’un marché ) ; et ça vient chipotter pour libéraliser un peu le canabis ; belle contradiction vraiment ;

  9. @boulots: allez donc en banlieue ou les dealer roulent à 20 ans en bmw rutilante, vendant leur came devant les écoles. C’est un mauvais exemple et une injustice pour la jeunesse qui préfèrent être guetteur plutôt que lire ou faire ses devoirs. Pourquoi ne pas faire rentrer ce business très lucratif sous contrôle de l’état, taxé, avec des politiques de prévention, de lutte contre la fraude de médication sur les drogues plus dures, tout cela financé par des taxes. Ou est le problème ? Ce système sera largement bénéficiaire pour l’état (marché estimé à 2 milliards d’euros), et cette manne n’ira pas vers l’achat de Kalachnikov sur le marché noir. création d’emplois!
    ///////////////////
    Il faudrait faire la même choses pour la prostitution. Pour protéger les femmes (et hommes) de leur mac. On rouvre les maison closes.

    1. Il y a une autre solution : mettre une peine plancher de 30 ans de prison incompressibles pour les acteurs d’un trafic. Il y aura beaucoup moins de candidat pour dealer aux pieds des barres et encore moins pour jouer les caïds au volant de grosses voitures.
      Quand ils verront que la belle période est pour eux terminée, que les premières condamnation tomberont et qu’eux même risquent de passer les 30 meilleures années de leur vie en prison pour quelque milliers d’euros, ces jeunes sachant très bien faire dans leur tête le ratio gain / risque, ne resteront pas longtemps dans cette voie.

      1.  » Il y a une autre solution : mettre une peine plancher de 30 ans de prison incompressibles pour les acteurs d’un trafic. Il y aura beaucoup moins de candidat pour dealer aux pieds des barres et encore moins pour jouer les caïds au volant de grosses voitures.  »

        En Indonésie c’et la peine de mort pour les trafiquants de drogue et cela pour enrayer le trafic car dans ce pays les drogues font des ravages chez les jeunes selon le gouvernement. Bref même là où l’on réserve la peine de mort pour les trafiquants de drogue, le marché de la drogue se porte à merveille.

        De plus aux Etats-Unis c’est plus ou moins à ce tarif-là que sont condamnés les gros trafiquants de drogue. Inutile de vous dire que c’est pas cela qui arrête le trafiquants dans ce pays.

        D.J

    2. Et qui paye ?

      Au cas ou vous ne le sauriez pas, mais pour le tabac et l’alcool, les rentrées fiscales (plus le moins à payer des retraites non prises pour cause de cancers et sirose) sont très, très loin des frais générés en terme de traitements, soins, prévention….

      Des estimations donnent un coût de 250 milliards par an …. même si on peut challenger ce chiffre, la base de votre raisonnement est un peu « yaka … c’est l’Etat qui paie »

      1. Le coût de la prohibition est de 1000 milliards par an. Après, on peut contester ce chiffre…

        Enfin on voit bien comment la Sécu est la justification des politiques les plus degueulasses.

        1. Absolument d’accord : sans réglementation sur la responsabilité lié à la consommation de drogues (et autres comportements à risque) c’est toujours l’Etat (la secu, donc nous et surtout ceux qui bossent) qui paie, comme les hélicoptères et autres sauveteurs qui vont chercher des abrutis en shorts qui essaient d’escalader le mont blanc.

        2.  » Le coût de la prohibition est de 1000 milliards par an. Après, on peut contester ce chiffre…  »

          Ce que Boulot n’a pas compris. Puisque il faut rajouter les coûts des frais médicaux des toxicos que la prohibition n’a pas fait disparaître pour autant. Un toxicos dans un hôpital publique ne va pas rester aux frais de la princesse 20 ans ou 30 ans comme les trafiquants en prison ou les estropiés à vie victimes de règlements de comptes entre gangs pour des histoire de stupéfiant.

          D.J

  10. Il y a beaucoup de choses à die sur cet article.
    D’abord des raccourcis assez grossiers sont faits, comme dans ce paragraphe :
    « Les auteurs dénoncent la violence associée aux marchés noirs qui ont entraîné entre 65.000 et 80.000 morts au Mexique sur la dernière décennie, et citent des cas tragiques de mise en danger directe de la santé publique à cause de l’idéologie anti-drogue d’abstinence. »
    Comme si il s’agissait de cannabis… Les trafics qui rongent actuellement le Mexique sont des trafics de …. cocaïne ! Mais vu qu’il est quand même difficile de faire l’apologie de la cocaïne, l’auteur assimile ce trafic avec celui de cannabis

    Sinon, il y a ce passage :
    « Ailleurs dans le monde, des avancées notables pour la fin de la prohibition sont aussi à noter. Pour la première fois de son histoire le prestigieux British Medical Journal a appelé les médecins à pousser pour la légalisation des drogues. Dans cet édito publié le 14 novembre dernier, on rappelle à juste titre que « toutes les guerres entrainent des violations des droits de l’homme, et que la guerre contre la drogue n’est pas une exception ». »
    Oui mais ça n’est pas une raison pour laquelle il ne faut pas combattre un mal. Est ce le fait des dommages, détruire des habitations et probablement tuer des civils, permet de justifier de ne pas faire la guerre à Daesh ? Lorsque les alliés ont combattu l’Allemagne nazi, ils ne se sont pas encombrés d’autant de précaution et ont bombardé, y compris la France quand il le fallait.

    Le problème de fond est l’idée sous-jacente à cet article : pour son auteur, légaliser la consommation, mettrait fin aux trafics. Sauf, il existe un produit légal dont 1/3 de la consommation en France provient de trafics : il s’agit du tabac !
    Légaliser ne supprimera pas les produits issus des trafics car les produits sans taxe, TVA, et autre charges sociales, resteront toujours plus intéressant pour le consommateur que les produits vendus officiellement et les filières en place, n’auront aucune raison d’abandonner leur commerce lucratif.

    Enfin, tout ce débat, sous-entendrait que le cannabis n’est pas sans effet (le fameux « usage récréatif »). Sauf que, en dehors des effets immédiats sur la santé (bien plus dangereux que le tabac), le cannabis provoque des schizophrénies ! Je l’ai déjà constaté moi même sur un proche. Il est maintenant irrémédiablement atteint et ne pourra plus jamais mené une vie normale pour le reste de son existence. Il passera sa vie à la charge de la collectivité, dans des hôpitaux et des institutions spécialisés. J’ai du mal à voir en cela une libération et un triomphe des principes des libéraux.

    1. le cannabis provoque des schizophrénies ! Je l’ai déjà constaté moi même sur un proche.

      Ceux qui fument de manière compulsive ont tous des problèmes psychologiques à la base, la schizophrénie est une maladie qui suppose une prédisposition, le cannabis est un facteur aggravant, c’est clair. Ceci dit, la prohibition n’a strictement pas empêché votre proche de consommer des produits qui sont en plus « artisanaux » et coupés au « pneu » (colle, cire, terre, henné, laque, sable, talc, hydrocarbures, pollen, microbilles de verre, sable)

      Si quelques cas « de visu » fondent une politique plus que les études, il faudra interdire aussi l’alcool, les échelles (beaucoup de morts), les cordes, les salles de bain, les voitures, etc., etc.

      1. Effectivement, ce proche avait probablement des pré-dispositions. Mais sans le cannabis, ça ne se serait peut être pas déclenché. L’apparition de ces maladies est souvent lié à la concordance de plusieurs facteurs. L’absence de l’un (en l’occurrence cette drogue nocive), l’aurait vraisemblablement évité.
        « Ceci dit, la prohibition n’a strictement pas empêché votre proche de consommer des produits qui sont en plus « artisanaux » et coupés au « pneu » (colle, cire, terre, henné, laque, sable, talc, hydrocarbures, pollen, microbilles de verre, sable) » Oui mais le problème est que c’est la molécule pure de THC qui provoque des troubles mentaux.

        « Si quelques cas « de visu » fondent une politique plus que les études, il faudra interdire aussi l’alcool, les échelles (beaucoup de morts), les cordes, les salles de bain, les voitures, etc., etc. » Encore une fois, c’est la molécule elle même qui est toxique et c’est sa fonction, d’entrer en interaction avec l’organisme.

    2.  » Comme si il s’agissait de cannabis… Les trafics qui rongent actuellement le Mexique sont des trafics de …. cocaïne ! Mais vu qu’il est quand même difficile de faire l’apologie de la cocaïne, l’auteur assimile ce trafic avec celui de cannabis  »

      Et c’est quoi votre proposition pour en terminer avec ces milliers de morts liés directement au trafic de cocaïne?

       » Oui mais ça n’est pas une raison pour laquelle il ne faut pas combattre un mal. Est ce le fait des dommages, détruire des habitations et probablement tuer des civils, permet de justifier de ne pas faire la guerre à Daesh ? Lorsque les alliés ont combattu l’Allemagne nazi, ils ne se sont pas encombrés d’autant de précaution et ont bombardé, y compris la France quand il le fallait.  »

      Mais la guerre contre les nazis a été gagnée en quelques années. Daesh recule partout défaite sur défaite. Par contre cela fait au moins 50 ans que la guerre contre la drogue fait rage et les états ne l’on toujours pas gagné malgré les gros moyens mise à leur disposition pour combattre le trafique. Les cartels de la drogue sont toujours aussi puissant et riche.

       » Le problème de fond est l’idée sous-jacente à cet article : pour son auteur, légaliser la consommation, mettrait fin aux trafics. Sauf, il existe un produit légal dont 1/3 de la consommation en France provient de trafics : il s’agit du tabac !  »

      Parce le prix du tabac est devenu hors de prix à cause de nombreuses taxes que l’état à imposé. Ce qui fait que le trafique illégale de cigarette devient un marché très concurrentielle en proposant des prix moitié moins cher que le marché légal.

       » Je l’ai déjà constaté moi même sur un proche. Il est maintenant irrémédiablement atteint et ne pourra plus jamais mené une vie normale pour le reste de son existence. Il passera sa vie à la charge de la collectivité, dans des hôpitaux et des institutions spécialisés.

      Si votre cas est français ou d’une région où le cannabis est interdit; cette prohibition n’a pas empêché votre ami de devenir schizophrène à vie. Il y a non seulement les coûts liés à sa consommation mais aussi les coûts liés à la lutte contre le trafique ( moyens policiers supplémentaires, procès, incarcération, et des estropiés à vie des trafiquants ou des consommateurs victimes de règlements de compte ) également à la charge de la collectivité.

       » J’ai du mal à voir en cela une libération et un triomphe des principes des libéraux.  »

      Les principe libéraux c’est aussi assumer les responsabilités de ses actes.

      D.J

      1. « Et c’est quoi votre proposition pour en terminer avec ces milliers de morts liés directement au trafic de cocaïne?  »
        Je n’ai pas pour l’instant de solution miracle mais si je suis votre logique, la votre est de légaliser la cocaïne aussi ?

        « Parce le prix du tabac est devenu hors de prix à cause de nombreuses taxes que l’état à imposé. Ce qui fait que le trafique illégale de cigarette devient un marché très concurrentielle en proposant des prix moitié moins cher que le marché légal. »
        Avec du cannabis légal, il y aura des charges à payer sur les employés, de l’impôt sur les société et de la TVA. D’autre part, les réseau existants n’abandonneront pas comme ça leur business. Ils seront forcément plus intéressants en proposant un cannabis 30 à 40% moins cher.
        Légaliser ne supprimera pas les trafics, et ça rendra même la concurrence plus féroce.

        Enfin, j’ai l’impression que tout le monde oublie ce que légaliser a provoqué aux Pays Bas : le pays est devenu la plaque tournante en Europe, des autres drogues : cocaïne, héroïne, extazy, … J’ai du mal à voir ça comme un progrès.

  11. La sécurité routière en France vient de publier, malgré elle, une étude comparative sur les effets psychotropes comparés de l’alcool et du cannabis. Un joint serait donc l’équivalent de 2 deux verres d’alcool. Le premier fait courir à son consommateur le risque d’une lourde sanction (plus lourde au volant qu’ailleurs) alors que le second lui vaudra de repartir au volant de son véhicule sans aucune difficulté.
    La pénalisation des drogues a beaucoup à voir avec la géopolitique. Lors de l' »abandon » par les pays du Nord de leurs anciennes colonies du Sud, les productions de celles-ci sont devenues soudainement illégales… Résultat : alors que ces produits faisaient jadis la fortune des colonisateurs, ceux-ci, par la prohibition ont seulement réussi à faire la fortune des mafias. « Après nous le déluge », telle pourrait être leur devise.
    Il semble aussi que la guerre contre les drogues ait démarré à la fin des années 60, quand un vent de liberté a soufflé sur des démocraties vieillissantes, confrontés à des myriades de « mai 68 ». On peut considérer cette prohibition comme une mesure de rétorsion. Cette prohibition, source de violence et de crimes, s’est retournée contre leurs promoteurs. Ils commencent seulement aujourd’hui à ouvrir les yeux.
    Ces mêmes Etats, aujourd’hui exangues financièrement, n’ont plus les moyens d’entretenir une police impuissante et inefficace dans cette lutte. La fin de la prohibition, en marche, a beaucoup à voir la contrainte budgétaire. Mais après tout, si la liberté en sort gagnante, ne faisons pas la fine bouche.

  12. @Houla, sur Macron, j’ai tendance à dire que vous avez raison… dommage.

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