Donald Trump, le pire des candidats républicains ? [Replay]

Publié Par Matt Welch, le dans Amérique du Nord

Par Matt Welch, depuis les États-Unis.
Un article de Reason.

Donald Trump credits Gage Skidmore via Flickr ( (CC BY-SA 2.0)

Donald Trump credits Gage Skidmore via Flickr ( (CC BY-SA 2.0)

Quand Donald Trump a débarqué dans la vie politique américaine le 16 juin, peu d’éditorialistes imaginaient que ce milliardaire et star de la TV réalité passerait l’été à dominer les débats de la primaire républicaine pour 2016 et, plus encore, à conduire le débat sur l’un des sujets de politique américaine les plus insolubles.

[..] Ce qui a attiré le plus de réactions a été les propos incohérents du magnat de l’immobilier sur les Mexicains :

« Quand est-ce qu’on va battre le Mexique à la frontière ? Ils se moquent de nous, de notre stupidité. Maintenant, ils nous battent même économiquement. Ce ne sont pas nos amis, croyez-moi ! Ils nous tuent économiquement. Les États-Unis sont devenus la poubelle pour tous les problèmes de tout le monde. Quand le Mexique nous envoie des Mexicains, ils n’envoient pas les meilleurs. Ce n’est pas vous qu’il envoient. Ce n’est pas vous qu’ils envoient ! Ils nous envoient des gens qui ont des tas de problèmes, et ils apportent leurs problèmes avec eux. Ils apportent la drogue. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs. Certains sont, je suppose, sont des gens biens. Mais quand je parle aux garde-frontières, ils me disent ce que nous recevons vraiment comme mexicains. Et c’est du bon sens. Cela n’est que du bon sens. Ils ne nous envoient pas les bonnes personnes. »

Cette diatribe est presque trop énorme pour mériter une réponse argumentée. Non, le Mexique ne nous bat pas économiquement, et nous tue encore moins ; le ratio des PIB par habitant est encore de 5/1 en faveur des États-Unis (et l’économie internationale n’est de toute façon pas un jeu à somme nulle). Les immigrants mexicains ne sont pas sensiblement plus délinquants que les Américains d’origine. En fait, les Américains de 18 à 39 ans nés aux États-Unis ont deux fois plus de probabilité d’être incarcérés que les immigrés de la même classe d’âge, un ratio stable depuis des décennies. De même, le Mexique n’envoie pas les Mexicains aux États-Unis de manière volontaire et organisée. Un constat qui n’a pas empêché Donald Trump d’affirmer dans les semaines qui ont suivies que le gouvernement mexicain était engagé dans une opération d’exportation de ses prisonniers aux États-Unis, encore « plus sophistiquée » que le Cuba de Fidel Castro avec l’opération Mariel.

Même ses propositions de réforme sur le sujet sont irréalistes : taxer les pièces détachées d’automobile fabriquées au Mexique ou forcer les Mexicains à payer pour construire un mur sur une frontière longue de plus de 3 000 kilomètres. Cela reviendrait à violer un traité international de libre-échange et à mettre la réalité en suspens.

Pourtant, une chose surprenante est arrivé dans le brouhaha qui entoure ces déclarations : les arguties nativistes et protectionnistes ont rencontré un succès colossal. Dans huit sondages nationaux avant l’annonce de sa candidature, Donald Trump ne dépassait pas une fois le seuil des 5% d’intentions de vote chez les électeurs susceptibles de voter Républicain (likely Republican voters). Dans le premier sondage qui a suivi l’annonce de sa candidature (Fox News, du 21 au 23 juin), il était à 11% avec une grosse tendance haussière. Début juillet (sondage Montmouth, 9-12 juillet), il avait pris la tête des aspirants à l’investiture républicaine, une première place qu’il a depuis lors conservée, avec une avance à deux chiffres la majeure partie du temps. Peu importe quand la bulle Trump éclatera, elle pourrait bien avoir changé durablement la politique américaine et du parti Républicain.

Peu importe en effet aux fans de Donald Trump qu’il soit complètement novice en politique et aspire à remplacer un président longtemps critiqué par les mêmes pour être dangereusement inexpérimenté. Peu semble aussi leur importer que le magnat des casinos ait été pendant la majeure partie du XXIe siècle un membre et un donateur du parti démocrate. Pas plus d’objection à ce que, jusqu’en novembre 2012, Donald Trump aie critiqué avec virulence le candidat républicain d’alors (Mitt Romney) pour avoir encouragé les immigrés illégaux à se « déporter spontanément » hors des États-Unis» (self-deport). Non, la seule chose qui semble importer est que, enfin, quelqu’un était prêt à se lever et à dénoncer l’immigration clandestine maintenant.

Le 16 août Donald Trump a présenté sa première proposition détaillée de campagne dans un « livre blanc » sur l’immigration qui défend la déportation en masse des immigrés clandestins et une « pause » dans l’attribution de nouvelles green cards. Deux mesures chéries par les anti-immigration, mais qui arrivent seulement maintenant dans le débat politique mainstream. Il faudrait dépenser des montants sans limite (les estimations annoncent un coût largement supérieur à 100 milliards $) pour expulser les clandestins tout en rendant encore plus longues les files d’attente de l’immigration légale. Donald Trump et une majorité des Républicains désormais traitent l’immigration clandestine comme un problème de criminalité. À l’inverse, le parti Républicain de Reagan ou de Bush père traitait cette question comme une inadéquation entre une offre légale et une demande privée. La vision illusoire de Donald Trump laisse à croire de manière fantasmée que l’on pourrait stopper les immigrants en y mettant suffisamment d’autorité.

Donald Trump prévoit également une guerre commerciale, en promettant au Mexique les pénalités suivantes s’il refuse de payer son nouveau mur frontière : « bloquer tout transfert vers le Mexique de fonds provenant du travail clandestin, augmenter les prix des visas des patrons et diplomates mexicains voire les annuler purement et simplement, augmenter le prix des titres pour franchir la frontière, les taxes sur les visas de travail des Mexicains au sein de l’ALENA ou encore les droits d’entrée des marchandises mexicaines, ou encore réduire l’aide au développement ». Cela faisait longtemps qu’aucun frontrunner de la primaire républicaine n’avait essayé de trouver la prospérité par le protectionnisme. En 2015, c’est pourtant là où nous en sommes.

Et pourtant, Donald Trump n’en avait pas encore fini avec son agenda antilibéral, son impact se faisant aussi sentir chez ses concurrents. Son livre blanc proposait de forcer tout employeur américain à vérifier le statut légal de tout salarié potentiel dans une base de données fédérale unique. De manière surprenante, cette bureaucratisation massive qui est aussi une intrusion massive dans les échanges privés entre individus est devenue un objectif chez les candidats républicains mainstream, peu importe leurs positions sur l’immigration, y compris chez Jeb Bush & Marco Rubio.

De manière plus surprenante encore, la proposition de Trump de mettre un terme au droit du sol est devenue elle aussi un lieu commun républicain, alors qu’elle exigerait de changer le 14e amendement à la Constitution américaine, qui précise : « All persons born or naturalized in the United States, and subject to the jurisdiction thereof, are citizens of the United States and of the State wherein they reside ». Parmi les tenants de cette réforme figurent Ben Carson, Ted Cruz, Bobby Jindal, Rand Paul, Rick Santorum ou Scott Walker.

Trump est allé encore plus loin dans ses plans en annonçant dans l’émission Meet the Press le 16 août qu’il voulait aussi expulser les enfants (citoyens américains) des immigrés clandestins. Jamais depuis la ségrégation dans des camps des citoyens américains d’origine japonaise par Roosevelt dans les années 1940 une mesure si désolante n’avait eu un tel écho.

Confronté à ce sursaut populaire du sentiment anti-immigrés, les concurrents de Trump pour l’investiture républicaine ont sombré dans un extrémisme similaire ; Ben Carson, novice en politique et numéro deux dans les sondages a déclaré ainsi en Arizona le 19 août que « nous devons fermer nos frontières, pas uniquement au Sud, mais aussi au Nord, sur le Pacifique et sur l’Atlantique. Toutes nos frontières. » Le 30 août Scott Walker a suggéré qu’un mur à la frontière avec le Canada serait « un sujet légitime de discussion pour nous ». (Comme pour de nombreuses déclarations dans la campagne brouillonne de Walker, il est revenu finalement dessus ultérieurement). Bobby Jindal a averti qui veut l’écouter (mais ils sont rares) que « l’immigration sans assimilation est une invasion », comme si les États-Unis n’avait pas la machine à assimilation la plus efficace au monde. Quant à Chris Christie, il a proposé le 29 août de traiter les immigrés comme des paquets fedex, en leur collant des systèmes de tracking électroniques. « Ainsi, on pourrait les attraper et leur taper sur l’épaule pour leur dire : merci d’être venu mais il est l’heure de partir désormais. »

La présence aux États-Unis de 11 millions d’immigrés clandestins est la preuve d’une politique inadaptée et une insulte au régime de la Rule of Law. Au lieu de se demander si les règles qui entourent l’immigration légale sont en partie responsables, les prétendants Républicains font mine de croire que les coupables peuvent être punis jusqu’à la disparition pure et simple. Pour y arriver, ils proposent quelque chose d’odieux pour nous tous : un État policier.

Traduction Alexis Vintray.

    1. Ça fait longtemps qu’on l’avait remarqué. Mais le mec est hallucinant, chaque remarque stupide le renforce…

      1. et ça vous étonne ?
        vu de Montpellier on pourrait appeler ça la « loi Frèche » :
        « les électeurs à courtiser sont les idiots, et plus l’idée est simple et stupide, mieux ça marche. »

        1. Oui je suis surpris. En politique ces commentaires ont toujours été sanctionnés, le candidat disant des choses intolérantes perdait des voix, des donateurs et se faisait assassiner par les médias. Donc défaite automatique.
          Pas cette fois, le mec est comme un imperméable…

          1. Il est son propre donateur. Ça aide à être indépendant.

        2. Oui c’est vrai !
          En France, tout au contraire, plus le discours est technocratique et enrobé d’énarcho-jargon plus ça passe… Mais le résultat de la boite à outils et des pactes du présigland sont encore plus consternants.

      2. Une partie importante de la population US vit de food stamps ( dont les fameux immigrés sud américains wet backs ) et peut donc se poser la question de faire venir des millions d’immigrés légaux et illégaux quand eux n’ont pas de travail dans leur pays – itou pour la France ) , le bisounoursisme libéral se casse naturellement les dents sur le mur de la réalité …

  1. Cet homme est une honte pour la démocratie américaine, il doit être dégagé ! S’il est candidat du GOP il se fera massacrer par Hillary Clinton, les sondages sont plutôt clairs.

    Insulter les latinos, les noirs, les femmes et plus récemment les musulmans et les handicapés..le mec n’a aucune limite, et il va se prendre une taule mémorable s’il est élu car on gagne pas une élection en insultant plus de la moitié de la population !
    S’il est candidat du GOP le parti mettra une décennie à s’en remettre.

    1. Ben non. En fait les sondages sont plutôt clairs qu’Hillary Clinton perdrait face à lui.
      Mais bon, le niveau de ses propres compromissions, omissions, mensonges et autres arrangements à tous les étages ne l’aide pas malgré un soutien indéfectible de tous les médias.

      1. Euh non vous mentez, il perd dans tous les cas.

        1. Euh non… mais je vous laisse le loisir de consulter vous mêmes les sources.
          Le « vous mentez » est si impropre et inutilement injurieux (vous avez dix ans? moins?) que je ne prendrai pas la peine de vous aider à former votre opinion.

        2. C’est celui qui l’dit qui l’est :p

        3. Marrant. Ca me rappelle le scénario du Brexit. Les sondages disent que… La presse dit que Mâchin est un pédo fasciste… truc muche à 8% de plus que le fasciste… La fin du monde si le nazi passe… La jeunesse se mobilise contre pedo nazi bear…
          Et au final…
          Wakey wakey, haha.

      2.  » Ben non. En fait les sondages sont plutôt clairs qu’Hillary Clinton perdrait face à lui.  »

        Ce sont les grands électeurs qui élisent le président et non les électeurs. C’est pas impossible de voir les grands électeurs républicains préférer Clinton plutôt au candidats républicains qui insultent sans cesse ses adversaires politiques du GoP.

        D.J

  2. ils se moquent de notre stupidité….ce n’est pas la faute des méxicains si les amerloques sont stupides ……sinon , il fume quoi ce type ? parce que dis donc , faut qu’il arrête , tout milliardaire qu’il soit , il a quand même de sacrés problêmes psychiques …..

    1. Modération : insultes

  3. Trump surfe sur un raz-le-bol du politiquement correct et des grands principes qui ont montré et montrent chaque jour leur inefficacité. Il ne sert à rien d’attaquer Trump, parce que ça revient dans les esprits simples — lesquels n’ont pas forcément tort — à défendre ce politiquement correct et ces extrapolations procédurières, se réclamant des grands principes, qui en pratique nous étouffent. Ne nous trompons pas : on ne lutte pas contre les propositions simplistes et la philosophie de comptoir par des grands principes intellectuels, aussi justifiés et rigoureux soient-ils. On le fait en appliquant des solutions pragmatiques et efficaces. 85% des gens mettent les résultats avant le respect des principes. Le travail qui nous attend est de trouver les méthodes, respectueuses des principes libéraux, qui auront suffisamment de résultats, et de parvenir à faire savoir que ça marche, pour amener la majorité au libéralisme. C’est uniquement par ces résultats que nous ramèneront les Trump (ou les socialistes) au rang d’épiphénomènes.

    1. Bien que ce n’est pas faux cela prendra du temps je le crains, mais c’est en effet incontournable.

      Cependant la meilleure solution pour stopper cela dans l’immédiat est claire : Les Républicains devraient élire Trump et enfin se prendre une raclée monumentale par Clinton, une énorme défaite humiliante fera comprendre à ces électeurs que leurs idées ne peuvent pas triompher dans l’Amérique d’aujourd’hui, que seul un modéré ouvert à tous peu importe leur sexe, race et religion peut gagner en se concentrant sur un message économiquement libéral.
      Peut-être qu’une défaite humiliante et nette serait le meilleur remède au final, une sorte de dur réveil face aux rêveurs fascistes.

      1. « cela prendra du temps je le crains, mais c’est en effet incontournable. »

        Sauf que la plupart des libéraux se trompent sur leurs semblables : la majorité des gens ne veut pas la liberté avec ce qu’elle implique, elle veut la fausse sécurité de l’esclavage.

    2. J’ai bien peur hélas que le peuple n’en a rien à foutre du pragmatisme efficace.
      Il veut du pain et des jeux, point barre, on sait ça depuis Rome. Et si le pain est arraché aux gladiateurs, c’est encore plus fun.
      85% des gens mettent les intentions avant les résultats. Même si les résultats sont désastreux, ils applaudissent aux contrôle des prix et des loyers, aux « ateliers nationaux » sous n’importe quelle forme, à la redistribution des biens des plus riches qu’eux et à la chasse économique des concurrent plus pauvres qu’eux (immigrés, autoentrepreneurs, …) etc.

      1. La nature humaine dans ce qu’elle a de pire

  4. Pourquoi Trump ne ferait pas un bon président?L’actuel locataire de la Maison blanche est le pire président que les usa ont depuis longtemps(pire que Carter). Clinton et Obama se détestent mais si elle devait gagner,le déclin des states va s’accélerer.Ne regardons pas les E-U avec nos yeux d’européens bisounours En voyant hollandouille et sa bande de bras cassés,nous sommes très mal placés pour donner des leçons !!

    1. Peu importe comment on voit les choses : Clinton serait un bien meilleur président que Trump, et surtout elle paraît bien plus libérale et centriste que Trump, ce qui est incroyable !

      Trump serait bien pire que n’importe quel président précédent, les Américains regretteraient Obama c’est certain..Trump est le candidat le plus antilibéral jamais vu en plusieurs décennies : Rejet de l’immigration, rejet de l’assurance privée, protectionnisme, rejet du libre-échange, amoureux d’un Etat policier qui veut ficher les musulmans comme on fichait les juifs dans l’Allemagne Nazi avec les étoiles jaunes…une véritable horreur. Non, ce serait une atrocité sans nom.

      De toute façon il ne sera pas président, les sondages et la démographie sont clairs : S’il est nommé par les Républicains Hillary Clinton gagnera automatiquement la Présidence.

      1. L’important n’est pas l’apparence que donne la personne dans ses opinions et écarts de correction, mais l’administration dont elle s’entoure une fois élue et la manière dont elle négocie avec la Chambre et le Sénat. On peut là être quasi-certain du pire avec Hillary. Avec Trump, il y a toujours une chance qu’il se révèle comme en son temps un acteur de séries B nommé Reagan, une possibilité qui est à mon avis la raison de son succès dans un monde de politocards corrects mais d’une inefficacité rare.
        Il n’est pas mauvais, sur ce point, de se rappeler de quelques slogans de jeunesse de Reagan (que je recopierai pas ici pour ne pas faire condamner Contrepoints pour leur publication).

      2. L’immigration n’est pas « bien sans conditions » pour un libéral, au contraire.
        L’immigration clandestine est très mal vue, l’immigration générée par l’état providence (en cours aux us pour l’instant) est mal vue…
        La démarche libérale logique, virer les clandestins, fermer les frontières, supprimer les transferts sociaux (totalement) ré-autoriser les discriminations par les citoyens (y compris le racisme ou le machisme, tant qu’ils restent individuels et ne donnent pas lieu à la violence physique). Ensuite on ouvre de nouveau les frontières…

        L’immigration clandestine est un viol de la loi (ce qu’aucun libéral ne soutiendra, même si cette loi est peu libérale), l’immigration même légale quand il y a état providence est la clé de toujours plus de transferts sociaux, donc un grand danger pour les libertés (ce qui explique pourquoi les socialistes aiment tendrement l’immigration)…

        Bref Trump est très loin d’être un bon candidat pour les libertés, mais ce n’est pas sur l’immigration clandestine qu’on devrait trouver à y redire…

      3. La mère HILLARY devrait régler d’abord ses problèmes de versements de fond douteux à la fondation CLINTON de la part du Quatar, Arabie Saoudite et d’autres pays dictatoriaux. Ça pu un peu le conflit d’intérêt. CLINTON est aussi libéral qu’OBAMA. Quant à la crise des subprimes aux EU s’est aussi à mettre sur le compte de Clinton (le mari)

        1. en réponse à AKASHI 13.03h

  5. Le consensus de mes amis américains de Londres: Trump et son acolyte Ben Carson vont amuser la galerie et occuper l’espace médiatique d’ici les primaires, pour être ensuite rapidement balayés par le candidat le plus modéré et fédérateur. Ce serait une sorte de jeu, personne ne serait dupe.
    Prudence: il faut bien remarquer que Sarah Pailin a réussi a être colistiere aux dernières élections, ce qui n’a certainement pas aidé le vieux McCain.
    D’abord sceptique sur la couverture médiatique réservée a Trump, je suis, pour une fois, en accord avec la majorité. Ce bonhomme souffre, aux mieux, de sévères troubles mentaux. Taper sur les faibles et en faire des boucs émissaires, la recette est connue. Il n’a absolument aucune chance de gagner les élections présidentielles.
    J’ignorais en revanche que Rand Paul avait suivi sous l’impulsion de Trump le mouvement général vers les chiottes de la politique américaine (Amendement A14 de la constitution). Le peu de gens qui soutiennent M Paul ont indiscutablement la mémoire plus longue que les autres. Faute politique.

  6. « les prétendants Républicains […] ils proposent quelque chose d’odieux pour nous tous : un état policier ».
    Sans vouloir être désagréable, le militantisme c’est bien, mais la simple vérité n’est pas mal non plus. Le président qui a poussé le plus de mesures liberticides, le plus de lois secrètes et autres attaques directes sur les libertés s’appelle Barak Obama. Et je n’ai pas l’impression qu’il se présente à l’investiture républicaine.

  7. Hors sujet rapide. Obama nous fait des tites blagues. C’est le moment, pour les USA, de faire des blagues.
    Ce president est une catastrophe

  8. For the public at large: un résumé des sondages récents:
    http://www.realclearpolitics.com/epolls/latest_polls/president/

  9. Le problème de tous les candidats, c’est qu’ils n’ont jamais été aux commandes. Leurs positions sont donc nécessairement caricaturales, et plus net est le candidat, plus les critiques sont fortes.

    Bien entendu, une fois élu, le Président est vite recadré, et n’a pas grand chose à dire.

    Tout dépend donc non de ses bonnes idées, mais de sa faculté rapide d’adaptation de son talent de communicateur.

    Ici, l’auteur prouve qu’il n’a jamais été sur la frontière mexicaine, et qu’!l ne fait aucune différence entre les mexicains qui s’installent avec leurs papiers en règle, et les effroyables mafia de passeurs et de clandestins.

    Entre jouer l’universalité sans nuance derrière son PC et être devant la réalité, i l y a une marge considérable !!!

    1. Ben justement la frontière mexicaine n’est pas du tout dangereuse.
      En 2013 la ville d’El Paso était même la Grande Ville la plus sûre des Etats-Unis, bref ces gars jouent sur la peur et le mensonge, Trump lui-même n’a probablement jamais mis les pieds à la frontière mexicaine.

      1. C’est devenue la ville la plus sûre des Etats Unis après avoir été une des villes les plus dangereuses des Etats Unis. El Paso côté américain est devenue très sûre grâce à une politique très sécuritaire et fermée contrairement à la partie mexicaine ciudad juarez qui reste la ville la plus dangereuse au monde. Il existe un mur métallique érigé entre les deux villes, un no man’s land.

    2. « Le problème de tous les candidats, c’est qu’ils n’ont jamais été aux commandes. Leurs positions sont donc nécessairement caricaturales, et plus net est le candidat, plus les critiques sont fortes ». Vous vous trompez, Hillary a occupé des postes très importants et elle a un palmares… édifiant pour ne pas dire terrifiant !

  10. Les étatsuniens de droite (donc libéraux) sont a priori ouverts à l’immigration, dans les limites de la responsabilité et de la propriété.

    Mais l’immigration illégale amène une population complètement décalée politiquement, très sensible aux sirènes du socialisme, par inculture, naïveté, et par proximité culturelle.
    Les pays pauvres sont évidemment peu libéraux, sans quoi ils seraient riches.
    Et le socialisme est une organisation sociale arriérée, il exploite les superstitions répandues dans les sociétés plus primitives.

  11. « [Mise à jour] »
    Pourquoi ? Quelle partie de l’article ?

  12. Je me suis aussi demandé si Donald Trum ne serait pas un cadeau empoisonné pour l’Amérique conservatrice.

    http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2015/12/18/donald-trump-un-cadeau-empoisonne-pour-l-amerique-conservatr-272700.html

    D.J

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