Migrants : s’inspirer de Hong Kong pour sortir de la crise ?

Par Pieter Cleppe.
Un article de la Foundation for economic education

On a beaucoup écrit sur la résolution en cours de la crise des migrants et des réfugiés, mais une solution réellement complète n’a pas été fournie. Selon certaines estimations, il y avait environ 60 millions de réfugiés dans le monde l’année dernière. En 2015, aux alentours d’un million d’entre eux sont entrés en Europe par la mer, ce qui a causé une crise politique majeure. Même ceux qui veulent bien en accueillir davantage devraient se rendre compte que même tripler le nombre de migrants acceptés par rapport à l’année dernière ne fournirait de répit qu’à une petite partie de ceux et celles en difficulté.

Il existe pourtant une solution plus globale et plus structurelle. Elle combine l’idée de villes startups avec des événements historiques ayant fait leur preuve : créer de nouvelles villes, similaires à Hong Kong, pour accueillir les réfugiés.

L’exemple d’Hong Kong

Qu’était Hong Kong au commencement, à part une ville administrée par des fonctionnaires Britanniques et peuplée en grande partie par les réfugiés de la Chine maoïste ? Si les Anglais ont réussi à fournir en toute sécurité un foyer pour des millions de personnes en fuite à une période bien plus difficile, pourquoi ne serait-il pas possible pour l’ensemble du monde développé, pas seulement les pays occidentaux, de donner à tout réfugié la chose la plus précieuse qu’il peut lui offrir : la protection de l’État de droit, qui a propulsé les USA, le Canada, l’Europe, le Japon et certaines parties de l’Asie aux niveaux de richesses dont ils jouissent actuellement ?

Je propose de créer ce que j’appelle des refuges libres, de nouvelles cités créées, gouvernées par des représentants provenant de pays disposant d’un état de droit de haut niveau, et où tout réfugié pourrait venir. Cette idée est très similaire au concept de villes startups ou de villes privées, créées de toutes pièces par des investisseurs privés dans le but de fournir un meilleur lieu de vie, propice aux investissements, grâce à une protection plus forte qu’ailleurs des droits de propriété. Un tel territoire devrait être loué à un État, de la même façon qu’Hong Kong a été loué à la Chine pendant une centaine d’années ; mais cette fois, évidemment, un prix juste devra être payé aux propriétaires.

Où ?

Où cette implantation pourrait-elle se faire ? Cela pourrait être n’importe quel endroit inhabité, seulement 3% du globe étant urbanisé. L’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris, un des hommes les plus riches d’Afrique, a de la même façon proposé de racheter une île d’Italie ou de Grèce dans le but de reloger des centaines de milliers de réfugiés. Il a identifié 23 îles inhabitées qu’il pourrait racheter pour accueillir les réfugiés ; mais le gouvernement Grec n’a pas été intéressé.

D’autres options consisteraient à les créer en Syrie ou en Libye, après la libération d’une zone de ses groupes terroristes. Peut-être qu’un territoire offshore anglais ou français conviendrait, par exemple, l’un des deux domaines à Chypre où se trouvent actuellement des bases militaires britanniques. Si aucun État n’est d’accord, une variante plus ambitieuse de ce projet serait d’implanter ces cités dans des îles nouvellement créées.

Politiquement irréaliste ?

Est-ce que cette proposition est politiquement réalisable ? Certains le pensent. L’entrepreneur américain Jason Buzi a lancé une campagne visant à créer une Nation des réfugiés, et beaucoup de personnes réputées l’ont approuvée, y compris Bob Pleysier qui a longtemps présidé le service des demandes d’asile du gouvernement belge, spécialiste des tenants et aboutissants de ces problématiques. Plus les gens se rendent compte que ce problème ne peut être résolu par du rafistolage et plus ils sont ouverts à cette idée.

En Australie en 2013 et en Europe en 2016, la soi-disant solution australienne du contrôle des frontières a été implémentée quand la pression aux frontières extérieures est devenue trop forte : quiconque essayant d’entrer illégalement doit attendre sa demande d’asile dans un camp de réfugiés près de la frontière, ou off-shore. Les réfugiés ne sont plus incités à risquer leur vie, mais conservent leur droit de demande d’asile.

L’Australie a créée des camps off-shores en Papouasie-Nouvelle-Guinée à cette fin. Cela a effectivement fait baisser le nombre de personnes noyées dans les eaux Australiennes à presque zéro, alors que ce nombre s’élevait à au moins 1000 dans les 13 années précédentes.

Comprendre le problème (et le problème propre à la solution)

Afin de ne pas traverser un autre “été de confrontations”, consécutivement à une augmentation du succès des parties populistes de droite en Europe, les politiciens européens ont décidé de tenter une toute nouvelle approche en Grèce en mars 2016. Depuis lors, seules cinq personnes ont péri en tentant la traversée depuis la Turquie vers la Grèce ; une baisse conséquente en comparaison des 805 morts dans les eaux gréco-turques l’année dernière. Cela a coïncidé avec une chute de 95% des demandeurs d’asile arrivant en Grèce depuis la Turquie.

En s’inspirant de l’approche australienne, la Grèce a fait barrage aux demandeurs d’asile dans leur voyage vers le continent grec, puis les Balkans et l’Allemagne, depuis ses îles proches de la Turquie. Cependant, malgré la réduction du nombre de noyés, les conditions de rétention des personnes dans les hot spots de Grèce sont très inquiétantes. Et on peut dire la même chose à propos des camps offshores australiens.

Mis à part la politique induite par l’UE en Grèce, deux autres facteurs majeurs ont contribué à une forte réduction des noyades entre la Turquie et la Grèce. Premièrement, la fermeture de la route des Balkans : tous les pays de l’Autriche à la Macédoine mettant en œuvre des contrôles aux frontières, empêchant ainsi les chercheurs d’asile de réaliser leurs vœux de se rendre en Allemagne et en Suède. Deuxièmement, le “deal UE-Turquie” : la Turquie s’est engagée à mettre un frein à l’immigration clandestine et a accepté de reprendre à la fois les migrants irréguliers et les chercheurs d’asile ; la Grèce reconnaissant la Turquie apte à assurer la légalité de ces procédures. La mise en œuvre s’est avérée riche en problèmes, mais ces deux facteurs ont découragé les gens de risquer leur vie.

Ils se noient encore par milliers

La situation est bien différente dans les eaux séparant la Libye de l’Italie, où de plus en plus nombreuses sont les personnes qui se noient en tentant cette périlleuse traversée. Ici, sur la route méditerranéenne centrale, environ 2900 réfugiés sont morts en 2015, et 2606 sont déjà morts dans le seul premier semestre 2016.

En l’état, les actions militaires coordonnées de sauvetage et de lutte contre les passeurs ont largement échoué à enrayer cette contrebande humaine. Plus problématique, ces actions en incitent encore davantage à risquer leur vie en mer. Une opération de sauvetage est considérée par beaucoup comme la mise à disposition gracieuse d’un ferry pour immigrants désireux de traverser la Méditerranée.

La Chambre des Lords a reconnu partiellement valides les critiques faites à ces opérations “agissant comme un aimant pour les migrants et facilitant la tâche des passeurs”. Les garde-côtes libyens ont explicitement averti, mais sans suites, que l’opération Sophia de l’UE boostait le flux de migrants, en ce sens que “les gens, une fois secourus, appelaient leurs amis pour leur dire que des navires de l’UE étaient là pour les sauver, à seulement 20 miles de la Libye”.

Construire un accord avec la Libye en plein chaos est bien plus difficile qu’avec la Turquie, L’Italie est donc amenée à envisager de s’aligner sur la Grèce et orienter ailleurs les demandes d’asile des migrants.
Si l’UE crée davantage de camps de réfugiés où les demandeurs d’asile doivent attendre le résultat de leurs démarches, la pression pour fournir des standards décents pourrait augmenter. Certaines personnes verront leur demande acceptée, d’autres non. Si les chiffres restent aussi élevés qu’aujourd’hui, ces camps provisoires pourraient être surpeuplés, et les réfugiés contraints d’y séjourner plus longtemps.

Selon un officiel de l’ONU, l’Europe doit se préparer à l’arrivée supplémentaire de millions de réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique : “les jeunes ont tous des téléphones mobiles et peuvent voir ce qui se passe dans les autres parties du monde, et cela agit comme un aimant.”

Étant donné la pression attendue dans les prochaines décennies – la population africaine est supposée plus que doubler dans les prochaines 40 années – créer une ville avec un environnement légal solide semble être un plan moins coûteux et prétentieux que d’aiguiller des millions de gens vers des camps offshores douteux sans aucune perspective. De fait, la réalité du terrain peut conduire les politiques vers cette solution.

À quoi ressemblerait une « ville startup » pour les réfugiés ?

Est-ce que des entreprises investiraient dans une telle ville startup pour les réfugiés ? Certainement. Face à un choix entre l’Éthiopie, le Pakistan ou une ville dirigée par des pays à état de droit de haut niveau, des sociétés comme Ikea, Nestlé, Coca Cola ou Apple envisageront peut-être le déplacement d’unités de production vers de tels endroits.

Quand on se demande comment gérer un tel endroit efficacement, l’exemple de Hong-Kong vient immédiatement à l’esprit.  Sir John James Cowperthwaite était le fonctionnaire britannique qui a agi en tant que secrétaire aux finances de Hong-Kong après la deuxième guerre mondiale. Il est considéré comme l’architecte de son succès économique. Observant les réfugiés chinois qui arrivaient, il en conclut qu’ils semblaient s’en sortir très bien de manière autonome, et ainsi il fit du coeur de la politique de son gouvernement d’en faire peu pour aider les réfugiés, mis à part de leur donner la liberté, la sécurité, un état de droit et une monnaie solide.

Son administration a bien fourni quelques logement sociaux, mais rien de plus. Sa politique de non-interventionnisme positif a été très prospère, malgré quelques évolutions tardives vers un peu plus d’intervention. Le fait que certains capitaux chinois se soient déplacés à Hong-Kong a bien joué un rôle dans ce succès colonial de la Couronne britannique. Mais la proximité de la frontière chinoise a, contre toute attente, marqué le miracle économique de cette cité dans les décennies post Seconde guerre mondiale. Le journal The Economist décrivait en 1997 : « Un homme d’affaires qui s’installe à Hong-Kong trouvera une fiscalité faible, peu d’interférences gouvernementales stupides… un gouvernement qui l’encourage à gagner autant d’argent qu’il le peut. Il fait une découverte bénie : une absence de politique ».

Partager la “Rule of Law”

Ce qui a été déterminant pour le succès de Hong-Kong a été de pouvoir s’appuyer sur la “Rule of law” britannique. C’est ce que les tenants de zones de startups souhaitent : permettre aux gens vivant dans des juridictions peu sûres et corrompues de pouvoir quand même bénéficier d’une protection légale de bonne qualité.

Un exemple est un projet de développer des “LEAP zones,” ce que le Honduras a autorisé sous le nom “ZEDE”. Ces zones sont semi-autonomes, avec des statuts légaux, économiques, et politiques (LEAP) distincts et renforcés pour les créateurs d’emplois. Ainsi, les investisseurs peuvent compter sur la protection des lois américaines, ce qui différencie le projet de schémas plus traditionnels avec des régulations ou des taxes réduites. Cependant, le projet des LEAP zones au Honduras ne semble pas être un succès éblouissant actuellement, car il semble en proie à des querelles de propriété concernant les terres concernées.

Ceci rappelle le projet du grand économiste Paul Romer de développer une “ville charter” à Madagascar, ouvrant le hub à la fois aux immigrants des pays voisins ainsi qu’aux locaux. Hélas, le projet a avorté en 2009 suite à un coup d’État, apparemment partiellement déclenché par des opposition aux projets de Romer, dénoncés comme des trahisons.

La leçon de ces deux expériences est évidente : de tels projets ne peuvent être viables que si ils sont réalisés sur une zone qui n’est réclamée de personne, et profitent du même solide niveau d’indépendance vis à vis des interventions étrangères et locales dont bénéficiait Hong-Kong.

Qui pour piloter ?

L’UE n’est pas un choix parfait, mais l’UE a de l’expérience avec quelques missions rule of law. Une partie des missions EULEX au Kosovo consistait à administrer la justice dans les zones les plus délicates. Des problèmes d’implémentation majeurs se sont présentés, mais au moins le Kosovo a-t-il connu une sorte de stabilité. Dans tous les cas, la différence majeure entre ces “zones libres” et les missions au Kosovo ou les anciennes colonies réside dans le principe de la liberté de choix d’installation.

Bien sûr, il est clair que ce projet serait piloté plus efficacement par le secteur privé, via des actionnaires avertis, soucieux d’un bon retour sur investissement, plutôt que par des contribuables démunis. Cependant, comme l’expérience de Paul Romer à Madagascar nous l’enseigne, pour un projet d’une telle ampleur, la validation des acteurs étatiques serait vitale au succès de l’entreprise.

Quid des coûts ?

La police et la justice belge coûtent environ 3 milliards d’euros annuels pour 11 millions de personnes. D’évidence, il faudrait davantage pour fournir l’infrastructure basique pour une ville nouvelle, mais une partie des 130 milliards du budget de l’UE pourrait être mise à contribution. Toute personne ayant affaire à l’UE sait que d’énormes progrès sont réalisables en termes de dépenses. Plus de 270 milliards d’euros vont être versés dans les poches de riches agriculteurs propriétaires, dont la Reine d’Angleterre, entre 2014 et 2020. Suite au Brexit, une réforme majeure du budget de l’UE est nécessaire. Étant donné la manière dont la politique agricole de l’UE a été dommageable aux pays en développement pendant des décennies, ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée de commencer par regarder de ce côté là.

Dans tous les cas, la crise des réfugiés a déjà prouvé qu’elle coûtait très cher. L’institut allemand IFO a estimé le coût fiscal pour l’Allemagne à environ 20 milliards par an, bien que beaucoup d’autres économistes ont soutenu que, dans la mesure où les immigrants pourront être intégrés, ils participeront à un regain économique.

Comment pouvons nous savoir qu’une zone libre offrira des standards de justice et de sécurité suffisamment élevés pour assurer la réussite du projet, afin d’y attirer des personnes volontaires, et que des entreprises aient réellement envie d’y investir ? Des dédommagements suffisants doivent être fournis au pays d’accueil pour qu’une telle zone puisse exister sur son territoire.

La réponse est simple. Pour que ce projet soit un succès, il faut que le lieu retenu soit plus sûr que l’endroit le plus dangereux au monde, que le climat pour y investir soit meilleur que celui du pire endroit au monde pour y conduire des affaires, de manière à attirer les individus supposés y venir à ce moment. A priori cela ne devrait pas être un gros challenge. Serait-il vraiment si difficile que faire mieux que la Corée du Nord, la Syrie, ou le Congo ? De toutes manières, les solutions légères ont échoué.

Traduction de Vincent Andrès  et Antoine Dornstetter pour Contrepoints de Can a « Hong Kong for Refugees » Solve the Crisis?

  1. Excellent article, mais ne manquerait-il pas un paragraphe entre « …de tels endroits » et « Son administration… » ?

    1. Oui. Bien vu. C’est corrigé, merci.

  2. Un problème majeur sera de forcer les gens à aller dans un lieu artificiel sans histoire, sans culture, sans économie « spontanée » sinon seule une petite fraction des gens voudront y aller et ça ne règle strictement rien.
    L’autre sera de forcer les gens de tas de pays à payer d’énormes infrastructures loin de chez eux, sinon personne n’ira là-bas. Les sommes gaspillées ne sont pas plus disponibles que celles de l’évasion fiscale qui font rêver les socialistes. Si on arrivait à ne plus les gaspiller, c’est à dire ne pas les prélever la plupart des problèmes économiques des pays non libéraux seraient résolus.
    Le troisième sera de forcer les ex-réfugiés à payer pour les infrastructures d’un flot constant de nouveaux arrivants et le dernier sera de forcer ce nouveau pays à rester totalement ouvert au mépris de la population locale et pour ce faire il faudrait interdire l’accès du politique aux ex-immigrés.

    C’est un cauchemar constructiviste de bout en bout.

    1. Une place sûre où on peut travailler, entreprendre, élever ses enfants, bref, vivre…

      Une place où la sécurité est assurée (du moins davantage qu’en zone de guerre)…

      Une place dont les portes sont ouvertes…

      Une place où un réfugié peut donc venir librement et avoir un avenir…

      Le côté artificiel, sans histoire, sans culture… voilà qui pèse bien peu pour un réfugié qui cherche à survivre, à s’extraire de la misère et de l’insécurité.

      Votre premier problème majeur n’en est clairement pas un.

      Les gens de tas de pays payent déjà pour ces politiques calamiteuses, qui consistent à entasser les réfugiés dans ces camps, à les chasser des frontières et à régler les problèmes générés chez nous. Ils paient déjà. L’idée est de réduire cette facture en dépensant ces sommes de manière plus intelligente. Deuxième problème majeur réglé : ce n’est pas une nouvelle dépense, c’est une réallocation des ressources qui pourrait déboucher sur des économies.

      Les Britanniques paient-ils encore pour les infrastructures de Hong-Kong ? L’auteur parle d’une administration sur place, ce n’est pas seulement pour assurer la sécurité… mais pour faire contribuer également ceux qui s’y établissent et s’y enrichissent.

      J’ai bien peur que vous soyez à côté de la plaque.

      1. Donc les dirigeants de pays comme la France et pas mal en Europe qui ne sont pas fichu de bien gérer leur pays, pourtant doté de patrimoine gigantesque, vont créer une zone entièrement artificielle basée sur un énorme et constant afflux d’immigrés et ou tous les problèmes, y compris économique, seraient réglés ?

        Xavier C: J’ai bien peur que vous soyez à côté de la plaque.

        C’est clair…
        Le parangon du dirigisme et du constructivisme Top/Down à coup de flot d’argent des autres-gratuit.
        Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

  3. Quand je vois le mot Hong kong, je me sens concerné, 22 ans en septembre 2016 que j’y suis.

    Hong kong fonctionne, parce que, c’est une porte d’entrée ou de sortie pour la Chine.

    La population d’Hong kong, est principalement Asiatique, les mêmes Asiatiques qui immigrent partout dans le monde, et qui ne posent pas de problèmes. (Paris 13eme pas de problèmes !)

    Les loyers a Hong kong sont très chers, ce qui éloigne, les bons a rien, les feignants, les bobos socialo (je connais 3 français qui sont rester 6 mois max).

    Les problèmes: l’afflux de Chinois du continent fait exploser le prix de l’immobilier, résultat, le hongkongais de base a du mal a se loger et ne pourras jamais devenir propriétaire.

    En 2016, il arrive encore que des Chinoises enceintes arrivent a passer les contrôles et viennent accoucher a l’hôpital de Hong kong et repartent sans payer, d’ou la dette des hôpitaux de Hong kong. (cherchez sur google l’article, sinon je peux vous donner le lien).

  4. Les propositions de Pieter Cleppe sont très intéressantes. Il est vrai que HONG Kong peut être considéré comme un modèle à imiter. Mais, comme il est écrit dans l’article, le développement a été possible parce qu’il s’agissait majoritairement de personnes fuyant le régime maoïste et qui donc avaient une certaine identité de pensée et de coutumes. Or, les flux de réfugiés actuels concernent des populations très mitigées, ce qui peut grandement compliquer le problème. Ceci étant, je pense que c’est une voie intéressante à approfondir.

  5. Et je rajouterais que l’article ne parle pas de la préférence nationale qui est en place a Hong kong : un étranger ne peut pas venir travailler a Hong kong, si le boulot peut être fait par un hongkongais. Vous ne pouvez pas être plongeur ou serveur dans un restaurant, ni balayeur, ni éboueur, ni agent de sécurité … vous devez avoir des compétences qu’un hongkongais n’a pas pour pouvoir travailler, résultat le taux de chômage est 3 fois inférieur au notre, il est de 3,3%.

    1. @marc20 : Vous savez ce que c’est la « discrimination positive » ? Être forcé par l’État a embaucher des Noirs plutôt que des Blancs.

      Vous savez ce que c’est la « préférence nationale » ? Être forcé par l’État a embaucher des Nationaux plutôt que des Étrangers.

      Il y a un mot pour désigner les gens opposés à la « discrimination positive » mais favorables à la « préférence nationale » : des hypocrites.

      En vous félicitant de la préférence nationale en place à Hong Kong, vous vous félicitez d’une mesure étatique réduisant la liberté des employeurs d’embaucher qui bon leur semble. Contrairement à ce que vous dîtes ce n’est pas ce genre de mesures liberticides qui est à l’origine d’un faible taux de chômage.

  6. Interessant. Bien sur, il pourrait s’agir seulement d’une option pour les refugies.Bien sur, il faudrait payer pour les infrastructures, l’education etc… Bien sur, il faudrait definir le cadre de regles necessaires. Mais ce serait a experimenter, car les refugies ont souvent un bon niveau d’education, et c’est mieux que les camps du Liban de Jordanie de Syrie et de Turquie ou des millions de gens s’entassent.

    Le 13eme arrondissement a Paris? J’ai un copain qui y a ete commissaire, c’est la loi des Triades… Oui, il y a des crimes, du racket etc. Comme ailleurs.

    Je trouve les commentaires un peu violents et sutout negatifs. Que prposez-vous d’autre?

    1. Que prposez-vous d’autre?

      À peut prêt tout sauf ce fantasme collectiviste de solutionner tous les problèmes d’immigration en déportant invitant les immigrés à aller sur une île ou un lieu perdu.

      Je trouve pour ma part invraisemblable d’accorder le moindre crédit à ce genre d’idée complètement hors sol.
      Déjà, les immigrés sont des êtres humains avec des envies et des désirs ignorés et pas des moutons qu’on peut attirer au milieu d’une forêt avec du gros sel.

      1. Je crois que, bien qu’incomplet, la lecture de cet article vous ferait du bien : http://uplib.fr/wiki/Nirvana_fallacy

        Il ne s’agit pas ici d’envisager une solution optimale, mais simplement d’essayer de faire mieux que les camps actuels (qui sont la « solution » actuelle, court-termiste, coûteuse et bien pire)) … tout en étant potentiellement acceptable par les populations européennes.

        Et pour ma part, même l’évocation d’une seule solution dans le vaste « à peu prêt tout » censément meilleur m’intéresserait.

        1. -Pour quelle raison les migrants en attente d’aller en Angleterre ou dans un autre pays à la recherche d’une civilisation stable ou s’intégrer et faire leur avenir désireraient se faire transporter à grands frais dans un camp-parking « amélioré » loin de leur but où il n’y a aucune intégration possible ? Honk-Kong était pour sa part à deux pas de la patrie des migrants et la diaspora de même langue et de même culture.

          -« Migrant » n’étant pas une nationalité, qui désirerait faire sa vie dans un pays une zone dont la principale caractéristique est un afflux constant de nouveaux arrivants pauvres de nationalités et de langues très diverses ?

          -Avec quelle modalité allez-vous empêcher les migrants de vouloir quitter le camp pour se répandre alentour ?

          -Ikea, Nestlé, Coca Cola ou Apple ne totalisent mondialement qu’une fraction des emplois nécessaires et ils vont « adorer » être associés à « l’exploitation de ces pauvres gens » (non formés et peu stable en plus). Vous ignorez complètement le pouvoir de nuisance des socialistes, la volonté de migrants (parfois universitaire) de vouloir travailler en usine et les difficultés dues aux langues et cultures.

          -Si les camps actuels, y compris en France, on des conditions merdiques c’est parce que politiquement les pays d’accueil ne veulent pas payer pour cela, comment allez-vous les convaincre de payer pour votre idée ?

          -Les sommes « perdues » de la mauvaise gestion de l’UE ne sont pas plus disponibles que celles de la fraude fiscale que réclament les socialistes.

          -Hong-Kong qui n’a accueilli qu’une infime partie des migrants des 70 dernières années s’est fermée à l’immigration très tôt, actuellement les règles et la surveillance sont absolument drastiques. De plus la population immigrée était homogène et la communauté chinoise ne crée aucun problème dans les pays d’accueil. Ils sont durs à la tâche, désireux de travailler, et Hong-Kong était à deux pas de leur patrie.

          Étant donné le nombre colossal de problèmes auxquels vous ne répondez que par de laconiques « yaka / tout ira bien /youpie », je vous renvoie pour ma part à cet article:
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Utopie

          Et pour ma part, même l’évocation d’une seule solution dans le vaste « à peu prêt tout » censément meilleur m’intéresserait.

          La France, la Turquie et tous les pays qui font de mauvaises conditions aux migrants sont aussi mauvais pour la gestion de leur propre pays et populations (sans même parler des pays d’où partent les gens) c’est localement, pays par pays que les solutions peuvent/doivent être trouvées.

          Et la solution est invariable: état de droit, démocratique et libéral.

  7. Pourquoi en Europe et pas dans la péninsule arabique? Cette terre est bien plus inhabitée et c’est une terre d’Islam, de plus l’argent y coule à flot !

  8. à propos des « solutions » actuelles (tout frais) :
    The Nauru files: cache of 2,000 leaked reports reveal scale of abuse of children in Australian offshore detention https://www.theguardian.com/australia-news/2016/aug/10/the-nauru-files-2000-leaked-reports-reveal-scale-of-abuse-of-children-in-australian-offshore-detention?CMP=share_btn_tw

    Peu de chances que ça se passe mieux en Turquie et dans tous les endroits où on a opté pour des « solutions » analogues.

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