François Hollande : « ça va mieux », vraiment ?

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Politique

Par Eric Verhaeghe.

Lors de sa très ennuyeuse prestation télévisuelle de jeudi soir, François Hollande, comme muré dans son château, a prononcé un terrible « ça va mieux » qui suscite l’hilarité sur les réseaux sociaux. En apparence, la phrase résonne comme un terrible déni de réalité. Mais, replacée dans son contexte, elle est surtout très révélatrice de la posture de Hollande, de son ambition pour le pays et de son angle d’attaque pour la prochaine présidentielle.

Hollande et le déni de réalité

Il faut être gonflé pour affirmer devant les Français que ça va mieux, sans pouffer.

Rappelons que dès le mois de février 2013, Hollande assurait que la croissance reviendrait presque par magie. L’influence de Moscovici et de sa bande d’économistes, dont certains siègent à l’Assemblée Nationale, faisait alors des ravages. En toute bonne foi, Hollande était convaincu qu’ils avaient raison : on pouvait indéfiniment augmenter les impôts, les contraintes, les rigidités du marché du travail, rien n’empêcherait le retour de la croissance.

Depuis le début de son mandat, en réalité, Hollande ne croit pas qu’il puisse agir sur l’économie. Il est en revanche pénétré de l’idée que les cycles économiques agissent quelle que soit la politique menée. Il suffit de tomber au bon moment pour gouverner, et les choses se font toutes seules. Alors que l’Allemagne connaît le plein emploi, le désastre du chômage en France permet de mesurer l’étendue cataclysmique de son erreur.

François Hollande soutient que la croissance revient. Il devrait plutôt trembler dans ses braies. Si la France n’est pas en récession, il faut d’abord y voir l’effet des centaines de milliards que la Banque Centrale Européenne déverse discrètement sur nos économies. En principe, avec le remède de cheval qui est utilisé par Mario Draghi, la France devrait connaître une inflation à 5% et une croissance d’au moins 3%. Le fait que le PIB croisse à peine de 1% et provoque ainsi la béatitude présidentielle confirme que François Hollande ne comprend vraiment rien au fait économique.

Combien de citoyens sont dupes ? Fort peu, probablement.

François Hollande se dévoile

Chercher dans le ça va mieux un jugement raisonnable sur la réalité n’a pas de sens, et il n’est même pas sûr que François Hollande commette un véritable déni en le prononçant. Lui-même n’y croit nullement et ne cherche probablement pas à nous faire croire que ça va mieux. Il est beaucoup plus évident que sa phrase s’adresse plutôt à lui-même, avant de s’adresser aux électeurs.

Hollande dit ça va mieux, comme le malade du cancer après une opération qui lui a enlevé des organes infectés par les tumeurs. Il ne dit pas « ça va bien », mais seulement « je ne suis toujours pas mort » et j’ai même gagné quelques semaines de vie supplémentaires. Il est très probable que le président ne puisse surmonter l’épreuve de sa profonde impopularité et de son immense incompétence qu’en se convainquant que tout aurait pu être bien pire. Le fait qu’il soit encore en poste, que le pays n’ait pas explosé après les attentats du 13 Novembre montre que ça va mieux.

C’est ici que le Président normal donne la pleine mesure de sa normalité. Non, il n’a pas la prétention d’être un super-héros qui transformerait la France en un pays heureux, prospère, moderne, rayonnant. Ces grands rêves ne sont pas pour lui, et il ne faudrait sans doute pas beaucoup le pousser pour qu’il soutienne que ce rêve-là est inaccessible, ou qu’il soit le fait de fous prétentieux, de dangereux démagogues.

Le truc de Hollande, c’est plutôt le plaisir simple de se dire : nous ne sommes toujours pas morts ! Bon, c’est vrai, nous sommes nuls, nous n’avons pas d’idée, pas de vision, pas de compétence. Mais qui, parmi tous ceux qui sont bien plus brillants que nous, aurait fait mieux ?

Hollande, un héros flaubertien candidat à sa réélection

Les amateurs de Flaubert auront reconnu dans François Hollande une réincarnation à l’état pur du pharmacien Homais de Madame Bovary. Sa posture n’est pas de réussir. Elle est de montrer que la médiocrité est la moins pire des solutions et que l’échec n’est pas si dramatique. Même dans un naufrage, les survivants qui se retrouvent sur une plage déserte finissent par se dire : « ça va mieux ». Au moins, quand on n’a aucune ambition pour son pays, on est à peu près sûr de ne pas être déçu, et on ne peut pas être taxé d’avoir complètement menti.

C’est évidemment cette stratégie que François Hollande nous propose en 2017, face à un Sarkozy ou à une Marine le Pen. Il y aura les aventuriers qui proposeront des grands projets haletants, avec des étoiles dans les yeux, du sang, de la sueur et des larmes. Et puis il y aura François Hollande qui nous demanderait de choisir entre les dangers de l’épopée et les certitudes du roman de gare. Et son argumentation tout entière se concentrerait dans les vertus de ce dernier : pas de rêve, certes, pas d’ambition, pas de grandeur, mais un projet peinard, où on limitera la casse et où on vivotera le plus longtemps possible sans stress et sans bruit, en attendant la mort.

L’ennui assis contre la nuit debout

Alors que les bobos de la Nuit Debout se réunissent sans se lasser pour réfléchir indéfiniment sur ce que serait un monde meilleur, François Hollande propose la démarche exactement inverse : celle de l’Ennui Assis.

Et c’est bien le dilemme de la France aujourd’hui. Elle sait qu’au train où elle va, elle est en sursis. Mais elle préfère peut-être mourir certainement, mais lentement, plutôt que d’affronter le risque de renaître.

Sur le web

  1. Le problème c’est le surtout ce MERDIN FRANCE CHRONIQUE !…..Qui va unir l’ensemble du peuple pour redresser notre pays , franchement ?…..Il faut un front républicain avec le meilleur de la droite à la gauche , motivé à faire le job ensemble avec pour priorité absolue rètablir , l’économie et le chômage , et faire abstraction de leur partis ou carrieres adopter l’attitude qui consiste à avoir uniquement comme moteur principal : L’UNION NATIONALE VIA L’INTERET GÈNÈRAL POUR BUT ! ….Hollande , Jupe , Macron, Bayrou , TOUS ENSEMBLES DANS UNIQUE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE COMME AVEC DEGAULLE !…Avec des gens modèrès , pas les extrêmes ,ni les sectaires !

    1. De Gaulle a gouverné avec le parti le plus sectaire d’Europe : le PCF.

      1. Il n’avait pas le choix, depuis 1941 les communistes FTP avaient pris les armes.

  2. Très bien analysé. Et confirmé par la remarque que le président aurait faite à des proches: « ça tiendra bien jusqu’en 2017″…

  3. Très bien dit. Juppé sera dans la continuité, sous un autre masque, avec une autre étiquette, mais bonnet blanc et blanc bonnet. Dans 5 ans, il pourra prononcer béatement la même formule. Je crois que nous avons « de la visibilité » (comme dirait les traders qui en manquent toujours sur les marché financiers). Et il faut considérer que c’est une chance de pouvoir prévoir avec un degré de certitude rarement aussi haut, l’avenir à court, moyen et même long terme de la France. Ce pays est foutu (merci H16 !). Les naïfs optimistes vont rester, les lucides partiront avant que le pays ne sombre. Aucun espoir de renaissance libérale pour la France. Le libéralisme est totalement absent de notre enseignement, de notre culture, de l’espoir des jeunes générations (voyez « Nuit Debout »). Fuyez !
    Pour moi, c’est déjà fait !

    1. « Le libéralisme est totalement absent de notre enseignement, de notre culture, de l’espoir des jeunes générations » De notre culture probablement pas (BASTIAT, …., on se répète sans cesse), mais admettons que nos dirigeants, universitaires et autres sont de toute manière INCULTES.

  4. ça va mieux , ça va mieux …faut le dire vite quand même ….il prend vraiment les gens pour des cons…ou alors il est fou….auquel cas…..

    1. Les mélanges qu’il a fait sur le chômage des jeunes laissent peut-être entrevoir un début de démence sénile…

  5. « Et c’est bien le dilemme de la France aujourd’hui. Elle sait qu’au train où elle va, elle est en sursis. Mais elle préfère peut-être mourir certainement, mais lentement, plutôt que d’affronter le risque de renaître. »

    Et c’est d’autant plus incohérent et hypocrite de la part de politiciens, de penseurs ou d’idéalistes qui se prétendent « progressistes » : ils prétendent agir pour un monde futur meilleur, pour le bien de « nos enfants » et pour la planète ; mais en réalité : « après eux le déluge ».

  6. Merci à l’auteur pour cet article qui est une interprétation du discours du président des français en pleine campagne électorale pour le renouvellement de son mandat.
    Au fond, la méthode Coué et un refrain connu: ….ça ira…ça ira….

  7. Cette analyse est bien trop complaisante pour Francois Hollande. On ne peut pas dire qu’il n’a fait qu’attendre passivement que les choses se passent. Chaque mois voit arriver un tombereau de mesures liberticides, idiotes,idéologiques et contre productives.il serait bien préférable d’avoir un président fainéant qui ne cherche pas à influencer les choses.Il a mise en place un dispositif qui sclérose le pays, le surveille, lui fait peur, le menace etc….Il a crée des tensions fortes pour mieux pouvoir en jouer et en tirer partie ( sa source de jouissance?) au risque de générer une guerre civile.Globalement ce qu’il a fait fonctionne bien: il est tout à fait possible de continuer à profiter du pouvoir même si les résultats sont désastreux et que les promesses ne sont pas tenues.La sorte d’alliance pitoyable masquée PS-LR, cherchant à prétendre qu’il n’y a plus de vrai clivage droite/gauche, ne vise qu’à garder le pouvoir et à se répartir les postes. Juppé est préféré de la gauche et Macron est préféré de la droite!!
    Malgré la colère des citoyens et la situation catastrophique et explosive tout le monde s’accorde à dire que le prochain président sera plus ou moins dans la droite ligne d’Hollande ( que ce soit Juppé, Sarkozy, Valls..), c’est à dire la sociale démocratie et la soumission aux USA et aux puissances du golfe. Il ne suffit pas de changer les hommes pour changer de politique ( condition nécessaire mais non suffisante)

  8. En attendant 2017, je trouv, comme Apollinaire « que lentement passent les heures, comme passe un enterrement »

    1. Il y a quelque chose qui va se passer en 2017?
      Vous croyez vraiment qu’une élection peut changer le cours des choses dans ce pays?
      Ce pays bougera par une révolution et elle ne se fera pas par les urnes, ça ne c’est jamais produit et ça ne va pas commencer en 2017.

  9. Pour ma part, je crois que F Hollande et les siens installent un socialo-communisme dont il sera très difficile de se dépêtrer par la suite. Regarder seulement l’activisme de MM Sapin et Eckert contre notre argent et la satisfaction jubilatoire contre les paradis fiscaux qui ne sont que répliques à l’enfer fiscal français qu’ils tentent d’administrer aux autres (G20-finances de la semaine dernière par ex.) pour aboutir à l’enfer fiscal carcéral, nous en reparlerons d’ici peu.

  10. Excellent billet mais il s’agit comme vous le soulignez de la méthode Coué qu’il nous assène depuis 2012, et avant en tant que premier secrétaire du PS

  11. Pour après 2017, je vous ferai remarquer que c’est peine perdue car tous les politiciens en poste actuellement sont ceux d’hier et de demain au niveau mondial et ils nous amènent avec ces « G20 » réunions informelles, dont les contenus sont secrets, à des volontés dictatoriales mondiales. Ce n’est pas le mandat donné par les votes des peuples mais ils n’en ont cure

  12. Il nous prend pour des demeurés, il croit que nous sommes socialistes !

  13. Tout cela a un nom = décadence !

  14. Ce dont on est sûr c’est que même à 1% de satisfaits l’audacieux fiancé de Julie sera toujours aussi fier de ses conquêtes (…sociales)!

    1. « fier de ses conquêtes »

      Fastoche : elle sont toutes subventionnées. Peuvent plus dire non après. Pas de quoi faire le malin.

      J’imagine qu’il sera exonéré pour les clients qui vont voir des prostituées.

  15. « sa profonde impopularité »

    Chirac n’était pas très populaire non plus, Ca n’a pas dérangé plusieurs millions d’électeurs de gauche de voter pour lui sans regarder son bilan.
    Face à MLP, Mollahnde fera le plein de toutes les voix de gauche sans se boucher le nez parce pour rester au pouvoir par tous les moyens, les soces sont prêts à tous les écarts avec leurs principes, fussent-ils répugnants.

    1. Aussi , ll faut aussi dire que les jeunes ne se déplacent même pas pour voter , aux présidentielles on aura 15 candidats …Alors les vieux comme moi après 44 ans de travail à 43 h par semaine minimum , on veut aussi profiter de notre juste retraite , on à fait mai 68 , des luttes ardues , on leur laisse pas , c’est faux une situation aussi nulle que ailleurs !….Encore faut il qu’ils se bougent , avant même de bosser ils manifestent pour la retraite , Hollande est sincèrement pour les jeunes , mais si ils préfèrent les LEPENS , LIBRE À EUX , ça me déçoit et ça ressemble à un embourgeoiserie juvénile responsable et manipulé !!!!..

      1. Ceux qui braillaient en mai 68 étaient largement plus débiles car ils ne pouvaient pas avoir l’excuse d’être incultes.

      2. C’est vrai qu’une génération qui a dilapidé l’héritage de ses parents endetté ses enfants et émis des traites sur les enfants à naitre a droit à une juste retraite.
        Vous n’avez droit à rien si ce n’est la fermer et vous soumettre au bon vouloir de la génération au travail quand au versement de votre pension.

        La jeunesse bien abreuvée d’idéologie marxiste par l’EdNat a bien compris que le candidat le plus socialiste de tous est Madame Le Pen et c’est pourquoi ils là préfèrent à Hollande, et vous devriez trouvez très saint qu’il manifeste pour la retraite car ils ont bien compris que si ils ne font rien ils n’en auront pas, par contre ils se trompent de combat en défendant la retraite par l’esclavagisme générationnel (par répartition)

        Vivement que l’on balance dans les poubelles de l’histoire la plus grande génération de nihilistes que la terre est protée, heureusement notre système de santé communiste en décrépitude va accélérer le mouvement.

        1. @bibi Je trouverais plus saiN que vous vous exprimiez correctement dans notre langue commune. Que des soixante-huitards ne sachent plus à quel sainT se vouer pour leur retraite,soit. Que vous leur répondiez de façon aussi abrupte et obtuse montre bien l’abîme dans lequel notre pays est en train de tomber et dont il ne se relèvera pas.

          1. Oui c’est abrupt, car c’est la triste vérité.
            Je ne supporte plus d’entendre ces discours de 68ards mentalement attardé qui viennent nous expliquer qu’ils ont doit à une retraite, et de me prendre la moitié de mon salaire pour financer leur retraite et leur frais de santé.
            Un jour il va bien falloir instruire le procès de cette génération de nihiliste qui a saborder une bonne partie des valeurs de l’occident à savoir le travail l’effort et l’épargne pour se faire financer leur vieux jours par leurs enfants.
            Ces gens là sont des esclavagistes qui méprisent la jeunesse qu’ils ont créé et ils fraudaient les traiter avec déférence mais dans quel monde vit-on!

            Arrivé un moment il faut cesser de brosser les gens dans le sans du poils et leurs dire crument leur 4 vérités.

            Vivement que l’on entende plus ces gens là se plaindre et qu’ils commencent par s’excuser ça sera déjà bien au lieu de venir nous expliquer que si c’est mieux en France qu’ailleurs c’est grâce à eux.

            Un jour faute d’argent des autres (c’est toujours comme ça que finie le socialisme) il va se poser la question de savoir si on doit dépenser l’argent que l’on gagne pour satisfaire le train de vie dispendieux de nos ainés ou assurer un avenir à nos enfants quelle avenir enviable grâce à ses connards de 68ards.

            1. C’est plus compliqué que çà. Les communistes ont pris le pouvoir à l’issue de la seconde guerre mondiale. Mai 68 n’aurait peut être pas eu lieu sans eux. Par contre le poids de l’Etat et la dépendance des français à son égard n’a pas cessé de grandir. Pensez-vous que les français réagiront ?

          2. +1000.
            Pour sortir du communisme, rien de plus simple : il suffit de le renier avec quelques décrets. En revanche, sortir de ses conséquences prendra des décennies. Quand on voit l’état de la Russie 25 ans après, il faut se dire que le spectacle que donnera la France dans le prochain demi-siècle sera immonde à regarder. Mais ceux qui ont voté tant et tant pour que cela arrive devront s’en prendre qu’à eux mêmes.

            1. C’est quand des forces sont en mouvement et qu’une volonté politique est présente que l’on signe des décrets. Leur simple signature ne met rien en marche, ou plutôt rien de positif, que du coercitif. Par contre je vous rejoins sur l’aspect de la France dans quelques années, grande tristesse de voir un tel pays ravagé.

              1. il a suffit d’un décret à Daladier pour dissoudre le PCF en septembre 1939.

                1. Un grand succés puisqu’ils (les communistes) ont fait le dos rond jusqu’en 1941 pour prendre le pouvoir en France à la fin de la guerre. Un trait de plume n’est rien en soi.

        2. J’ai fait un test « tu n’as pas cotisé, tu as payé la retraite d’un autre » ce qui est vrai en plus puisque personne ne peut demander à retirer l’intégralité de son capital, celui-ci n’ayant jamais existé. Vous êtes quasiment assuré que votre interlocuteur sort de ses gonds.

  16. OK avec les commentaires. Comme c’est un site libéral , c’est normal.
    Mais.. il faudrait que les libéraux proposent aussi quelque chose, par tous les canaux disponibles.
    Comme exemple : inscrire dans la constitution un maximum de 25% du poids de l’état dans les PIB.
    Et répéter le message ad nauseam pour qu’il soit entendu, puisque le reste de la population (95%)
    ne comprend rien au libéralisme, au libre choix dans la vie l’associe aux « salauds de patrons » etc..
    Sinon, oui , le pays est foutu , et le répéter mille fois ne sert a rien. Et il ne servira jamais a quoi que ce soit.

    1. Hollande n’a pas réussi à trouver une majorité pour réformer la constitution, alors les libéraux !… Les libéraux ont d’abord besoin de polémistes habiles, qui parviennent à se faire inviter systématiquement dans les médias et répètent inlassablement les fondements du libéralisme.

  17. « Ça va mieux »

    N’est-ce pas ce qu’on dit quand on sort des toilettes pour une urgence ?

  18. Faut-il se réjouir que la France n’aille pas « bien » ?

    Je ne suis pas utilitariste. Donc, à mon sens, cela n’est même pas le propos. La question est de déterminer l’état du respect des libertés individuelles et de la propriété privée dans le pays. A cette dernière, on peut répondre : médiocre et pire que médiocre.

  19. C’est plus profond que cela. A la suite de ses dangereux prédécesseurs, Hollande perpétue le clanisme prédateur, mes potes, les potes de mes potes et moi-même d’abord, en tartinant que ce pourrait être pire que si c’était mieux. La grosse différence est que maintenant l’os est attaqué. Un bout de rachat de terres agricoles par des chinois (comme en Afrique), un bout de privatisation de biens publics (aéroports, ports… comme en Grèce ou au Portugal), un bout d’intégration totale à l’OTAN (un futur lieu de décision extra-territoriale à Lyon après Mons?), etc… nous ne sommes plus sur le plateau mais dans la pente. Et grâce à un bon cumul de dettes en et hors bilan (le coup de la moindre augmentation des dépenses est quand même un must), aucune chance de s’en remettre sans un délai conséquent. Au moins, si comme le disait un économiste alternatif dont je ne me rappelle plus le nom, en obligeant les décideurs publics à ne plus avoir le droit d’engager la moindre dépense sans une commission neutre de validation, type société civile. Bref, on est un peu trop loin dans le pire pour espérer s’en sortir sans rupture majeure. Donc Hollande ou tous ces retraités faisant de la politique ne devrait pas bénéficier du moindre commentaire.

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