Tous les referendum sur l’Europe que vous ne connaissez pas

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Europe

Par Éric Verhaeghe

 

Les referendum s’abattent sur l’Europe comme les sauterelles sur l’Égypte des pharaons. Il est très probable que plusieurs vous soient passés inaperçus. Il fallait donc bien réparer d’éventuels oublis…

Referendum aux Pays-Bas sur l’association avec l’Ukraine

Le 6 avril, un referendum a lieu aux Pays-Bas dans une totale indifférence des Français. Organisé à la demande d’une pétition qui a recueilli plus de 400 000 signatures en septembre 2015, il porte sur l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union Européenne.

Bien entendu, ce referendum, qui fait très peu de bruit en France, est un prétexte pour tester l’opinion hollandaise sur l’élargissement constant de l’Union Européenne. Il a une valeur purement consultative, mais son résultat devrait donner une bonne indication de l’état de l’euroscepticisme dans ce pays signataire du traité de Rome et pionnier de la supranationalité.

Ce referendum ne manque en tout cas pas d’humour. Il intervient en plein milieu de la présidence néerlandaise de l’Union. Fallait oser…

Referendum en Grande-Bretagne sur l’appartenance à l’Union

Tout le monde a entendu parler du « Brexit », la sortie possible de la Grande-Bretagne. Un referendum doit avoir lieu sur le sujet le 23 juin. Le débat a été largement couvert par les médias subventionnés. En préparation de cette consultation pour laquelle David Cameron mène une campagne favorable au « non » à la sortie, l’Union Européenne a lâché des concessions sur le traitement réservé demain à la Grande-Bretagne dans l’Union.

En particulier, le Royaume-Uni aurait la faculté de déroger aux règles choisies à Dublin en matière de droit d’asile, et aux règles d’attribution de prestations sociales aux étrangers.

Referendum en Hongrie sur les quotas de réfugiés

À une date encore inconnue, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé l’organisation d’un referendum sur les quotas de réfugiés en Europe. Passée relativement inaperçue, cette annonce qui date de fin février est une arme pour bloquer les projets européens d’installation forcée de migrants dans les pays de l’Union.

«Le gouvernement, aujourd’hui, ne fait que répondre au sentiment de la population», a déclaré Viktor Orban lors d’une conférence de presse. «Nous pensons qu’introduire des quotas d’installation de migrants sans l’aval du peuple est tout simplement un abus de pouvoir».

Bientôt un referendum en Finlande sur l’euro ?

Parallèlement, c’est la Finlande qui menace d’un referendum sur l’euro, après qu’une pétition signée par plus de 50 000 personnes a imposé un débat sur le sujet au Parlement. Le Parlement finlandais est désormais libre d’organiser un referendum sur le sujet.

La démarche s’explique largement par les difficultés économiques du pays, en récession en 2014 et en stagnation en 2015. Ces circonstances interrogent sur le bien fondé d’un maintien dans la zone monétaire.

Et en France ?

À cette occasion, la France elle-même pourrait ne pas échapper au débat. Selon une étude de l’université d’Edimbourg, 53% des Français souhaiteraient qu’un referendum soit organisé sur le maintien de la France dans l’Union. Cette révélation souligne bien l’écart qui s’est creusé entre la France et l’idée européenne depuis la crise de l’euro.

Certes, ce sondage est indicatif, mais il souligne bien le malaise persistant en France sur la question européenne, et spécialement sur les conséquences potentiellement néfastes de l’appartenance de la France à l’Union.

Sur le web

  1. Article salutaire!

    Prochaine étape: lister les partis politique en France qui proposent la sortie de l’UE et/ou de l’euro. Et qui l’écrivent noir sur blanc…

    Bonne rechreche!

    1. Le seul: l’Union populaire républicaine (UPR).

      C’est bien le seul et unique parti français, à ma connaissance, à écrire noir sur blanc que son objectif est la sortie de l’Union européenne et de la zone euro par l’art. 50 du T.U.E.

  2. « Un sondage indicatif… »
    Mais c’est un véritable appel à un Frexit !
    Contrairement à ce que voudrait voir le journaliste du Monde, les Français se mettent quasiment dans la peau des Britanniques dans leurs réponses.

    1. Vous donnez le résultat d’un référendum qui n’aura sans doute pas lieu?

    1. Signer une pétition pour sauver l’Europe ? Tant qu’elle sera dirigée par ces croquemitaines, il n’y a rien à espérer à part l’implosion du bousin.

      1. « l’implosion du bousin », comme vous dites, signifierez probablement une recession profonde en France, suivie de Marine ou Melanchon au pouvoir!

        1. A pardon ! je n’avais pas remarqué que l’économie Française se portait comme un charme. Comme dise les eurocrates, si l’Europe ne marche pas c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe. Pfffu ! balivernes tout ça ! Je n’ai jamais cru à l’Europe et tous les jours, ces ânes me donnent raison. Parce que vous croyez qu’en signant cette pétition vous allez changer quoique ce soit ? Ben non, c’est comme pisser dans un violon.

          1. l’economie francaise va mal, mais bon ya encore de la marge avant qu’on arrive au niveau de la Grece par exemple.

            Reformer l’Europe, ca peut vouloir dire moins d’Europe, ce que demande nos voisins britanniques par exemple.

            Je pense que si on n’essaie jamais rien, alors jamais rien ne changera.

            1. Oui, l’économie va mal en France: comment pourrait-il y en aller autrement?

              Peut-être aurait-elle pu adopter les « bonnes pratiques économiques » décidées par la France (du temps de « la France, prétendu « moteur de l’Europe ») et ses collègues, il y déjà quelques longues années, non?

              Les pays qui ont essayé se portent forcément mieux: logique!

              Donc non, l’Union ne va pas « imploser »! Dans une Europe en « cercles concentriques » (à laquelle on pense de plus en plus), la France reculera d’un cercle ou deux, sans plus.

              Rien de dramatique.

              1. Schengen est deja en train de disparaitre, l’article pointe les referendum aux Pays Bas, en Hongrie, en Finlande et bien sur au Royaume Uni, qui risqué tous de mettre a mal l’UE.

                Les traites ne sont pas respectes, notamment sur le deficit, ce qui rend l’UE arbitraire.

                L’UE est a la croisee des chemins, 2016 pourrait bien etre sa derniere annee sous sa forme actuelle.
                L’euroscepticisme est au plus haut, et favorise les partis extremes puisque les principaux partis refusent d’ecouter leur population et de reformer l’UE.

                53% des francais souhaitent un referendum sur la sortie de la France.
                Il est temps de se reveiller, et de s’exprimer, avant qu’il ne soit trop tard.

                1. « 2016 pourrait bien etre sa derniere annee sous sa forme actuelle. »

                  Je ne dis pas autre chose: c’est bien « sa forme actuelle » qui risque de changer: l’Europe n’avance que par crises, on le sait depuis longtemps et c’est une des raisons pour lesquelles le processus est si lent: à 28, le consensus nécessaire pour décider n’est plus un système praticable: le résultat est toujours le « plus petit commun dénominateur » à l’efficacité trop limitée.

                  2 solutions sont en cours: « démocratisation » avec pouvoir du parlement européen en hausse et décision à la majorité à la place de l’unanimité, dans certains domaines. L’Union en cercles concentriques à vitesses différentes est une 3ième voie que la Grande Bretagne risque d’inaugurer.

                  Système fédéral et souverainisme sont de moins en moins compatibles.

                  (Que l’article compare le référendum néerlandais avec le britannique, c’est audacieux, pour le moins: une association de l’Union avec l’Ukraine n’est pas un indice d’euroscepticisme et n’a évidemment rien à à voir avec le « brexit ». D’autre part, en PIB/habitant, Les Pays-Bas se classent (chiffres 2013) avant l’Allemagne, dans les 5 premiers pays membres: normal que sa participation au budget commun soit plus élevée. Quant au référendum finlandais, il concerne l’€ … et la B.C.E. sur la gestion de laquelle par son président M.Draghi, il y a effectivement des questions à se poser, me semble-t-il!)

  3. un référendum en france ? à quoi ça servirait vu qu’il n’est pas tenu compte de la réponse des français ……hein sarkozy ?

    1. Dans le contexte actuel les deputes auraient plus de mal a desavouer leurs electeurs

    2. C’est bien pour ça que Fr.Hollande ou son gouvernement ne l’organiseront pas!

      Puis, ça ne rendrait service à personne: les Français ont besoin de boucs émissaires pour masquer les erreurs françaises et l’Union Européenne en est un des chefs de file, non?

      Et si pratique, puisque la grande majorité en ignore à la fois les acteurs, les institutions, leur fonctionnement, comme les textes et le degré de contrainte qui y est associé.

      Demandez autour de vous combien des 74 députés français ils connaissent par leur nom!

      1. je connais le député de ma circonscription, mais pourquoi faudrait il en connaître 74 plutôt que 12 ou 428 ?

        1. Non, je parle de 5 ou 6!

  4. Orthographe!
    Choisissez: c’est les referendums ou, mieux, les referenda.

Les commentaires sont fermés.