C’est le politiquement correct qui a fait Trump !

Publié Par Guillaume Nicoulaud, le dans Sujets de société

Par Guillaume Nicoulaud

Donald Trump crédits Gage Skidmore (CC BY-SA 2.0)

Donald Trump crédits Gage Skidmore (CC BY-SA 2.0)

Une des grandes marques de fabrique de Donald Trump, c’est sa propension à pulvériser rageusement tous les codes du politiquement correct en vigueur aux États-Unis. Tout y passe : xénophobie, misogynie, homophobie… Il transgresse une à une et plutôt deux fois qu’une toutes les règles patiemment élaborées ces dernières décennies qui définissent les bornes de la liberté d’expression outre-Atlantique et les figures imposées du discours public.

Bien sûr, me direz-vous, tout le monde parle des dérapages verbaux de Trump et il ne se passe pas une journée sans que sa dernière sortie fasse le tour des réseaux sociaux ou, à défaut, qu’on nous fasse une rétrospective des précédentes. Seulement voilà, justement, il est tout à fait possible que ces discours transgressifs ne soient pas des dérapages mais procèdent au contraire d’une stratégie aussi volontaire que parfaitement maîtrisée.

Qu’on parle de Trump en bien ou en mal, peu importe ; l’essentiel, c’est qu’on parle de Trump. Si ses dérapages sont bien des dérapages contrôlés, il est assez vraisemblable que la forme de ses discours relève, au moins en partie, de ce type de stratégie ; d’ailleurs, admettons-le, ça fonctionne assez bien. Pourtant et sans que cela contredise cette première hypothèse, je suspecte le trublion de jouer un jeu plus fin.

Que fait un partisan de Trump quand il est pris à partie sur les propos de son champion ? Eh bien très souvent, pour peu que je puisse en juger, il commence par prendre ses distances sur ce sujet bien précis juste avant de le soutenir en général au motif que « y’en a marre du politiquement correct ! » C’est-à-dire que Trump, sans doute bien moins idiot qu’on se plait à le croire, surfe sur une énorme vague de réactance.

L’emprise du politiquement correct

Si vous suivez un peu l’actualité américaine, vous observerez sans doute que l’emprise du politiquement correct, notamment dans les universités, a atteint un tel degré (notamment dans l’absurdité) qu’il suscite désormais un rejet presque viscéral d’une part grandissante des Américains et fini même, dans certains cas, par provoquer l’effet exactement inverse de celui qui était recherché. C’est ce que les psychologues appellent de la réactance : à force de se voir imposer le discours et les normes du politiquement correct, une grande partie des Américains en sont venus à adopter des convictions parfaitement orthogonales.

Et cela, Trump le sait et il le sait d’autant plus qu’il fait sans doute lui-même partie de la vague qu’il surfe. Son discours outrancier ne vise pas tellement à convaincre sur le fond, qui est d’ailleurs d’une pauvreté abyssale, mais plutôt à rallier sur la forme. Les ingénieurs sociaux ont cru qu’en censurant et en imposant leur novlangue ils parviendraient à modeler la société américaine selon leurs désirs. Ils ont obtenu un Trump.

Sur le web

  1. « Les ingénieurs sociaux ont cru qu’en censurant et en imposant leur novlangue ils parviendraient à modeler la société américaine selon leurs désirs. Ils ont obtenu un Trump. »

    Oui, ils se sont clairement trumpés…

    Hum, ok, je sors –>

  2. Pour ceux que le sujet intéresse, Scott Adams, le créateur de Dilbert, tient un blog. Il y parle de Trump comme un magicien, qui utilise toutes les techniques de persuasion dans ses discours. Il explique tous les ‘dérapages’ de Trump, qui sont en fait contrôlés, dans une vue 3D. Et tout prend alors un sens différent. Il a prédit dès août 2015, à la vue de ces compétences de Trump dans le domaine de la persuasion, qu’il gagnerait la présidence dans un raz de marée.
    http ://blog.dilbert.com

  3. C’est pas tout d’être politiquement incorrect, encore faut-il être libéral.

    Or ce n’est pas le cas de Trump.

    Trump est politiquement incorrect ET antilibéral (nationaliste.)

    Zemmour est politiquement incorrect ET antilibéral (bonapartiste, gaulliste.)

    Alain Soral est politiquement incorrect ET antilibéral (nationaliste révolutionnaire.)

    D’autre part, je suis de bonne humeur donc je n’évoquerai pas (oh mince je m’apprête à le faire!) à quel point selon moi tous ces prétendus rebelles politiquement incorrect sont en réalité ultra conformistes dans leur vision de ce qu’est la masculinité et la féminité, et sont néo-puritains au sujet de la sexualité.

    C’est bien simple : quand vous êtes face à un « rebelle politiquement incorrect », après lui avoir demandé ce qu’il pense du libéralisme, demandez-lui ce qu’il pense des hommes créateurs de vêtements féminins, des maïeuticiens, des pères au foyer, ou des hommes qui, dans leur couple, acceptent que leur femme ait d’autres partenaires sexuels (exactement comme dans le passé certaines épouses japonaises acceptaient publiquement, sans la moindre jalousie, que leurs maris partent avec d’autres femmes durant le week-end.)

    Ma main à couper que votre « rebelle politiquement incorrect » vous répondra (dans le meilleur des cas) qu’il est « libéral MAIS » (exemple : libéral mais contre l’immigration, libéral mais contre la libéralisation des drogues), et qu’il est opposé à la « féminisation » des hommes (propos Ô combien original !)

    1. Une personne 100% libérale si cela a un sens n’existe pas et celui/celle qui le prétend est hypocrite. On a bien la liberté de s’opposer à la féminisation de l’homme du moment qu’on ne l’impose pas. Un des principes fondamental du libéralisme est la libre concurrence économique et plus généralement celle des idées et des sensibilités. Si vous voulez portez des bas c’est votre problème mais n’en faite pas un acte militant soit-disant libéral.

      1. Liberté Adorée

        Il ne parle pas d’imposition, mais d’acceptation. Si quelqu’un a envie d’etre homo, dans la doctrine libérale, libre a lui, si tu te dis que les homos ne doivent pas avoir les memes droits que les hétéros, alors tu ne peux te prétendre libéral sur ce sujet…
        Après, et c’est essentiel, le libéralisme implique la responsabilité et la non nuance à autrui, tout en privilégiant de fait, la liberté. Donc si on reste dans le cas du mariage homo, s’opposer de fait a cette acte est anti-libéral… s’opposer a l’adoption, est une autre histoire, car on peut débattre du fait que cela peut nuire à un enfant, donc qu’il ne l’a pas demandé… mais comme de nombreux enfants de couples homos vivent parfaitement bien, et ca sera de plus en plus le cas, par la normalisation de l’homosexualité, alors normalement c’est la liberté qui doit etre privilégié, et donc laisser les homos adopté si ils le veulent.

        Bien sur ceci n’est qu’un exemple, mais qui est assez symptomatique du débat entre libéraux… donc non personne n’est libéral a 100%, mais quand on est libéral a 50% on ne l’est pas, si on accepte aucune liberté sur les moeurs et sur le sociétal (drogue, homosexualité,….) alors on est a 50% libéral, donc on ne l’est pas, on peut juste se revendiqué d’un libéralisme économique, mais cela est encore faux, car le libéralisme économique est forcément lié au libéralisme sociétal (etre contre la drogue c’est etre contre la libre vente de produits,….).

        Et oui il est tout aussi libéral de dire « je suis contre le mariage homo » ou « je suis pour »… pourvu que vous terminiez votre phrase par « mais il faut que le mariage homo soit possible »…. personnellement, je ne veux pas me faire condamner pour homophobie, mais je suis pour que les homos aient les memes droits que les hétéros… et pourtant… j’irais pas plus loin car en France, la liberté d’expression n’existe pas.

        1. Pas d’accord avec vous.
          On peut s’opposer à l’existence d’un mariage homo tout en étant libéral. On peut même être opposé à l’existence d’un mariage homo et favorable à la liberté de mœurs.

          Si on est libéral, on se doit d’accepter que deux personnes, de même sexe ou non, vivent ensemble et fassent ce qui leur chante ensemble. Par contre cela n’implique en rien que la société doivent accorder un statut aux paires ainsi formés.

          Je vais même plus loin : Être pour l’existence d’un « mariage » homo c’est ne pas être libéral. Le mariage, comme union de personnes de sexes différents préexiste à l’Etat. Donc on n’a pas à m’imposer d’appeler mariage ce qui n’en est pas un. A minima il faudrait distinguer le mariage de l’union civile.

          Accessoirement pourquoi deux homos peuvent, sous prétexte qu’ils couchent ensemble, partager leur revenus pour le calcul de l’impôt, se transmettre des bien par héritage avec une fiscalité allégée alors que j’ n’en ai pas le droit avec un simple ami ?

          Enfin, l’adoption n’est pas un droit. C’est la mise en relation du besoin d’un enfant avec le désir d’un couple. S’il n’y a pas d’enfant à adopter, un couple sans enfant pourra invoquer tous les droits qu’il veut il ne pourra pas adopter. Le problème de l’adoption par une paire homosexuelle est exactement le même que celui qui se pose pour l’adoption par un célibataire. Cela prive de fait l’enfant soit de son père, soit de sa mère. S’il n’y a pas d’autre solution pour l’enfant, c’est concevable. Sinon, il n’y a aucune raison de le faire.

          1. Stéphane Boulots

            Absolument !

            En fonction de quoi le privilège (de moyenner sa feuille d’impôts, d’avoir des allocs, de simplifier la copropriété et la responsabilité, de fixer gratuitement des règles d’héritage, de bénéficier des pensions de reversions, etc…) est il libéral ?

            Idem pour le droit d’acheter des enfants pour se faire plaisir, flatter son ego et revendiquer sa « normalité » …

            Le mariage est un acte privé, un contrat moral et religieux, fixé par les règles personnelles des mariés, le holdup de l’Etat dans cette intimité n’est pas libéral. Les rapports sexuels (et leurs résultats) encore plus.

          2. Exact.
            D’ailleurs, sans Etat se mêlant de tout, pas de mariage homo, sans contraintes exercées sur les personnes s’occupant d’adoption, pratiquement aucune chance d’adoption pour les couples homo.
            Donc mariage gay et adoption par ces couples = anti liberal en general, n’en déplaise aux quelques libéraux essayant de se faire bien voir des bien pensants (et en plus, c’est peine perdue… ils resteront le diable)

          3. oui…

          4. Dans l’évolution de l’espèce humaine, si l’accouplement de deux individus du même sexe avait été favorable à ladite espèce, l’homme serait hermaphrodite tout simplement. Dans les pays où n’existe pas de système social offrant santé et retraite par mutualisation, la seule ressource pour palier à cette situation est d’avoir beaucoup d’enfants, pour répartir la charge des aléas ou celle des plus âgés. L’homosexualité n’apporte pas de solution à ce genre de problème. Peut-on imaginer le grand’père ou la grand’mère d’un lignée d’homosexuels exclusifs? La couverture sociale qu’offre la mutualisation entraîne une réduction de la natalité et favorise les profiteurs qui bénéficient d’une retraite financée par les autres dans notre système par répartition.

            1. J’ai oublié de parler du sujet principal. Liberté d’amour, d’affection ou de désir entre individus de même sexe, pourquoi pas, mais ce choix n’octroie aucun privilège vis à vis de ceux qui assurent la pérennité du système même s’il est dévoyé.

        2. Le mariage n’est pas une liberté individuelle, c’est un contrat soutenus par l’état entre deux personnes, un couple n’est pas un sujet de droit.
          Transformer une discrimination entre couple en une discrimination entre individus est un sophisme.
          Dans une société libre, vous avez biensur le droit de vous associer à qui vous voulez et donner à ce contrat le nom que vous désirez…

          Sinon d’un point de vue personel, je trouve pitoyable que les homosexuelles se rattache à des traditions religieuse homophobe et hétérosexuelle pour les subvertir par principe. Comme si la tradition du mariage avait un sens dans leur cas.

      2. « On a bien la droit de s’opposer à la féminisation de l’homme »

        @artemus : Vous avez parfaitement raison.
        Mais la question que soulevait mon précédent message était la suivante :

        Quelle est de nos jours la position la plus politiquement incorrecte :
        1 – critiquer la « féminisation » de l’homme ?
        2 – ou bien critiquer la persistance d’une vision trop étriquée de la masculinité ?

        Par exemple, quelle est la phrase la plus politiquement incorrecte entre :
        1 – « les femmes sont faites pour s’occuper des enfants »
        2 – et « les hommes peuvent s’occuper des enfants aussi bien que les femmes » ?

        Selon moi c’est la seconde phrase la plus politiquement incorrecte. Or les prétendus rebelles comme Trump, Zemmour, Soral, et consorts, considéreront qu’elle va dans le sens d’une « féminisation » de l’homme.

        1. La question n’est pas de savoir si vos propositions sont « politiquement correctes ou incorrectes » mais si elles sont vraies ou fausses.
          Affirmer que les femmes sont plus faites que les hommes pour s’occuper des enfants en bas age ne tient pas à une volonté de transgression morale, mais à un constat de la réalité humaine et des différences moyennes concrètes entre hommes et femmes qui vont de la présence de nichons au niveau d’ocytocine…
          Et mon expérience personnelle -c’est moi qui garde le petit la journée- ne le dément pas…

          La question n’est pas de savoir si des hommes qui manifestent en robe à fleur au lendemain des attaques de cologne s’émancipent d’une vision trop étriquée de la masculinité. La question est de savoir si on peut faire cohabiter le déconstructiviste progressiste avec le rugueux migrant patriarcal du fin fond du waziristan.

        2. la question n’est pas ce qui politiquement correct ou non, mais ce qui est vrai ou non.

          Liberal ne veut pas dire relativiste, mais qui fait confiance a la libre interaction entre les gens pour determiner ce qui leur convient le mieux.

          Donc en liberal je fais plus confiance a 40000 ans d’histoire humaine (et sur cette période la contrainte étatique sur les questions sociétales a au plus 150 ans) qu’aux discours de quelques intellectuel(le)s qui n’ont jamais rien fait ou dit ayant réellement bénéficié aux gens…

    2. Stéphane Boulots

      La différence, la diversité est la base du libéralisme.

      Si votre vision du libéralisme est celle d’individus tous identiques, non spécifiés, relisez le meilleur des mondes ou la ferme aux animaux.

      Le socialisme, c’est l’égalité d’état, de condition. Là libéralisme, c’est la diversité de condition et la tolérance (accepter ce avec quoi on n’est pas d’accord)

      Sur ce dernier point, je suis d’accord avec vous : ce n’est pas la tolérance qui démarque Trump ou Soral…

    3. L’expérience montre qu’un libéral politiquement correct n’a aucune chance d’accéder au pouvoir, et qu’un libéral politiquement incorrect ne se trouve pas sur le marché aujourd’hui. Prenons-en acte, et décidons donc de ce qui est le plus porteur, entre un anti-libéral qui fait passer ses réformes avec la vaseline du politiquement correct et un anti-libéral politiquement incorrect contraint par les institutions à transiger avec son autoritarisme mais dont les choix de stratégie auront montré un certain pragmatisme.

      1. problématique bien posée.

      2. Ceci dit, Ted Cruz sans être aussi liberal que Ron Paul (particulièrement en termes de relations internationales) l’est clairement nettement plus que Trump, Sanders ou Clinton (super facile, OK) ou que Rubio (sauf, peut-être sur l’immigration, mais meme la ce n’est pas du tout certain, cf Hoppe).

        Donc aux US, il y a une possibilité. En France, par contre, c’est sur que les libéraux on les cherche…

    4. > Zemmour est politiquement incorrect

      Pas vraiment non. C’est un miroir aux alouettes pour le beauf télévisuel.

      Et puis, ça reste un gars que l’on croise dans les backroom parisiennes.

      1. Haha, tu peux pas dire un truc comme ça sans donner de détails ! 🙂

    5. Apparemment, la fonction du mariage vous échappe. Elle ne résulte pas d’un droit mais des devoirs des époux l’un envers l’autre. La notion de droit est récente et tient à des raisons fiscales essentiellement.

    6. oui, mais de toute façon, on nous répète qu’il ne pourra rien faire. Je suppose que c’était le même discours avec Obama (non, lui, il avait le pouvoir de tout changer).
      Donc Trump ou Clinton, ça ne changera, en dehors de la barre de dynamite dans le politiquement correct, ce qui fait toujours du bien.

    7. ques-ce que les rapports masculin feminin ont a voir avec le libéralisme?

      on a maintenant la théorie des genres qui permet aux femmes de roter et jurer comme de parfaits macho non?

      et ça n’est pas de la faute des hommes si la femme la mieux payée des USA est un homme (c’etait vrai en 2014 vous pouvez verifier)

      la question qui me semble beaucoup plus importante est de savoir si trump

      -est l’idiot primaire qu’il affiche
      ou si
      -c’est un garçon beaucoup plus fin, qui a compris la leçon d’henri ford ( dites en du bien ou du mal mais parlez en ) pour se faire élire et qui redeviendra sérieux une fois aux manettes

      dans le premier cas tremblez
      dans le second tremblez encore plus

      1. Pourquoi forcement trembler?
        Les autres ont montre qu’ils étaient super mauvais et nuisibles… Difficile d’imaginer Trump ou Cruz faire pire qu’Obama ou Bush.

    8. Qu’est-ce que ça peut vous faire que des hommes soient coincés côté cul ?

  4. Selon moi, vous avez parfaitement raison Guillaume.
    De même que notre gauche française (ou des pseudo libéraux comme Sorman) font le FN…

    1. + 1000

      Le politiquement correct et la chasse aux dérapages permanente (qui ne s’applique en plus pas de la même façon à tous comme nous le démontre l’acharnement sur le rappeur Orelsan alors que beaucoup d’autres rappeurs tiennent des propos pires et ne sont pas inquiétés le moins du monde) ont pour conséquence l’effet inverse recherché.

  5. entièrement d’accord avec vous. Après libre aux gens de croire qu’on puisse improviser n’importe quoi dans des campagnes valant plusieurs milliards d’euros…
    Mais cela touche plusieurs pays, on peut dire qu’en france marine lepen incarne le politiquement incorrect, et d’ailleurs si vous regardez le ps qui a atteint des records historiques, environ 10% d’opinions favorables, du jamais vu, ils sont en train de jouer au même jeu que trump avec l’état d’urgence, la déchéance de nationalité etc, choses impensables il y a 3 ans. La majorité des nouvelles mesures ont été piquées aux autres partis politique dont l’extrême droite et ne sont pas politiquement correctes. Il y a 2 ans il fallait accueillir tous les migrants du monde, aujourd’hui c’est valls qui fait la leçon à angela merkel.
    Le politiquement correct est dépassé, internationalement.

    1. @stef
      Les mesures du PS qui seraient pas politiquement correctes ne sont que de la com. Dans les faits, il n’y a strictement rien de sérieux de réalisé., en tout cas par rapport à l’objectif affiché.
      Quels résultats de l’état d’urgence depuis 4 mois ?? : ( quasi ) nuls . la police en a profité pour contrôler quelques délinquants qui la narguaient depuis un moment, c’est tout.Ont ils retrouvé les 200 détonateurs de l’armée volés en juillet? non. Ont ils neutralisé les musulmans radicaux violents ? non etc….Faire croire que jamais l’état n’a été aussi  » sécuritaire  » est de la propagande: ceux qui sont vraiment ciblés ne sont pas les délinquants mais les citoyens de base que l’on peut ainsi contrôler et faire marcher droit.

  6. Dans une démocratie le manque de débat pluraliste (et donc le manque de liberté malgré les principes affichés) est un poison. Votre analyse est très juste et on pourrait la généraliser à beaucoup d’autres pays.
    Cela montre qu’on ne peut pas durablement mettre les gens dans des prisons intellectuelles.
    Pour éviter les effets néfastes d’un « retour de balancier », une seule solution: la liberté, assortie de responsabilité. Ce qui n’est possible que dans le cadre d’un état de droit impartial.
    Ce sont les fondements de nos sociétés démocratiques qui vacillent, et on aurait tort de ne pas s’en préoccuper.

  7. Politiquement correct : même phénomène en France !

    « Nos bien-pensants moralisateurs ont cru qu’en censurant et en imposant leur novlangue ils parviendraient à modeler la société française selon leurs désirs. Ils ont obtenu une Marine Le Pen. »

    Malheureusement, de même que leurs homologues américains, ils sont incapables de comprendre cette évidence, aveuglés qu’ils sont par leur idéologie. Ils ne corrigeront donc jamais le tir.

  8. ce qui est triste , pour les américains surtout, c’est que Ron Paul, un « libéral » sérieux , a fait 4-5% en 2012,
    et ce « clown libéral » va peut-être devenir président.
    Donc le « peuple » veut du cirque, le pain il l’a pour l’instant, mais pour combien de temps ?

    1. bobomede ,

      Aux moins , les usa ont des candidats qui se disent libéraux ( même si vous contestez leur libéralisme ) …cherchez s’il existe un seul candidat évoquant cette doctrine économico politique en France …

  9. « à force de se voir imposer le discours et les normes du politiquement correct, une grande partie des Américains en sont venus à adopter des convictions parfaitement orthogonales. »

    Je ne comprends pas cette logique.
    Si j’entends quelqu’un tenir des propos raciste, sexiste ou homophobe, quel est le problème à lui signifier ? On devrait désormais se garder de juger ces débilités sous prétexte que ça nourrit le « politiquement correct » ?
    Je crois qu’on mélange cause et conséquence : les américains n’adoptent pas « des convictions parfaitement orthogonales » à cause du politiquement correct, mais ils utilisent ce dernier pour exprimer leurs véritables convictions sous prétexte d’être subversif et de révéler des vérités tues ou cachées.

    « Je ne peux pas exprimer des idées racistes sans en assumer les conséquences, donc pour m’opposer à cette situation, je vais être raciste ! » Vraiment ?

    1. Car cela conduit presque 100% du temps à des fausses accusations de racisme (ou n’importe quel -isme) et à un concours de celui qui fait le plus semblant d’être indigné le plus fort possible.
      Un bon truc pour éviter de faire face à une vérité c’est de lancer une fausse accusation de – isme pour susciter une réaction du cerveau reptilien de fake outrage.

  10. Trump a parfaitement raison. le politiquement correct est un non sens – correct par rapport à quoi ? Et la liberté d’expression, de croire. La discrimination positive, il y en a marre. L’opinion publique, le peuple n’en peut plus de tout ce politiquement correct et Trump engrange des voix.

  11. Ceux qui pensent que Trump est un idiot et dérape dans ses propos ont tout faux. Trump est assez intelligent pour avoir construit une stratégie qui fonctionne beaucoup mieux que ne le supposaient ses concurrents, et ses pseudo dérapages ne sont que des déclarations mûrement pesées et conseillées par ses spécialistes en communication.
    C’est Johnny Halliday qui disait « ça ne me dérange pas qu’on me prenne pour un con, ceux qui se croient malins ne se méfient pas des cons » Il semblerait que les adversaires de Trump ne se soient pas assez méfiés de lui et commencent à le regretter.

    1. jsimian ,

      Un président de la République( de Weimar ) en 1932 disait d’Hitler ( comptant l’acheter ) , on en fera un ministre des Postes …

  12. Trump cartonne parce qu’il a la chance d’avoir deux boulets, Kasich et Robo…Rubio pardon, qui ne comprennent pas que personne ne veut d’eux et que s’ils se rangeaient derrière Ted Cruz, les choses iraient beaucoup mieux.

    Maintenant, pourquoi l’électeur ne veut ni de Rubio, ni de Kasich ? La raison n’est pas à chercher dans le politiquement correct dont se fichent tous les candidats républicains. Kasich a fait la même erreur que Clinton en 2008, il a négligé les premiers Etats et a disparu des radars. Même s’il gagne l’Ohio, ce sera trop tard, les électeurs ne pensent même pas à lui. Rubio n’a, lui, tout simplement aucun charisme, un candidat à la présidentielle doit faire rêver un minimum, on repassera ici ! Est-il compétent ? Je n’en sais rien mais il convient de souligner qu’il est le roi de l’absentéisme au Sénat, ça ne joue pas pour lui.

  13. Trump est pour moi le trublion adéquate pour faire perdre les républicains. Je pense que Trump est un peu à l’image du FN.
    1ère Trump a toujours revendiqué le fait d’être démocrate.
    2ème Trump finançait les campagnes de bill clinton
    3ème Hillary Clinton fait partie d’un système que la majorité des américains rejette.
    4ème pour être élue, il lui faut un candidat très controversé (comme MLP en france)
    conclusion : Je pense que Trump sert à mettre le bazar chez les républicains pour assurer l’élection de Hillary Clinton.
    D’ailleurs certains blogs indépendants américains émettent l’hypothèse selon laquelle que Trump n’est là que pour faire élire Clinton.

    1. Reagan était bien démocrate avant que Nancy le tourne républicain…
      Je crois Trump trop malin pour gaspiller sa fortune à se faire manipuler en épouvantail au bénéfice d’Hillary. Pour moi, il a détecté une mauvaise évaluation de la situation, une sous-estimation flagrante du rejet de l’establishment, et il a personnellement fait le pari qu’il pouvait en profiter.
      Il y aurait trop de risque pour Hillary à pousser un candidat anti-establishment en pensant que son côté trublion permettra de le battre à la fin. Ce serait de l’apprentie-sorcière à la puissance 10 !

      1. Non reagan a toujours été républicain. La presse veut faire croire que sa femme était républicaine et qu’elle l’a influencer. c’est un président qui a fait politique extraordinaire sur le plan économique. Il a été gouverneur et il a toujours appliqué sa politique au niveau local comme en tant que président. Les démocrates ont échoué. Maintenant que les 2 sont décédés, tout est bon pour dire des âneries. le Jour de la femme oblige de trouver une influence féminine sur un personnage détesté.
        Trump ne gaspille pas sa fortune, il l’a fait fructifier à travers des tractations politique. Même s’il perd quelques millions de dollars il les récupérera ultérieurement.
        Demain vous avez Hollande contre Marine Le Pen pour déterminer le ou la présidente. Le choix sera difficile mais Hollande l’emporta.
        Je suis de plus en plus convaincu que Trump travail pour Hillary. Et je l’a détestel, elle a les dents qui rayent le parquet, et détient beaucoup de soutiens financiers de la part de dictateurs.

        1. Seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis. Reagan était démocrate dans sa jeunesse : https://en.wikipedia.org/wiki/Ronald_Reagan#Early_political_career.2C_1948.E2.80.9367
          et avoir changé d’avis le rend plus respectable. Mais face à une théorie du complot, les dieux eux-mêmes combattent en vain…

  14. Argumentaire intéressant, entre la démarche suicidaire et la tentative de dynamitage de l’establishement, ça fait bien des supporters. Maintenant, fin ou pas fin, l’homme le plus puissant du monde incarné par Donald Trump, ça fait frissonner quand même.

  15. Un bel exemple de « politiquement correct » à l’américaine est une statue du président Franklin Delano Roosevelt de 2001.
    On y voit le président assis sur sa chaise roulante – il avait été atteint de poliomyélite en 1921 – droit comme un « i » et sans clope à la main.
    Il faut plaire aux handicapés et aux non-fumeurs

    très rares sont les photos où on voit le président sur sa chaise roulante et celles qui subsistent ont été prises dans l’intimité de la vie privée; il portait en cape un grand manteau qui la cachait et pire, il mettait un point d’honneur à prononcer tous ses discours officiels debout; deux gardes un peu costauds, qui l’avaient aidé discrètement à se lever veillaient au grain derrière lui.
    Et il avait toujours la clope à la main.
    C’est ainsi, avec son grand manteau et sa cigarette qu’il aurait du être représenté et c’est ainsi que d’ailleurs toutes les photos le montrent.

  16. Trump, c’est le retour du refoulé.

  17. Peut-être aurait-il été judicieux de votre part de définir ce que vous entendez par « politiquement correct », plutôt que de laisser à l’interprétation du lecteur le soin d’élaborer une définition de cette locution…comme vous semblez le pointer vous même dans le quatrième paragraphe, personne ne sait réellement de quoi il s’agit, à part peut-être de « cacher » la parole raciste, xénophobe, sexiste…

    Un problème qui vous aurait certainement sauté aux yeux en tentant de définir un peu plus sérieusement ce « politiquement correct » (au moins un peu plus sérieusement que l’article que vous mettez en lien, où la notion de politiquement correct est assimilée à un art politique de la périphrase mollassonne), c’est que cette notion ne recouvre rien de plus que les fantasmes plaqués par les réactionnaires sur les discours qui n’atteignent pas leur niveau de caricature. Taxer tout autre discours de politiquement correct est une arme rhétorique efficace quand il s’agit d’afficher le grand rien qui vous sert d’idéologie, et de réfuter une parole nuancée, réfléchie, quelque fois même rationnelle (mais j’exagère, tout le monde sait que c’est vous qui êtes du côté de la raison). Cela ne décrit en revanche rien d’autre que le refus de comprendre le discours qui vous fait face.

    Le plus drôle là-dedans, c’est que vous ne vous rendez même pas compte que lorsque vous déplorez cet illusoire « politiquement correct » qui a « fait » Trump, c’est vous-mêmes qui « faites » le politiquement correct !

    1. Hayek (Tendance Salma)

      « Le plus drôle là-dedans, c’est que vous ne vous rendez même pas compte que lorsque vous déplorez cet illusoire « politiquement correct » qui a « fait » Trump, c’est vous-mêmes qui « faites » le politiquement correct ! »

      euh … télétunestel?

  18. Si j’étais américain, je ne voterais pas pour Trump. Mais malgré toutes les critiques que j’entend sur lui, je crois cependant que son jeux est clair et qu’il ne cache pas de lapin dans son chapeau comme les politiciens à la langue de bois. What you see it’s what you get comme disent mes voisins du sud. Faut reconnaître quand même que sa fortune personnelle réduit l’influence du lobbying financier (une plaie…) ainsi que la corruption.

    À suivre…

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