Venezuela : l’absurdité du socialisme

Publié Par Fabio Rafael Fiallo, le dans Amérique latine

Par Fabio Rafael Fiallo.

Nicolas Maduro le 4 décembre 2014 (Crédits : Presidencia de la República del Ecuador, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Nicolas Maduro le 4 décembre 2014 (Crédits : Presidencia de la República del Ecuador, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

 

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est parvenu à se faire connaître par les remarques ridicules qu’il prononce souvent au cours de ses interventions radiotélévisées. Lors de la campagne présidentielle de 2013 (qu’il remporta par une marge très étroite et sous un fort soupçon de fraude), il déclara que le fondateur du « socialisme du XXIe siècle », le défunt Hugo Chavez, était venu le saluer incarné dans un oiseau. Il récidivera en affirmant que chaque fois qu’il regarde les montagnes entourant Caracas, il y voit Chavez.

Si à cela on ajoute qu’à une autre occasion il déclara n’avoir douté « pas même un millimètre de seconde » de joindre le mouvement de Chavez, on comprendra aisément pourquoi les Vénézuéliens trouvent une bonne raison de railler leur Président à chaque fois qu’il se présente à la télévision.

Des chavistes qui rivalisent dans le ridicule

Il faut dire que, au sein du chavisme, le Président Maduro n’est pas seul à exceller dans le domaine du burlesque.

Le nouveau ministre de l’Économie, Luis Salas, a affirmé que l’inflation en réalité n’existe pas – et ce, en dépit d’avoir à faire face à la plus forte inflation du monde. La Procureure générale de la République, Luisa Ortega Diaz, a, pour sa part, lu un discours devant l’Assemblée Nationale, dans lequel, avec une certitude déconcertante, elle fit référence aux Misérables comme ayant été écrit par « le poète nicaraguayen Victor Hugo ». Puis, pour l’ancien vice-président et aujourd’hui ministre Jorge Arreaza, les miracles d’Hugo Chavez sont tellement évidents qu’ils n’ont pas besoin d’être confirmés par le Vatican.

Une économie classée comme la pire au monde

Maduro rené le honzecIl existe toutefois un domaine dans lequel les sottises du Président Maduro n’ont pas de concurrent à leur mesure. Il s’agit de l’économie.

À coup de lois d’exception inopérantes, de contrôles de prix asphyxiants, de recours sans limites à la planche à billets, et de criminalisation de l’entrepreneuriat, Maduro a poursuivi avec un zèle opiniâtre le processus de démolition de l’économie vénézuélienne initié par Hugo Chavez.

Une étude réalisée par trois centres académiques vénézuéliens signale que 73% des foyers vivent au-dessous du seuil de pauvreté, alors que leur proportion était de 44% en 1998, année où le chavisme prit le pouvoir.

D’autre part, le Venezuela figure à la première place de l’indice de misère établi par l’agence d’analyse économique Bloomberg, et cela pour les deux dernières années. La situation est vouée à se dégrader davantage : le FMI prévoit une chute du PIB de 8% en 2016 après deux années consécutives de déclin (4% en 2014 et 10% en 2015).

Toujours d’après les estimations du FMI, l’inflation a atteint 275% en 2015 et s’achemine vers 720% pour l’année en cours.

Une défaite logique pour Maduro

Rien d’étonnant à ce que, malgré la mainmise du régime sur les médias et sur le Conseil électoral, la pression internationale l’obligea à reconnaître sa défaite aux élections parlementaires de décembre passé, l’opposition ayant gagné une écrasante majorité de sièges à l’Assemblée nationale.

Suite à cette raclée, Maduro s’est enfin résigné à admettre ce qu’il avait jusqu’alors nié, à savoir : que le Venezuela traverse « une crise de grandes proportions ».

Or, pour surmonter la crise, Maduro refuse de se départir du modèle socialiste responsable de la catastrophe économique du Venezuela. En lieu et place, il continue à blâmer les entrepreneurs (« la maudite bourgeoisie ») et l’opposition, fasciste par définition, les accusant de lui mener une « guerre économique » sous l’égide de « l’empire ».

Des initiatives absurdes

Et pour faire face à cette guerre économique, il prend des initiatives absurdes qui n’ont aucune chance d’atteindre les objectifs poursuivis.

C’est ainsi que le ministre vénézuélien du Pétrole, Eulogio del Pino, vient d’effectuer un tour en Russie et au Moyen-Orient dans le but de promouvoir une « action coordonnée » des pays producteurs de pétrole (Opep et non Opep) visant à en restreindre la production mondiale et ainsi faire remonter les prix.

Or, penser que le moment se prête à une entente de ce genre montre, de la part du gouvernement vénézuélien, une incompréhension crasse des forces en présence dans le marché du pétrole.

En effet, maintenant que les sanctions économiques internationales qui pesaient sur l’Iran ont été levées, Téhéran n’a qu’un seul objectif en tête dans le domaine économique : accroître le plus possible – et en tout cas pas restreindre – ses ventes de pétrole dans le marché mondial. Idem pour la Russie, qui a besoin d’élargir ses recettes d’exportation afin de venir à bout de la récession où elle se trouve plongée, et de financer ses aventures militaires en Ukraine et en Syrie.

Quant à l’Arabie saoudite, pays clé dans tout accord éventuel en la matière, elle ne va pas réduire sa production tant qu’il y aura un risque quelconque de voir ses rivaux géopolitiques, l’Iran et la Russie, en tirer profit pour grignoter des parts de marché au détriment de Riyad.

Dans les circonstances actuelles, ce que le président Maduro pourrait obtenir serait un accueil de politesse, et tout au plus un accord de façade condamné à rester lettre morte.

Mais supposons un instant, par simple hypothèse de travail, que les principaux pays producteurs acceptent effectivement de réduire leurs niveaux de production et que le prix du pétrole reparte à la hausse par voie de conséquence.

Une telle hausse du prix du pétrole permettrait aux producteurs de gaz et de pétrole de schiste aux États-Unis de reprendre l’exploitation de gisements qui avaient cessé d’être compétitifs aux prix bas actuels.

L’expansion de la production de pétrole de schiste aux États-Unis (rendue possible par un début de hausse du prix de ce produit de base) conduirait à son tour à un accroissement de l’offre totale de pétrole et, de ce fait, mettrait un frein à la hausse du prix.

Ne pouvant ignorer les sombres perspectives du marché du pétrole pour les mois, voire les années à venir, le Président Maduro a récemment déclaré que le temps est arrivé pour le Venezuela de sortir du « modèle rentier », c’est-à-dire de sa dépendance au pétrole (lequel représente à l’heure actuelle 96% du total des exportations de ce pays).

Il a oublié au passage que son mentor Hugo Chavez stimula plus que tout autre président vénézuélien avant lui la dépendance aujourd’hui décriée. En effet, les expropriations insensées, les contrôles de prix contre productifs et autres mesures hostiles au secteur privé, prises par Chavez, ont eu pour résultat la destruction de l’appareil productif du secteur non-pétrolier du Venezuela.

En fait, Chavez lui-même employa l’expression « socialisme pétrolier » pour qualifier le modèle économique qu’il mit en place.

Les poulets au secours de la révolution

Le côté bouffon de la nouvelle prise de position de Maduro ne tarda pas à entrer en scène : pour quitter le modèle rentier, et tout particulièrement pour surmonter la dramatique pénurie d’aliments qui accable la population de son pays, Maduro vient d’annoncer la nouvelle mesure phare de la révolution bolivarienne : la promotion de conucos (sorte de petites fermes familiales ou jardins potagers) dans les zones urbaines.

Et pour encourager ses concitoyens à prendre cette voie, il se donne en exemple, annonçant que sa femme et lui sont déjà en train d’élever une cinquantaine de poulets chez eux.

Hugo Chavez avait promis de transformer son pays en puissance politique, pétrochimique, militaire et même aérospatiale. Maintenant, Maduro n’a rien de mieux à proposer aux Vénézuéliens que de leur demander d’élever des poulets et de planter des haricots dans leurs patios et jardins.

  1. Cet article est encore loin de a verité Hélas le Vénezuela s’enfonce de plus en plus dans le déni de réalité Pour qui pratique ce pays rien que l’annuaire de telephone est kafkaien puisque le teléphone reste attacher a une adresse et ainsi le bureau d’untel qui etait une agence de voyage devient celle du boucher et ci celui ci change et devient une banque pour trouver celle ci meme avec Google c’est un desastre.La ou je ne suis pas d’accord avec l’auteur c’est sur sa phrase suivante :

    «  »Or, penser que le moment se prête à une entente de ce genre montre, de la part du gouvernement vénézuélien, une incompréhension crasse des forces en présence dans le marché du pétrole » »

    Bien au contraire tout le monde reconnait que la politique des Saoud est en train de tuer la Poule au oeuf d’or et que les prix actuels ravagent l’économie pétroliere et tous les producteurs semblent s’accorder sur une reduction de la production qui viendra si ce n’est pour la déclaration dans les semaines et pour la realité dans les mois Encore que la simple annonce d’une decision de l’OPEP devrait faire remonter le brut.
    Cela permettra surement a Melanchon d’expliquer que grace a son modele venezuelien la baisse du brut a cesser Alléluia

    1. Si c’était vrai qu’il y a accord parmi les pays producteurs de pétrole pour restreindre la production, pourquoi un tel accord ne se fait-il pas? Pourquoi, aussi, le prix du pétrole continue-t-il à baisser?

      La nouvelle donne s’appelle le fracking, notamment aux Etats-Unis. Si l’Arabie saoudite refuse de réduire sa production, c’est en grande partie pour maintenir le prix à de bas niveaux et ainsi chasser beaucoup d’exploitations de gaz et du pétrole de schiste du marché (pour être rentables, elles ont besoin d’un prix de vente supérieur à celui du marché dans l’actualité).

      1. Sauf que la stratégie saoudienne ne fonctionne pas, ces entreprises US ont résisté bien mieux que prévu, et même si certaines tombent les autres prendront leur place dès que les prix remonteront.

        Les Saoudiens sont condamnés à échouer à long terme.

        1. Vous êtes trop fixé sur le pétrole US. Si l’AS coupait sa production elle se ferait voler ses parts de marché par les autres pays producteurs de pétrole. A moyen terme ni les USA, ni l’AS, ni la Russie ne sont condamnés, mais des autres producteurs comme le Venezuela, le Canada ou le Nigeria.

          1. C’est pas faux, l’Algérie semble en grande difficulté aussi.

    2. Euh non, une baisse de production de l’OPEP n’est pas prévue, les Saoudiens ne reculent pas ! Ils ne peuvent pas et c’est bien pour ça qu’ils ont créé de nouvelles taxes et diminué les subventions tout en essayant d’ouvrir le capital de Saudi Aramco aux investisseurs : avoir de quoi résister de nombreuses années.

      1. De toutes façons l’AS, la Russie et les USA ne risquent au final pas grand chose. Avant que le la production d’un de ces pays ne soit touché de nombreux autres font la queue pour faire faillite.

        « tout en essayant d’ouvrir le capital de Saudi Aramco aux investisseurs »

        La Russie aussi va vendre une partie de Rosneft aux chinois (On comprend qu’aucun investisseur privé ne veulent s’aventurer dans un pays qui a exproprié des propriétaires d’exploitations pétrolières):

        http://sputniknews.com/business/20151112/1029994984/chinese-companies-rosneft-privatization.html

        Par contre je suis prêt à parier que les chinois ont une autre idée que juste acheter cette entreprise. On pourrait par exemple parler de leur proposition d’accentuer la « coopération économique » dans l’est de la Russie qui permet aux chinois de s’approprier la zone dans les faits.

        Pour continuer de « défendre sa souveraineté » en occupant l’Ukraine, la Russie va céder l’équivalent de plusieurs pays à la Chine. Belle réussite.

        1. Vous avez tout compris ! Résistons aux Américains pour mieux nous vendre aux Chinois !
          Du pur Poutine, prêt à se vendre pour un peu d’argent frais !

          1. « Résistons aux Américains pour mieux nous vendre aux Chinois »

            Si tant est qu’envahir l’Ukraine ou bombarder les syriens soit une façon adéquate de résister aux USA… C’est un peu comme aller frapper la femme de son voisin car un type vous a insulté dans un bar le jour d’avant.

            1. Oui enfin, je ne veux pas dire, mais l’Europe (enfin l’élite je veux dire) ne devrait pas trop la ramener sur le dossier ukrainien.
              S’il n’est pas question de cautionner ce que Poutine fait en Ukraine, je ne vois pas pas pourquoi on devrait fermer les yeux sur les agissements de Porochenko.

              Ce type est aussi corrompu que Ianoukovitch et ce n’est pas parce qu’il est pro-UE qu’on doit soutenir son gouvernement.
              Si le ministre de l’économie a démissionné, ce n’est pas pour rien.
              Et pas plus tard que ce matin, un haut responsable du parquet général a présenté sa démission car la corruption règne et car les lois ne sont pas appliquées.
              Il a souligné également qu’avec le gouvernement actuel, il est impossible de réformer la justice.

              Et je ne parle même pas du fait qu’ils réduisent au silence Ruslan Kotsaba, un journaliste qui a voulu enquêter dans le Donbass (si le gouvernement actuel est si irréprochable que ça, pourquoi empêcher un journaliste de travailler ?) ou encore du fait que le PC soit interdit.
              En vérité, le gouvernement de Porochenko se sert de la guerre à l’est comme excuse pour ne pas réformer.
              Ça les arrangent bien.
              Tout comme ça arrange bien Poutine pour ne pas reconnaître que la crise actuelle qu’il y a en Russie, c’est de sa faute en grande partie, car il n’a rien fait pour diversifier l’économie.

              J’aimerais bien avoir les avis de BHL, Raphaël Gluksmann et de tous ceux qui ont soutenu Porochenko tiens.
              C’est bizarre, mais vu ce qu’il se passe en ce moment, ils sont plutôt silencieux sur ce sujet.

              1. « Ce type est aussi corrompu que Ianoukovitch et ce n’est pas parce qu’il est pro-UE qu’on doit soutenir son gouvernement. »

                Porochenko n’est pas aussi corrompu que Ianoukovitch, et c’est car il est pro-UE qu’il a justement respecté le vœux de la population ukrainienne de s’ouvrir vers l’ouest. On ne doit pas soutenir son gouvernement par principe mais pour défendre nos intérets.

                « Si le ministre de l’économie a démissionné, ce n’est pas pour rien.
                Et pas plus tard que ce matin, un haut responsable du parquet général a présenté sa démission car la corruption règne et car les lois ne sont pas appliquées.
                Il a souligné également qu’avec le gouvernement actuel, il est impossible de réformer la justice. »

                Le pays fait face à des difficultés, mais vous pouvez pas nier qu’il y a eu des réformes qui ont été entreprises. C’est un bon début surtout pour un pays occupé par une puissance étrangère.

                « Et je ne parle même pas du fait qu’ils réduisent au silence Ruslan Kotsaba, un journaliste qui a voulu enquêter dans le Donbass (si le gouvernement actuel est si irréprochable que ça, pourquoi empêcher un journaliste de travailler ?) »

                Ruslan Kotsaba est soupçonné de trahison envers son pays, qui, on le rappelle, est occupé par une puissance étrangère. On peut comprendre, j’ai lu l’intégralité du rapport sur les crimes de guerre commis dans l’est de l’Ukraine (http://www.donbasswarcrimes.org/report/), si il y a quelque-chose qui en ressort, c’est que l’on ne va pas dans le Donbass sans l’accord de la Russie.

                « ou encore du fait que le PC soit interdit. »

                Il est normal qu’il n’y ait pas de parti communiste en Ukraine après les crimes commis par ces gens. La décommunisation est une des réformes les plus admirables de ce gouvernement.

                « En vérité, le gouvernement de Porochenko se sert de la guerre à l’est comme excuse pour ne pas réformer.
                Ça les arrangent bien. »

                On pourrait difficilement lire quelque-chose d’aussi honteux. Poutine a envahi l’Ukraine pour réduire la marge de manœuvre du gouvernement, tout ce que souhaitent les ukrainiens c’est retrouver le contrôle de leur territoire. Il y a des réformes de faites, d’ailleurs les régions de l’Ukraine qui ne sont pas occupés par la Russie sont au pire en stagnation au mieux en croissance.

                Ce qui fait peur à Poutine, c’est que l’Ukraine soit un franc succès, c’est pour cela qu’il a envahi ce pays.

                1. Et quels sont nos intérêts donc ?
                  Donc on ferait passer nos intérêts avant ceux du peuple ukrainien ?
                  Quoi qu’il en soit, ceux qui se sont révoltés sont en train d’être roulé dans la farine.

                  Le gouvernement Porochenko a tellement mené à bien les réformes que le FMI a menacé de couper l’aide pas plus tard que Mercredi dernier.
                  Puisque tu parles des crimes dans le Donbass, pourquoi on ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé à Odessa ?

                  Ah ben oui, c’est vrai que ce qui dérange est verrouillé par Viktor Chokine, le procureur général.
                  Le haut responsable qui a démissionné aujourd’hui remet en cause la présence de ce monsieur d’ailleurs.
                  Mais bien entendu, Porochenko le laisse tranquille.

                  Si on défend la liberté d’expression, pourquoi interdire le PC ?
                  Les valeurs prônées par l’Occident, ce n’est pas à géométrie variable hein.
                  Où alors on ne vient pas donner des leçons de morale aux autres pays par la suite.
                  D’autant plus que je ne pense pas que ce qui a été commis en Ukraine par le passé soit de la responsabilité des dirigeants du PC d’aujourd’hui.

                  Mais bon, comme tu l’as précisé, nos intérêts avant tout.
                  Personnellement, j’espère que ce pays restera loin de l’UE tant qu’il n’y aura pas un gouvernement vraiment honnête.
                  Et le gouvernement Porochenko est tout sauf honnête.
                  On en a la preuve assez régulièrement.

                  1. « Et quels sont nos intérêts donc ? »

                    Tout d’abord et avant tout, si les pays européens veulent avoir une quelconque chance de pouvoir garder de l’influence au 21e siècle, il et nécessaire qu’il soit impossible que l’on puisse encore envahir un pays voisin en Europe. Ensuite l’Ukraine est un grand pays, aussi bien de par sa taille que par sa population, ou tout reste à faire. Le faible salaire des ukrainiens fait que l’économie de ce pays sera complémentaire avec ceux des pays d’Europe du nord. A bien des égards, il serait plus intéressant pour les entreprises européennes d’investir en Ukraine plutôt qu’en Chine. On peut aussi parler de l’aspect sécurité, l’Ukraine a un grand accès à la mer noire, en face de la Turquie. Grâce à ces deux pays l’Europe pourrait étendre son influence sur cette mer ainsi qu’affermir ses positions sur la mer méditerrané. En réfléchissant à plus long terme, les pays occidentaux auront besoin de rester soudés dans le futur, il est important que l’Ukraine réussisse sa transition vers la liberté.

                    « Donc on ferait passer nos intérêts avant ceux du peuple ukrainien ? »

                    Mais nos intérets sont complémentaires avec ceux du peuple ukrainien.

                    « Quoi qu’il en soit, ceux qui se sont révoltés sont en train d’être roulé dans la farine. »

                    Vu qu’ils se sont pour l’instant extraits de l’orbite russe, ils auront la chance de pouvoir voter.

                    « Le gouvernement Porochenko a tellement mené à bien les réformes que le FMI a menacé de couper l’aide pas plus tard que Mercredi dernier. »

                    Le package du FMI a du mal à passer au parlement, mais ce ne sont pas les seules réformes entreprises.

                    « Puisque tu parles des crimes dans le Donbass, pourquoi on ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé à Odessa ? »

                    Il ont du oublier d’en reparler sur Sputnik car ça n’allait pas dans leur sens.

                    « Si on défend la liberté d’expression, pourquoi interdire le PC ?
                    Les valeurs prônées par l’Occident, ce n’est pas à géométrie variable hein.
                    Où alors on ne vient pas donner des leçons de morale aux autres pays par la suite. »

                    Les 200 millions de morts du communisme, comme les morts du nazisme, justifient que l’on regarde en face notre passé et fassions preuve de pragmatisme par rapport à ces idéologies mortifères. Il y a tellement de choses à dire quand l’on est libre de s’exprimer que je ne vois pas en quoi ne plus pouvoir défendre le totalitarisme est un problème.

                    « D’autant plus que je ne pense pas que ce qui a été commis en Ukraine par le passé soit de la responsabilité des dirigeants du PC d’aujourd’hui. »

                    Cela ne change rien. Les ukrainiens ont connu un génocide lors de l’Holomodor, il est normal qu’il ne soit plus concevable que des gens se revendiquent de l’idéologie qui a causé cela.

                    « Mais bon, comme tu l’as précisé, nos intérêts avant tout. »

                    Vous lisez trop de médias russes et n’arrivez donc pas à comprendre le concept de coopération.

                    « Personnellement, j’espère que ce pays restera loin de l’UE tant qu’il n’y aura pas un gouvernement vraiment honnête. »

                    Quitte à sacrifier les intérets du peuple ukrainien ?

                    « Et le gouvernement Porochenko est tout sauf honnête.
                    On en a la preuve assez régulièrement. »

                    Ne faites pas l’idéaliste, ce pays est envahi par une puissance étrangère, peu de gens feraient mieux.

                  2. Les trolls de Poutine sont arrivés.

                  3. « Si on défend la liberté d’expression, pourquoi interdire le PC ? » Personne en Occident n’a jamais dit que la liberté d’expression n’a pas de limites. En l’occurence, c’est la problématique des groupes liberticides (le PC est clairement un groupe liberticide). Par exemple, en Allemagne, on peut interdire les partis néonazis.
                    En France, l’apologie du crime est un délit. Or, le PC pratique l’apologie des crimes communistes en Ukraine. Donc, l’interdiction est justifié.
                    Cette interdiction est clairement compatible avec la démocratie.
                    En plus, vous parlé de liberté d’expression mais il ne s’agit pas de liberté d’expression mais e liberté d’association.
                    L’Ukraine est membre du conseil de l’europe par conséquent, les membres du PC peuvent faire un recours devant la CEDH de cette interdiction (ce qu’ils ont fait) . La CEDH est très attachée à la défense des libertés. Pourtant, en cas de recours, je pense (sauf changement de jurisprudence) que la CEDH va valider l’interdiction du PC.
                    Perso, je ne pense pas que l’interdiction de partis politiques même liberticides comme l’est le PC soit une solution mais je trouve cela totalement compréhensible. Etant donné toutes les souffrances endurés par les ukrainiens pdt le communisme (staline a génocidés dix millions d’ukrainiens), je comprends que l’Urkaine interdit le PC qui n’est peut être pas responsable des crimes communistes mais qui soutient ceux qui ont commis les crimes et font l’apologie de ces crimes. De plus, le PC a commis d’autres crimes (soutien à la répression de manifestants,…).
                    Petit rappel, e Parti communiste d’Ukraine n’a obtenu que 3,88 % des voix en 2014 (ce qui lui a valu d’être éliminer du Parlement). Ce parti était devenu marginal

  2. En effet le Venezuela s’enfonce dans le jusqu’au boutisme. Cependant il ne s’agit pas d’un véritable socialisme de principe mais la poursuite d’un anti-américanisme absolu, que les américains eux-mêmes ont fabriqué comme ils ont bêtement su le faire au moyen-orient. Chavez était copain avec tous les pays qui avaient une dent contre les USA. Alors évidemment si vous êtes en guerre contre l’impérialisme avéré on non d’un puissant pays qui est libéral vous n’allez pas mettre en place une économie libérale mais plutôt son opposé. Ce qui se produisit dans presque toute l’Amérique latine précédemment sous influence américaine. Au demeurant il n’y a même pas eu besoin de révolution ou de coup d’état de la part de Chavez, il n’avait qu’à cueillir le fruit mûr des inégalités croissantes des années 90 qui lui offrait un soutien populaire majoritaire.
    Bref se sont les excès passés qui alimentent encore les excès présents. Moralité lorsqu’on aide un pays il faut le faire sans ingérence et sans arrière pensées.

    1. Bof, les pays pro-américains de la région (Colombie, Chili, Mexique, Panama, Costa Rica..) sont ceux qui s’en sortent le mieux et de loin. C’est juste du bon sens, accuser les Américains encore et encore est non seulement grotesque mais faux, le gauchisme des Bolivariens s’est développé en réaction à la colonisation espagnole à la base.

    2. Sérieusement, c’est la faute aux USA ? Vous vous demandez même pas si tout cet « anti-impérialisme » a un sens quelconque ?

      Je ne suis pas du tout d’accord avec votre analyse de l’Amérique latine. Je pense que tout les dirigeants savent très bien que les USA n’ont aucun problème avec eux et utilisent intelligemment l’anti-impérialisme a des fins démagogiques.

      Observer donc l’état de leurs forces militaires, aucun pays d’Amérique latine ne se prépare à se défendre de quoique ce soit car ils savent qu’ils ne risquent absolument rien. Si par contre un pays d’Amérique latine se met à vraiment devenir menaçant envers la paix sur le continent en mettant en place une ambiance de guerre froide, je pense que tous les autres pays trouveront cela très mal venu.

      L’anti-américanisme, le prétexte bien commode que tout les politiciens utilisent pour justifier n’importe quoi…

      1. L’anti-impérialisme est très commode quand il s’agit de taper dans l’argent du pétrole pour aller le planquer dans une banque à Miami ou ailleurs aux USA.

    3. Pas mal comme détournement. Ce n’est pas la faute au socialisme, c’est la faute aux américains. Bien sûr. D’après vous donc Chavez n’a voulu que réduire les « inhalaités des années 90 », et il a donc réussi. Grâce à lui c’est tout le pays qui a sombré dans la misère.
      Ouais, comme en France, quoi. C’est surprenant cette pathologie socialiste du déni de réalité.

      1. Absolument sur le fait que le Vénézuela serait égalitaire. Les proches du pouvoir chaviste se sont enrichis de manière phénoménale depuis que Chavez a pris le pouvoir.
        Chavez lui même était milliardaire.
        Le Vénézuela compte d’un côté un peuple qui crève de faim et vit dans la misère la plus totale et de l’autre, les oligarques chavistes milliardaires.
        Le Vénézuela n’est pas du tout un pays égalitaire.

        Au Venezuela, environ 300 milliards $ des fonds de la République vénézuélienne ont été volés, donnés à leurs amis, par Chavez et Maduro en 17 ans. Cela s’est l’estimation la plus basse. Certaines estimations parlent de plus de 600 milliards $.
        Rosines Chavez(fille du dictateur) vit dans un appartement de luxe valant plus de 5 millions d’euros dans Trocadéro à Paris avec l’argent volé en provenance du Venezuela par son père.
        Rosines, c’est sa fille qui posait avec une liasse de billets: https://pbs.twimg.com/media/CachRfMWcAAXrAD.jpg:large

        1. Le fils de Maduro a été vu durant une fête (y a une vidéo dispo) en train de jeter des billets en l’air en masse donc pas dur d’y croire.

    4. And the winner is… Artemus !

      C’est pas du vrai socialisme et d’abord c’est la faute aux impérialistes américains !

      1. Ouais je sais je gagne tout le temps…

        Plus sérieusement lorsqu’on ne fait aucun effort de compréhension alors évidemment on tombe dans les clichés à deux balles. Par conséquent je vous résume mon propos en une phrase plus facile à comprendre : l’état actuel du Venezuela semble d’abord le résultat d’un anti-américanisme primaire servi à la sauce socialiste ce qui est assez logique d’un point de vue de la cohérence. Dans d’autres cieux on aura l’islamisme radical question d’opportunité. Chavez n’avait aucune chance d’accéder au pouvoir s’il n’y avait pas eu un terrain favorable produit par d’autres et dans lequel il n’avait aucune responsabilité.

        C’est juste un constat, je n’ai aucun parti pris idéologique. Car c’est navrant ce qui arrive à ce pays mais je pense que cela dépasse le cadre stricto-sensu de la doctrine socialiste, on assiste à une dérive totalitaire avec des justifications de plus en plus intenables et farfelues.

        1. Tu ne gagnes pas tout le temps, généralement ce genre de déclaration pour se rassurer tant à montrer un gros manque de confiance en soi, c’est assez typique, au moins on sait à qui on a affaire.

          Ton commentaire était ridicule, se droguer avant de commenter est déconseillé pour éviter la honte.

    5. Absolument faux, le chavisme est bien du socialisme et pour être plus précis du national socialisme. C’est parce que le chavisme est national socialiste qu’il est anti américain et aussi antisémite, pas l’inverse. Le base du chavisme c’est voir des complots partout et accuser des agents extérieurs de l’échec du chavisme (USA, sionistes, Colombie,…).
      A noter que c’était la même chose pour les pays communistes: on accusait des agents extérieurs (complot de la cia,…) de l’échec du communisme.
      Le chavisme a une composante forte d’anti américanisme mais il serait idiot de résumer le chavisme à de l’anti américanisme: c’est un mélange de nationalisme, de socialisme et de populisme.
      Marrant que Mélenchon et toute l’extrême gauche européenne faisaient l’éloge du chavisme étant donné le nationalisme du chavisme. J’ai jamais compris la logique des gauchistes européens: le nationalisme au sein des pays occidentaux c’est le mal absolu. Par contre, le nationalisme dans les autres pays (arabes, amérique latine,…), c’est super bien. Il est vrai que les gauchistes ont tjs eu un sérieux problème à être cohérent.
      Partout, l’extrême gauche s’oppose aux USA et à Israel. l’extrême gauche a tjs été anti américaine et antisioniste et anti occidentale (y compris l’extrême gauche occidentale qui prône la haine de soi) . Les chavistes ne sont pas différents des autres extrêmes gauches d’autres pays.

      1. Vous pensez ce que vous voulez. Je continue à prétendre que la motivation première de chavez était un anti-américanisme primaire ; je ne parlerai pas de nationalisme car ce n’est pas le terme le plus approprié. De cet anti-américanisme au socialisme ou un certain socialisme il n’y avait qu’un demi-pas à franchir notamment pour des raisons historique, géographique et pratique. Chavez n’avait rien de l’idéologue du socialisme. Ce n’était qu’un prototype bas de gamme de dictateur populiste.

        Ensuite je ferai la distinction entre le chavisme qui est une « doctrine » de l’exercice du pouvoir avec tout ce que cela comporte comme adaptations et le moteurinterne du révolutionnaire chavez.

        Cela dit je partage votre critique des choix économiques d’ordre socialiste de ce régime.

        1. Le socialisme est TOUJOURS nationaliste.

          Il ne faut pas dire national-socialisme mais socialisme national.

          C’est à ses fruits qu’on juge un arbre : curieusement, ceux du socialisme sont toujours pourris.

          1. Que le socialisme soit concomitant du nationalisme ne signifie en rien un lien de cause à effet. Le socialisme est une doctrine, quelque chose d’abstrait, le nationalisme est une réaction, quelque chose de concret. Hayek l’écrivait en son temps que les libéraux pêchaient par ignorance des forces sociales. 70 ans après rien n’a changé. Et encore lui-même minimisait la géopolitique. Bref si le monde physique est régit par des forces le monde humain également.

          2. Faux. Le socialisme est très large, il y a un courant du socialisme qui est le national socialisme qui tends à être le courant le plus cohérent dans le socialisme mais il est faux de dire que tous les socialistes sont nationalistes.
            Etre favorable au protectionnisme, s’opposer à la mondialisation mais être dans le même temps favorable à l’immigration (comme l’est l’extrême gauche) est d’une total incohérence.
            Hayek n’avait pas tort quand il disait que le socialisme avait tendance à conduire vers le national socialisme.
            Dans un état providence, les classes populaires voient (à juste titre) les immigrés comme des concurrents directs. Un état providence n’est pas viable s’il y a une forte d’immigration. Il suffit de voir l’exemple de la Suède aujourd’hui. Un état providence fort présuppose une immigration limitée

        2. « je ne parlerai pas de nationalisme car ce n’est pas le terme le plus approprié » si c’est le terme approprié. Le chavisme ne se résume pas à de l’anti américanisme c’est du nationalisme au sens large.
          En effet, la dimension populisme dans le chavisme est très importante dans le chavisme.
          Le chavisme a bcp de points de communs avec le péronisme (qui lui même s’inspire énormément du fascisme italien).

          « Chavez n’avait rien de l’idéologue du socialisme » Pour l’extrême gauche occidentale, Chavez était leur maitre et l’exemple à suivre pdt des années. Ils l’adulaient. (Maintenant, soit ils la ferment soit ils partent dans des délires complotistes). Le Vénézuela chaviste a d’ailleurs pdt longtemps financé les mouvements d’extrême gauche dans le monde. Podemos s’inspire clairement du chavisme.
          L’extrême gauche agit tjs de la même manière: soutenir les pires régimes jusqu’au jour où il est impossible de les soutenir tant la réalité des crimes et du désastre économique de ces régimes en question est devenue impossible à cacher. Soi dit en passant, aujourd’hui, encore, la plupart des mouvements d’extrême gauche sont financés par des régimes peu démocratiques tels qu l’Iran et la Russie.
          La seule bonne chose avec le chavisme c’est que cela a permis de décrébiliser définitivement les économistes hétérodoxes d’extrême gauche. Pratiquement, tous ont soutenu le chavisme vantant le succès économique de ce régime, nous vantant le modèle économique de ce pays. Aujourd’huui, on voit quel est leur crédibilité de ces soi disants éocnomistes qui ne son qu’une bande d’idéologues incapable d’accepter la réalité.
          Les économistes de l’école autrichienne me semblent être les seuls économistes hétérodoxes crédibles (même si je suis loin d’être d’accord avec eux). Pour le reste, économiste hétérodoxe est synonyme de charlatan et d’idéologue.

          L’anti américanisme est une composante importante du chavisme mais cela ne me paraît pas le composante principale.

        3. Artemus voulait juste dire que Chavez a choisi le socialisme par antiaméricanisme. Je en sais pas si c’est le cas, mais c’est pas à priori absurde. Les pro-Poutine le sont pas pour amour des russes; mais ils le sont surtout par haine de l’occident et des USA. Le jour où la Russie devient libéral en usant les mêmes valeurs que nous, les Pro-Poutine iront chercher leurs alliés du côté de la Chine ou de la Corée du nord pour cracher sur la Russie.

          Que Chavez ait choisi le socialisme par anti-américanisme ne change rien au bilan du socialisme vénézuélien. Artemus n’a pas contesté cet état de fait.

          D.J

    6. Marrant, mais aujourd’hui, le Venezuela est obligé d’importer 550’000 barrils de brut de pétrole des USA (alors qu’à la base, ce pays possède parmi les plus grandes ressources de pétrole au monde). http://atodomomento.com/pdvsa-importo-un-embarque-de-550-000-barriles-de-crudo-de-estados-unidos/

      Les chavistes détestent les USA mais cela ne les empêchent pas d’avoir de grosses villas à Miami. Cela me fait bien marré tous ses discours contre les USA quand on voit comment les dirigeants chavistes sont implantés à Miami

      1. L’émigration des Vénézuéliens vers les USA commencent à être massive également, du coup la propagande officielle ne semble pas avoir bien fonctionné, comme à Cuba.

        Il ne faut pas oublier que les neveux de la femme de Maduro ont été arrêtés par les autorités américaines pour trafic de drogue.

        1.  » il y aurait 1,6 million de Vénézuéliens vivant à l’étranger sur une population totale d’un peu moins de 31 millions. Un phénomène récent : ils n’étaient que 200 000 en 1995″

          http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/91210/la-fuite-des-cerveaux-fragilise-le-venezuela.html

      2. Il me semble aussi que seul les raffineries du Texas sont capables de raffiner le pétrole du Venezuela qui est très riche en souffre. Comme je le disais plus haut, tout cet anti-américanisme n’est que pure démagogie, ces gens n’y croient pas une seule seconde.

      3. C’est ça l’ironie croustillante, tous les pays qui gueulent après les US détestent aussi le libéralisme et galvaudent leur économie, au point qu’ils deviennent faibles, non compétitifs et doivent importer des biens américains et utiliser leur monnaie, un peu comme de nombreux Russes qui se ruaient dans les bureaux de change lors de la chute du rouble pour utiliser la monnaie de leur « adversaire » idéologique.

        1. Les gauchistes dégueulent à longueur de journée sur le libre-échange et sont les premiers à dénoncer l’embargo américain sur les produits cubains.

    7. « Cependant il ne s’agit pas d’un véritable socialisme de principe »

      C’est simple : vous êtes libéral ou socialiste, la troisième voie imaginée par les fascistes n’existant pas. Chavez n’était pas libéral. Conclusion ?

  3. Il a une bonne tête de « Peponne » le Maduro – et semble-t’il (pour être gentil) un peu la même personnalité. Mais que fait donc le « Don Camillo » vénézuélien ?

  4. « Hugo Chavez avait promis de transformer son pays en puissance politique, pétrochimique, militaire et même aérospatiale. Maintenant, Maduro n’a rien de mieux à proposer aux Vénézuéliens que de leur demander d’élever des poulets et de planter des haricots dans leurs patios et jardins. »

    J’ai hurlé de rire, veuillez m’excuser …

    1. Mieux vaut en rire qu’en pleurer (de rage).

  5. Si on ajoute les coupures d’électricité, deux par jour il me semble, on sent combien c’est trop bien le socialisme. Pénurie de tout, pour tous, mais l’important demeure : La révolution !

    1. Sans oublier le meilleur : un meurtre toutes les 20 minutes. Le chavisme, c’est plus de 300 000 assassinats mais comme pour l’inflation, la criminalité n’existe pas.

  6. La question est ? En quoi la banqueroute empirerait la situation actuelle ? C’est tellement désastreux que j’ai du mal à imaginer que ce soit pire. Enfin qui sait….le pays et ses habitants ne tiendront pas longtemps à ce rythme.

    1. Selon Forbes, le Vénézuela serait en défaut imminent. Le Vénézuela risque fort de faire faillite en 2016. http://www.forbes.com/sites/kenrapoza/2016/01/20/venezuela-default-imminent-chavez-legacy-rests-in-pieces/#630f3174208f
      (P.S le chiffre de l’inflation cité ici dans cet article de Forbes est celui de la banque centrale vénézuélienne, chiffre considéré comme non fiable et largement sous évalué par tous les experts sur le sujet).

      Depuis 2009, la Chine a prêté 60 milliards USD au Venezuela. Le défaut de paiement est inévitable à terme pour bcp d’experts
      Sans nouvelle aide chinoise, le Vénézuela sera en défaut de payement d’ici la fin de cette année. Donc, tout va dépendre de l’attitude de la Chine

      1. Vu les problèmes économiques de la Chine actuellement j’ai du mal à imaginer un nouveau prêt à un tel panier percé.

        1. La chine n’a pas de pétrole, elle en a besoin, elle financera bien volontiers le Venezuela si ça lui permet de sécuriser une source. 60 milliards ? Ce n’est rien comparé à ce qu’elle a prêté aux USA (1500 milliards), à la France etc.

          1. Elle n’a rien prêté du tout aux USA, elle a acheté des obligations que d’autres auraient acheté autrement.

            Et dire que la Chine n’a pas de pétrole est faux, elle en produit !

          2. « La chine n’a pas de pétrole, elle en a besoin, elle financera bien volontiers le Venezuela si ça lui permet de sécuriser une source. »

            Alors qu’il y a un trop plein de pétrole la Chine choisirait un pays qui a un pétrole lourd, couteux, de mauvaise qualité, extrait par une entreprise incompétente ?

            Je pense que la Chine va continuer à importer du pétrole du moyen-orient et de Russie comme actuellement:

            https://www.eia.gov/beta/international/analysis_includes/countries_long/China/images/crude_oil_imports_source.png

            Surtout qu’avec le désengagement des USA la Chine peut avoir une occasion rêvé de leur voler leurs alliés locaux.

    2. Selon le FMI, l’inflation risque d’atteindre 720 % en 2016 : http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-01-22/imf-sees-venezuela-inflation-rocketing-to-720-percent-in-2016.
      Cela vous donne une idée du désastre qu’est le chavisme.

      Selon Bloomberg, le Vénézuela est la pire économie du monde. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/02/05/20002-20160205ARTFIG00069-la-france-classee-21eme-pire-economie-de-la-planete.php

  7. Ils tournent, grandeur nature, un remake de « la ferme des animaux ». Orwell était encore trop optimiste, les producteurs ont prévu une fin plus réaliste, à la cubaine.

  8. Et dire qu’il y en a en France qui votent Mélanchon…

  9. La pauvreté atteint des sommets: 73% des foyers et 76% des Vénézuéliens sont pauvres. https://blogs.mediapart.fr/socializ/blog/231115/venezuela-record-la-pauvrete-atteint-73-des-foyers

    1. Marduro a augmenté le prix de l’essence de 6 000 % et a dévalué le bolivar de 37 %. Cela montre bien que le Vénézuéla se dirige vers le défaut de paiement

  10. Le gouvernement Maduro entre en phase de répression violente – Silence consternant des médias internationaux : http://caracaschronicles.com/2014/02/20/the-game-changed/

  11. Au Venezuela, on ne meurt pas des maladies mais du manque de médicaments
    http://www.el-nacional.com/sociedad/morire-tiempo-medicinas_0_800920143.html

  12. La dette externe du Vénézuela s’élevait à 250 milliards de dollars (224 milliards d’euros) en avril 2015, selon le cabinet Ecoanalitica. Rien que l’an dernier, le gouvernement socialiste a déboursé 27 milliards de dollars (24 milliards d’euros) d’intérêts, selon le président Nicolas Maduro.
    Les dettes commerciales accumulées du Vénézuéla, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, sont de quelque 12,5 milliards de dollars (11 milliards d’euros), fermant la porte à plusieurs fournisseurs dans différents secteurs, ce qui n’a fait qu’aggraver la pénurie.
    Le déficit public se situe entre 18 et 20% du PIB, selon des analystes privés.

    En 2003, le chavisme a mis en place un sévère contrôle des prix et des changes à travers lequel il fixe la marge bénéficiaire et monopolise les devises. Cette situation, ajoutée à des importations massives, est devenue un obstacle pour le développement de l’industrie, dont l’accès aux devises est très limité.
    Le gouvernement a exproprié 1.200 entreprises, dont 300 de l’industrie alimentaire qui sont inopérantes.
    Le contrôle des prix ne permet pas aux industriels de couvrir leurs coûts de production, ce qui accroit la pénurie.

  13. Chavez a utilisé le pétrole pour financer PetroCaribe et Unasur pour rester au pouvoir et avoir leur appui

  14. Le Venezuela cherche à emprunter 5 milliards usd auprès de banques internationales
    ce que l’on peut traduire par: la Chine ne veut plus prêter.

  15. Le Le Tribunal suprême de justice (TSJ) contrôlé par les chavistes viole ses propres règles. http://www.talcualdigital.com/Nota/123779/sentencia-contra-la-an-es-invalida-porque-incumple-ley-del-tsj?platform=hootsuite
    Ceci dit cela n’a rien d’étonnant vu que le TSJ viole la Constitution. Par exemple, sa décision de réduire les pouvoirs du parlement est clairement une violation des articles 222 et 223 de la constitution.

    De toute facon, 13 juges titulaires et 21 suppléants au sein du TSJ ont été nommés de manière illégale car cela a été fait après les élections. Le parlement chaviste n’avait plus le droit de les nommer vu qu’il y a eu les élections, c’était au nouveau parlement (contrôlé par les chavistes) de nommer les juges pas à l’ancien.

    1. « au nouveau parlement (contrôlé par les chavistes)  » au nouveau parlement (contrôlé par les antichavistes)

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