Madame Delaunay, c’est l’enfer fiscal français qui est honteux !

Publié Par Philippe Lacoude, le dans Édito, Fiscalité

Michèle Delaunay, députée PS et ancienne ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie des gouvernements Ayrault, considère qu’il est populiste de contester l’impôt.

Par Philippe Lacoude

Michèle Delaunay - Parti Socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

Michèle Delaunay – Crédit : Parti Socialiste via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Madame Delaunay, vous avez publié un commentaire sur facebook en réaction à un article sur le jour de libération fiscale, publié lundi à la une du Figaro.

Delaunay facebook

Madame la députée, vous avez raison de dire que le titre du Figaro de ce jour – à savoir « Le 29 juillet, les Français commenceront à travailler pour eux et plus seulement pour remplir les caisses de l’État »1 – est honteux.

« Honteux ». Vous avez cent fois raison. En matière fiscale, il est en effet « honteux » de faire croire à la sacro-sainte « égalité » des citoyens dont votre parti se glose pourtant à longueur de journée et à longueurs d’ondes toutes les fois qu’un de ses pairs trouve un gros micro mou…  Cela fait croire que ceux qui vivent aux crochets de l’État – au hasard, un ministre ou un député – auront travaillé à remplir les caisses « publiques » du 1er janvier au 29 juillet alors qu’ils n’ont contribué qu’à les vider au contraire de ceux qui, du fait de la progressivité des impôts, continueront de remplir ce tonneau des Danaïdes – bientôt 2100 milliards de dettes publiques ? – bien au-delà de la date du 29 juillet simplement parce qu’ils ont eu la malchance de naître à la fois talentueux et en France, tels les commerçants, les artisans, les patrons de TPE/PME/PMI, les dentistes, les architectes ou, au hasard, les médecins (dont vous faisiez autrefois partie avant de décider de vivre aux crochets de vos concitoyens)…

« Honteux » aussi car le « Français moyen » de cette statistique n’est pas à égalité avec ses concurrents internationaux qui n’ont pas la malchance de vivre dans le premier pays du monde en matière d’« Indice de Misère Fiscale » (Tax Misery Index) !

« Honteux » parce que le journaliste oublie de préciser que la France est passée de la 28ème place en 1995 à la 73ème place en 2014 en matière de libertés économiques, juste derrière le Portugal (64ème), le Rwanda (65ème), le Monténégro (66ème), Trinité-et-Tobago (67ème), Panama (68ème), le Kazakhstan (69ème), la Turquie (70ème), le Ghana (71ème) et l’Afrique du Sud (72ème)…

« Honteux » parce que la 73ème place de la France est surtout due au fait qu’elle est pratiquement dernière en matière de fiscalité juste devant le Tchad, la Belgique, la Suède, le Danemark et la Corée du Nord !

« Honteux » parce que la 73ème place de la France est aussi due au fait qu’elle est un des pires pays en matière de dépenses publiques – de gabegies publiques, devrais-je dire – juste devant les enfers fiscaux que sont le Danemark, la Micronésie, le Lesotho, le Timor, la Grèce, Cuba, la Slovénie et la Corée du Nord !

« Honteux » parce que vous n’avez pas l’air de comprendre que ma génération – ou, du moins, sa partie la plus productive – ne rêve que d’une chose : quitter votre enfer fiscal. Le pays dont vous prétendez avoir la charge sans rien comprendre à ses maux se vide petit à petit de son capital financier, de son capital physique et, plus tristement, de son capital humain… Vos politiques fiscales incitent à l’export des Bac+5 – quand ce ne sont pas les Bac+10 comme ma femme et moi – et à l’import de Bac-5, souvent improductifs et parfois violents !

« Honteux » parce que ceux que vous avez fait fuir ont souvent fini par réussir ailleurs à créer des emplois et à remplir les caisses publiques de leurs nouveaux pays d’adoption où ils n’ont pas à subir ni les « leçons » de ministricules en matière de « valorisation [morale] de l’impôt » ni les absurdités d’une administration toujours plus tatillonne, plus envieuse et plus destructrice.

« Honteux » parce que le résultat est que la croissance annuelle moyenne du PIB réel per capita est passée en France de 4,6% dans les années 1960 à 3,1% dans les années 1970, à 1,8% dans les années 1980, à 1,5% dans les années 1990, à 0,5% dans les années 2000, pour finir aujourd’hui à 0% pour cette décennie déjà à moitié écoulée…

Evolution de la croissance française - Contrepoints

« Honteux » parce que le résultat de ce fiscalisme éhonté à 0% de taux de croissance est qu’une hausse du revenu pour Paul ne peut statistiquement que correspondre à une perte de revenu pour Pierre. Quand il n’y a plus de « fruits de la croissance » – et c’est la traduction pratique d’un taux de croissance économique nul dont ceux de votre classe sont les architectes – on répartit la pénurie en créant au passage une atmosphère civile délétère de jalousies perverses où chaque corporatisme – taxis, agriculteurs, contrôleurs, buralistes, fonctionnaires, ou autre « catégorie » en grève du jour – tente tant bien que mal de sortir un marron du feu, faisant de l’État  « la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde »2.

« Honteux », comme vous le dites si bien !

Madame la députée, vous devriez, en effet, avoir honte.

  1. En toute rigueur, on devrait dire que le jour de libération fiscale est le premier jour de l’année où nous pouvons dépenser l’argent que nous avons gagné comme bon nous semble. Lire à ce sujet ceci.
  2. Frédéric Bastiat, L’État (1848).
  1. Cette gérontocrate de bientot 70 berges fait partie de la génération de ceux qui ont ruiné la france et endetté nos gosses sur trois générations. Qu’elle se taise donc cette vieille peau. La situation horrible de la France actuelle trouve son origine dans les actions de sa pitoyable petite bande.

    1. Mitch, qu’avez-vous contre les septuagénaires ?
      Rappelez-vous la chanson de Brassens !
      Une remarque complémentaire :
      la fuite des bac+n, il est fou Philippe, il sait bien qu’ils trouvent refuge dans la fonction publique …
      De plus avez-vous remarqué la courbe de décroissance de la « croissance » : il est à l’opposé de la courbe de la progression du nombre des « bac+n » ou si vous préférez de la décroissance de la « valeur bac »

      1. J’ai pas dit qu’elle était conne. J’ai dit qu’elle avait participé à l’endettement national. Straw man fallacy…

    2. @ « Mitch » et @ René se Sévérac »
      Les septuagénaires ou presque sont donc né en 1945 ou après: à 7 ans, en 1952, la France comme les autres pays occidentaux se réparait rapidement, grâce, entre autres, au plan Marshall, premier boom économique, suivi des 30 glorieuses: progrès continu, vie agréable etc… (exception faite pour la guerre d’Algérie, pour ceux qui l’ont vécue) et retraite en 2005!

      Ce fut une génération bénie: pas de jalousie!

      Mais un simple coup d’oeil sur les 20 – 35 ans et leur taux de chômage, heureusement en baisse, et vous comprendrez que la situation actuelle fut créée par l’insouciance et l’absence de discipline des septuagénaires.

      Et les seuls à ne pas se rendre compte, dans leur vie, sont les hommes d’un état qui ne réforme en rien son train de vie, « pour le bien du peuple », prétexte faux mais confortable, donc non: vous êtes bien trop nombreux, trop inefficaces et bien trop cher, pour ce que vous obtenez!

      Courage les Français, dans les différents cas de figure, F.Hollande arrive en 3ième position en 2017! Votez bien. (je suis étranger: chez nous, c’est le 2 juin!)

  2. si elle aime tant les impôts , quelle donne le double des siens au fisc par solidarité…si elle en paie 😉

  3. Si les plus productifs ne veulent plus participer à la « solidarité forcée », c’est que nous ne sommes plus un peuple.

    Je veux bien être solidaire pour ma famille, ma communauté, comme mes ancêtres l’ont fait depuis les tribus de la Bible ou Celtes dans mon cas.

    Je ne veux plus être solidaire de gens qui font ouvertement sécession avec mon mode de vie, ma culture, et ne pensent qu’à me cracher à la figure.

    L’Etat est debout sur le couvercle de la marmite du communautarisme. S’il laisse les gens gérer entre eux les problèmes de charité , scolarité, hospitalité; alors il perd le contrôle social et les apparatchiks sont au chômage. S’il nous impose la solidarité forcée alors le pays va s’enfoncer dans le socialisme avec fuite des talents.

    1. « solidarité forcée »

      La question qui me vient est pourquoi la solidarité et avec qui ?

      La solidarité est quelque part inscrite dans notre nature et utile pour protéger chacun des aléas de la vie, assurer la cohésion sociale, garantir les conditions sanitaires et protéger des biens nationaux tels que l’instruction. (On est ici dans une logique de clan où la notion de clan est étendue à la nation). Cette solidarité est acceptable car chacun en est le bénéficiaire (tant qu’elle est correctement ciblée et que son efficacité est évaluée) et qu’elle correspond à notre nature. Certains puristes vont le contester mais il me semble que cette solidarité correspond à notre intérêt particulier et aux missions régaliennes de l’état.

      En revanche, quand la solidarité se pare des vertus de la morale, de l’égalité et surtout qu’elle est manipulée et étendue par une classe politique clientéliste en dehors de son champ d’application pragmatique, alors il y a clairement un problème et de fortes contradictions :

      – l’idéologie égalitaire ne tient pas la route (est-il encore utile de rappeler ?),

      – l’idéologie morale est un prétexte, une auto-justification des voleurs car ces braves philanthropes ne redistribuent qu’à eux mêmes et non à l’ensemble des populations de la planète qui sont réellement dans le besoin. Pourquoi serais-je moralement plus solidaire d’un Français que d’un Chinois ou d’un Africain,

      – et donc l’augmentation de cette solidarité et de nos impôts ne peut être justifiée : le jour de libération fiscale prend tout son sens non dans sa date, mais dans sa dérive !

      Il n’y a aucune raison de croire que les conditions assurant un bénéfice à la solidarité ont changé – bien au contraire, on s’aperçoit que la ponction fiscale met l’économie à genoux. Il est donc clair que les socialistes cherchent à nier la réalité d’une solidarité excessive, détournée à des fins électorales et non maitrisée en cherchant à détourner le sens de la solidarité. Et pour cela le discours fait appel à l’émotion, la peur, la jalousie, le mensonge, la désignation de bouc-émissaires, etc … Afin de ne pas paraitre forcée (ce qu’elle est devenue), la solidarité est manipulée de touts les façons possibles et imaginables.

      1. Mais eux, socialistes, humanistes auto proclamés, savent à qui doit aller la solidarité. Vous n’êtes qu’un ignare, donc vous vous trompez, forcément, comme moi.

    2. Nous sommes dans le socialisme avec fuite de talents!

  4. Il y a une erreur dans cet article: 0% de « croissance » avec 4,6% de nouvelles dettes, c’est, effectivement, 4,6% de décroissance. Il y a bien longtemps que la croissance zéro est devenue un rêve inatteignable pour la France.

    1. +1.
      comme l’INSEE compte la dépense publique comme une production, tout le déficit est compté comme contribuant au PIB, ce qui proprement absurde. Si ce qui est ainsi produit avait une valeur, les gens confrontés au choix de perdre le service ou payer des impôts feraient volontiers le second choix et il n’y aurait pas besoin d’emprunter.

      De plus, les dettes « hors bilan », sous forme de « droits sociaux » croissant, s’accumulent encore plus vite que les dettes officielles. Le vrai déficit est à un niveau « grec », et la décroissance carrément massive.

    2. tout a fait, la realite des pays occidentaux, c’est que le peu de croissance qu’ils arrivent parfois a simuler, c’est de la croissance empuntee a leurs enfants.

      Si on deduit les deficits publics de la croissance, les pays occidentaux sont tous en recession, et la contraction est rapide, a 5% par an sur les 3 dernieres annees ca fait deja pas loin de 15%!

    3. Un peu moins car la part du PIB de l’Etat est de 60%. Donc c’est plutôt 60%x4.6% = 2.76% de decroissance.

      1. non le deficit est de 4.6% du PIB
        Donc on peut deduire 4.6% de la croissance, ce qui fait -4% / -5% de croissance reelle selon les annees…

        1. C’est même pire.
          Le PIB privé passe de 40 à 36% : 10 % de baisse.
          La part relative du public passe de 1.5 à 1.8 : 20 % de hausse.

          Tout va très bien ♪ madame la Marquise ♪♫♪, tout va très bien ♪♫♪

  5. S’attaquer à l’impôt est stupide, c’est à la dépense qu’il faut s’attaquer, l’impôt devrait suivre. Et c’est là que les Romains s’empoignèrent car je suis sûr que tout le monde voudra supprimer ce qui profite au voisin mais surtout ce qui lui profite personnellement. Ainsi est faite la nature humaine.

    Quant à tout mettre sur le dos des socialistes, c’est oublier que la droite a occupé le pouvoir la moitié du temps et a – elle-aussi- sans cesse augmenté dépenses et impôts

    1. Si vous lisez attentivement ce site, vous verrez que les socialistes ne se limitent pas au parti du même nom, mais englobent tous ceux qui considèrent que la dépense publique est le salut. Et tout de suite, la partie du spectre politique français qui est incluse sous ce nom s’élargit.

    2. Merci Alain pour ce commentaire plein de bon sens.

      BAAAAAZINGA

    3. « Quant à tout mettre sur le dos des socialistes, c’est oublier que la droite a occupé le pouvoir la moitié du temps et a – elle-aussi- sans cesse augmenté dépenses et impôts »

      Apparemment, le monde se diviserait en 2 : les socialo-écolo-communistes à gauche et tous ceux qui ne font pas partie de ces formations à droite…

    4. la droite? quelle doite,de qui parlez vous?

      1. La droite du fumier où la rose est éclose.

  6. Merci, ça fait du bien.

    Mais pour cette dame, il faut la comprendre. Elle est députée, PS, touche donc au minimum 21 000 €/mois, et déclare fiscalement moins de 6 000 €/mois.
    Donc, elle ne paye des impôts que sur le quart de ses revenus, à moins qu’elle ne s’offre des annuités supplémentaires de retraite à taux zéro qui lui permettraient de les déduire comme charges complémentaires.

    Pour elle, et eux, c’est tout bon, non? Où est le matraquage fiscal?

    1. Les évadés fiscaux de l’intérieur. Tranquilles.

      1. @winch et nick c est pas cher c est l état qui la paye. 😉

  7. Le mot « populiste » finit par poser problème : il est utilisé à tort et à travers par nos politiciens pour discréditer toute personne qui conteste leurs abus, leur empiètement sur les libertés, leurs favoritismes et copinages divers. A travers l’emploi inapproprié de ce terme, ils indiquent leur profond mépris du peuple et de ses opinions.

  8. J’aime bien son « Et s’ils sont malades, ils se soigneront eux mêmes au lieu d’aller à l’hosto, s’ils sont agressés ils se défendront à coups de parapluie etc, etc.. »

    Plusieurs choses à dire :

    1/ C’est à croire que ce n’est pas déjà le cas…
    2/ S’ils pouvaient se défendre avec des armes à feu, ce serait nettement mieux.
    3/ Ce message sous-entendrait-il que cette dame va à l’hôpital au moindre mal de tête ?

    1. Tout à fait
      A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed
      Donc on doit s’armer et s’organiser malgré l’Etat liberticide qui nous « câline », avec le peu d’argent qu’il nous laisse (donc seulement de parapluies -qu’on espère quand même bulgares- comme le dit la dame) pour éviter de payer cher dans un hôpital (pourri, un des champions, parmi les pays « développés », des maladies nosocomiales et de la mortalité péri-natale) qu’on subventionne déjà à notre corps défendant.

      Sinon pour répondre à votre point 3°, bien sûr qu’elle y va, elle est censée y travailler et doit donc y connaître du monde ce qui lui permet d’être reçue sans rendez-vous par ses collègues spécialistes et sans y débourser le moindre sous. De toutes façons, en tant que députée sa sécu est particulièrement généreuse et pas du tout tatillonne.

  9. C’est étrange… Pour elle, constater que les impôts sont élevés signifie contester l’impôt…

    1. Et donc elle viole la constitution. Elle devrait être déchue de tous sens mandats et interdite de vie politique pendant 10 ans, son retour étant conditionné par une interrogation écrite poussée sur la DDHC de 1789.

      Article 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

      1. Au fait, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, c’est quand même le premier des trois textes du préambule, le cœur du « bloc de constitutionnalité » et plutôt que d’apprendre que le CO2 c’est mal et que le climat se réchaufferait atrocement et les guerres se multiplieraient sans l’État et l’Europe, les gamins pourraient (devraient?) l’apprendre par cœur durant leurs cours « d’éducation civique ».
        Et on pourrait exiger des interro régulières des politiciens quel que soit leur niveau, sur ce texte crucial.

        1. Malheureux, vous n’y pensez pas sérieusement ?
          Apprendre à nos enfants qu’ils/elles peuvent être libres et responsables ?

          1. @ Émile Sabords
            Ce que vous dites.
            Ce que cette Dame Dealaunay dit: accuser la presse d’une information (parue dans dans d’autres pays + / – au même moment) pour une question « morale » de « solidarité » (et qui doit sans doute reposer sur l’une ou l’autre de deux choses ou les 2 en même temps:
            1° les subsides généreux vis-à-vis de la presse et, fiscalement, des journalistes et
            2° entretenir le mythe que tout l’argent collecté par « l’état » est destiné à être redistribué, ce qui est rigoureusement faux!

            Quand on voit (dans mon domaine) le nombre de gens installés dans le « fromage » de la santé et qui, en vrais charognards, « vivent sur la bête », volant l’argent des patients, des soignants ou des patrons, des « travailleurs »: je n’ai jamais vu ou lu quelle proportion de ces sommes va réellement aux soignants et à leurs patients ni combien coûte toute « l’administration de la « santé », en France: il en va certainement de même dans les autres domaines!

            Tant que « l’état » ne touchera pas à « son train de vie », par des réformes profondes, ces gens ne seront pas crédibles!

            1. Bonjour Mikylux,

              Les parts de fromage ne sont pas égales pour chaque profession médicale, loin de là. J’ai eu assez de personnes dans ma famille pour le constater. C’est comme dans la vie française en général, il y en a, là aussi, qui sont « plus égaux » que d’autres.

              J’ai toujours encouragé mes enfants à rencontrer d’autres nationalités et cette ouverture d’esprit leur a bien servi pour s’expatrier. Moi aussi d’ailleurs, je suis parti car je pense (comme H16) que c’est foutu.

              Et puis, j’en ai eu assez de voir tous ces politiques se chamailler pour des places en 1ère classe sur le Titanic avec un capitaine qui n’avait jamais rencontré un iceberg de sa carrière avant l’estafilade finale. (dont il était totalement responsable car il n’avait pas diminué la vitesse du bateau, il aurait fallu un peu de courage vis à vis du représentant de la compagnie maritime).

              Tous ces gens n’ont aucune dignité et aucune exemplarité à donner en modèle à notre société et en particulier à nos jeunes. Par contre, ils ne se prennent pas pour de la m…. quand ils s’adressent au « peuple ». Et ce sont des pervers qui dynamitent, ou laissent dynamiter, des pans entiers de notre société.
              Mais rien ne bouge, alors, pourquoi se gêner ?

              Et de rencontrer tous ces directeurs d’administrations ou d’agences publiques, en passant par toutes les nuances de quartiers de noblesse de fonction publique jusqu’aux exécutants de base, tous tétanisés serrant les fesses en se disant « çà penche un peu, mais tant que çà tient, je change rien ».

              Tous drogués à l’idée qu’il suffit de ne rien faire pour que rien ne change. Tant qu’il y a du fromage, beaucoup ou peu, du moment que ce soit sûr. Pathétique. Ce n’est pas d’eux qu’un changement viendra, soyez-en persuadé.

              En triant des papiers, m’allégeant pour mon départ, je relisais la lettre de Jacques Delors, ministre des finances en 1983 qui écrivait : « il faut payer plus d’IR pour soutenir les exportations françaises ».
              Français, encore un petit effort !!!

              Il suffit d’ailleurs de changer de pays pour voir ce que sont nos atouts et nos défauts. Mais il m’est tout à fait clair que l’Europe est très mal barrée, en grande partie à cause des français. Pas des citoyens, non, mais des politiques qui ont joué un double-jeu/double langage terriblement mortifère pour l’UE. J’inclus là-dedans les haut-fonctionnaires, d’ailleurs depuis 40 ans il y a un mélange des genres ignoble.

              Alors, Mme Delaunay, dans ses maisons à Arcachon, pourra attendre confortablement l’effondrement final. Pour ma part, si je ne vis plus dans le pays de mes ancêtres, je n’ai plus à écouter ses leçons de morale ni celles de ses congénères !!!

              1. J’ai toujours défendu la thèse que la vie n’est pas « juste » (au sens légal de la justice comme au sens moral et réaliste d’équité), et encore moins sur le plan financier. L’ « égalité » est donc un mythe redoutable qu’on transforme de plus en plus en standardisation dépersonnalisante.

                Dans le cas des soins de santé, la standardisation conduit fréquemment à l’échec: adapter, c’est mieux. La « vérité » est toujours statistique, dans ce domaine. Les « bonnes pratiques » (lignes guides, en anglais) sont la traduction qui montre cet impératif nuancé.

                L’avidité financière est aussi mauvaise conseillère en médecine et codifiée par l’ordre outre la législation générale.

                Oui, le programme Erasmus est l’exemple-type du bienfait de l’étranger sur l’ouverture d’esprit surtout si il est doublé de la pratique d’une autre langue pour mieux comprendre … et on ne regarde plus jamais les immigrés de la même façon quand on l’a été, ne fut-ce que quelques mois.

                Oui aussi, pour ces « profs de morale et de civisme » à forte concentration de « mis en examen », menteurs professionnels, adversaires politiques mais copains comme cochons pour défendre leurs prérogatives privilégiées.

                « Ce n’est pas d’eux qu’un changement viendra »: n’est-ce pas plus spectaculaire depuis les présidences à 5 ans, et ces regards fixés sur (et par?) les différents scrutins et sondages? (Dans les systèmes fonctionnant sur des coalitions, l’inaction me semble moins fréquente).

                J.Delors n’était pas le pire des politiciens. Sa phrase n’est pourtant pas exacte: Chirac était sans doute un excellent V.R.P.: la présence de hautes personnalités est manifestement un atout dans le voyage d’une délégation à l’étranger, en faveur de meilleurs échanges commerciaux, l’état se satisfaisant des conséquences positives engrangées sur l’économie du pays. (Donner des leçons publiques, c’est manifestement contre-productif!).

                Oui, si le Royaume-Uni veut clairement choisir l’Europe « à la carte ».
                Les promesses non tenues de la France, ses nombreuses condamnations pour « mauvaise volonté », font que son rôle de « moteur » de l’Europe est devenu un souvenir, sa crédibilité étant sérieusement entamée.

                D.Cohn-Bendit, député européen très actif, « fan » de démocratie dans l’U.E., parti, il reste beaucoup d’inconnus ou de gens connus qui brillent tous de leur réputation d’absence chronique.

                Le rôle de l’U.E., bouc émissaire consacré, en France, achève le tableau.
                Il faudrait que les électeurs comprennent que l’U.E. forge 30 à 40% de la législation française et prennent donc plus de soin à choisir leurs députés à Bruxelles!

                Qu’il n’y ait pas de différence de nature mais seulement de degré entre les politiciens et l’administration, c’est le principe de ce que j’appelle le « bloc administrativo-politique »; tout qui du président à la personne du guichet, exerce un pouvoir sur ceux qui l’entretiennent et un ministre a dit, un jour: « à quoi bon le pouvoir si ce n’est pour en abuser? ».

                Y a-t-il un plus grand luxe que de choisir le pays où on veut vivre? (Pour moi, le luxe n’est pas (toujours) ce qui coûte cher mais bien ce qu’on ne peut acheter: la liberté, ses propres idées, l’amitié ou l’amour etc …

                Bonne chance où vous avez choisi d’être!

  10. Encore une à côté de la plaque.

    Personne ne remet en cause l’impôt mais l’injustice de son application en France que se soit la TVA inégalitaire envers les pauvres et la progressivité de l’impôt inégalitaire envers les riches.
    La suppression de la TVA (+20% de pouvoir d’achat pour les couches populaires, ce ne serait pas un programme pour un VRAI socialiste ?) et flat tax pour tous.

    Bien sûr, il faudrait réduire fortement la voilure de la dépense publique mais avec 20% de revenu en plus, beaucoup de français pourrait se payer des services privés plus efficients.

    Voilà comment réconcillier les français avec l’impot.

    1. « Personne ne remet en cause l’impôt mais l’injustice de son application en France « .
      Façon compliquée de dire que tous le monde remet en cause l’impôt. Et de fait, personne ne veut payer, et les impôts vrais sont ridiculement bas par rapport à presque partout sur la planète. Même des pays qui servent de repoussoir ultralibéral (sic) comme les USA ou la GB ont des taux d’impôts bien plus fort.
      La différence ce sont les contributions indirectes (TVA, TIPP…) colossales, des « cotisations sociales » (sic) délirantes et bien sûr l’emprunt.

      C’est pas bien compliqué, à partir du moment où l’État organise 57% de la dépense du pays, il a besoin d’une façon où d’une autre de 57% de tout ce qui est produit (en net : valeur ajoutée, pas production brute) . Et ce n’est qu’une moyenne qui varie de contribution négatives (gaspillages divers subventionnés dont les plus évident sont les éoliennes et autres « énergie renouvelables », l’audiovisuel public, la presse ) à plus de 100 % (entreprises qui font des pertes mais qu’il payent quand même) en passant par 0% (toute la fonction publique à une valeur ajoutée nulle par convention !)

      1. La fonction publique n’a d’intérêt que si elle est nécessaire à l’accroissement de la richesse d’un Etat. Un peu comme l’huile qui graisse un moteur. A partir du moment où on peut se passer de cette huile, elle n’a plus lieu d’être. Le problème c’est que le trop plein d’huile fout en l’air les moteurs. A quand la vidange ? 😉

        1. on est d’accord

        2. La vidange a déjà commencé, elle consiste à réduire drastiquement les dotations aux collectivités territoriales. Mais ne vous inquiétez pas, ces « économies » ne consisteront pas à réduire les dépenses absurdes, mais à virer des auxiliaires de puéricultures de votre crèche municipale, des flics, des aides soignantes, à vous faire payer plus cher pour les repas qui sont donnés à vos chères têtes blondes à la cantine de leur école.

          Vous ne tirerez aucuns bénéfices de tout ça.

    2. Heu.
      La TVA c’est super égalitaire, et plus encore pour les pauvres (puisque les produits de première nécessité sont nettement moins taxés que les autres). C’est LA SEULE flat tax qu’on ait et sans doute la base de la réforme fiscale qu’il faudra bien mener un jour. Et comme elle est sur la consommation (qui est le but final de toute richesse) elle favorise relativement l’investissement (qui conduit à une consommation future accrue de celui qui a investi ET de ceux qui travaillent grâce à cet investissement).

      La où la TVA pose problème c’est 1° son mode de recouvrement très compliqué qui pourrit la vie des entreprise (surtout les petites) et 2° son mode de calcul-présentation qui fait qu’on ne réalise pas qu’on la paye et de combien elle est. Il faudrait faire comme aux US sur les « sales taxes », afficher les prix sans et ne la rajouter qu’à la caisse. Telle qu’elle est appliquée en France elle n’a pas le caractère « dolorosif » que doit normalement avoir un impôt.

      1. Je ne suis pas d’accord avec vous.
        Une flat tax ne correspond pas à un même montant payé par tous mais à taux proportionnel à ses revenus. Autrement dit, chacun paye un montant proportionnel à ses revenus.

  11. Est-ce que l’impôt est légitime ?
    Demain, donne la possibilité aux gens de payer uniquement ce qu’ils veulent, ce qu’ils estiment nécessaire de donner. Sans coercition, sans forcer, juste ce qu’ils estiment juste.

    On rigolerait bien. Je parie que le montant des dons ne dépasserait pas 8%.

    1. Oui, si on passait réellement directement au salaire complet les gens donneraient sans doute entre 10 et 20% max. Ce qui, hasard ou magie des harmonies économiques, correspond grosso modo à l’optimum empirique de la courbe de Rahn…

    2. Un financement de l’État à un niveau normal..

  12. L’ex-ministre Michèle Delaunay a pu testé sur Facebook à quel point les gens en ont marre de l’État obèse, de ses impôts, taxes, charges et gabegies de dépenses publiques ainsi que du populisme de ses sbires. On a donc mis ça en vidéo pour marquer le coup, peut-être attendre quelques secondes pour le chargement (peut-être pas) :
    http://sitepic.free.fr/Michele%20Delaunay%20sen%20prend%20plein%20la%20gueule%20sur%20Facebook.avi

  13. Ce pays sera ingérable tant que les français en général et les socialistes en particulier ne comprendront pas que plus le taux d’imposition est faible, plus les rentrées fiscales sont importantes…

  14. Tres bien dit.
    Mais je commence à realiser que ce n’est pas le lecteur de Contrepoints qu’il eclairer et convaincre, mais plutot créer (ou réanimer) une prise de conscience chez les journalistes tous medias confondus, afin qu’ils commencent à faire les bons commentaires et poser les bonnes questions !

    1. Les journalistes de la presse quotidienne, tous média confondus, ne mordront certainement pas la main qui les nourrit. Les seuls journalistes qui pourraient éventuellement avoir un point de vue plus critique sont les journalistes étrangers, qui ne profitent pas des petites largesses spéciales qui leurs sont réservées chque année dans chaque loi de finance.

  15. petit rappel

    Lorsque la Spoliation est devenue le moyen d’existence d’une agglomération d’hommes unis entre eux par le lien social, ils se font bientôt une loi qui la sanctionne, une morale qui la glorifie.

    Œuvres complètes (1848), Frédéric Bastiat, éd. Guillaumin, 1863, t. 4, partie Sophismes économiques, deuxième série, chap. 1, p. 128 (texte intégral sur Wikisource)

  16. Si le mec et sa femme ont vraiment fait un bac+10, c’est que ce sont de sacrés pauvres types qui ont été en plus formés sur fonds et équipements publics
    Les vrais libéraux ont construit leur multinationale au sortir du certificat d’études
    Comme niels 😁

    1. Non. Ils n’ont pas été à l’école, ne vont pas chez le médecin et n’empruntent pas de voies publiques.

    2. Moi aussi j’ai bac +10 et j’ai passé quasiment toute mon enfance et ma jeunesse à l’étranger, puis été dans des grandes écoles privées, facs US et britanniques etc. J’ai juste fait mon DEA et ma thèse dans l’université Française (monopole de collation des grades universitaires + fermeture extrême des recrutements).
      Par ailleurs j’ai toujours payé des impôts conséquents, même pendant le dit DEA et la dite thèse.
      Donc les fonds publics me doivent plus que l’inverse, et ce déséquilibre empire jour après jours. Je pense que ça fait un peu pareil pour l’auteur.

      1. Je reformule
        10 ans d’études pour être opérationnel? Pour générer de la valeur ajoutée? Ce sont les esclaves du salariat qui ont besoin de ce type de hochets pour pouvoir se vendre. A titre personnel je me suis fourvoyé dans un 3eme cycle et un double cursus. Et en fait, mon vrai métier je l’ai appris dans les années de pratique qui ont suivi. Hormis pour un médecin spécialiste, qu’apporte une thèse à part démontrer qu’on a été capable de suivre des cours pendant 8 ans. Perte de temps. Les cursus de formation devraient inclure le plus tôt possible la mise en pratique dans la vraie vie.

        1. Pour être moi-même en thèse, je me permets d’intervenir pour préciser qu’il n’y a pas de cours en thèse (en fait si, 100h de formation sur trois ans, afin de justifier les frais de scolarité). Mon travail est celui d’un ingénieur chercheur, c’est à dire que je participe à un projet innovant au sein d’une communauté scientifique. Nous ne produisons pas grand chose sur le court terme mais nos résultats influeront sans aucun doute sur l’économie de demain.
          Pourquoi aller jusqu’à bac+8? Pour la culture, l’expérience, la crédibilité nécessaire lorsqu’on fait face aux « esclavagistes du salariat », à ses clients, ses collaborateurs, ses associés, les banquiers, les mécènes du crowdfunding, etc.
          Si cela peut vous rassurer, les iut, dès la deuxième année (je crois), exigent que leurs élèves fassent un stage. Par ailleurs, les formations en alternance ont le vent en poupe, les employeurs disposant d’une main-d’oeuvre bon marché pendant deux ans et les salariés étudiants étant motivés par le caractère pratique de ce cursus et bien évidemment par les gratifications de l’entreprise. La « mise en pratique dans la vraie vie » se développe donc rapidement.
          Le problème de votre logique est qu’elle remet en cause toute formation au-delà du certificat d’étude. Je ne connais pas le parcours de X. Niels. Je suis par contre persuadé qu’il lui a été très difficile de se faire sa propre experience et de gagner en crédibilité. La formation (universitaire) permet d’avoir un argument objectif et quasiment universel afin de négocier au début de sa carrière.
          J’imagine, par contre, que ce n’est pas là l’avenir de la formation. Il est par contre nécessaire que les mentalités évoluent de concert.

        2. Ben j’sais pas, Larry Page et Sergey Brin qui ont lancé Google pendant leur thèse, c’est pas opérationnel, ça ne génère pas de valeur ajoutée ?

          Le truc à voire c’est que 99% de ce que vous utilisez pour créer de la valeur ajoutée a été inventé par des docteurs, grâce aux recherches de docteurs, dans des centres avec plein de docteurs. La mise en pratique ne vient qu’après, et si personne n’était là pour inventer les outils permettant de forger les outils qui ouvrent la porte à la mise en pratique vous seriez bien mal…

          Médecin, même spécialiste, c’est un « faux docteur », il a fait des études longues mais pas de la recherche et n’est pas apte a enseigner et conduire des recherches… donc pas un bon exemple.

  17. Jusque là ils parlaient de « consentement à l’impôt ». C’est vrai qu’à coup de pied dans le derrière, on consent à peu près à tout.

    Puis, comme les gens ont tendance à préférer payer des choses à leurs enfants plutôt que de payer 20 000€ mensuel à un député/ministre/sénateur qui, en plus d’avantages en nature, bénéficie d’avantages fiscaux ou de sécu, les gens ont commencer à « contester ».

    Et voilà cette députée qui nous dit, sans aucune gêne, que « contester l’impôt est une honte ».

    Bientôt, le « consentement obligatoire à l’impôt »?

    1. Il est déjà obligatoire, comme le vote. L’obligation, c’est ce qu’on s’impose à soi-même.

  18. Merci pour ce coup de gueule!

  19. C’est fou cette propension des socialistes à toujours trouver une justification au viol.

  20. Nos impôts servent à payer les salaires et les avantages (logements, nourritures,vacances, amusement, etc) des 600 000 élus politiques dont la plupart possède un casier judiciaire.

  21. Où peut-on trouver des statistiques sur le nombre d’avis à tiers détenteur (ATD) émis par les impôts ?
    Ca donnerait une idée du nombre de contribuables qui n’y « consentent » que par l’extorsion pure et dure.

  22. Honteux que cette riche héritière d’un père IGAME d’Aquitaine et d’une mère inspectrice des écoles maternelles de la Gironde, qui a vécu sous les ors de la république. Fonctionnaire du CHU de Bordeaux vienne nous donner des leçons de démocratie.
    Je pense que la politique lui permet de mieux remplir son compte en banque. Ce sont les impôts de tous els francisais qui permet de faire vivre tous nos fonctionnaires à bon compte

  23. ce n’est pas le 29 juillet le jour de libération c’est bien plus tard .l’etude oublie les impôts locaux et tous les impôts déguisés qui se dénomment taxes,redevances contributions diverses et variées et impôts indirects autres que TVA Il y en a tellement que c’est bien difficile d faire le point mais c’est nettement plus .le problème n’est pas qu’il y ait d es impôts, le problème est que la Puissance Publique gaspille et semble incapable de faire autre chose que toujours plus de dépenses ..donc soit plus de dettes soit plus d’impôts ,dans la réalité elle fait les 2

  24. Si j’avais un compte FB, j’aurais demandé à cette charmante dame de bien vouloir nous expliquer comment faire pour s’affilier au Fonds de Sécurité Sociale de l’Assemblée Nationale (FSSAN), qui offre des cotisations vraiment bisous bisous.

    Car s’il n’est pas possible de quitter notre merveilleuse sécu, il devrait pouvoir être possible de s’affilier au régime légal de son choix, étant donné qu’ils sont sensés être tous pareils (solidaires) non?

  25. Je ne connaissais même pas cette nana mais bon, à en juger par le nombre de « like » sur sa page Facebook, à peine 6 000, je suis excusable. En plus, quand je lis les commentaires, que je qualifierais pudiquement de « vifs », publiés sous sa magnifique déclaration, je me dis qu’il est heureux que Facebook n’ait pas de « dislike » car elle exploserait les compteurs.

  26. si le peuple n’a plus le droit de critiquer l’utilisation et le montant de l’impôt…pourquoi voter?

  27. Mme Delaunay du perchoir de sa suffisance, comme tout ses pairs, partage un syndrome ou un état d’esprit, à la croisée de l’aveuglement idéologique et de l’entourloupe de privilégiés.

    Ensuite il y a cette incohérence qui consiste à reprocher aux uns de vouloir fermer les frontières, de prôner l’ouverture et plus d’Europe et de mener une politique fiscale comme si on était seul au monde sans concurrence….Dans certaines têtes c’est toujours la fermeture des frontières fiscales.

    Et bien oui, on peut acheter chez un voisin européen, 15% moins cher environ que chez nos revendeurs nationaux, un équipement professionnel, par exemple fabriqué au Japon. On se dit merci internet, merci les comparatifs, merci l’Europe…Ensuite viennent des questions et des recherches supplémentaires. Pourquoi sommes nous si cher? Le cout de fabrication est le même, le cout du transport sensiblement équivalent et pourtant on a pas le même tarif que chez le voisin. Qu’est ce qui cloche ?…..

    Nos compatriotes frontaliers n’hésitent pas à aller au mieux disant chez les voisins. Si des courses se font ailleurs, donc, forcement pas de TVA. Il y a aussi internet, avec livraison à domicile tant qu’à faire. A ce sujet on entend pas les « frondeurs » hurler à l’évasion ou l’optimisation fiscale. Quel manque à gagner, « notre argent, notre argent » pourraient ils hurler. Ils s’en gardent bien, cela reviendrait, peut être, à mettre son nez dans ses propres turpitudes.

    Comme si le poids de la fiscalité, des prélèvements obligatoires n’avaient aucun impact sur le ticket de caisse, la facture, le devis, ou l’appel d’offre.

    Cet engrenage fiscal ou l’état s’est lui même atteint. Ayant asphyxié les contribuables, entreprises ou particuliers, avec gourmandise, il a dopé ses propres couts, et le cout de la vie, car tout appel d’offre et tarif répercutent forcement cet appétit du prélèvement. L’état est obligé d’aller au moins chers pour ces dépenses, ce qui fait dorénavant le bonheur de nos voisins et néanmoins concurrent, des entreprises encore debout ne peuvent plus suivre pour y répondre. La main d’œuvre étant moins cher au delà de certaines frontières, merci au travail détaché qui refait une santé aux autres, leur fournit de l’activité et remplit leurs caisses sociales. Peut on voir un travailleur français détaché, payé au tarif d’un pays de l’est, chez ces derniers, avec des charges sociales françaises. Non. Il s’agit donc d’un dispositif fonctionnant dans la pratique en sens unique, c’est à dire chez nous en concurrence direct avec nos (feux) emplois. A ne pas confondre avec un travailleur frontalier qui est un statut différent, mais dont les politiques savent utiliser pour semer la confusion. Quand on entend toujours ces mêmes « frondeurs » voulant plus de dépenses d’investissement, ont ils compris que les ponctionnés ne seront pas les bénéficiaires du travail engendré ? Mais l’Europe…voire la terre entière…

    Ce poids fiscal dont le monde politico-économique de connivence se refuse à admettre. Ce poids, en premier lieu, tue ou fait fuir l’initiative, a mis sur la paille entrepreneurs, industries, artisans et autres, et ces cohortes d’ex salariés que la presse appel cyniquement le chômage de masse. Ce poids, parfois savamment entretenu afin d’obtenir, pourquoi pas, cette connivence, ou l’effet couteau sous la gorge pour exiger des remerciements à la suite d’allégements. Et enfin ce poids, qui n’est pas perdu pour tout le monde, le plus généreusement distribué au moins contributeurs, pas toujours les plus nécessiteux, par des distributeurs au pouvoir espérant un renvoi d’ascenseur électoral. Il faut bien faire le nécessaire pour continuer de bien vivre. C’est pas cher, c’est l’état qui paye, comme dirait l’autre.

    Au nom des bons sentiments, ils ont toujours une raison pour lutter contre un malheur…et mettre la main au portefeuille. Y piocher quelques pièces, oh, trois fois rien.
    Par exemple l’écotaxe est un révélateur de cet état d’esprit, de l’aveuglement idéologique et de l’entourloupe de privilégiés.
    Battage médiatique pour justifier sa nécessité. Argumentaire focalisant entre autre sur l’entretien du réseau routier secondaire et des investissements écologiques, tout en faisant faisant pleurer dans les chaumières les citoyens culpabilisés. De plus, on se garde bien d’indiquer ou sont passées les contributions déjà destinés à ces nécessités.
    Suite à la grogne pour un « petit pas grand chose » qui fait déborder le vase, on ne retient que la grogne et le couvre chef des grogneurs. Il n y a pas grand monde chez les privilégiés pour faire le compte de la somme des « petits pas grand chose » en amont. Il n y a personne non plus pour s’interroger sur la véritable entourloupe qu’est cet absurde contrat approuvé par les privilégiés. La mise en place d’un système privé captant pour lui même plus de 40% de la taxation rentrante…. Pas un parlementaire pour se poser la question que chaque contribuable se pose en regardant son portefeuille. Chercher la meilleure solution en fonction de ce dernier. Est ce nécessaire? combien cela coute? De quoi dispose t-on? Que peut on faire avec?
    Si cela était d’une si grande nécessité, pourquoi ne pas avoir imaginé une solution s’appuyant sur l’administration fiscale existante avec son cout de collecte modéré (disons moins de 5%). Pour se permettre des marges de manœuvre, pour aller plus vite ou d’en faire plus avec ces 35% supplémentaires dans les investissements écologiques (lesquels, auprès de qui?) ou l’entretien du réseau routier. C’est étonnant de ne pas y avoir pensé puisque soit disant il y a urgence, la planète brûle … ou alors, imaginer une taxe coutant 35% moins cher, avec une pensée délicate pour les contribuables que nous sommes, étant également consommateurs, clients des pollueurs. Quand c’est flou, il y a un loup…. efficience quand tu nous tiens !

    Mme Delaunay, député à l’état d’esprit « économe », s’adressant au petit peuple en lui demandant de s’enorgueillir de ce qu’il reçoit, de s’en contenter, et de ne pas regarder aux couts.
    Ah, le populisme, il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

    1. Excellent commentaire !

  28. Ministre socialiste et honte sont deux mots parfaitement opposés.

  29. « Vos politiques fiscales incitent à l’export des Bac+5 – quand ce ne sont pas les Bac+10 comme ma femme et moi – et à l’import de Bac-5, souvent improductifs et parfois violents ! »

    Cette phrase est incompatible avec le libéralisme, en tout cas ma vision du libéralisme. Vous même vous avez « migré » dans un autre pays, notamment les états-unis qui bloque le passage des immigrés mexicains. Vous êtes le bon exemple, vous avez quitté votre pays natale pour être mieux loti, donc que cherche les migrants qui viennent s’installer en France? Il ne faut pas avoir fait bac +5 pour comprendre que des improductifs et violents ils y en à dans tout les diversités humaine…

    1. La différence que vous n’avez pas l’air de vouloir voir c’est que « exporte » et « importe » c’est le fait de l’État, par la fiscalité. La migration devrait uniquement être la décision de celui qui la fait et les locaux devraient pouvoir lui claquer la porte au nez autant qu’ils le veulent (c’est encore un peu plus le cas aux US qu’en France… ce qui conduit d’ailleurs à une immigration très différente).

      Si on doit avoir un État, il est de son devoir de veiller à l’intérêt de ses citoyens, pas à celui des citoyens d’autres pays, donc logiquement il devrait faire en sorte que personne n’ait envie de partir et ne devrait pas faire en sorte que les autres aient des incitations à venir.

      M’enfin, je ne suis pas un vrai libéral, juste une espèce d’anar’ cap, alors j’y comprends rien, c’est sûr.

      1. « La différence que vous n’avez pas l’air de vouloir voir c’est que « exporte » et « importe » c’est le fait de l’État, par la fiscalité. »

        Bien sur que si je le voie! J’ai juste souligné dans ce que j’ai dit la phrase: « souvent improductifs et parfois violents ! » qui est digne d’un discoure haineux d’un partisan du FN. Et ce qu’on peut remarquer en ce moment c’est que l’utopie socialiste et l’immigration ne font pas bon ménage. Quand à moi et mon esprit voyageur, je suis contre les frontières, ou plutôt pour la libre circulation des biens et des personnes. Je suis un citoyen du monde et non un citoyen de France.

        1. Et ce qu’on peut remarquer en ce moment c’est que l’utopie socialiste et l’immigration ne font pas bon ménage.

          Depuis 1917, ça se vérifie toujours et partout : Russie soviétique, Cuba, RDA, Vietnam. Spolier des nomades, c’est très difficile. C’est pourquoi la première chose que fait un pouvoir socialiste est de fermer les frontières. Il n’y aurait pas les traités européens, il y a belle lurette que la France serait entourée de miradors et de barbelé.

          1. N’oublions pas que la première « Exit-Tax » à la française a été mise en place sous la présidence de NS.

  30. Le problèmes est que cette personne ose dire qu’après 3 ans d’augmentation des prélèvements, malgré une stagnation ou une aggravation économique, elle dit que les journalistes (pourtant subsidiés) ne défendent pas la politique gouvernementale, ces ingrats! C’est honteux! (Pourtant, ça fonctionne bien dans les autres Républiques bananières!).

  31. Les socialistes c’est des voleurs. C’est pourtant simple à comprendre.

  32. Père préfet inamovible d’Aquitaine, mère inspectrice générale de l’éducation nationale, ça fait de sacrés émoluments chaque mois.
    Comme ces derniers ne servaient pas à faire bouillir la marmite car tout leur était payé, même leur argent de poche, il n’est pas étonnant qu’année après année leur accumulation sans la moindre dépense aboutisse à 5.4 millions d’Euros.
    En toute objectivité, même si cela est légal et extrêmement répandu dans le monde politico-administratif, cela demeure du vol.

  33. Proposition à Mme Delaunay:

    Prélèvement à la source de l’intégralité de nos revenus.
    Ainsi on supprime carrément le jour de libération fiscal.

    Les administrations s’occupent, avec la compétence que l’on connaît, de gérer toutes nos dépenses et cerise sur le gâteau, un peu d’argent de poche en fin de mois et les étrennes en fin d’année.

    Après tout, une tutelle généralisée serait le mieux, et elles pourraient aussi s’occuper des élections à notre place: c’est qu’il ne faudrait pas voter pour d’affreux libéraux !

  34. Cette [traduire animal de compagnie en anglais]-asse pourrait-elle s’indigner du fait que le déficit de l’état est énorme à plus de 4% du PIB ?

    Cela me semblerait bien plus légitime que de laisser des dettes qui ne disent pas leur noms à nos enfants…

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