Réforme du collège : éviter l’ennui à quel prix ?

Publié Par Phoebe Ann Moses, le dans École & éducation

Par Phoebe Ann Moses.

Najat Vallaud-Belkacem (Crédits Ségolène Royal, licence Creative Commons)

Najat Vallaud-Belkacem (Crédits Ségolène Royal, licence Creative Commons)

Pour épargner l’ennui aux élèves, et surtout pour ne pas utiliser d’autres méthodes éprouvées mais archaïques, Najat Vallaud-Belkacem propose plusieurs pistes, dont on peut attendre des résultats plus ou moins probants, comme l’a montré H16.

Passons rapidement sur « l’accueil personnalisé » des élèves. L’alliance des termes fait immédiatement penser à un petit chocolat déposé sur sa chaise. Nous ferons tout pour le satisfaire, monterons son cartable à l’étage, lui offrirons une boisson fraîche, et lui remettrons les clefs… de la réussite.

« L’interdisciplinarité ». Ça se complique : il s’agit de « mélanger les matières » pour « leur donner du sens » (sic). Là encore, l’alliance de termes prouve à quel point l’enseignement se doit d’être un cocktail vitaminé qui redonnera à l’élève la joie de venir en cours. Au lieu d’entendre parler de maths uniquement en cours de maths, l’élève aura la joie de faire des maths dans d’autres matières, par exemple en géographie et en SVT. Le littéraire s’adaptera à cet indigeste mixage. Comme thématique commune, « on pourra par exemple leur proposer de travailler sur le changement climatique ». C’est un exemple, bien sûr.

Les 2 heures consacrées à ce mélange de matières seront prises sur les 25 heures hebdomadaires, mais aucune discipline ne perdra d’heure de cours, car les enseignants travailleront autrement.
Najat Vallaud-Belkacem a dû avoir un prof de maths qui faisait de l’interdisciplinarité avec les matières artistiques…

Ensuite, pour intéresser les élèves, il faut leur parler de sujets qui les intéressent et Najat Vallaud-Belkacem sait que les centres d’intérêt ne sont pas les mêmes suivant les établissements ou les régions : ainsi, la curiosité sera peut-être éveillée suivant les cas plutôt par « le théâtre, le cinéma, ou le changement climatique ». Ça devient une manie.

Il est aussi prévu que la 2ème langue vivante fasse son apparition dès la classe de 5ème. Pourquoi pas en 4ème ? Parce qu’en 4ème, les inhibitions commencent et les jeunes n’osent plus parler devant les autres, ils font plus de manières. Pourquoi pas alors avant la 6ème ? Parce que les professeurs des écoles n’ont pas toujours le niveau requis. On commence à s’approcher dangereusement des vraies raisons qui expliquent le niveau de connaissance qu’ont les Français d’une langue étrangère.

rené le honzec najat vallaud belkacemS’il est reconnu que l’apprentissage d’une langue étrangère est facilité par la pratique d’une autre, il y a néanmoins des chiffres assez alarmants : près de 20% des enfants entrant en 6ème ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Ils savent déchiffrer un texte mais ne lui donnent pas de sens. C’est ce qui s’appelle, ô scandale ! l’illettrisme. Ce taux atteint plus de 30% en 3ème. S’il augmente au fil de la scolarité au collège, c’est bien que l’enseignement doit y être pour quelque chose. Un élève qui a du mal à lire va lire de moins en moins, et cela ne fera qu’aggraver cette lacune. De même, l’écriture est aussi une manière de progresser dans l’apprentissage d’une langue. Or les élèves seront amenés à écrire de moins en moins (et même si le numérique ne nuit pas forcément à l’apprentissage, il serait peut-être intéressant de lui réserver une place dans les classes supérieures, et dans des matières où la pratique de la langue n’est pas primordiale).

Il y aurait donc quelque chose à revoir du côté de la lecture et de l’apprentissage de la langue avant d’ajouter un enseignement nouveau. Une pierre posée sur un édifice bancal ne fera pas monter la construction plus haut. Il faut que les connaissances soient assises sur un socle solide. C’était là le rôle de l’école primaire, mais puisqu’on en est là aujourd’hui, on aurait peut-être pu intégrer au dispositif un franc retour du soutien scolaire. Évidemment, parler de groupes de niveaux est sans doute trop discriminatoire et pas politiquement porteur quand on fait dans l’égalitarisme.

4 000 personnes seront donc recrutées, car selon Najat Vallaud-Belkacem, depuis que les socialistes sont revenus au pouvoir, la réouverture de postes rend le métier attractif. D’après elle, les jeunes diplômés rechignaient à passer le concours parce qu’ils ne savaient pas s’ils obtiendraient un poste. Le nouveau concours exceptionnel de Créteil (11 500 inscrits !) va remédier à ce problème.
L’inscription à ce concours se terminait d’ailleurs le 3 mars à 17H. Mais pour une mystérieuse raison, le respect de cet horaire n’a finalement plus été vraiment une obligation :

« L’attention des candidats est appelée tout particulièrement sur la nécessité de ne pas attendre les derniers jours pour s’inscrire. En cas d’inscription ou de modification d’inscription le mardi 3 mars 2015 peu de temps avant 17 heures, la connexion au service se poursuivra mais sera interrompue à 17 h 30, heure de Paris. »

Espérons que les recrutés seront à l’heure le jour de la rentrée.

  1. En socialie , tout finit par des chansons , ouuuups non pardon , des nouveaux emplois créés ! Car tout cet habillage de réforme indigeste a un seul objectif et un seul : justifier l’embauche de troupes (notez que j’introduis ici subrepticement un vocabulaire matheux pour être dans la mouvance ) , j’ai droit à une gommette Mame Najatte ?

  2. Les enfants scolarisés sont hyperactifs, ils crient, hurlent dans leur classe lorsqu’ils ne sont plus surveillés. Après avoir testé sur moi la pratique de cette activité relaxante, il me semblerait opportun d’intégrer le yoga pour enfant.

  3. La France en est toujours à la maison de paille du premier cochon. Je suis pourtant certain que d’autres matériaux sont à notre disposition…

    1. Oui, on pourrait remplacer le cochon par l’agneau, pardon l’agnelle.

  4.  »
    on aurait peut-être pu intégrer au dispositif un franc retour du soutien scolaire
     »
    Ça marche réellement ça ? En cas de réussite, ça redonne de la motivation, mais pour combien de temps ? Et à quel coût ? Il n’y a pas meilleur soutient que celui qui veut réussir: ce n’est pas au nombre de professeur qui l’entoure, au delà d’un seuil ça ne sert plus à rien.

    Je n’ai jamais compris pourquoi ce genre de projet n’existe pas depuis des décennies. On ne trouvera pas meilleur moyen pour associer la théorie à la pratique, pour exploiter concrètement tout apprentissage scolaire, et même aller au delà : susciter des découvertes, des envies, renforcer l’apprentissage avec différents angles d’approche.

    L’interdisciplinarité, c’est le secret des meilleurs labos de R&D. Et c’est un environnement vraiment stimulant.

    Malheureusement, j’ai peur qu’avec les moyens qui y seront mis, ce progrès possible soit transformé en gâchis.

  5. Bjr.

    en théorie, l’illettrisme ne se mesure qu’à la sortie du système scolaire, d’après, du moins, l’agence gouvernementale ad hoc, l’anlci. Elle annonce sur son site internet un taux de 7% d’illettrés parmi la population (adulte, donc).

    puis je savoir d’où vous tirez vos chiffres sur les populations collégiennes, svp ?
    d’avance merci.

      1. re bjr et merci de vos liens.

        à leur lecture, il ressort qu’un peu moins de 20% des élèves de 6è présentent des difficultés de compréhension, et non pas de lecture. en clair, ils déchiffrent mais ne comprennent guère. c’est tout à fait ce que vous avez écrit dans votre article, mais, bien que c’en soit un bon proxy, ça ne correspond pas à la définition stricte de l’illettrisme. Par ailleurs, orthographe vocabulaire et syntaxe sont en régression.

        quant aux 30% en 3è, c’est juste une évaluation d’après l’avis de quelques profs …

        ce qui me navre vraiment c’est de lire que les méthodes utilisées pour quantifier l’illettrisme sont de plus en plus … comment dire …. actualisées à la baisse ?

  6. A partir du moment où on évacue l’effort et le mérite du logiciel EN (puisque pour les socialistes, le travail est une aliénation), on est en effet dans des activités de type loisir.
    Dans ce domaine, ça va être dur de rivaliser avec les jeux vidéo. Dans un collège près de chez moi, les élèves apprennent à faire des tags. Nul doute que ça leur sera très utile pour construire leur avenir professionnel! Je précise que cet établissement est privé, comme quoi même ceux-là peuvent se laisser séduire par les inepties de gauche.
    Je me demande parfois si la solution ne serait pas que des parents se regroupent pour mettre en place des scolarités dignes de ce nom, donc hors contrat. Mais il faut du temps et des moyens.

  7. Souvenez vous de vos études scolaires et demandez vous quel enseignant reste encore dans votre mémoire et pourquoi ? (pour les plus anciens internautes bien sûr). En dehors de la prof de français dont vous étiez amoureux transi, de celui d’ histoire qui vous effrayait et de celui de techno qui était faible face au groupe il y en a un ou deux dont les cours étaient intéressants , de par leur charisme et/ou leur pédagogie et/ou leur connaissance…..Vous sortiez de leurs cours en le connaissant et ne transpiriez pas à le revoir le soir en rentrant chez vous….Enseigner est un art et l’on ne forme pas d’artiste, enseigner est probablement aussi un sacerdoce….Que tous n’ont pas …Après je ne fais pas d’angélisme …Et suis au courant des difficultés rencontrées par les enseignants…Mais comme par hasard quand il est « bon » l »enseignant est respecté….

    1. Oui, mais j’ai aussi appris avec les médiocres, tandis que si ces médiocres avaient essayé de singer les bons, ça aurait été rigolo mais je n’aurais rien appris avec eux.

      1. Il y a médiocre et médiocre. De nombreux médiocres se sont avérés bien plus intelligents que les bons. Einstein était un élève médiocre, bill gates était un élève médiocre et bien d’autres génies étaient médiocres à l’école. Et je connais de nombreux médiocres qui ont très bien réussi. Mais l’éducation nationale est incapable de détecter les médiocres parfois très intelligents et les médiocres vraiment médiocre. J’ai connu aussi l’inverse, des buses qui avaient de très bonnes notes en bûchant 20 fois plus que les autres. La vie n’est pas binaire 0 ou 1.

        1. je crois que michel parlait de la nécessité d’apprendre avec les profs que l’on a, y compris les médiocres.

          pour ma part, il y a des matières que je n’ai pas réussi à assimiler correctement avec les profs, par exemple les statistiques, la théorie des vibrations, et en béton armé, la différence entre l’elu et l’els, je ne l’ai vraiment comprise qu’après m’être fait embaucher dans un bureau d’ingénieur de la construction.

          1. Ce n’est pas une critique du commentaire de MichelO, j’ai juste mentionné le fait qu’effectivement les médiocres pouvaient cacher des talents très intéressants comme il le dit dans son commentaire.

            1. OUPS !! effectivement vous avez raison, il parlait des enseignants !

              1. Oui. Ceci dit, je suis aussi d’accord aussi qu’un élève médiocre suivant certains critères ne signifie pas dénué de potentiel selon d’autres. Ce qui me paraît important, c’est qu’on peut apprendre avec des profs qui sont loin d’être des caïds et en s’ennuyant ferme pendant leurs cours, tandis qu’un prof qui force sa nature pour faire des mélanges amusants faute de passionner ses élèves a toutes les chances de ne rien leur apprendre de plus et bien au contraire, de démolir le sérieux qui doit rester présent dans ce qu’on apprend.

                Des éoliennes, je crois bien en avoir fait à l’école, le jour de la fin des classes, avec un bâton, une punaise et du papier fort découpé et replié, sauf qu’on appelait ça des moulinets et que le fait que ça n’ait aucune utilité ne portait pas à conséquence : le sérieux du reste de l’enseignement n’était pas compromis.

        2. Faut arrêter avec cette légende d’une Einstein « médiocre ». A l’époque où les Humanités étaient les clés sélectives de la réussite scolaire et sociale, Einstein effectivement ne brillait pas, mais il était excellent en mathématiques et en physique. Dirait -on aujourd’hui qu’un élève est médiocre alors qu’il obtient 20/20 en mathématiques et physiques ?
          Il obtient son diplôme d’étude secondaire et rentre à ensuite l’institut polytechnique de Zurich, à une époque ou seule une infime partie de la population fait de études supérieures.
          Alors bon, cette légende pour réconforter les cancres ou leurs parents, ça va aller…

      2. Vous avez raison, car de l’autre côté il y a les élèves et leur curiosité voire leur désir d’apprendre…Mais là nous sommes partis vers d’autres considérations, car pourquoi et comment naît la curiosité chez l »enfant puis l’adolescent …Je vous éviterais un cours de psychologie …..Je ne suis pas forcément un bon pédagogue…!!!

  8. Mettez le tout en concurence instaurer un chèque éducation degressif et roule ma poule…

  9. sur la suppression des langues anciennes:
    S Dehaene, membre de l’Académie des sciences depuis novembre 2005. Professeur au Collège de France, spécialiste de psychologie cognitive nous dit : « Apprendre une langue ancienne, c’est acquérir tout un nouveau champ de compétences. Ce travail chez l’enfant suscite une mobilisation cérébrale particulièrement intéressante. »
    – H Walter, grand spécialiste des langues étrangères, nous dit : « Si vous prenez le vocabulaire international commun des principales langues occidentales, il est à 80% d’origine latine. »
    – Cécilia Suzzoni, professeur de Chaire supérieure au Lycée Henri IV, « le Latin est une langue nécessaire. À plusieurs points de vues indispensable. Tout d’abord c’est l’ancêtre du français, bien des mots sont éclairés par la connaissance du latin, mais c’est aussi la langue dans laquelle nous allons puiser l’inspiration pour créer de nouveaux mots. Enfin la culture latine tient une place prépondérante. »
    Le vocabulaire scientifique fait des emprunts constants aux langues anciennes ! Vous en doutez ? Alors, consultez ce document en pdf : http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/itinera/ebook/etymons.pdf : vous trouverez plus de 200 pages sur ce que le vocabulaire scientifique emprunte au latin et au grec !
    Par ailleurs, puisque vous semblez si bien connaître les réalités du terrain, savez-vous que le latin aide les élèves à progresser dans toutes les matières ? C’est l’une des rares disciplines qui permet de valider des items du socle commun des connaissances (le livret de compétences). Vous voulez une démonstration ? La voici : je préviens, cela n’a rien d’exhaustif :
    ● Pilier 1 : Maîtrise de la langue française
    La grammaire française s’est construite sur le modèle latin et le vocabulaire français est en grande partie d’origine latine : il est plus facile de
    retenir le sens du mot « civique » quand on sait que « civis » signifie « le citoyen » en latin.
    La lecture des textes s’articule sur la progression du programme de français !!!!
    On pratique énormément l’expression orale : théâtre (Plaute et Molière, par exemple : eh oui, L’avare est une adaptation moliéresque d’une comédie latine !!!), exposés, entraînements aux oraux d’histoire des arts…
    Bulletin officiel n° 31 du 27 août 2009 : « Ne relevant plus de la communication orale, les langues latine et grecque ont acquis le statut de langues de culture
    par excellence : elles ont produit une littérature exceptionnellement riche et étendue, qui est naturellement l’objet
    majeur du cours, avec ses prolongements multiples dans la littérature française et les littératures de l’Europe. Tous les prolongements, littéraires, musicaux, graphiques et cinématographiques, doivent être également considérés comme autant d’incitations à remonter jusqu’aux textes anciens. »
    Les ateliers d’écriture y sont nombreux !!!! Exemple : écrire une suite de texte, imaginer un dialogue, écrire un poème élégiaque, écrire un monologue tragique…
    ● Pilier 2 : pratique d’une langue étrangère
    De la même manière qu’en français, de nombreuses langues européennes, y compris l’anglais, trouvent leurs racines dans le latin : le mois
    de mai latin « majus » est devenu « may » en anglais, « mayo » en espagnol, « maggio » en italien, « Mai » en allemand (et « mae » en breton !)
    Il est de plus prouvé par les scientifiques que le latin, entraînant l’élève à « passer » d’une langue à l’autre, favorise l’apprentissage des
    langues vivantes.
    Exemple d’activité souvent pratiquée : comparer un extrait de Cesar (LA guerre des Gaules) avec des traductions en italien, espagnol, roumain…
    ● Pilier 3 : Principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
    Outre que ces disciplines trouvent leur origine dans l’Antiquité, faire du latin, contrairement aux idées reçues, développe le raisonnement
    scientifique. Par exemple pour traduire « puella ludit » :
    (puell-+-a) + (lud-+-it) = (« jeune fille » + Nominatif sujet) + (« jouer »+ présent 3sg)= la jeune fille joue
    On travaille aussi sur l’histoire des sciences !!!!!
    60 000 termes médicaux viennent directement du Latin ! Le latin est conseillé aux élèves souhaitant suivre un cursus scientifique, et en particulier, dans la voie médicale : pharmacien, médecin, vétérinaire… Comment feront les futurs étudiants en médecine pour mémoriser en comprenant tous ces termes sans avoir appris le Latin ??????
    ● Pilier 4 :maîtrise des techniques usuelles de l’informatique et de la communication
    Le cours de latin s’appuie sur les outils informatiques que sont Internet et la salle pupitre.
    Bulletin officiel n° 31 du 27 août 2009 : « Enseignant et élèves utiliseront avec profit des supports variés : documents imprimés, numériques et audiovisuels.
    Sur Internet, de nombreux sites d’institutions culturelles mettent en ligne des ressources abondantes et de qualité. La visite de musées, de sites archéologiques, d’expositions permet un contact sensible irremplaçable avec le patrimoine artistique.
    Pour la mise en œuvre de cette étude, on se référera tout particulièrement aux exemples et aux ressources publiés dans le cadre des programmes par Eduscol, et aux sites institutionnels (Musagora, sites académiques…). »
    ● Pilier 5 : Culture humaniste
    L’antiquité latine est à la source de toute la culture humaniste européenne puisque c’est l’empire romain qui a constitué ce bloc de peuples
    allant de l’actuelle Angleterre à la Roumanie en passant par …la Gaule Belgique, dont notre région faisait partie.
    Bulletin officiel n° 31 du 27 août 2009 : « Tous les aspects de la culture antique sont abordés dans le cours : l’histoire des idées, des sociétés, le fait religieux,la culture scientifique et technique. Contribuant à faire émerger des interrogations et des thématiques porteuses de sens (Organisation de l’enseignement de l’histoire des arts, B.O. n° 32 du 28 août 2008), la rencontre et le dialogue avec les œuvres d’art occupent une place privilégiée du cours de latin et de grec. »
    ● Pilier 6 : compétences sociales et civiques
    Le programme de latin (et de grec) de collège prévoit que l’élève réfléchisse à la place du citoyen romain dans la société, ce qui permet d’enrichir sa réflexion sur ses propres droits et devoirs dans la société moderne.
    Exemple : on travaille sur les droits du travailleur, sur l’esclavage quand on aborde le thème de l’esclavage à Rome.
    Exemple : on travaille sur les droits des femmes quand on aborde ce thème en Latin.
    Le Latin est un prisme qui permet de s’ouvrir sur le monde !!!!!
    Bulletin officiel n° 31 du 27 août 2009 : « Les cours de langues anciennes permettent à l’élève de découvrir directement et personnellement la richesse et la
    fécondité de textes fondateurs qui ont nourri et ne cessent de nourrir la pensée, la création artistique, la vie politique
    et sociale. L’élève peut ainsi acquérir les repères indispensables pour mettre en perspective les représentations du
    monde qui lui sont proposées quotidiennement dans notre société de la communication. Ces allers et retours à travers
    l’histoire entre les mondes grec et romain et les mondes contemporains exercent l’esprit critique, favorisent la perception des permanences et des évolutions. Ainsi l’enseignement des langues anciennes rayonne-t-il vers les autres disciplines, scientifiques, historiques, linguistiques, artistiques. »
    ● Pilier 7 : autonomie et initiative
    Un élève qui fait latin gagne en autonomie car c’est un enseignement qui apprend à convoquer et faire dialoguer des connaissances dans des domaines habituellement séparés comme l’Histoire, l’Instruction civique, S.V.T., Français…

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