Taxis : À quand la concurrence ?

Publié Par Jean-Yves Naudet, le dans Économie générale

Par Jean-Yves Naudet.
Un article de l’aleps.

 

Chassez la concurrence par la porte, elle revient par la fenêtre. Il est vrai que les monopoles et la protection corporative résistent avec efficacité, mais dans une économie de libertés, la concurrence s’impose tôt ou tard : on voit l’évolution dans le domaine des transports aériens et ferroviaires, dans les télécommunications, dans l’énergie, etc.

Demeure en France un sérieux bastion de résistance : celui des taxis. Ils livrent bataille aux VTC d’abord, puis maintenant au covoiturage payant. Ils bénéficient du soutien des « enrayeurs », comme disait Bastiat pour désigner les faiseurs de réglementation, les contrôleurs des marchés et toutes sortes d’administrations publiques. D’un côté, les juges sont saisis au niveau de Paris ou de Bruxelles mais, d’un autre côté, les politiciens prennent fait et cause pour les résistants ; ainsi le gouvernement a-t-il commandé un rapport au député Thévenoud, qui propose d’autres freins à la concurrence ! Dans cette affaire, on semble oublier une chose : l’intérêt du client, voire même (paradoxalement) de la profession.

Une loi qui remonte au Front Populaire !

L’histoire des taxis est ancienne. Pour conduire un taxi, il faut obtenir un certificat de capacité professionnelle, après un examen, mais surtout il faut, en France comme dans d’autres pays, obtenir une autorisation administrative pour pouvoir stationner, circuler et charger sur la voie publique. L’autorisation est donnée au propriétaire d’un véhicule (les artisans taxis) ou à un exploitant (dont les chauffeurs sont des salariés). Le nombre de taxis est ainsi strictement limité, ville par ville. Il s’agit donc d’une profession fermée, la liberté d’installation, la liberté d’entrer ou de sortir du marché n’existe pas.

À Paris, la situation est d’autant plus ubuesque que c’est une loi remontant à 1937, donc au Front Populaire, qui a limité à environ 14 000 le nombre de taxis. Depuis, les assouplissements ont été très limités, même si un accord de 2008 prévoit une augmentation progressive, plafonnée à terme à 20 000.

Comme dans toutes les professions fermées, les licences peuvent se revendre fort cher, environ 240 000 euros pour Paris. La concurrence n’existe pas non plus sur les prix, puisque les tarifs sont fixés par l’État via les préfectures. C’est donc un prix administré, l’équivalent d’un blocage des prix, avec tous les effets pervers que chacun peut constater, à commencer par la pénurie : aux heures les plus demandés, pas de taxis sans attente.

Les VTC et la concurrence par la qualité du service

Une loi de 2009 a supprimé les « voitures de grand remise » pour les appeler « véhicules de tourisme avec chauffeur », d’où le sigle VTC. La différence avec le taxi vient du fait qu’il faut leur passer commande et en apporter si nécessaire la preuve, car les VTC n’ont pas le droit de prendre un client « à la volée ». De plus, il doit s’agir de véhicules haut de gamme, en circulation depuis moins de 6 ans, la longueur et la largeur minimales étant fixées, ainsi qu’un minimum pour la puissance du moteur, avec des aménagements de qualité.

Pendant longtemps, les autorités qui « veillent » à la concurrence ont admis la cohabitation taxis-VTC, estimant qu’il s’agissait de prestations tout à fait différentes, donc de deux marchés séparés (il n’y avait pas « homogénéité du produit » comme dit la théorie néo-classique de la concurrence). Mais le client, lui, est homogène : ce n’est plus le grand bourgeois qui a besoin d’une voiture de maison, c’est un client qui aime des services somme toute ordinaires pour quiconque veut se déplacer en ville rapidement et confortablement.

Pouvoir choisir sa station de radio au lieu de subir celle du chauffeur, pouvoir recharger son téléphone, boire un verre d’eau, avoir un chauffeur plus attentionné et à la tenue vestimentaire plus correcte, ce sont des détails auxquels on peut être sensible. Mais surtout le plus grand service est d’être sûr d’avoir la voiture désirée au moment voulu.

Les enrayeurs en action

Sur ce dernier point, la concurrence taxi/VTC s’est considérablement développée avec les moyens modernes de télécommunication. Grâce aux applications mobiles, on peut commander n’importe quand et n’importe où un VTC. D’où la « démocratisation » du service rendu, avec des prix plus abordables, conséquence de la concurrence. Les taxis se sont sentis menacés, d’autant plus que de grandes firmes de VTC, présentes à l’étranger, se sont installées en France, multipliant l’offre. Ils ont donc fait appel à l’État, en suggérant un délai d’attente obligatoire (une heure) entre la commande et la prise en charge par le VTC, dans l’espoir de bloquer ainsi ce type de concurrence.

Le gouvernement avait transigé sur quinze minutes d’attente, mais le Conseil d’État a invalidé le décret, au nom de la liberté du commerce et de l’industrie. Le gouvernement Ayrault avait joué la montre en gelant en février les immatriculations de nouveaux VTC et en nommant un médiateur. Vient maintenant le rapport Thévenoud déposé le 24 avril. Il propose de geler encore les immatriculations de VTC et de leur interdire la géolocalisation, qui serait autorisée aux seuls taxis.

Quel est l’argument avancé par les taxis ? C’est l’éventuelle indemnisation des taxis déjà en place, qui ont payé très cher leur licence et qui subiraient une lourde perte. Mais en refusant la concurrence, alors qu’elle paraît souhaitable et inéluctable dans les rapports Rueff Armand de 1959, Camdessus de 2004 ou Attali de 2008, la profession creuse sa tombe. Elle aurait intérêt à s’adapter à un nouvel et énorme marché qui est celui de toutes les personnes qui, pour des raisons diverses (âge, santé, sécurité), ne veulent plus ni de leur propre véhicule ni des transports publics et recherchent des prestations personnalisées.

Et maintenant le covoiturage urbain

Mais on est loin de cette prise de conscience. Le dernier épisode de la lutte des taxis contre la concurrence concerne le covoiturage à but lucratif. Là encore, l’évolution technique a joué un rôle. La société américaine Uber propose un service UberPop de covoiturage urbain, qui existe déjà dans de nombreuses villes du monde entier, permettant de mettre en contact des consommateurs et des chauffeurs indépendants prêts à les transporter. Le système est souple, les tarifs variables suivant les heures de la journée, les règles d’exercice plus légères. Là encore la concurrence joue et en pratique les véhicules sont souvent plus récents et aussi propres que bien des taxis traditionnels.

Le gouvernement français a saisi la justice, suite à une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, jugeant illégal ce covoiturage urbain, la DGCCRF étant plus soucieuse des « avantages acquis » des taxis que de l’intérêt du client. Le rapport Thévenoud demande même d’interdire le système UberPop. La France n’est pas seule dans ces combats d’arrière-garde et le tribunal de commerce de Bruxelles vient de rendre un arrêt ordonnant à la société américaine de VTC Uber de cesser toute activité à Bruxelles, sous peine d’une lourde amende. Quand on pense que certains trouvent nos gouvernants ultra-libéraux !

La polémique n’est pas terminée. Uber dénonce ces protections artificielles et met en avant la satisfaction des usagers. C’est aussi l’opinion de la Commissaire européenne chargée du numérique, qui a parlé de décision stupide destinée à protéger un cartel. À travers ces discussions, la question de fond est posée : la vie économique est-elle faite pour les producteurs, qu’il conviendrait de protéger, ou pour satisfaire les besoins des consommateurs ? Si le but de l’économie est de répondre aux besoins humains, la réponse passe par la concurrence qui, seule, permet le meilleur service du client au moindre coût.


Sur le web.

  1. Lu dans les propositions du PSe pour ses élections européennes :

    Proposition n : favoriser la concurrence acharnée dans les télé coms. La concurrence c’est bon pour le consommateur!

    Proposition x : renforcer les monopoles des services publics: ce qui semble bon pour les télé coms ne l’est plus pour la santé l’éducation, l’énergie, la sécurité… Etc

  2. Pour faire céder le monopole, un boycott massif s’impose.

  3. Je préfère encore rentrer à pieds que de donner mon argent durement gagner à ces gangsters de taxis parisiens

  4. Vous continuez a casser l’image de ceux qui ont travaillé dur pour vous rendre service depuis plus de cent ans.
    Les prix des courses de Taxis Parisien sont fixés par la commission sous administration du préfet de la police, aux indices de niveaux des revenus France, sont parmi les moins chères du monde. Ils ne peuvent évidement pas concurrencer avec les hordes des malfaiteurs assoiffés des nouveaux marchés, avec les campagnes de dénigrement sans cesses. Ces démarches sont aux niveaux mondiale, imaginez les moyens et les pressions qu’il ont mis. Jouer leurs jeux et tous les chauffeurs (vtc ou taxi) ne seront plus que des klenex pour gagner leurs vie. L’argent gagné sera évidemment dans les poches de ces chacals financière.
    Faire votre choix aujourd’hui, demain il sera trop tard.

    1. Vivement demain !

    2. Il est évident, au vu de la moindre utilisation des taxis en France que dans les autres pays, que le client est mal servi (et/ou que les tarifs sont trop élevés), car il n’y a aucune raison que la demande soit moindre en France. Pas besoin de casser votre image, vous le faites très bien tous seuls.

    3. Le taxi par excellence : le client est con, c’est le taxi qui a tout compris.

    4. huynh: « qui ont travaillé dur pour vous rendre service depuis plus de cent ans. »

      De mon coté on cultive depuis 5’000 ans pour vous nourrir alors du calme.

    5. Le genre de commentaire qui me donne grandement envie de boycotter vos services… On voit que vous n’avez aucune considération pour vos clients. Mais je vous suggère de tenter l’expérience: essayez par exemple de prendre un taxi un dimanche vers 1h du matin à la Gare de Lyon de Paris. Vous verrez ce que c’est que d’attendre 2h pour enfin être pris en charge par un taxi qui a ensuite le toupet de pleurnicher sur la vilaine méchante concurrence des VTC.

      Mais allez-y continuez à défendre votre corporatisme au lieu de demander la fin de la coercition étatique qui creuse petit à petit la fin de votre profession. Mais peut-être faites-vous partie de ceux qui trouvent normal de devoir payer 200 000 ou 250 000€ pour un bout de papier pour simplement avoir le droit de travailler…

      1. PS: un dimanche soir, ou plus exactement un lundi matin à 1h

  5. Concrètement il faudrait racheter les licences pour tout remettre à zero. Le gouvernement pourrait le faire après une sérieuse cure d’amaigrissement des institutions parapubliques etc…

    1. Mais non. Il suffit de donner aux taxis possédant une licence le droit de créer chaque année un cinquième de licence nouvelle et de le vendre. Celui qui veut une licence l’achète en cinq morceaux sur le bon coin. La licence s’amortit en perdant petit à petit de sa valeur, et le nombre de licences augmente de 20% par an. Les syndicats protestent, mais les taxis ne vont pas renoncer à 40 kE pour leur faire plaisir.

      1. Tiens, c’est une excellente idée !

        1. Pas mal… J’y avais pas pensé. C’est créatif comme solution…

      2. Excellent !

      3. Ça a déjà été dit plusieurs fois sur Contrepoints: en Italie, ils ont (en tout cas il devaient le faire) donné une licence supplémentaire à chaque possesseur de licence, qui peut la garder pour un deuxième véhicule ou la vendre. L’opération peut être répétée tant que nécessaire.

    2. Je m’étonne que cette proposition de rachat des licences, depuis le temps qu’on parle du problème des taxis, ne soit jamais évoquée, chiffrée, etc, nulle part, cela couterait probablement très cher.
      Je n’y suis pas favorable (pourquoi avantager une profession qui empêche les réformes depuis plus de 50 ans !)
      il faut au contraire laisser sous entendre que la situation des taxis ne fera qu’empirer, que les VTC auront gain de cause, etc, faisant baisser le prix des licences (comme c’est le cas actuellement) et le problème se résoudra tout seul.

      1. taxi qui pu et voleur

        Alors voici les vtc déguisé bobos, tu a la langue bien pendu , vient faire 13h00 de conduite dans les bouchons , moi ça fait 8 ans que je suis taxis club affaire alors la qualité j’ai pas attendu après les vtc pour le faire tu c quand tu va avoir un problème avec un vtc tu va dire la même chose que pour les taxis et puis vous dites que la concurrence n’est pas la mais ci j’ai 20000 conçurent taxis , la français ont un problème avec les gens qui travaillent dur pour leurs familles vous êtes réjouis du malheur des autres

        1. Si le métier de taxi est si dur et si vous le faites si bien, pourquoi avoir si peur de la concurrence ?

          Personne n’affirme ici que les VTC sont mieux que les taxis mais plutôt qu’il faut leur laisser le droit de travailler. Les VTC aussi ont des familles et sont prêts à travailler dur.

          1. Et bien qu’il achete une licence qui leur donne le droit de circuler et de stationner sur la vois publique!
            Par ce qu’il sont en train de le faire illégalement .

            1. Pourquoi faudrai-il payer pour travailler ?

            2. Pas de réponse? Étrange…

          2. taxi qui pu et voleur

            La concurrence c’est bien quand elle est réglementé , aujourd’hui qui peut me dire combien de vtc il y a à paris personnes car même atout France ne le sait pas , soyez objectif le problème est les bouchons aux heures de pointe

            1. les bouchons sont un autre problème : espaces routiers collectivisés => pillage de celui-ci sans aucune contre partie. Mettre les deux choses en lien comme vous l’avez fait montre votre méconnaissance de l’économie.

            2. Pourquoi faudrait il que la concurrence soit règlementée? Pouvez vous démontrer ceci?

            3. Pas de réponse? Bizarre encore une fois…

            4. Bonjour taxi qui pu et voleur
              « La concurrence c’est bien quand elle est réglementé »
              Ben voyons, un règlement qui vous avantage, d’ailleurs vous payez la licence pour empêcher les autres de travailler.
              Les clients peuvent crever.

            5. Avant je n’avais rien contre ceux de votre profession. Aujourd’hui quand je vois votre réaction face aux VTC et quand je mis les commentaires comme le vôtre, vous me faites VOMIR. Vous ne vallez pas mieux qu’un syndicaliste de la CGT.

            6. Et en plus vous confondez « régulée » et « réglementée ». La concurrence n’a pas besoin de réglementation ou presque pour être régulée. L’hyper-réglementation à la française a tendance à tout déréguler…

  6. bien sur ce n est pas gratuit..

  7. Il faut interdire l’auto-stop, qui est une grave concurrence faite aux taxis.

    1. Le pire, c(‘est que certains ont osé le réclamer. Avec la fin du covoiturage à but lucratif.

      Commentaire d’un taxi sur Roissy à propos des « taxis au black » : « c’est scandaleux, si les gens se mettent à monter avec n’importe qui…  »
      Ah bon ? Scandaleux que des gens s’auto organisent et coopèrent ?

      1. Ils n’ont même pas peur du ridicule.

  8. c’est bien joli la concurrence mais personne ne voit tous ces travailleurs qui n’ont plus de boulot allez laissez les taxis tranquille et posez vous les bonnes questions surtout si vous avez un emploi et si demain une concurrence vient vous l’enlever que deviendrez vous ??? c’est toujours bien de taper sur les autres

    1. Ce n’est pas la faute des autres si les choses changent. Il faut pouvoir s’adapter soi-meme. Rien n’est éternel en ce bas monde bien qu’on apprenne le contraire à l’école publique….

    2. La concurrence n’enlève pas les emplois, elle les crée. C’est le socialisme, avec ses réglementations absurdes, qui détruit les emplois. Typiquement, les taxis : comment un nombre limité de licences pourrait-il créer des emplois supplémentaires ? Cette évidence ne vous effleure-t-elle pas le bulbe ? On attend vos explications…

    3. Laule. Si demain mon emploi est menancé par la concurrence:

      -Soit je trouverais un nouvel emploi… chez la concurrence.
      -Soit je suis incompétent et trop cher et dans ce cas je mérite de disparaitre du marché.

  9. Taxi, vends ta licence pendant qu’elle vaut encore quelque chose.
    Dans 10 ans les chaussées seront remplies de véhicules automatiques, de différentes tailles et missions (transport de personnes –individuel ou collectif –ou de colis, en gros ou au détail, à courte ou longue distance). Ils mettront dans les poubelles de l’histoire de la mobilité : taxis, VTC, véhicules individuels, trains et bus, chauffeurs livreurs, etc. Et aussi la moitié du commerce (par une évolution : supermarché -> entrepot « drive » -> livraison automatique incluse).

    Même pas la peine de livrer le combat d’avant garde pour la concurrence des taxis, de racheter leurs licences ou n’importe quoi d’autre. il faut juste s’assurer que les enrayeurs n’empêchent pas l’arrivée des véhicules automatique, et le reste suivra tout seul.
    Bien entendu en Europe l’évolution sera méchamment freinée par des règles du même genre que celle imposant aux automobiles de se faire précéder d’un homme à pied portant un drapeau d’avertissement (Angleterre XIX s), de sorte que nous prendrons 10 ou 20 ans de retard sur l’Afrique et l’Asie…
    L’occident suit l’exemple de la Turquie post-renaissance ou de la Chine de « l’époque moderne » (XVIII -XIX s). Celui du déclin, de la misère, des humiliations internationales voire du protectorat.
    C’est un choix …

    1. Je suis prêt à parier qu’ils exigeront la présence d’un conducteur humain, avec comme excuse la sécurité. Même quand la technologie sera rodée et qu’on s’apercevra que statistiquement les véhicules automatiques sont plus sûrs que les conducteurs humains, le législateur n’en démordra pas.

      1. Oh tout le monde a bien compris que le facteur humain (vitesse excessive, fatigue, alcool, distraction par une sonnerie téléphonique ou un spectacle bord de route, …) est à l’origine de 99% des accidents, et que les automatismes sont la garantie de les diviser par 100, donc ils exigeront bien d’autres choses bien plus tordues qu’un conducteur humain.
        Ils exigeront de la sécurité, encore de la sécurité, toujours de la sécurité ; et du « respect de l’environnement ». Des homologations obligatoires matérielles et logicielles, selon des normes qui n’existent pas encore. Des contrôles techniques annuels hors de prix. Des check list et des vérifications avant tout démarrage et toutes les heures. Des restrictions et des contrôles sur la façon dont l’engin utilise des ondes radar (sinon, tumeur au cerveau, hein !) ou des images (respect de la vie privée !). Des possibilité techniques pour la police de stopper l’engin à volonté, d’en contrôler les occupants/utilisateurs. Des dispositifs de sécurité digne d’un pilote de F1 (combinaison anti-feu , casque, contrat de 300 pages à parapher et envoyer au tribunal de commerce avant de monter, etc.) pour les utilisateurs. Des taxes et redevances spéciales, pour soi-disant équiper les routes de dispositifs adaptés. Des assurances obligatoires grevées de taxes spéciales pour faire face à l’inconnu que représente le système. Des licences, soumise à obligation de diplôme bac+12 et caution de 1million par véhicule, pour la possession et la mise à disposition du public.
        Etc.
        La liste des inepties envisageables pour mettre des bâtons dans les roues de la chose est interminable.

    2. P: « Dans 10 ans les chaussées seront remplies de véhicules automatiques »

      Je dis de 40 à 50 au minimum, dans un labo on peut déjà le faire, mais ça va enrayer de tous les cotés pour de multiples raisons économiques, sociologiques (peur des automatismes sans âmes-qui-écrasent-les-n’enfants), techniques, etc. Dans 10 ans il y aura quelques parcours fortement encadrés et quelques lieux dédiés seulement.

      Par contre, les taxis vont quand même se faire déborder de tous les cotés, la voiture individuelle et harassée, les transports publics a la ramasse et peu adapté au papy boom qui arrive.

      Je suis un fana de technologie, mais pour la bio-nano et ce genre de révolution je suis né 50 ans trop tôt… dommage.

      1. c’est vrai chez nous, ça ne le sera pas dans bien des pays ;
        * partout dans le monde, c’est le branle-bas dans toutes les armées pour une automatisation croissante des système. A commencer par ceux dédiés à la logistique, qui sont une source majeure de pertes humaines de moins en moins acceptées, et qui posent moins de problème de contrôle que des systèmes d’armes. Bref, les militaires poussent à la roue.
        * les pétromonarchies n’en ont rien à foutre des chauffeurs de taxis de bus ou de train, qui sont pour l’essentiel des immigrés même pas musulman. Les remplacer par des automates ne leur pose aucun problème
        * Israel, le Japon et la Corée ne peuvent absolument pas se permettre d’enrayer le progrès technique, dont leur survie dépend. Ils robotisent à tout va, et il le feront sur la route comme partout.
        * la Chine peut développer directement une industrie de l’automobilité automatique sans mettre en crise son industrie automobile qui ne fait que naitre ; idem pour l’inde.
        * Dans les pays de « lois négociables » (« corrompus », vu d’ici), quelques cadeaux aux forces de l’ordre régleront le problème pour bien moins cher que les 10 ans de normalisation exigés en France
        etc.

        donc oui on prendra du retard, mais pas 40 ou 50 ans. 10 ou 20 de plus que les autres, ce qui nous met vers 2025-2035

        1. Les pétromonarchies pourquoi pas, le cout ne rentre pas en jeux, leur pays son vide, neuf, ils méprisent les petites gens et ils aiment la technologie expérimentale qui en met plein la vue.

          Pour les autres, un humain est bien moins cher qu’un système totalement sécurisé, frein principal, personne n’a envie de se laisser conduire comme un gamin, deuxième frein, ni de laisser une machine buggée écraser des gosses (frein psychologique on est d’accord), et la robotisation de l’armée et la révolution des transports sont deux choses totalement différentes.

          Les investissements à faire sont énormes et rien n’est prêt pour cela, il n’y a même pas la volonté ni la possibilité industrielle et politique. À part quelques geeks comme nous, personne n’en rêve.

          50 ans pour nos villes je dirais que c’est encore très optimiste. C’est encore un truc dont on parle depuis les années 50 mais qu’on ne voit pas arriver.

  10. Le covoiturage à but lucratif effectué par des particuliers n’étant pas déclarés, ne payant pas de charges sociales, ne possédant pas de numéro de siren et de licence de transport (VTC, Taxi, Loti …) n’est en fait qu’une appellation pompeuse et trompeuse désignant le travail au noir, à savoir dans un langage juridique du travail dissimulé.
    Ce n’est pas une histoire de concurrence, de taxis, de lobbys ou je ne sais quoi c’est le code du travail ni plus ni moins donc une infraction pénale
    Quand à celui qui organise par la publicité le délit, il est passible de la même peine que celui qui commande le travail.
    Marrant quand même le nombre de gens qui d’un côté veulent des allocs et des aides de toutes sortes et de l’autre félicitent ceux qui bossent au noir et en définitive ne payent rien.

  11. Le vrai problème c que le chômage , l’immigration , les impôts qui n’arrête pas d’augmenter , nos hommes politiques préoccupé par le nombril ,les salaires qui ne suive pas les prix qui explose ,la nourriture de plus en plus frelaté , les conflits armées , notre grain de sel on la ramène partout alors les taxis dans tous sa c la goutte d’eau dans tous les cas c pas fini ( et le vieux cliché du mec qui trouve pas son taxis , il faut qu’il s’en prenne à l’état qui n’a fait que l’assisté ,marche un peu ou bien réfléchi à une solution

    1. C’est exactement ce que me disait Jean-Pierre au bar PMU des sports de St Rémi de Cuculles les Oies, après quelques Ricard.

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