Pourquoi il faut quitter la France

Publié Par Contrepoints, le dans Sujets de société

À l’heure où de nombreux Français songent à l’exil, l’auteur retrace les principales raisons de quitter la France, sa taxation confiscatoire, ses lourdeurs administratives et ses privations de liberté.

Par Jacques Roberts.

À la lumière des derniers événements en France – et d’événements moins récents – il apparaît désormais que le seul salut sera dans l’exil. Cet article entend récapituler les principales raisons de quitter la France de mon point de vue, mais n’en dresse pas, loin s’en faut, une liste exhaustive.

Tout d’abord, pour pouvoir enfin respirer, et ne plus être opprimé par l’insupportable atmosphère découlant de ce refoulé franco-français – à peine refoulé ces temps-ci, il est vrai – de provenance saint-simonienne, marxiste et catholique, le tout se mêlant joyeusement dans un immonde magma. Si vous croyez en la propriété privée, il faut d’urgence fuir. Si vous en avez assez de voir le succès, l’effort, le mérite et la création de richesse stigmatisés et livrés à la vindicte populaire comme s’il s’agissait d’autant de vices, il vous faut partir vivre sous d’autres cieux. Quand on entend les mots « expropriation », « nationalisation », « protectionnisme », « déchéance », « réquisition » et que l’on doit subir des politiciens qualifiant l’impôt d’« effort patriotique », il est grand temps de faire ses valises. Il est vrai que les gens réagissent de manière ambivalente à tout cela. Dans l’affaire Depardieu, beaucoup de Français semblent soutenir l’acteur… après avoir fait élire François Hollande. Go figure. Donc, tout d’abord, quitter la France et liquider son patrimoine ici, car la rhétorique du gouvernement ne laisse aucun doute quant à la direction que pourraient prendre les choses dans un horizon proche.

Quitter la France ensuite, et cela est lié à mon premier point, pour conserver le fruit de votre travail, votre propriété. En France, on peut désormais être taxé au-delà de 100% de ses revenus réels par la réintégration fiscale des plus-values latentes notamment. Ne parlons même pas de l’inflation qui aggrave l’équation quand elle est prise en compte. La France est devenue un pays communiste dans l’application de sa fiscalité et dans le poids de son État qui approche les 57% du PIB pour la part de dépense publique, contre 60% en URSS au moment de son effondrement. Par ailleurs, le PIB est notoirement surestimé puisqu’il inclut le coût des « services publics » pour la valorisation de ceux-ci, ce qui implique mécaniquement que le poids de la dépense publique représente en fait une proportion encore plus élevée de la richesse créée en France. Un exemple plus simple est bien sûr la double imposition du travail qui est bien connue ici et par laquelle le gouvernement accapare en premier lieu l’impôt sur les sociétés payé sur le résultat, sachant que le taux effectif augmenté des « surcharges temporaires » approche 36,1%, puis soumet ensuite les dividendes versés à un autre impôt, atteignant 24% du montant du dividende après abattement de 40%, sans parler des prélèvements sociaux à 15,5%. Cela aboutit à confisquer plus de la moitié de la richesse générée par cette entreprise. Le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) a, dans sa dernière étude Paying Taxes 2013 en collaboration avec la Banque Mondiale, montré que la France se situait en 169ème position mondiale (sur 185 pays !) pour la lourdeur des impôts et taxes sur les entreprises avec un taux atteignant 65,7% des profits commerciaux, dont 51,7% pour les seules charges sur le travail. Aujourd’hui, si les dirigeants français dénoncent de façon si virulente les supposés « paradis fiscaux », c’est que leurs vitupérations traduisent leur crainte de l’« évasion », la sémantique sous-entend ainsi que la France est devenue une prison et un enfer fiscal. C’est le nécessaire corollaire du vocable socialiste qui n’a de cohérence que dans la névrose fouriériste. À quand le Phalanstère et le Panopticon ?

La France est aussi le pays de l’inculture économique par excellence. Ce constat ne manque jamais de surprendre de la part d’un pays qui a sevré des économistes aussi illustres que, en vrac, Turgot, Say, Destutt de Tracy, Bastiat, Cantillon, etc. Vauban et Boisguilbert avaient compris, bien avant Laffer, que trop d’impôt tuait l’impôt ou, à défaut de porter le coup de grâce à la bête, en diminuait les recettes. Cette profonde inculture se traduit par une méfiance vis-à-vis de la mondialisation et du commerce international, ainsi que de l’acquisition et la détention de groupes industriels par des investisseurs étrangers. Nulle part ailleurs qu’en France on pourrait considérer Emmanuel Todd comme un économiste. Dans l’affaire Mittal, on a pu voir un certain nombre de sondages montrant une claire majorité de Français en faveur de la « nationalisation » du site de Florange. Heureux contribuable que celui qui, la larme à l’œil, va aller porter secours aux ouvriers de Florange avec son argent et celui d’autrui, afin que dure encore quelques années la mascarade avant l’effondrement inéluctable du site. Heureux contribuable que celui qui ne comprend pas que le capital est une ressource rare et doit à ce titre être alloué de façon optimale compte tenu des limites cognitives de l’homme et que cela ne peut passer autrement que par des mécanismes de prix non susceptibles d’être centralisés et maîtrisés durablement par des États. Heureux contribuable que celui qui ne comprend pas que ce capital aurait pu servir à soutenir des entreprises rentables et potentiellement créatrices d’emplois au lieu d’être dilapidé. Heureux contribuable que celui qui a encore la candeur de croire que l’État est là pour le protéger contre la jungle de l’ultralibéralisme mondialisé et de la finance apatride débridée. Sans l’État, le contribuable français en est sûr, ce serait le déchaînement de tous les éléments contre la civilisation et la fin de la douce France que nous connaissons et aimons ! Ignorance is bliss. Il n’y a guère que dans un tel pays que l’enseignement de l’économie peut faire débat. Remarquez, si l’enseignement de l’économie passe par l’Éducation Nationale, il y a quand même de quoi s’inquiéter… Cette profonde mécompréhension de l’économie explique qu’il n’y aura pas de prise de conscience à moyen terme.

Par ailleurs, la France a maintenant produit assez de « clients » pour que l’État-Providence survive par le vote de ces pseudo-majorités éphémères. Désormais, une proportion énorme de la population pense dépendre davantage de l’État et y gagner plus que ce qu’elle perd en impôts et taxes. L’État français et ses satellites, les kolkhozes territoriaux, est un spécialiste de la taxation indirecte, ces taxes qui ne disent par leur nom et sont réputées indolores. Quand 40% de la population paie l’impôt sur le revenu et que le reste ne le paie pas, on comprend mieux qu’il y ait tant d’enthousiasme de la part des électeurs à taxer l’autre. Et puis, tout cela est de la « solidarité », bien sûr. On érige alors en égérie le sacrifice de l’individu pour sa communauté, on exalte la spoliation institutionnalisée comme une démonstration de patriotisme. Cela ne vous rappelle-t-il pas des choses ? Ayn Rand avait déjà identifié cette constante du totalitarisme étatique. Le collectivisme politique en France est une négation même de l’individu, de ses droits les plus naturels et inaliénables. Non pas que ce collectivisme soit absent chez nos voisins, y compris les plus relativement libéraux, mais il n’est jamais présent dans de telles proportions. Ainsi, la tendance dans un certain nombre de pays européens est précisément à contenir, voire réduire, la progression de l’État et de ses excroissances dans l’économie. Même la Suède, autrefois la fanfreluche de la gauche française est désormais plus libérale (relativement) que nous et de loin, pas seulement en termes fiscaux, mais en termes de flexibilité de son marché du travail, des réformes scolaires qui y ont été menées et ainsi de suite. La France est irréformable ; trop de gens dépendent – ou croient dépendre – de cette gabegie généralisée. Les mentalités n’y sont pas propices à la réforme, on y vénère les « acquis sociaux », dinosaures d’autres temps. La France est figée dans le passé.

La France, c’est le pays qui régresse en termes de liberté de la presse, subventionnée à tout va et l’antithèse même de l’indépendance et de l’esprit critique. C’est le pays qui est parmi les plus mal classés d’Europe en termes de transparence et de lutte contre la corruption. La France est le pays où les fonctionnaires du Sénat ont une prime de chauffage annuelle qui dépasse 4600 euros par an. La France compte plus de 300 sénateurs pour 65 millions d’habitants contre 100 pour 310 millions d’habitants aux États-Unis. La France, c’est le millefeuille administratif, c’est le pays où les kolkhozes territoriaux voient leurs effectifs grossir année après année et les impôts avec. Clemenceau disait déjà : « en France, on plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts ». Il suffit de regarder votre feuille d’impôt pour vous en convaincre. On vous y taxe pour le fait de posséder un toit (taxe foncière) et on vous y taxe ensuite pour le fait d’avoir vécu sous ce même toit (taxe d’habitation). On y parle même de vous y taxer après que vous ayez fini de rembourser votre prêt immobilier, car il est injuste que vous soyez propriétaire et que les autres ne le soient pas, donc un loyer fictif, ce ne serait vraiment pas de trop !

La France, c’est aussi une sécurité sociale en faillite, c’est des caisses de retraite comme l’AGIRC et l’ARRCO qui seront asséchées avant l’an 2020, que les cadres se réjouissent ! C’est le pays qui chouchoute ses fonctionnaires, pas loin de représenter 6 millions de personnes toutes catégories confondues, en leur faisant supporter des charges sociales pour le moins très allégées tandis que les autres (vrais) actifs triment et se voient prendre 25% de leur brut mensuel pour entretenir des « services » (sévices ?) dont la qualité décroit année après année, faute de concurrence. C’est le pays qui fait supporter un déficit à la CNAV pour que les retraités d’EDF continuent de se la couler douce quand EDF ne compense pas la CNAV avec une soulte adéquate pour le rattachement de ses retraités à la CNAV. La France, c’est le pays où le conseil d’orientation des retraites (COR), qui ne peut être réalistement qualifié d’officine libérale, indique qu’il faudra en arriver soit à repousser jusqu’à plus de 70 ans l’âge de départ à la retraite, soit augmenter significativement les charges sociales, déjà les plus lourdes d’Europe, soit en venir à une décote significative des retraites versées. La France, c’est ce régime Pétain-Madoff qui fleure bon le collectivisme et l’égalité dans la misère, ce pays qui refuse aux gens la liberté de choisir l’âge de leur retraite avec la prestation de leur choix et force tout le monde à accepter les mêmes conditions, c’est-à-dire la faillite prochaine d’un système basé sur des hypothèses démographiques insensées. C’est le pays où il est presque universellement cru que la capitalisation a ruiné les retraités des pays qui la pratiquent, alors que le Chili est là pour nous rappeler que ses retraités ont des taux de remplacement du revenu supérieurs à ceux des nôtres, peuvent composer leurs portefeuilles, choisir l’âge de leur retraite et ce sans que les comptes publics en soient affectés. Mais non, en France, la sécurité sociale est le saint des saints, malgré le fait qu’elle débouche sur des dizaines de milliards d’euros de déficit chaque année et qu’elle ne soit évidemment pas viable pour les générations futures. Pour quelqu’un de ma génération qui s’apprête à entrer sur le marché du travail, il est d’autant plus impératif de quitter ce pays pour ne pas payer à fonds perdu et commencer à capitaliser ailleurs. Ce n’est pas l’embryon de plans d’entreprises comme les PERCO et autres qui permettront aux salariés de s’en sortir, notamment après que le forfait social ait été relevé de 8 à 20% par notre gouvernement de cracks de l’économie, mettant en danger les versements de Dassault à ses salariés. Certes, nous pourrions sortir de la sécurité sociale comme un certain nombre de Français l’ont fait, ce qui ne manquerait pas de nous attirer un certain nombre de tracas administratifs et juridiques. Ce qui m’amène à mon dernier point.

Quitter la France est enfin un impératif éthique et moral : alimenter l’État obèse et lui fournir des sources de revenus équivaut à soutenir l’expropriation érigée en doctrine gouvernementale et un système basé tout entier sur le marxisme culturel qui a pour objectif la redistribution arbitraire des richesses selon des critères tout aussi arbitraires. En restant en France, en prêtant le flanc à cette vague d’impôts et de taxes qui déferle sur ce pays, vous acceptez finalement, implicitement, ce système. Pour ma part, j’ai fait mon choix en recherchant du travail à l’étranger, ce qui a abouti, et je partirai donc sous peu vers d’autres cieux plus cléments. Je ne peux que vous encourager à faire de même avant que nos brillants dirigeants aient d’autres excellentes idées du même acabit que celles que nous avons pu constater ces derniers temps. Je fais le choix de priver la bête de sa nécessaire subsistance, de l’affamer et d’en précipiter les râles d’agonie. N’en déplaise aux socialoïdes du type Dupont-Aignan, les Français n’ont jamais mieux résisté qu’à l’étranger (souvent contre d’autres Français), son effigie, le général de Gaulle, ayant après tout fui à Londres. Il est temps de se rendre compte, pour paraphraser un illustre libéral, que ce pays est bel et bien foutu et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Ne vous laissez pas entraîner dans sa chute et pensez à vous-même avant tout.

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  1. Tout à fait d’accord,
    le point d’achoppement pour un certain nombre- dont ma modeste personne- est actuellement du « comment ».
    Les voisins sont pas forcément des plus heureux de voir arriver des wagons de français… Nous sommes hélas quelque peu déformés par notre vécu dans notre « beau » pays je pense.

    1. Oui, comme vous dites, « bon débarras ». Je vous signale simplement au passage que j’aurais payé de l’impôt sur le revenu dès ma sortie de l’université avec mon premier emploi et que j’aurais probablement été un con-tribuable net dès ma première année. Bon courage pour réduire le déficit et entretenir 6 millions de fonctionnaires, mais sans moi !

    1. Je n’ai pas d’immobilier. J’ai à peine 22 ans, je n’ai que très peu d’argent sur mes comptes. J’ai exercé des petits boulots jusque là et j’ai trouvé un CDI à l’étranger où j’achèterai de l’immobilier. Et je dis cela pour bien démontrer que même les Français qui n’ont pas beaucoup de ressources peuvent quitter ce pays s’ils en font l’effort.

  2. Excellent ! Je tente la meme chose en plus court…
    Pourquoi faut-il quitter la France ?
    Parce que beaucoup de français sont devenus des couillons et que, comme le disait Louis-Ferdinand Céline :
    « Pour que dans le cerveau d’un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses et de bien cruelles. ».
    Oups!!!

    1. @ CITOYEN

      Si cher ami, ne vous en déplaise, vous êtes comme tout le monde. Vous pensez à vous avant de penser aux autres. Et si le départ de certains n’avaient aucune conséquence sur vous, vous ne vous en soucieriez pas le moins du monde!

    2. Expliquez moi donc, si vous pensez d’abord aux autres, pourquoi vous souhaitez taxer les « riches » au lieu de vous réjouir de leur bonne fortune ? Si vous pensez d’abord aux autres, pourquoi vous demandez que l’État aide les pauvres au lieu de les aider vous même ? Si vous n’êtes pas un égoïste de la plus belle eau et un rapiat radin, comment justifiez vous de voter pour nos politiciens (de droite comme de gauche) qui n’ont comme seul argument que « votez pour moi je prendrai aux autre pour vous donner à vous » ?
      L’égoïsme mieux compris aide le pays à bien fonctionner: si je m’enrichis, alors je peux aider les pauvres, directement ou indirectement en consommant les biens qu’ils produisent. Si les autres sont riches, même si je suis pauvre, j’en bénéficierait car je deviendrait un peu moins pauvre, etc. etc.

  3. « Quitter la France est enfin un impératif éthique et moral : alimenter l’État obèse et lui fournir des sources de revenus équivaut à soutenir l’expropriation érigée en doctrine gouvernementale et un système basé tout entier sur le marxisme culturel »

    L’essentiel est là – quoiqu’il n’y a rien dans tout l’article qui soit superflu.

    1. Oui, c’est en effet ce que je voulais être le noeud de mon raisonnement. Il fallait donc que je commence par refaire une rapide démonstration avant d’en arriver à cette conclusion.

  4. Je partage completement l’avis de l’auteur de cet article. Moi meme j’ai quitte la France il y a 10 ans. Je n’avais pas grand chose et donc il m’a fallu quelques annees pour preparer mon depart. Mais j’ai pris mon mal en patience car j’ai compris alors que, comme le dit Claude, il y a beaucoup de couillons en France….J’ai bien compris que l’avenir du pays serait pire que le present que je connaissais.

    A aucun moment je ne l’ai regrette.

    Et quand je vois le totalitarisme francais a l’oeuvre, l’inculture generale, la decadence definitive, en deux mots la maladie mentale qui gangrene cet ancien grand pays que fut la France, je ne peux que remercier le hasard ou Dieu de m’avoir protegee par la clairvoyance.

    Aujourd’hui, je n’ai pas grand chose materiellement parlant, mais je vis a 100%.

    A l’auteur: partez et faites fi des commentaires desobligeants.

    1. Quels que soient les commentaires, j’ai signé mon contrat et je pars. Je suis jeune et je refuserai toujours l’idéologie sacrificielle et collectiviste qui règne en France. Merci pour votre soutien !

  5. Mais où partir? Il serait bien de lire un jour un article sur les restrictions en matière d’immigration… Les états qui controlent les visas, un bordel monstre, ils sont délivrés au compte goute, sous des conditions infiniment compliquées, ils coutent une fortune, il faut des années pour les obtenir !!

    A quand la liberté de mouvement pour les etres humains ?

    1. @cali. J’ai commence par regarder les guides touristiques pour y lire les conditions d’immigration des pays, les types de visa, la cherete de la vie…. j’ai mis du temps. Et puis j’ai cherche ( et trouve) des forums dans lesquels des expatries francais racontaient leur emigration, leurs facilites et difficultes, la langue, enfin tout ce qui peut etre utile aux candidats qui veulent fuir le goulag que devient la france.

      Toutes ces demarches sont chiantes mais au bout du compte, elles paient. Courage et haut les coeurs.

    2. @Cali : cette liberté existait au début du XXème siècle avant que les passeports ne soient inventés, ce qui devrait nous alerter sur le fait que le monde de cet époque était bien plus libéral sur un certain nombre d’aspects (même si pas nécessairement les sujets sociétaux) que le monde actuel, ou du moins l’Europe occidentale et les Etats-Unis.

  6. Et oui nous revivons un exode tel que celui engendré par la révocation de l’Edit de Nantes. Rappelons que les exilés d’alors issus de la bourgeoisie laborieuse ont quitté le France pour faire la fortune de leur pays d’accueil et que leur départ a appauvri la France en la privant de nombreux talents.

    1. Juste un mot : « On y parle même de vous y taxer après que vous ayez fini de rembourser votre prêt immobilier, car il est injuste que vous soyez propriétaire et que les autres ne le soient pas, donc un loyer fictif, ce ne serait vraiment pas de trop ! »
      Cet impôt est un impôt à la noix, mais ça n’est pas la véritable justification. La véritable justification est beaucoup plus technocratoïde : en fait il paraitrait que le fait de se loger « gratuitement » dans son bien serait une niche fiscale vis à vis des autres moyens d’épargne/patrimoines. Il faudrait donc rééquilibrer (par le haut) en frappant l’immo avec une autre taxe. Taxoland !

  7. Le fait de limiter le choix de quitter la France pour des raisons fiscales, me semble être insuffisant pour justifier une exode massive comme le sous-entend cet article. Si ce choix se comprend dans les cas des grands patrons dont la gestion de leur entreprise mondialisée depuis longtemps va de soi, le départ des quidams que nous sommes et des hommes de « cultures » comme M Depardieu pose une question à mon avis plus profonde. Quelles sont les raisons culturelles qui peuvent nous pousser à fuir la France ?
    Les cas de M Clavier et M Dépardieu sont à mon avis assez révélateur. Exilé respectivement à Londres et en Belgique, ils souhaitent avoir un meilleur traitement fiscal mais garde une proximité avec leur pays d’origine. S’exilé aux Etats-Unis ou en Russie reviendrait à tuer leur carrière je suppose. L’attachement culturel reste donc très fort.

    La faiblesse de la formation en langues étrangères en France représente donc pour moi le premier frein à une véritable fuite.

    1. Il ne me semble pas avoir seulement cité des raisons fiscales. J’ai ainsi mentionné la mentalité française qui consiste largement à loucher sur l’assiette du voisin et à le jalouser. J’ai mentionné la méfiance envers le succès. J’ai aussi parlé de la mauvaise compréhension de l’économie de marché par une très grande majorité de Français, y compris des économistes de profession.

      Enfin, mon exposé, je le précise en introduction, ne se veut pas, loin s’en faut, exhaustif. Si je devais faire une liste complète, j’y passerais des jours. J’aurais ainsi pu parler du déclin culturel de la France qui est aussi largement la compétence d’une industrie subventionnée qui n’a aucun intérêt à séduire de par ses propres mérites. J’aurais pu parler de comment la liberté d’expression est lentement mais sûrement étouffée en France, rendant la culture monotone et conformiste. J’aurais pu parler de l’échec de l’Education Nationale qui ne créé guère plus que des illettrés. Il y a, bien évidemment, des dizaines d’autres raisons de fuir la France. Chacun mettra un accent différent sur ces raisons selon ses critères propres.

      Dans mon cas, je suis un étudiant de 22 ans, j’ai déjà un peu travaillé en France et je souhaite m’exiler depuis l’âge de 15 ans, c’est-à-dire depuis que j’ai une pensée politique et philosophique, à peu près. Je ne souhaite pas subir le même sort que mes parents, écrasés par la machine administrative française et à qui on prend l’essentiel du fruit de leur travail. Le fruit de mon travail m’appartient, c’est moi qui ait mis en oeuvre mes compétences pour le créer, à ce titre, un tiers à l’opération ne peut prétendre me le confisquer. Je suis bien sûr pour un impôt minimal, étant un libéral classique qui croit en un Etat régalien au sens le plus strict. En revanche, je refuse la redistribution, je refuse l’immixtion de l’Etat dans des domaines autres que régaliens stricto sensu, je refuse la spoliation et la confiscation. Si on utilise le fruit de mon travail pour des objectifs que je ne partage pas, non seulement on me vole, mais on me fait encore l’insulte d’entretenir ce qui me répugne avec mes ressources. C’est bien plus qu’une question fiscale, c’est avant tout une question éthique et morale.

      Je n’ai pas les mêmes impératifs que Depardieu et Clavier, n’appartenant pas à leur milieu.

      Je suis tout à fait d’accord en ce qui concerne votre remarque sur les langues étrangères. J’ai remédié à cette faiblesse en me formant moi-même et en apprenant l’anglais par moi-même (et Assimil) il y a quelques années de cela. Aujourd’hui, je suis au niveau C2 sur la grille du Conseil de l’Europe. Comme quoi, l’Education Nationale est vraiment une perte de temps.

  8. Cet article est intéressant s’il est factuel. J’aimerais donc savoir où son auteur a-t-il trouvé que la France est classée 169ième dans l’étude de PwC (quelle page ?).

    1. Bien sûr. Le lien est ici :
      http://www.pwc.com/gx/en/paying-taxes/download-order.jhtml

      Vous téléchargez le rapport complet. Vous allez aux pages 154 à 156 dans le PDF (décalage de trois pages dans la version papier). Vous regardez le « total tax rate » et vous comptez le nombre de pays qui sont au-dessus du pourcentage français (65,7%) et vous déduisez ce nombre à 183 (nombre de pays dans l’étude) et vous arrivez à 169. Je précise à nouveau que je n’ai mentionné que le fardeau fiscal dans mon raisonnement. Il est vrai que la France est beaucoup mieux classée pour le temps qu’il faut pour payer ces impôts et taxes, mais je ne vois pas en quoi c’est un consolation à de tels degrés de spoliation.

      1. Je viens de le refaire, mes excuses, c’est 168ème, j’avais oublié « Palau », donc sur 183 pays. Les pays qui sont un « total tax rate » plus élevé que la France selon PwC sont : Argentine (108,5%), Bénin (65,9%), Bolivie (83,4%), Brésil (69,3%), Comores (217,9%), Congo (339,7%), Eritrée (84,5%), Gambie (283,5%), Guinée (73,2%), Italie (68,3%), Kyrgystan (68,9%), Mauritanie (68,2%), Palau (75,7%), Tadjikistan (84,5%) et Ouzbekistan (98,5%). Very savoury lot indeed.

      2. Un peu la flegme. Ils ont compté dedans les niches permettant de descendre un IR à 12% par exemple ? C’est souvent l’ecueil dans ce genre de rapport ….

        1. On parle ici du fardeau fiscal frappant les sociétés, pas de la fiscalité individuelle, même si certaines sociétés paient de l’impôt par l’IR quand elles sont fiscalement transparentes. Pour ce qui est des sociétés, il est vrai qu’elles bénéficient parfois de subventions, mais a-t-on jamais entendu un libéral défendre celles-ci ?

  9. “L’insupportable atmosphère découlant de ce refoulé franco-français – à peine refoulé ces temps-ci, il est vrai – de provenance saint-simonienne, marxiste et catholique.

    Catholique !!?? Alors, ça c’est grandiose.

    Comment dans un article qui est par ailleurs très pertinent est-il possible de glisser une telle ânerie.

    1. Disons qu’il y a deux apports conflictuels du catholicisme ici, ou plutôt deux interprétations conflictuelles du catholicisme (et du christianisme lato sensu, d’ailleurs, même si cela s’applique aussi à l’islam et autres). La première est effectivement empreinte de collectivisme et entend utiliser l’Etat pour réaliser les objectifs chrétiens. La seconde est beaucoup plus libéral-compatible en cela que les hommes sont considérés comme moraux – donc libres de leur choix – et poursuivent d’eux-mêmes les bonnes oeuvres par abnégation ou par recherche du salut. Je ne nie pas qu’un certain nombre de grands penseurs libéraux ou proto-libéraux, en particulier les précurseurs comme l’Ecole de Salamanque mais même les scolastiques, furent des catholiques. Je ne nie pas non plus que l’Ecole de Vienne soit née dans un pays catholique. Murray Rothbard rappelle assez bien, dans son histoire de la pensée économique, que l’opposition catholique = absolutiste/protestant = libéral ne vaut pas et n’a pas de fondement historique et philosophique. Cependant, force est de constater que l’interprétation faite du catholicisme par le clergé français actuel est bien collectiviste et socialiste, ce qui dénature le message du Nouveau Testament, je le reconnais volontiers. En fait, je me suis mal exprimé, j’aurais dû d’emblée parler d’ »interprétation » et non du catholicisme lui-même.

      1. Le libéralisme ne peut exister sans le christianisme, car il impose de distinguer l’autorité régalienne de l’autorité spirituelle, donc morale.
        Ce qu’on appelle laïcité n’a de sens que dans le christianisme.

        C’est cette distinction qui dégage l’espace où la société civile peut se déployer, d’autant plus que chacune des deux autorités a intérêt à réduire le domaine de l’autre – il faut aussi considérer que la morale chrétienne est réduite au strict nécessaire, et totalement abstraite.

        Toutes ces propriétés s’appliquent au christianisme en général, la différence entre catholicisme et protestantisme est plausible, mais face à l’islam ou au socialisme elles sont négligeables.

        Islam et socialisme sont fondamentalement totalitaires car ils soumettent les domaines régalien et religieux (spiritualité et morale) à une seule et même autorité. Le concept de société civile est donc vidé: La société civile n’a plus les moyens de son autonomie, les services publics gratuits (mais coûteux) tuent toute velléité d’autonomie, les associations subventionnées propagent la morale socialiste et imposent le conformisme socialiste en poursuivant les déviants selon les lois socialistes.

  10. Peut-être qu’un de 4 ils vont se rendre compte qu’étouffer dans l’oeuf toute velleité d’entreprendre et de construire, ce n’est pas ce qui a de plus malin. Mais il faudra une société post-catholique pour ça

  11. Tant d’efforts rédactionnels pour essayer de démontrer une thèse qui peut se résumer par deux banales formules « Courage, fuyons » et « Tout pour ma gueule », est-ce que ça en valait vraiment la peine?
    Besoin de rationaliser pour soulager sa conscience?
    Vous me faites rire, les exilés fiscaux qui jouez les opprimés avec vos discours victimaires outranciers… Ce qui est sûr, c’est qu’en France c’est vraiment dans la victimisation qu’on est le plus fort…

    1. Oui, exactement. Vous avez compris le message : je suis un individu libre et adulte, je disposerai de ma vie et du fruit de mon travail comme je l’entends et je n’ai que mépris pour ceux qui voudraient me dire quoi faire ou voudraient prendre le résultat des mes efforts et de mon labeur. Pour qui me prenez-vous donc ? Pour un serf, l’un de ces moujiks qui oeuvrent pour que la classe politique française et leurs clients vivent toujours mieux pendant que tout le reste se dégrade ? Sans moi, merci.

    1. Et ma réponse publiée sur ce site :

      « Bonjour à tous,

      Je suis l’auteur de l’article paru sur Contrepoints dont il est ici question.

      Malgré la grossièreté de l’auteur de ces lignes écrites en réaction à mon article, je vais lui répondre, en des termes autrement plus courtois que les siens.

      « Le salut dans l’exil » : clairement, il s’agissait d’une ligne ironique en référence aux atermoiements de M. Dupont-Aignan. Je ne me revendique pas du gaullisme et je me moque éperdument du salut de la France qui n’est qu’une notion abstraite en ce qui me concerne. Vous auriez dû comprendre en me lisant que je parlais des individus qui m’importent plus que l’Etat français et ceux qui le représentent. Renan et Todd, je les ai lus. J’ai même apprécié Todd pour son travail de démographe, assez intelligent au demeurant. En tant qu’économiste, il a deux siècles de retard et ses arguments pourraient être facilement démontés en ressortant les œuvres de Bastiat, écrites au XIXème siècle, notamment quand il prétend parler de commerce international, ce qui est malheureusement assez fréquent. Le salut dans l’exil, c’est clairement parce que soutenir un régime vivant de l’expropriation est illégitime et l’entretenir, c’est être son complice.

      La « justesse de l’impôt » : l’impôt n’est pas juste par nature, puisqu’il est expropriation du fruit du travail individuel. Vous pouvez soutenir les gens qui décident arbitrairement de son niveau autant que vous voudrez, mais ces ressources ne sont pas les vôtres, invoquer la « justesse » dans ce domaine fait montre d’un constructivisme ahurissant ainsi que d’un mépris incroyable pour le travail de chacun et la liberté fondamentale de l’individu à disposer du fruit de son travail. Sous couvert de justice, vous ne défendez ni plus ni moins que le vol institutionnalisé. Il y a certes des gradations dans l’ampleur de cette mascarade, mais le principe fondamental demeure le même. Vos « économistes » qui jouent aux apprentis sorciers peuvent en dire ce qu’ils veulent, eux qui se prennent pour des techniciens ayant la connaissance nécessaire pour activer des leviers et décider ainsi du sort de millions de gens auxquels ils n’auront jamais de compte à rendre. Friedrich Hayek avait fort bien démontré que cela ne pouvait aboutir qu’à un échec, du fait de la dissémination de l’information et de l’incapacité de centraliser et agréger celle-ci, rendant les marchés plus efficaces et efficients que l’Etat de par la subsidiarité qui y règne naturellement (cf. “The Fatal Conceit”).

      L’inflation aggrave bien le problème de la fiscalisation des plus-values latentes, qui est heureusement pour l’instant quelque peu freinée, car pour acheter ces contrats de cap inflation, il faut débourser de l’argent, ce qui aggrave bien le sort de ceux concernés, n’en déplaise à mon frétillant interlocuteur. Je ne vois d’ailleurs pas ce qu’il a cherché à prouver à ce moment de son propos. Quand bien même l’inflation aurait été absente de l’inflation, il semble soutenir qu’il est normal d’être taxé à plus de 100% de son revenu réel, une idée… intéressante.

      L’économie contient des principes aussi inaltérables et « durs » que la physique. Avant tout, l’économie passe par des décisions individuelles, car les concepts d’utilité et de calcul économique sont avant tout la résultante d’arbitrages individuels. Que notre ami s’intéresse donc à la praxéologie au coeur de l’Ecole de Vienne qui est le point de ralliement de l’écrasante majorité des libéraux français (désolé, cela fait de plus longtemps que nous ne lisons plus Smith). La constante étant ici que la maximisation de l’utilité de chacun n’est pas possible dans un système étatisé, puisque celui-ci uniformise selon les lignes retenus par un parterre de bureaucrates qui se moquent éperdument de nos aspirations individuelles, différentes par nature et tout autant légitimes les unes que les autres tant qu’elles n’enfreignent pas la liberté d’autrui à suivre ses objectifs individuels dans un respect mutuel de la liberté de chacun.

      Quand vous évoquez nos voisins et affirmez qu’ils n’ont pas moins d’Etat que nous, vous ne faites que lancer quelques exemples isolés sans intérêt, car ne constituant que des fragments d’une mosaïque bien plus complexe. Envisagée dans sa globalité, vous ne pouvez nier que l’Etat pèse pour 57% du PIB en France (dépense publique) et lorsque l’on sait comment le PIB est calculé, on se doute bien que la proportion de la richesse réelle créée dans ce pays et accaparée par l’Etat est en fait bien plus élevée. Pour la comparaison, l’Allemagne a un Etat à 45-46% de son PIB et l’Espagne à 42%, comme ce sont les exemples que vous prenez. Votre analyse est pour le coup superficielle et ne démontre rien. C’est comme si je prenais une loi isolée en Nouvelle-Zélande pour essayer de démontrer que ce pays est moins libéral que la France. C’est sans intérêt et intellectuellement fallacieux.

      Si vous aviez une quelconque compréhension de comment un marché des obligations fonctionne, vous sauriez que l’injection massive (« illimitée » aux termes de Mario Draghi) de liquidités par la BCE, ainsi que le rachat d’obligations sur le marché secondaire par cette même institution dont le total bilan est désormais plus élevé que celui de la Fed et plombé par ces mêmes rachats, est le vraie responsable de cette décrue artificielle des taux sur les bons du trésor français. Vous sauriez que ces manipulations monétaires sont, comme aux Etats-Unis et jusqu’à récemment au Japon, la cause de ces taux bas qui ne signifient désormais plus rien. Par ailleurs, vous payez aussi, comme tout un chacun, le coût de ce phénomène, via l’inflation actuelle et future, inter alia.

      Si vous aviez une quelconque connaissance de ce qu’est le libéralisme et si vous aviez été un lecteur un peu plus assidu de Contrepoints, vous sauriez que les libéraux se moquent éperdument des agences de notation, qu’ils considèrent comme des cartels entretenus par les Etats et excluant toute concurrence sur ce marché. Vous devriez vous intéresser à la réglementation qui permettait jusqu’à récemment aux agences de survivre en UE, via l’obligation faite par la BCE aux entreprises mettant des titres en pension auprès d’elle de faire noter ces engagements par une des trois grandes agences. Ces règles sont encore en place aux Etats-Unis où toute entreprise souhaitant faire une offre publique de titres financiers sur le marché américain doit faire noter ses titres par l’une de ces agences. En clair, c’est une rente de situation, l’antithèse même du libéralisme, mais j’oubliais que vous ne savez pas ce qu’est le libéralisme.

      Le poing dans la face des peuples, c’est votre Etat fait de quelques politiciens qui l’instrumentalisent à leur bénéfice en faisant croire à des gens comme vous que c’est dans votre propre intérêt. La critique que vous faites des marchés, vous ne l’appliquez curieusement pas à l’Etat, or, vous avez dans les deux cas des individus qui recherchent leur propre bénéfice. Dans le cas de l’Etat, ils vous imposent leur vision de la chose par des lois et l’impôt, dans le cas des marchés, le pouvoir est beaucoup plus déconcentré et décentraliser et il vous reste l’alternative d’opter en dehors d’un système pour transiter vers un autre. Je ne reviens pas sur ce que vous dites sur les agences de notation, puisque je viens de vous expliquer en quoi vous êtes complètement à côté de la plaque en les associant au libéralisme. Les produits dérivés et subprime que vous mentionnez sont largement la résultante de la réglementation d’Etat dans le milieu bancaire et, dans le cas des subprime, sont la conséquence directe de subventions de l’Etat fédéral américain et d’agences d’Etat qui remontent à l’ère Roosevelt et ont cautionné l’achat de maisons par des ménages manifestement insolvables pour des objectifs politiques, entraînant la situation que l’on sait. Et quid de la manipulation des taux d’intérêts par la banque centrale qui est la première cause de création des bulles cycliques que l’on connaît depuis le XIXème siècle ?

      J’en termine donc en affirmant que l’ensemble de votre propos démontre bien ce que j’exposais dans mon article, c’est-à-dire : 1) un cruel manque de culture économique en France, que vous poussez jusqu’au vice, car, contrairement à beaucoup de Français, vous essayez de donner l’illusion que vous y comprenez quelque chose alors que les quelques miettes mentionnées ci-dessous sont à peine digne d’un débutant (notamment parce que vous n’avez pas compris qu’il y a en économie “ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas”, cf. Frédéric Bastiat), 2) une complète mécompréhension du libéralisme, dramatique puisque la France fût l’un de ses berceaux. Au final, votre longue digression n’aboutit à rien et on voit sans mal une certaine névrose derrière votre propos, ainsi qu’un manque de respect complet de ce que l’autre a à dire, ce qui ne nous surprend guère plus en tant que libéraux assez habitués à ces simagrées.

      Bien à vous,

      Blueglasnost »

    1. Ceux qui ont endetté la France, ce sont les politiciens qui ont dépensé l’argent d’autrui et ceux qui les ont soutenus par le vote. Je ne suis pas responsable de cela et je n’en ferai pas les frais. Point barre.

      1. bonjour , moi d’ici septembre je pense bien quitter la France pour la belgique pas que fiscal mais pour la mentalité déjà moins de jalousie qu’en france !! Puis un certains ras le bol de payé pour des cas socios a outrance des nouvelles taxes ras le bol … je t ‘aimé la france mais là tu me tue .bien d’accord avec vous nous sommes pas coupable de l’état de la france

      2. Je fais parti de ceux qui veulent quitter la france, principalement a cause de la mentalité pourrie qui gagne du terrain de jour en jour. En te lisant je me demande si quitter la france est vraiment une bonne idée. Si on est dans une telle merde (je parle pas uniquement du cas francais) c’est à cause de gens comme toi, complètement égocentriques. A part parler de toi et du fruit de ton dure labeur tu sais parler de quoi? Se plaindre et prendre la fuite au final c’est facile! Je dirais même que c’est lâche, faible et pitoyable. T en propose des solutions? T’agis pour que ça change? Cet article ne vaut rien, tout comme toi. C’est pas le système éducatif qui forme des illetrés! C’est une vision très simpliste, même enfantine de voir les choses! Grandis un peu! Ya des tas de gens qui s’en sortent en France, même si les temps sont dures et que la classe politique est dans son ensemble déplorable (à mes yeux en tout cas), faut être malin c’est tout! Ton discours me rappelle celui de ceux qui disent « ya pas de travail on peut rien faire ». Pauvre petite victime, t’as vraiment pas de chance! J’ai presque envie de pleurer! Pff!

        1. Aux accusations d’égoïsme, je n’ai que cela à répondre : « l’égoïste, c’est celui qui ne pense pas à moi ». Je ne débattrais pas plus longtemps là-dessus, il est évident que les moralisateurs de votre genre qui veulent s’accaparer les richesses d’autrui sont bien plus égoïstes que les individus qui, à mon instar, entendent jouir du fruit de leur propre travail conformément au droit de propriété et à la raison la plus élémentaire.

          Des solutions ? Il n’y en a pas : les gens refusent une réforme ; ils pensent que l’argent continuera de couler à flots pour un système de retraite inique et déséquilibré, pour des transferts sociaux qui atteignent 65% du PIB. Je n’ai aucune vocation à sauver le monde. Au bout d’un moment, quand on refuse comme moi ce qui se passe mais que l’on y est soumis sous prétexte d’être minoritaire, on en tire les conclusions et on fait ses valises.

          Si l’éducation en France est si brillante, pourquoi écrivez-vous de la sorte ? Si elle est si excellente, pourquoi les propres études du ministère attestent-elles d’un taux de « lecteurs inefficaces » – comprenez « illettrés » par cette belle litote – de 30% sur une seule session de JAPD ? Rendez-vous à l’évidence : la France chute dans les classements internationaux, les gens ne savent plus écrire, ni même converser. Il a fallu que ce soit ma mère qui m’apprenne à lire face à la faillite du système, donc j’en connais un rayon sur cette brillante institution.

          J’ai eu droit à une kyrielle d’offres de CDI en France. J’aurais pu rester sans mal. D’ailleurs, j’aurais payé un montant significatif d’IRPP dès la première année (au contraire de 60% des Français). Seulement, on m’offrait un salaire brut déjà plus faible à la base et ponctionné de 25% pour des cotisations salariales et le tout pour un statut de cadre avec l’assurance de faire 60-70 heures par semaine. Cotisations qui auraient servi à financer un système de retraite qui fera faillite ou devra décoter significativement les prestations versées dans un futur proche, une assurance chômage qui ne vous garantit guère que de ne pas retrouver un emploi dans les plus brefs délais. J’omets la TVA, la TICPE, l’IRPP susmentionné, la taxe d’habitation, la taxe foncière, etc. Comme je ne veux pas m’échiner à passer ma vie à payer pour autrui, je pars là où on me laissera une partie plus importante du fruit de mon travail et de celui de personne d’autre. A l’étranger, mon salaire brut sera 40% plus élevé, mes cotisations salariales deux fois plus basses, mon temps de travail inférieur d’un tiers à ce qu’il aurait été en France. Pardonnez moi de me rire de vous.

          J’ajoute que vous êtes un exemple de cette décérébration généralisée en France, de cette mentalité d’esclave horripilante. On le voit à votre raisonnement basique, voire primaire, à votre manière de vous exprimer, autant de facteurs qui indiquent une frustration hystérique. Continuez donc à vouloir enfermer les gens, vous ne rendrez les alternatives que plus attrayantes pour ceux de nous qui aspirent à la liberté. Vous le voyez, vous pouvez penser ce que vous voulez, mais mon revenu ne vous appartiendra jamais et je quitte ce pays, sans que personne ne puisse m’en empêcher. Bon débarras, plus que trois mois en Hollandie pour moi !

      3. Je fais parti de ceux qui veulent quitter la france, principalement a cause de la mentalité pourrie qui gagne du terrain de jour en jour. En te lisant je me demande si quitter la france est vraiment une bonne idée. Si on est dans une telle merde (je parle pas uniquement du cas francais) c’est à cause de gens comme toi, complètement égocentriques. A part parler de toi et du fruit de ton dure labeur tu sais parler de quoi? Se plaindre et prendre la fuite au final c’est facile! Je dirais même que c’est lâche, faible et pitoyable. T en propose des solutions? T’agis pour que ça change? Cet article ne vaut rien, tout comme toi. C’est pas le système éducatif qui forme des illetrés! C’est une vision très simpliste, même enfantine de voir les choses! Grandis un peu! Ya des tas de gens qui s’en sortent en France, même si les temps sont dures et que la classe politique est dans son ensemble déplorable (à mes yeux en tout cas), faut être malin c’est tout! Ton discours me rappelle celui de ceux qui disent « ya pas de travail on peut rien faire ». Pauvre petite victime, t’as vraiment pas de chance! J’ai presque envie de pleurer! Pff!

  12. bonjour , moi d’ici septembre je pense bien quitter la France pour la belgique pas que fiscal mais pour la mentalité déjà moins de jalousie qu’en france !! Puis un certains ras le bol de payé pour des cas socios a outrance des nouvelles taxes ras le bol … je t ‘aimé la france mais là tu me tue .

  13. Mais enfin vous êtes fous! Pourquoi quitter un si beau pays où l’on vous donne un revenu sans travailler, ou l’on vous soigne sans que vous n’ayez rien á payer, ou l’on vous trouve un toit sans grand risque d’être foutu a la porte si vous avez des difficultés pour payer, ou l’on éduquera et nourrira vos enfants a l’école, ou ce sont ceux qui se lève tous les jours pour aller trimer qui paye des impôts et vous non! Et cela jusqu’à la mort, mais enfin chers amis français pourquoi vouloir quitter un si beau pays? Jamais.

    1. Tout cela ne durera pas ; ce système est insolvable et s’effondrera quand les marchés financiers refuseront de banquer. Le système de retraites sera bientôt en faillite : les complémentaires ARRCO et AGIRC seront à cours de fonds d’ici 2018 et 2020. La sécurité sociale continuera de flirter avec la dizaine de milliards d’euros de déficit. Le chômage excèdera 15% (il y est déjà en comptant les catégories A + B + C). L’Education Nationale continuera de recevoir plus d’argent pour produire 30% d’illettrés dans une classe d’âge donnée. Et les idiots continueront de gigoter et d’en demander plus, de hurler que les riches (qui ne seront plus là) crachent le fric. CPEF.

      1. Très bon article, quel plaisir de voir ces lignes ! J’ai 21 ans et je ne vois vraiment plus mon avenir ici. On commence déjà à me prendre alors que je n’ai rien, et je n’ai absolument aucuns soutient pour mes projets. Tant de pays dans le monde offrent des opportunités et un avenir bien plus positif que la France a présent…pour celui qui s’ en donne les moyens bien sur, pas pour l’assisté de service.

        1. Allez dans les pays anglo-saxons si vous pouvez, la mentalite n’ a absolument rien a voir avec ici, et contrairement a la propagande franco franchouillarde qu on nous sert dans les medias, les salaries y sont en general bien mieux traités et l’ambiance est 100 fois plus cool ( vous me direz, c ‘est pas difficile -)

    2. Denard : »Mais enfin vous êtes fous! Pourquoi quitter un si beau pays où l’on vous donne un revenu sans travailler »

      Mouais, on distribue des miettes, le sort des moins favorisé est tout sauf enviable, part contre l’ascendeur social est grippé et le moindre effort sera pillé et torpillé. Bientôt il n’y aura plus que des miettes de miettes.

      C’est pour cela qu’il faut s’en aller : avoir un avenir.

  14. vous avez entierement raison, il faut se barrer de ce pays quand on est jeune, apprenez l’ anglais et barrez-vous/.

    De toute facon, il faut bien se rendre a l’ evidence, les francais sont trop cons pour changer. J’ ai travaille 5 ans a l’ etranger et c’ etait les meilleures annees de ma vie professionelle,

    IL m’ a fallu moins de 6 mois apres etre revenu ici pour me rendre compte de mon erreur. Mentalite horrible au travail, pas de matos pour bosser, pas de formations, management nullissime, augmentation au lance pierre, collegues delateurs, bref, une vraie mentalite d’ abrutis.

    Si je n’avais pas de famille, je repartirai sans hesiter. De toute facon, le pays va couler, avec la mentalite qu’ on a, on peut mettre n’ importe qui a la tete du pays, ca ne marchera jamais.