Internet, la fin des privilèges

Publié Par Boris Navio, le dans Internet

Dans le combat pour faire émerger la vérité, la splendeur du marché libre contre la contrainte, internet est le meilleur atout des libéraux.

Par Boris Navio.

À quoi ressemblait l’avant-internet ? Les plus jeunes de nos lecteurs l’ignorent probablement, et ceux pour qui internet est devenu indispensable, c’est-à-dire la majorité d’entre nous, s’en souviennent de moins en moins. Voilà plus de quinze ans qu’internet s’est progressivement imposé et nous avons assez de recul pour faire un premier bilan, loin des espérances exagérées ou des inquiétudes injustifiées des débuts.

Les frontières se sont effacées devant internet, et aujourd’hui plus rien ne nous empêche d’entrer en contact avec des Indiens, des Brésiliens ou des Tanzaniens que ce soit pour discuter, faire du commerce, ou des jeux à distance. C’est la progression de l’universalisme que les libéraux ont toujours appelé de leurs vœux.

Le consommateur bénéficie d’un choix toujours plus important, la concurrence a trouvé un nouveau souffle grâce à internet. Les produits proposés sont toujours plus nombreux, viennent du monde entier, et le client peut comparer les avis d’autres utilisateurs en quelques clics. En parallèle les entreprises accèdent de plus en plus facilement au marché, de nos jours des mères de famille arrivent à créer de véritables business sur le net, la démocratisation de l’action d’entreprendre est bien réelle. Les libéraux, qui défendent la libre entreprise pour tous et par tous se réjouissent de cet état de fait, alors que certains tentent de faire croire que nous vénérons avant tout la finance et les entreprises du CAC40.

La liberté d’expression a trouvé son meilleur allié : il est pratiquement impossible d’empêcher totalement une opinion de s’exprimer sur la toile, même lorsque celle-ci est hors-la-loi dans certains pays (le lancement par Reporters Sans Frontière du site www.wefightcensorship.org en est un parfait exemple). Les dictateurs fulminent mais ne peuvent que constater leur échec devant le web. À partir du moment où une population dispose d’internet, la dictature est en danger, et l’acharnement de certains pays à interdire ou contrôler internet comme en Chine en est la meilleure preuve.

Les situations acquises n’ont jamais été aussi menacées, et cela peut concerner un médecin peu consciencieux tout comme un syndicaliste de Presstalis (ex-NMPP) ou votre garagiste. Internet permet enfin à une personne seule de réunir une information jusque-là éclatée, autrement dit une information dont les différentes parties sont connues par des agents différents, parfois sans aucun lien entre eux. C’est le principe d’une encyclopédie : réunir l’ensemble des connaissances du monde dans un seul et même ouvrage consultable par un lecteur seul. Internet répond à cette définition et les libéraux ne peuvent qu’applaudir des deux mains. Concrètement vous pouvez désormais recouper et vérifier ce que vous dit votre médecin, ou échanger avec d’autres patients sur les forums, de même que vous n’êtes plus dépendants du papier et des tirages contrôlés par les tyrans de Presstalis pour accéder aux meilleurs articles de journaux, enfin votre garagiste n’est plus seul maître de l’information et ne peut plus vous vendre n’importe quelle réparation à n’importe quel prix. En un mot l’asymétrie d’information s’efface, le professionnel reste mieux informé mais il descend de son piédestal pour se soumettre à la sanction du client s’il ment de façon évidente et malheureusement pour lui, vérifiable par tout un chacun.

Pour un libéral, internet est finalement l’allié rêvé, l’outil des petits contre les grands, celui que redoutent les isolationnistes, les privilégiés, les ennemis de la liberté d’expression, et ainsi de suite. Dans le combat pour faire émerger la vérité, la splendeur du marché libre contre la contrainte, internet est notre meilleur atout : en fluidifiant le marché des idées, la vérité émergera tout naturellement, car plus la réalité des situations est connue de tous en temps réel partout dans le monde, et plus l’évidence s’impose. Il n’y a plus qu’à faire entendre notre voix et rester patients, l’avenir appartient aux libéraux.

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Ce texte de Boris Navio a été repris par Serge Schweitzer dans le cadre d’une série de chroniques vidéo pour l’association Liberté Chérie.

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