Nature nie tout lien prouvé entre météos extrêmes et « réchauffement climatique »

Publié Par Anthony Watts, le dans Environnement

De meilleurs modèles sont nécessaires avant que des événements de nature exceptionnelle ne soient liés au réchauffement climatique.

Alors que le changement climatique se poursuit – que l’enregistrement de la fonte des glaces de l’Arctique de cet été indique comme avançant à une vitesse inquiétante – des nations, communautés et individus recherchent probablement des compensations pour les pertes et dommages dus au réchauffement climatique. Les scientifiques du climat doivent être préparés à ce que leur compétences soient requises devant le juge.

Qu’il y ait une base légale pour de telles réclamations, telle que celle menée contre l’entreprise énergétique ExxonMobil par la lointaine communauté Kivalina d’Alaska, qui fait face à une érosion côtière et des inondations alors que les glaces maritimes diminuent, est loin d’être une certitude, malgré tout. Ainsi, les avocats, assureurs, et négociateurs du climat observent attentivement la capacité naissante, à partir de l’amélioration des modèles climatiques, de calculer dans quelle mesure le réchauffement climatique va devenir anthropogénique, ou l’est devenu, la probabilité et l’ampleur d’une météo extrême et autres événements relatifs au climat. Mais faire en sorte que cette science de la « cause climatique » soit capable de servir de base pour des décisions légales et sociétales va demander d’énormes efforts de recherche.

L’attribution est la tentative de déconstruire les causes de la météo observable et de comprendre la physique du pourquoi arrivent les extrêmes, tels que les inondations et les courants marins. C’est une recherche de base indispensable. Les événements météorologiques extrêmes et les tendances climatiques changeantes –- les manifestations évidentes de changements climatique -– ne reflètent pas simplement des changements facilement identifiables dans l’équilibre d’énergie de la Terre telle qu’une hausse dans les températures atmosphériques. Elles ont, en général, des causes complexes, qui impliquent des anomalies dans la circulation atmosphérique, des niveaux d’humidité du sol et autres.

Une compréhension solide de ces facteurs est cruciale si les chercheurs doivent améliorer les performances de, et avec confiance, les modèles climatiques sur lesquels les attributions d’évènements et les projections climatiques de long-terme dépendent.

La suite de l’éditorial de Nature ici
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Sur le Web

Traduction: Hélène Picq

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  1. Il est un peu étrange de Nature d’aborder la fonte de la banquise en Arctique sans mentioner que la banquise Antarctique est, elle, à 2 millions de km2 de plus qu’en 1986. Comment cela se fait-il ?

    1. Il se fait que ce qui fut le global varmin, assez proche de global warning pour alarmer les gens, traduit par réchauffement climatique, puis par déréglement climatique n’est pas global mais un phénomène touchant le nord de l’hémisphère nord ce qui ne le rend que plus habitable.

  2. Tout à fait, faire une expertise entre les phénomènes concomitants, parfois inverses, qu’on constate aux deux pôles serait vraiment intéressant.
    Ceci dit, ces fameux experts qui en bons scientifiques avouent en ignorer encore beaucoup, prédisent plutôt un renversement de tendance assez rapide au pôle sud, ce qu’ils n’envisagent pas du tout au nord.

    Nick, est-ce à l’ouverture du premier green au Groenland (sans jeux de mots), que ta raison l’emportera sur ton blocage idéologique ?

    1. « Ceci dit, ces fameux experts qui en bons scientifiques avouent en ignorer encore beaucoup, prédisent plutôt un renversement de tendance assez rapide au pôle sud, ce qu’ils n’envisagent pas du tout au nord. »

      Source ? Lien ?

        1. Non désolé, quand même pas skeptikal science, y a des limites, pourquoi pas ma concierge, tant qu’on y est ?

          A part ça :

          Citoyen, vous savez quoi ? Vous êtes indispensable. Indispensable comme archétype de l’unanimisme social démocrate règnant mou des méninges.

          Si j’étais méchant (mais ce n’est pas le cas) j’en arriverais à me demander si vous ne seriez pas MoDem.

          1. @ CITOYEN
            Quand votre concierge vous dit qu’il pleut …. vous ne là croyez pas ?
            Si il n’y a pas une goutte d’eau qui tombe, je ne la crois pas non, même si elle est bac +50.

          2. Paul R. ehrlich, biologiste bac +7, université de Stanford

            Dans un discours de 1971, il a prédit que: «En l’an 2000, le Royaume-Uni sera simplement un petit groupe d’îlot très pauvres, habitée par quelque 70 millions de personnes souffrant de la faim … Si j’étais joueur, je parierais que l’Angleterre n’existera plus en l’année 2000.  »

            Il y a une armée de crétin qui l’on cru.

          3. Une autre, toujours Ehrlich ( c’est le meilleur)
            Lors de la Journée de la Terre en 1970, il a averti que «dans tous les dix années avenir, la quasi-totalité de la vie animale marine aura disparu. De vastes zones du littoral devront être évacuées en raison de la puanteur des poissons morts».

          4. CITOYEN : « Méfiez-vous les concierges avec bac+5 vont bientôt arrivées. »
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            C’est encore la faute au réchauffement climatique, comme la hausse de la prostitution, la prolifération des moules blues ou la migration des morues (si, si véridique, c’est écrit en noir et blanc par les experts réchauffistes !!!)

          5. Pour nick qui donne toujours l’impression de tomber de sa chaise de rire quand on lui parle de réalité, pas celle des livres ni d’internet, mais la vraie:
            Il se trouve que je connais (indirectement) une caissière qui a un Master en météorologie…pourquoi pas votre concierge ?

    2. CITOYEN : « Ceci dit, ces fameux experts qui en bons scientifiques avouent en ignorer encore beaucoup, prédisent plutôt un renversement de tendance assez rapide au pôle sud, ce qu’ils n’envisagent pas du tout au nord. »
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      Bah oui, la bonne blague. S’ils ne continuent pas de prédire des catastrophes réchauffistes, ils risquent de ne plus être payés.
      Vous êtes d’une telle crédulité, on se demande s’il faut rire ou s’il faut pleurer !

  3. Dire que le changement climatique se poursuit est une façon de dire que c’est nouveau. Il y a toujours eu des changements climatiques. En attestent les arcives fossiles de toutes sortes bien compilées par Emmanuel Leroy Ladurie.
    Sur les catastrophes dues au climat, les tornades furent d’abord prétendues plus nombreuses depuis le réchauffement, puis faute de démonstration elles sont devenues plus violentes, puis faute de preuves, elles sont en fin devenues plus destructrices. Plus destructrices, c’est une évidence ; La même tornade, ainsi de même pour la même innondation, faisait moins de dégats hier avec une terre occupée par 2 milliards d’humains qu’aujourd’hui avec 7 milliards.

    1. Exact. De plus avec le développement des médias et d’internet, chaque événement climatique est connu instantanément par le monde entier. Pourtant des phénomènes naturels qui ont tués des gens, il y en a eu au cours de ces derniers millénaires. On en parlait moins…

      1. @Libre
        « Autrefois les intérêts engagés étaient beaucoup moins importants qu’aujourd’hui ; les inondations étaient acceptées comme des fléaux envoyés par la providence et passaient à peu près inaperçus au milieu de guerres, de pestes et de famines incessantes. Les populations d’ailleurs se plaignaient moins, parce qu’on eut pas écouté leurs plaintes, ni surtout songé à les indemniser ; enfin la presse n’existait pas, et personne dans le nord, ne s’inquiétait des inondations qui pouvaient se produire dans le midi. »

        Source : Monsieur de Mardigny (Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées dans l’Ardèche) en… 1858

    2. Hippolyte Canasson : « En attestent les arcives fossiles de toutes sortes bien compilées par Emmanuel Leroy Ladurie. »
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      Ladurie est historien, il ne compile pas d’archive fossile, juste des archives ***historiques***.

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      Hippolyte Canasson : « Plus destructrices, c’est une évidence ; La même tornade, ainsi de même pour la même innondation, faisait moins de dégats hier avec une terre occupée par 2 milliards d’humains qu’aujourd’hui avec 7 milliards. »
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      Les événements extrêmes causent beaucoup plus de dégâts matériels oui mais beaucoup MOINS en pertes humaines car les moyens de détection, d’alerte, de prévention et de secours ont augmenté considérablement avec les progrès techniques et la hausse du niveau de vie.
      La réduction des pertes humaines, même en valeurs absolues (alors que la population humaine a quadruplé en 1 siècle) est un fait massif et incontestable, cf notamment les données compilées par Indur Goklany.

      Le cyclone de Bhola au Bangladesh par exemple avait tué 500.000 personnes, un chiffre inimaginable par rapport aux « standards » actuels. Et c’était en 1970, en pleine hystérie du… refroidissement climatique. Bref, pour gober l’argument des événements extrêmes soit-disant causés par le RCA, il ne faut non seulement ignorer totalement les notions élémentaires de statistiques mais aussi nier toute l’Histoire récente.

      Et puis en toute logique, il ne faut pas parler de pertes en valeur absolue mais en valeur normalisées, càd ramenée au PIB. Il vaut mieux perdre 100 euros sur un patrimoine de 1000 euros (-10%) que de perdre 50 euros sur un patrimoine de 100 euros (-50%). C’est de la logique de base mais qui une fois de plus est ignorée par les réchauffistes pour mieux faire passer leur propagande catastrophiste, preuve qu’ils mentent et qu’ils SAVENT pertinemment qu’ils mentent.

  4. Je ne suis pas les choses avec suffisamment de précisions mais il me semble que si l’on peut affirmer qu’il y a une forte majorité de spécialistes du climat qui soutient l’affirmation selon laquelle l’actuel réchauffement s’expliquerait par l’activité humaine, en revanche il y a un débat important concernant les conséquences de ce réchauffement.

    Le premier point est constamment réaffirmé par les organisations internationales (comme le GIEC). Le point de vue opposé s’exprime rarement dans la littérature scientifique publiée par les revues prestigieuses comme Nature.

    En revanche, on observe pas cette apparence d’un consensus cohérent concernant les conséquences du réchauffement. Par exemple la majorité des annonces du Giec ne reposant pas sur de la littérature scientifique concernaient les conséquences du réchauffement, preuve que même parmi la « pensée dominante » des sciences du climat, on reste prudent concernant l’attribution des événements au réchauffement climatique. Une étude liée au Giec récemment affirmait même qu’on ne pouvait à l’heure actuelle attribuer une recrudescence des événements extrêmes au réchauffement. A l’opposé a été médiatisée il y a peu une étude chiffrant la perte de PIB liée au « changement climatique ».

    Veuillez excuser l’imprécision des sources de ce commentaire qui traduit mon impression générale.

    1. En fait, la plupart des anti-réchauffistes sont AUSSI d’accord avec l’idée que « l’actuel réchauffement s’expliquerait par l’activité humaine ». Parce que l’activité humaine ça inclus des déboisement massifs ici et des reboisement là, des bétonnages et des goudronnages significatifs, etc. Toutes choses qui ont forcément un impact… mais de quel niveau ? 1% ? 0,1 % ? encore moins ? C’est juste impossible à dire.
      Ce qu’il est possible de dire, en revanche, c’est que plus la science progresse et plus il apparait que cette histoire de catastrophe climatique est une foutaise, qui a couté déjà monstrueusement cher, et que certains accuse même d’avoir tuer (via les bio-carburants qui prendraient la place de culture vivrière ; l’argument ne me semble pas fondé mais il est très répandu)