Les penseurs libéraux

Publié Par Fabrice Copeau, le dans Histoire du libéralisme

Un événement en librairie. C’est la sortie, ce jour, des Penseurs libéraux, un ouvrage rédigé et présenté par Alain Laurent et Vincent Valentin. 

Par Fabrice Copeau.

Comme nous vous l’indiquions avant l’été, l’ouvrage d’Alain Laurent et de Vincent Valentin, publié aux Belles Lettres, sort aujourd’hui (Acheter sur Amazon).

Depuis la sortie, en 1986, de l’ouvrage de référence de Pierre Manent, Les Libéraux (Gallimard), aucune somme n’a été véritablement consacrée à ce courant pourtant essentiel de la vie des idées contemporaines. Bien sûr, le libéralisme fait l’objet de divers débats. Il est, d’une certaine manière, au centre de la vie politique. Mais, lorsqu’il est mentionné, il est presque toujours dévoyé, dénigré, caricaturé et, au final, incompris. D’innombrables personnes de bonne foi et intelligentes, un peu trop pressées pour s’écarter du discours tenu quasi unanimement par les médias et les politiques, pensent que le libéralisme est grosso modo l’incarnation du mal et le degré zéro de la réflexion politique.

Pierre Manent avait, en son temps, eu le mérite de mettre à bas ces vieilles lunes. Il expliquait, en particulier, que le socialisme, l’étatisme, le dirigisme, ne sont que des ombres inversées du libéralisme. Que ces courants n’existent que par leur opposition au libéralisme. Il se faisait donc fort de déconstruire ces images d’Épinal en proposant à ses lecteurs une série de textes essentiels d’auteurs libéraux. Il y montrait à quel point le libéralisme a été la force motrice des sociétés industrielles, parfois du reste à son corps défendant. Il y pointait, enfin, le paradoxe suivant : les adversaires, certes, mais aussi les partisans du libéralisme en ont oublié ses fondements. Les textes essentiels ont été effacés des mémoires. Les grands libéraux sont tombés dans l’oubli. Partant de la Glorious Revolution qui secoua la monarchie britannique en 1688-89,  puis de la Révolution française, Pierre Manent a ainsi montré que la séparation de l’Église et de l’État, la représentativité, le caractère sacré du droit de propriété, sont au cœur du monde nouveau que façonnent les libéraux. Et aussi de ses penchants les plus dangereux, tels que l’esprit révolutionnaire. Dans son Histoire intellectuelle du libéralisme (paru en 1987), il prolongera d’ailleurs ces différentes réflexions.

La vocation première de la somme que propose aux Belles Lettres Alain Laurent et Vincent Valentin est, déjà, de mettre à jour cette anthologie. Les auteurs proposent ainsi un corpus pluraliste d’auteurs d’ampleur inégalée, de tous temps et de tous pays – dans lequel les Français sont assez présents, poursuivant en cela les travaux de Murray Rothbard. Toujours introduits par de brefs chapeaux les situant dans l’œuvre de l’auteur et son contexte, les textes retenus sont de nature variée. Aux côtés de ceux que leur notoriété et leur caractère fondateur ont rendus incontournables en figurent d’autres, bien moins répertoriés quoique provenant de penseurs célèbres ou signés d’auteurs malencontreusement retombés dans l’ombre mais qui ont en leur temps illustré un aspect singulier et fécond du libéralisme ou ont significativement contribué à l’élaboration polyphonique de ce dernier

Mais, et c’est bien cela le principal, cet ouvrage apporte beaucoup plus qu’une simple compilation de textes d’intérêt varié. Il s’accompagne en effet d’une approche plus thématique, une sorte d’appareil complexe d’aide à la lecture. C’est en cela que l’ouvrage est véritablement inédit.

Il prend tout d’abord son envol grâce à une longue introduction puis une annexe dans laquelle les termes fondamentaux de libéral, de libéralisme, de néo-libéralisme, sont explicités et exposés, dans leur développement et dans leur complexité. Les problématiques globales de l’histoire de la pensée libérale sont présentées à la lumière de sa situation contemporaine.

De plus, un dictionnaire exhaustif des penseurs libéraux comptant 130 notices bio-bibliographiques, vient fort justement compléter la lecture du Dictionnaire du libéralisme, dirigé par Mathieu Laine et publié au printemps dernier.

Enfin, et surtout pour votre serviteur, une partie, intitulée « Chemins de traverse » vient apporter nombre de précisions indispensables pour qui veut comprendre ce qu’est le libéralisme. D’innombrables clarifications lexicales, d’examens de grands thèmes revisités de la pensée libérale, sont apportées par deux auteurs qui, manifestement, maîtrisent parfaitement leur sujet. Les 90 entrées des « Chemins de traverse » renseignent d’une manière rigoureusement documentée sur la lexicographie et revisitent les grandes thématiques libérales au gré d’approches transversales ou critiques et d’excursions intellectuelles insolites hors des sentiers battus…

Autant de points de repères et de références qui devraient permettre au lecteur de disposer d’un véritable outil intellectuel intégré pour s’orienter dans la découverte d’une longue tradition de pensée toujours vivante, traversée de tensions fécondes et donc bien plus complexe que ne le donnent à croire trop d’appréciations idéologiquement réductrices, volontiers antithétiques.

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Table des matières

Avant-propos : Les penseurs libéraux dans leurs textes (Alain Laurent et Vincent Valentin) Introduction générale : L’idée libérale et ses interprètes (Vincent Valentin)
Les textes : (A. Laurent et V. Valentin)

I. L’émergence du libéralisme contre l’absolutisme

1) Tolérance et liberté politique : La Boétie, Jurieu, Bayle, Milton, Locke, Condorcet, Voltaire, Paine, Sieyès, Mirabeau, Courier.
2) La liberté économique et les Lumières françaises : Boisguilbert, Quesnay, Condillac, Turgot, Dupont de Nemours

3) L’ « Enlightment » écossais : Mandeville, Ferguson, Hume, Smith.
4) L’ « Aufklärung » allemand : Kant, Humboldt.
5) L’invention des constitutions : Locke, Montesquieu, Sieyès, Le Fédéraliste, B. Constant, Paine, Daunou, Laboulaye.

II. L’affirmation du libéralisme à l’âge démocratique

1) Les Idéologues : J.-B. Say, B. Constant, Daunou, Destutt de Tracy, Ch. Dunoyer.
2) Autour du Journal des Économistes: Bastiat, Molinari, Guyot.
3) Le libéralisme politique français : B. Constant, Tocqueville, Guizot, Laboulaye, Faguet.

4) Le libéralisme anglais : Ricardo, Cobden, Bentham, J.S. Mill, Spencer.
5) La veine anarchiste : Proudhon, Molinari, Thoreau, Spooner.

III. Le renouveau du libéralisme

1) Le libéralisme critique » : Pareto, Croce, Gobetti, Oppenheimer, Röpke, W. Lippmann, Ortega y Gasset, Aron, J. Rueff.
2) La défense de la société ouverte : K. Popper, Berlin, Revel, Vargas Llosa.
3) Libéralisme et marché : Mises, Hayek, Friedman

4) Le courant libertarien : R. Nozick, Ayn Rand, Rothbard, David Friedman.

Généalogie d’un mot (Alain Laurent)
Dictionnaire des penseurs libéraux (Alain Laurent)
Chemins de traverses (A. Laurent et V. Valentin) : lexique et thématiques libérales revisitées. Une bibliographie exhaustive.
Index.

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Les auteurs

Alain Laurent : philosophe, essayiste et éditeur (dirige les collections « Bibliothèque classique de la liberté » et « Penseurs de la liberté » aux Belles Lettres). Auteur de Les Grands courants du libéralisme (A. Colin, 1998), La Philosophie libérale (Belles Lettres, 2002 ; Prix de philosophie politique de l’Académie française), Le Libéralisme américain (Belles Lettres, 2006) et Ayn Rand, ou la passion de l’égoïsme rationnel (Belles Lettres, 2011). A contribué au Dictionnaire du libéralisme (Larousse, 2012 ; dir. Mathieu Laine).

Vincent Valentin : maître de conférences en droit public à l’université de Paris-I et Sciences-Po Paris ; auteur de Les Conceptions néolibérales du droit (Économica, 2002) et éditeur et préfacier de l’anthologie Proudhon Liberté, partout et toujours (Les Belles Lettres, 2009).

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  1. « La philosophie libérale » d’Alain Laurent était déjà une telle daube…
    http://www.quebecoislibre.org/020302-2.htm

    Quand on regarde la table des matières, ça ne laisse rien présager de bon… Proudhon, libéral? Ayn Rand, libertarienne? Et surtout, pourquoi tous ces « libéraux » de gauche? (Revel, Vargas Llosa, Aron, Berlin, par exemple)

    Pourquoi ne pas avoir consacré une section à part à l’économie autrichienne? Pourquoi ne pas avoir tout simplement fait ressortir les divers courants économiques/méthodologiques dans la construction? Pourquoi ne pas mettre en évidence les différences méthodologiques entre l’école de Chicago et l’école autrichienne?

    Et surtout, pourquoi les libertariens sont-ils mis à part et réduits à quelques noms? L’essentiel est éclipsé d’ailleurs : il est où Rothbard, il est où Hoppe, il est où Randy Barnett?

    On sent bien l’inculture, la paresse et l’idéologie social-démocrate des auteurs.

        1. La pensée libérale ne se résume pas à un seul auteur. Il en manque peut-être d’intéressants (Rothbard, si vous le dites) mais cela ne remet pas nécessairement en cause la richesse et la qualité de l’ouvrage. Vous ne l’avez manifestement pas lu. Attendez avant de vous prononcer. Moi, Je l’ai pré-commandé il y a quelques jours. Il a l’air prometteur. On verra.

          1. @ Jeffrey

            Rectification : il y a 2 articles de Rothbard dans la table des matières!
            En outre, c’est un ouvrage qui reprend les articles majeurs des penseurs libéraux donc pas un ouvrage d’Alain Laurent. S’il est donc mauvais comme vous le craignez c’est que vous n’êtes donc pas proche des idées libérales!
            .

  2. @ Lio

    je n’avais pas vu le Rothbard, autant pour moi. (mal réveillé)

    Mais ça ne change rien aux remarques qui précèdent.
    Et je parlais de la structure de l’oeuvre, de l’articulation des textes, qui biaise forcément le regard du lecteur non averti. Après, faut se référer aux textes en eux-mêmes, bien-sûr, mais comptez-là dessus, je le fais déjà ;)

    Et je n’ai pas seulement lu Rothbard ou Rand; je connais bien Isaiah Berlin ou Popper et je peux vous dire que c’est plus social-démocrate que libéral.

    Après, ça dépend de la définition du libéralisme qu’on a. Je me réfère à celle Ralph Raico : « la conception de la société civile comme essentiellement autorégulée lorsque ses membres sont libres d’agir au sein des limites très larges de leurs droits individuels. Parmi ceux-ci, le droit à la propriété privée, y compris la liberté de contrat et d’échange et la libre disposition de son propre travail, se voient accordés une haute priorité » Comme Ralph Raico le démontre, on est bien obligé d’exclure, par esprit de rigueur, les Hayek, Aron et Berlin de la tradition libérale: dès qu’il y a idée que le marché libre n’est pas auto-régulé et qu’il faut l’aide de l’Etat, on sort du libéralisme.

    1. Aussi curieux que cela puisse paraître, l’ouvrage est une anthologie de textes intitulé « Les libéraux », et pas « Précis de théorie et d’économie autrichienne ». Ça pourrait en partie expliquer votre déception concernant l’inclusion de ces méchants socialistes que sont Hayek, Berlin et Aron.

    2. Ah mais c’est qu’il remet ça le petit Jeffrey.
      Se couvrir de ridicule après un premier message n’était visiblement pas suffisant — premier message dans lequel il nous livrait son jugement définitif sur un ouvrage qu’il n’a pas ouvert et dont il n’a même pas lu le sommaire en entier !

      Voilà maintenant qu’il nous fait profiter de sa connaissance profonde du libéralisme en nous expliquant qu’il faut exclure Hayek, l’auteur qui a théorisé l’ordre spontané, au motif qu’il ne défendrait pas l’autorégulation des marchés. Mouarf !…

      1. Ce ton condescendant et cette insistance sur le fait que vous seriez une grande personne (« le petit Jeffrey »), sont typiques d’une personne en proie à un complexe d’infériorité et à un manque de confiance qui font qu’il n’a pas d’autre choix que de se la ramener. Grandissez un peu et acceptez que les autres peuvent PENSER et pas simplement singer; et que leur pensée peut les conduire à des idées différentes des simplismes que vous pérorez.

        Au demeurant, votre gentille ironie n’impressionne que vous.

      2. D’ailleurs, si vous voulez une critique sérieuse de Hayek, autre chose que le manuel du bon petit hayékien genre Philippe Némo, allez lire Hans Hermann Hoppe.

    3. votre conception est étrange : contrairement à ce que vous affirmez, la tradition libérale n’est pas une tradition dont l’état est forcément exclu, c’est une tradition où l’état est un élément de la société parmi d’autres, qui participe comme les autres (églises, associations, marché, etc.) à l’auto-régulation de la société par elle-même. L’important est que l’état reste au service de la loi, et non son maitre qui la change ou l’utilise (ou pas) suivant son envie. Bref : le libéralisme c’est essentiellement l’état de droit (en rapport avec les droits de l’homme type DDHC89), pas, ou pas obligatoirement en tout cas, une forme d’anarchie.

      1. Le minarchisme n’est pas l’anarcho-capitalisme, mais au-delà du minarchisme, à mon sens, on sort du libéralisme. c’est une vision qui se défend.

        Je comprends, néanmoins, que vous puissiez penser différemment. Votre vision se défend également. Cette confrontation de points de vue est enrichissante.

        1. Ah, ah ! Vous trouvez le propos de P enrichissant alors qu’il s’agit exactement du point de vue que Alain Laurent développe dans « La philosophie libérale », ouvrage que vous débinez dans votre 1er message. Allez, laissez moi deviner, c’est encore un ouvrage que vous critiquez sans l’avoir lu ?

          1. je pense qu’Alain Laurent et P ont tort, mais je reste courtois avec P car P ne va pas aussi loin dans l’inculture et la déformation que Alain Laurent. J’ai lu le bouquin « la philosophie libérale ». La dernière partie est une catastrophe. Je reviens sur 2 points.

            1. L’idée que l’auto-régulation est un présupposé. ce n’est pas un présupposé, mais la conclusion de prémisses praxéologiques (a priori) et d’observations sur les règles sociales spontanément générées. Allez lire Bruno Leoni.

            2. L’idée qu’une illusion du libéralisme est l’individu toujours meilleur juge de son propre intérêt. Méconnaissance du libéralisme, car en fait, ce n’est pas que l’individu est toujours meilleur juge de son propre intérêt mais que malgré le fait qu’il ne le soit pas, une coopération sociale mutuellement avantageuse émerge néanmoins, qui constitue l’idée défendue par les libéraux.

  3. Bonjour.

    Je m’initie depuis cet été à la pensée libérale depuis contrepoints. Pensez-vous que c’est un ouvrage qui pourrait être intéressant pour découvrir les auteurs, les différents courants pour un « ignorant » comme moi ?

    Si non, que me conseillez-vous ?
    Dans l’attente de vous lire

    Merci

    1. L’article donne de bonnes pistes de lecture dans le domaine : cette anthologie semble très bien, et complète celle de Pierre Manent parue chez Gallimard.

      A côté de ça, il y d’autres livres intéressants, comme l’histoire intellectuelle du libéralisme (toujours de Pierre Manent) et Les origines philosophiques du libéralisme, de Lucien Jaume (que je trouve particulièrement réussi).

      Si vous lisez l’anglais, je vous conseille aussi l’excellent « Classical Liberalism and Austrian School » de Ralph Raico, disponible en pdf sur le site Mises.org

    2. Je vous recommande l’histoire des idées politiques de Philippe Nemo (2 volumes parus aux PUF). C’est un peu épais, mais cela vous permettra de découvrir de nombreux auteurs et de choisir ceux que vous souhaitez approfondir. Sinon, je vous renvoie vers ce lien avec les conseils de Charles Gave :
      http://institutdeslibertes.org/2012/04/11/les-douze-titres-quun-liberal-doit-avoir-lu-dans-sa-vie/
      Pour ma part, la lecture de « Droit, Législation et liberté » de Hayek et des commentaires de Philippe Nemo dans « La société de droit selon Hayek » (également paru aux PUF) a été décisive.

  4. Enfin !
    Des habituez libéraux de ce site vont aider un nouvel arrivant « hb9″ à mieux connaître l’ « idéologie » libérale sans l’agresser d’entrée.

    C’est une première à ma connaissance, habituellement tout nouveau venu est testé, catalogué de gauchiste ou d’étatiste et dégouté de revenir sur ce site.

    Sur Contrepoint, habituellement les intervenants se transforment en caricatures de libéraux, comme on porte le masque de scary movie pour faire peur aux égarés qui ne connaissent que la politique étatique. Sans même prendre le temps de leurs expliquer ce qu’est la vision anarcho-individualiste.

    Contrepoint, finalemenet renforce le clan des opposants aux libéralisme. Continuez !

    1. « habituellement tout nouveau venu est testé, catalogué de gauchiste ou d’étatiste et dégouté de revenir sur ce site. »
      Bonjour citoyen
      Non la preuve vous êtes encore là :)

  5. Sans entrer dans la polémique, à mon sens un peu vaine, des posts précédents (la vision du libéralisme de Raico se défend tout à fait, mais il y en a d’autres), je voudrais revenir un instant au bouquin dont il est question ici.

    Comme je l’ai écrit l’autre jour sur le site de l’Institut Coppet, il a le double mérite d’être suffisamment épais pour être solide et pas superficiel, et de sortir, en particulier via les « Chemins de traverse », des sentiers battus.

    Évidemment la perfection n’est pas de ce monde, et chacun pourra trouver que tel auteur est traité trop succinctement, tel autre trop longuement, et tel dernier pas du tout. Mais moi je trouve l’équilibre plutôt réussi. De plus, contrairement aux critiques que j’ai pu lire de la Philosophie libérale, notamment celles de nos excellents camarades du QL, Alain Laurent (qui est ici un compilateur plus qu’un auteur) n’incarne pas du tout une quelconque aile sociale-démocrate, ou de gauche, du libéralisme. Ce ne serait d’ailleurs pas une tare. C’est un fan d’Ayn Rand et un objectiviste assumé.

  6. Libéral de toujours et lecteur attentif de Contrepoints, rien ne m’agace plus que ces anathèmes entre libéraux.

    Chers amis Libéraux (anarcap, minarchiste, libéraux classiques ..) affrontons-nous avec politesse, à fleurets mouchetés.

    On peut défendre ses idées avec acharnement, sans verser dans l’agression.

    Je vous accorde, qu’avec un troll communiste, égaré sur contrepoints, la perte de contrôle de soi soit possible

  7. J’ai eu ce livre il y a peu, pour ma part, j’ai particulièrement été frappé par le fait que les deux auteurs utilisent les termes « néo-libéraux » et « ultralibéraux » en de nombreuses occasions pour ensuite dire à la fin de l’ouvrage (dans une sorte de mini-dictionnaire) que ces deux mots n’ont pas réellement de signification précise…