Expatriés : pourquoi ont-ils choisi de quitter la France ?

Publié Par Alexis Vintray, le dans Nation et immigration, Sujets de société

Les différentes mesures d’alourdissement de la taxation en France ont suscité de nombreuses critiques pour l’incitation supplémentaire à l’exil qu’elles représentent. Contrepoints a interrogé plusieurs de ces candidats à l’exil, qui préfèrent quitter la France que d’en supporter les pesanteurs, le manque d’opportunités, l’écrasante pression fiscale ou la haine des créateurs de richesse.

Par Alexis Vintray.
Les différentes mesures d’alourdissement de la taxation en France par François Hollande ont suscité de nombreuses critiques pour l’incitation supplémentaire à l’exil qu’elles représentent pour beaucoup. A la clef, moins d’entrepreneurs, de créateurs, de talents de demain pour financer des dépenses déjà largement supérieures aux recettes. Afin d’en savoir plus, Contrepoints a interrogé plusieurs de ces exilés ou candidats à l’exil, qui préfèrent quitter la France que d’en supporter les pesanteurs, l’écrasante pression fiscale ou la haine des créateurs de richesse.

Loin des portraits de vils capitalistes apatrides que beaucoup se plaisent à caricaturer, les quatre personnes dont Contrepoints vous propose un portrait croisé qui représente le vrai visage de ceux que le « modèle social » fait fuir, qui iront apporter de la prospérité à d’autres pays, et qui n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui.

Quelles motivations ?

Les motifs qui poussent ces Français à fuir leur propre pays sont nombreux. Pour les uns comme Pierrick, 25 ans, c’est le  » rejet total des choix économiques et politiques pris par nos dirigeants », tous communiant dans l’État comme unique solution aux problèmes français.

Pour Matt, bientôt 30 ans, qui a accumulé une dizaine de petits boulots en France (« dans le désordre, équipier McDonald’s, monteur-maquettiste, projectionniste de cinéma, assistant de communication, éducateur technique, enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière »), c’est le manque d’opportunité en France qui est le facteur déclencheur :

De nouveau au chômage, j’ai eu plusieurs opportunités: monter ma propre structure d’enseignement, continuer d’être salarié-jetable, changer complètement de voie pour tenter de vivre ma passion pour l’automobile ancienne… À chaque fois, j’ai eu en travers de ma route au moins [une des scléroses de la société française], quand ce n’était pas plusieurs à la fois.

Les motivations de Julien, 29 ans, ne sont pas différentes : « Après avoir fini mes études d’Histoire je n’ai trouvé aucun poste dans aucune administration (postes politisés à outrance), j’ai échoué 2 fois à l’agrégation. Pourtant après avoir envoyé des CV dans toutes les boites et administrations de la région je n’ai essuyé que des refus. Je maîtrise 2 langues parfaitement, j’ai étudié à l’étranger, j’ai Bac+5 avec mention Bien. Même la CAF n’a pas voulu de moi… Je me suis rendu compte des profondeurs qu’a touché mon pays quand j’ai voulu passer un concours de catégorie B, 15 postes sur toute la France pour presque 3000 inscrits. Du coup j’ai décidé de faire une formation professionnalisante qui me permettra d’obtenir un diplôme, je vais bientôt obtenir un CAP de pâtissier (une de mes passions) et je partirai en Suisse, [où je gagnerai nettement mieux ma vie]« .

Dans le cas de Jean, 43 ans, dirigeant d’une PME qui emploie douze personnes, les motifs sont nombreux pour quitter la France, en particulier « le manque de perspective en Europe, un vieillissement structurel (et qui n’est jamais abordé, voir plus bas), la réglementation délirante en France (sociale, fiscale) et le peu de sens commun de mes compatriotes qui me désespère. » Mais c’est aussi la liberté religieuse qu’il estime menacée en France : « Sans parler de l’aspect moral et religieux (catho dit « pratiquant »), bien moins oppressant ailleurs, et plus simple : réel respect des croyances, sujet non tabou, y compris au sommet de l’État. »

Pour Annalea, la vingtaine, il s’agit de poursuivre ses études aux États-Unis, où son talent était reconnu : « Pour une fois, la bourse que l’on m’offrait était basée sur des critères scolaires et sur mon projet de thèse et non sur des critères ethniques, sociaux et j’en passe. » Mais les opportunités futures jouent aussi : « Une de mes amies vient de trouver aux États-Unis un premier poste dans l’enseignement supérieur : salaire à 40 000 $ par an. CQFD »

Enfin pour Henri, « la France est un pays ou il fait bon vivre quand on appartient à certaines catégories » (riches profitant de la complexité fiscale, fonctionnaires ou assistés). « Pour les autres catégories de Français, il est dur de vivre en France. Instabilité juridique, criminalité, transports en Île de France relativement désastreux, prix de l’immobilier complètement hors de portée, impôts. Les classes « moyennes » et un peu au-dessus portent tout le poids des autres en France. « 

Quels freins à l’exil?

La famille est clairement le principal frein cité, mais pas le seul, comme dans le cas de Jean :

« Entre les études de mes enfants (3 post-bac en septembre), la vente de mon affaire (patron de PME dans l’Ouest, 12 personnes, les ventes sont délicates) et de ma maison (plus facile), cela commence à faire beaucoup de soucis. »

Mais les freins semblent moins forts que les incitations : « Le détail du paquet fiscal et social socialiste (RSI, SMIC, etc…) pourrait accélérer l’opération… irréversible j’en suis convaincu » pour Jean. De même, Henri, déjà parti, l’a fait avec femme et enfants.

Français installés à l’étranger (inscrits au registre) : +80% de 1995 à 2011

Quelles Destinations ?

Sans surprise, les pays les plus socialistes sont loin de séduire, alors que les pays relativement plus libéraux que la France attirent, en particulier les pays anglophones : Henri a choisi le Canada : « C’est le pays le plus facile d’accès au monde en dehors des autres pays européens. Facile par les lois sur l’immigration, facile par la proximité linguistique (mais pas culturelle), facile par les 6h d’avion qui nous séparent de Paris (à contrario de Wellington, NZ ou Sidney, AUS…). »

Pierrick a lui choisi l’Australie : « J’ai décidé de partir pour 1 an minimum à Melbourne via un visa working holiday. » Le tout pour un départ dès début septembre.

Matt lui étudie plusieurs options : « Après, Canada, USA, Japon ou même Mongolie, de toute façon je suis certain que d’ici peu de temps on m’accordera un statut de réfugié politique… »

Jean envisage pour sa part « les États-Unis qui ont notre préférence, pour le ratio espace/liberté/sécurité et distance de la France (famille…). S’installer en Afrique, OK, mais, malgré une stabilisation politique, y investir n’est pas toujours si évident. L’Afrique du Sud présente de très bonne opportunités financières (les entreprises sont peu chères). L’Australie encore plus, mais la distance reste un sacré frein pour les vacances scolaires des enfants. »

Reviendront-ils?

Rares sont les cas où la décision de partir a été prise de gaîté de cœur. Et ceux qui ont une famille excluent rarement de rentrer, même si sûrement pas avant un certain temps. Mais les obstacles sont grands. Pour Henri, « quand la poussière sera retombée [..], si les impôts baissent de moitié et que le pays redevient attractif [..], si la police peut faire son travail sans que la justice le casse. [..] Pour revenir il faut au moins une décennie, que les Français prennent conscience des problèmes et trouvent des solutions réalistes ».

Mais les plus jeunes se demandent vraiment si revenir un jour en France est une option. Pour Julien, « franchement non je ne reviendrai pas ou alors pour quelques mois le temps de revoir la famille. Les destinations qui m’attirent sont très compétitives en matière de santé, éducation ainsi que dans tout ce qui permet une vie de famille heureuse ».

Annalea est réservée elle-aussi, critiquant en particulier le manque de liberté académique réelle en France : « Je ne suis pas hostile à un retour en France mais le monde de la recherche laisse peu d’espace de liberté (choix de sujets, orientations épistémologiques, – et donc de publication -, direction d’étudiants en thèse etc.) pour 1) qui ne correspond pas au profil (les Ph.D. américains ne sont pas reconnus sans une équivalence approuvée par une commission composée à majorité de professeurs « bien orientés ») 2) qui ne rejoint pas les [mandarins] dans leur conviction ».

Au final, note d’optimisme dans leur discours, tous aimeraient que la France les accueille enfin à bras ouverts et cesse de rejeter le succès et d’empêcher les talents d’émerger par un modèle figé. Ces talents dont la France se prive espèrent pouvoir revenir quand la France tournera le dos aux recettes qui assurent son échec depuis des décennies. Comme le dit Matt, « je suis d’un optimisme à faire peur, sinon, je crois que je serais déjà mort! ».

Certains des prénoms ont été changés à la demande des personnes concernées. Vous pensez que votre témoignage peut nous intéresser, sur ce cas là où pour illustrer les problèmes de la société française actuelle? Contactez-nous! redaction@contrepoints.org 

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  1. Excellent thème ! C’est une réalité quotidienne dont on ne parle pas assez et qui dépasse de loin le cadre de la France. Un de mes amis est encore parti il y a 3 jours pour s’installer au Chili et un autre y pense très fort mais ne peut pas abandonner ses vieux parents.

  2. Un ami travaillant dans la finance aux USA puis en UK, un autre dans un grand labo pharmaceutique en Suisse, encore un autre dans l’informatique à Singapour, et encore un parti concevoir des systèmes électroniques au Japon…

    Avec le recul, je me dis que j’aurais dû partir depuis longtemps.

  3. Les mauvaises nouvelles vont hélas bientôt pleuvoir pour nos expatriés. Le gouvernement annonce ce jour que les prélèvements sociaux concerneront désormais les expatriés pour tout ce qui concerne l’immobilier (revenus fonciers, plus values immobilières).
    Cela risque de s’étendre à d’autres revenus !
    http://www.myimmobilier.com

  4. J’aurai du partir en même temps que mon frère (il vit en Californie depuis 1969), même s’il me dit maintenant que, si ça continue avec des marxistes comme Obama, il partira au Costa Rica finir ses jours. Quant à moi, qui aurai bientôt 71 ans, hé bien il est bien trop tard… mais j’ai peur de vivre assez longtemps pour voir ce pays s’effondrer dans le sang et la zut (révérence parler).

  5. Quelle belle image des expatriés, ou du moins pour être plus correct des français vivant hors de France.
    Combien sommes nous vivant dans d’autres pays, par choix certes, à essayer de donner une autre image des français que nous sommes.
    Nous vivons hors de France, Oui! Mais beaucoup d’entre nous vivons comme les nationaux du pays d’accueil.
    Peu sont ceux parti pour faire fortune.
    Notre niveau de vie est souvent équivalent a ce que nous pourrions vivre en France. Même nos politiques français, de droite ou de gauche, on l’impression que nous sommes des rentiers, des évadés fiscaux.
    Je dis non a ce raccourci trop facile, la majorité ne sommes pas parti pour la pression fiscal, ou dégoût de la France, mais bien par envie de connaître autre chose, vivre autre chose.
    J’espère que ces législatives, qui ont permis aux français de l’étranger de voter (si je ne me trompe d’ailleurs 8 des 11 circonscriptions gagnés par des socialistes, comme quoi!), permettra de donner une autre image de ce que nous sommes.

    1. Les raisons du départ sont simples : les actifs du privé entretiennent la moitié de la population (fonctionnaires, banlieusards immigrés et retraités); la « solidarité » à la française ne marche que dans un sens : ceux qui gagnent leur vie doivent financer l’oisiveté des nuisibles et des inutiles, de plus en plus nombreux.

      Il faudrait rétablir le suffrage censitaire pour mettre fin à cette spirale infernale.

      Accessoirement, il devient de plus en plus difficile de trouver un français qui soit fier de son pays: la dégringolade des moeurs et l’ethnicisation encouragée par les politique y sont pour beaucoup.

    2. Arrêtez donc de stéréotyper comme les gens qui nous critique nous les expatriés. Racontez votre histoire sans utiliser « nous, nous, nous ». C’est votre histoire, elle est intéressante, mais ne jouez pas au psychologue qui comprend la majorité des expatriés ou qui essaie de les foutre dans un même panier.
      J’ai 30 ans, j’ai vécu 8 ans en Angleterre pour y faire mon PhD et puis ensuite j’ai travaillé un an en tant qu’ingénieur en France. Résultat, je suis ensuite parti aux USA, et ceci pour plusieurs raisons: défaitisme français, ponction fiscale insoutenable, mentalité très mauvaise et pas de job!
      Après un an aux USA, salaire quasi-triplé par rapport à la France, ma femme et moi achetons une maison et les américains ne sont pas si horrible que l’on nous fait croire!

  6. Je ne pense qu’à une seule chose : Partir.

    Moi et mes trentes (30) ans d’expériences en programmation informatique (j’ai commencé très jeune), moi et mon niveau bac+4 (sans diplôme, juste à force de travail – 10 à 12 h / jour)

    Je ne pense qu’à partir, mais pour le moment je suis coincé sur une ile des DOM encore plus dirigiste et plus keynésienne que la France.

    Mais j’y arriverais, pour ne plus revenir par contre…

  7. RDV lundi chez un employeur suisse. Ça fait des mois que je cherche un poste.
    Raisons fiscales, certes, mais également sociétales et philosophique. La France et les français me fatiguent : Je vais voir ailleurs.

  8. J’ai travaillé au Canada :
    1) Docteur en science, j’ai fait mon post-doc au Canada, et j’ai travaillé avec ce diplôme. Je ne suis jamais passé devant une quelconque commission d’équivalence… Mon diplôme était reconnu pour ce qu’il est : un Doctorat en science. Je ne comprend pas cette idée de faire une équivalence en France pour ce diplôme (je comprend pour l’ingéniérie, l’électricité…) mais pas pour le Doctorat, même celui de médecine (c’est pareil dans le monde entier).
    2) je suis revenu en France, et je me suis fait bouler de mes demandes de poste (universitaires, CNRS, INRA…) avec toujours la même « fausse-réponse » = trop vieux, vous n’auriez pas du quitter la recherche aussi longtemps… En fait on me reprochait officieusement d’avoir fait un post-doc chez les Honnis libéraux anglo-saxons.
    3) Je travaille actuellement dans un bureau d’étude, après avoir été consultant indépendant pendant 10 ans. Ce choix a été fait par manque d’envie de continuer à me battre contre les lourdeurs de l’administration française, marre de travailler 70 h par semaine et de me faire insulter comme un chien parce que je gagnait bien ma vie. Marre de laisser 80 % de mon chiffre d’affaire en taxes et impôts pour payer un salaire à ceux qui justement m’insultaient.
    Maintenant je suis employé, je fait mes 39 h (je suis cadre), je gagne bien moins, mais je suis plus tranquille !!!

    Mais j’ai toujours (à 40 ans) l’envie de faire revivre la France, la quitter, j’y ai pensé aussi. Mais je suis Français, je veux me battre pour mon pays avant tout !!!

    Bonne chance aux expats. Si on gagne ici, vous pourrez revenir et investir !!!

  9. Je prépare mon départ de France . Il faut simplement faire votre simulation fiscale sur 10 ans , et vous comprendrez que nous sommes des otages en FRANCE .La guillotine fiscale ne nous laisse aucune chance !

  10. Donc vous préconisez que de rendre la France plus libérale va solutionner tous les problèmes ? Que la vie de ses 4 personnes en exemple changerait de ce faite et qu’ils pourraient revenir en France?
    Que de baisser les impots des fortunes gigantesque (c’est de cela qu’il s’agit, pas des impots des tous petits entrepreuneurs) va solutionner la situation du chommage? Quand on veut prouver que le libéralisme est meilleur tous les raisonnements sont logiques, semblent-ils. Je suis assez sidérée des commentaires…

    1. bonjour, je suis profession de santé , je gagne très bien ma vie en travaillant 10 heures par jour 5 jours par semaine à mon compte – je ne prends pas de secrétaire pour éviter l’encombrement paperasse et les pbs liés aux contrats pas assez flexibles en france donc je n’emploie personne à cause des complications fiscales – c’est dommage – Si les charges n’étaient pas si élevées en france je pourrais employer : une secrétaire, une femme de ménage, une cuisinière. Je reste en France car mon époux est salarié dans un poste important – nous sommes bien au-dessus de la moyenne des revenus français et nous payons des impôts ….pour payer les rsi des personnes que je pourrais employer…. c’est ça , la france et c’est bien dommage. car le travail n’est pas encouragé et la réussite financière est écrasée du pied par le gouvernement qui gagne quand même grassement sa vie….en accumulant les mandats et les chômages post-mandats et les retraites dorées…. Pour ma part , et dès que nous le pourrons, nous partirons vivre à l’étranger, dans un pays où les charges sont plus faibles et où le travail est valorisé. Il est vrai qu’en France , il faut être fonctionnaire, retraité ou chômeur pour être mis en valeur .. les enfants des écoles ont des niveaux minables et les parents ne le voient même pas – le niveau baisse continuellement car nous sommes dans un nivellement par le bas – Il faut être dans la tranche supérieure des français pour vivre tranquillement en France…. sans avoir besoin d’aller chercher des « faux burberrys » en Turquie pour donner l’impression d’être « quelqu’un.  » redonnons aux jeunes l’appétit d’apprendre et de progresser , et que les dirigeants du pays s’intéressent à LA France au lieu de penser à leur porte-monnaie, ce serait mieux – le pays va dans une impasse, que ne pourront plus financer les smicards etc!

  11. @Madame « Isabelle » Je vous conseille même de transporter votre vie à Haiti où vous pourrez avoir une ménagère ainsi qu’une cuisinière à 1 Euro par jour et une secrétaire qui sait lire et écrire pour quelques Euros de plus.
    De toute évidence vous trouvez que votre profession vaut tellement plus que ce que ferait une secrétaire qu’elle devrait avoir un salaire loin au-dessous du vôtre (puisque c’est la raison pour laquelle elle vous couterait trop de cotisations). Je vous cite : « nous payons des impôts ….pour payer les rsi des personnes que je pourrais employer… », vous ne voulez payer que les personnes qui vous serviraient.
    Pour les libéraux, les pauvres méritent d’ête pauvres et les riches méritent d’être riches. En vertu de quoi? De leur intelligence? Mais il a été testé que de petits négrillons élevés par des blancs devenaient de supers adultes brillants! Alors pourquoi l’État n’assurerait pas l’égalité pour tous?!! De façon qu’il y ai de plus en plus de gens brillants et de moins en moins de délinquants. Et ce n’est pas en essayant de sauver vos petits impôts personnels qu’on y arrivera.
    Et vous oubliez que vous payez des impôts pour que vos rues soient propres et entretenues, que vous ayez des services de bases élémentaires (et pas seulement médicaux, même si vous pouvez vous payer la clinique privée).
    À Haiti vous pourrez aussi admirer ce que c’est lorsque l’État ne fournit aucun service et quel genre de villes cela donne.
    Je vous écrit du Canada.

    1. @Diane : Quel gloubi-boulga indigeste ma chère..

      Vu du Canada la Socialie Fr à peut-être l’air sexy mais quand on y vit le tableau vire rapidement du rose au noir..

      Cdlt

  12. La notion de richesse est aujourd’ hui imprecise. Nous n’avons plus un nivau confortable tout est imprevisible. Meme les gouvernements sont dans un tatonement.