Trois bonnes raisons de ne pas aller voter

Publié Par Contrepoints, le dans Politique

En tant que libéral, il est plus facile de trouver des raisons de ne pas aller voter pour cette élection présidentielle que d’aller voter. Voici les principales.

Par Mathieu Blèh

Comme j’avoue honnêtement en avoir assez de lire ou (plus rarement) de m’entendre dire que ne pas aller voter est quelque chose de grave, je présente ici les trois raisons principales en vertu desquelles j’ai pris la décision de ne pas aller voter à la prochaine élection présidentielle. La première raison est sans doute la plus libérale, la suivante encore un petit peu et la dernière plus générale (quoiqu’elles reposent les unes des autres). Comme je me doute que certains ne sont pas d’humeur à entendre des arguments libéraux, je me permets donc de signaler que le plus dur sera aussi le plus vite passé. De plus, j’ai pris soin de mettre en gras le cœur de chaque argument, pour faire gagner un temps à mes lecteurs dont je sais qu’il leur est précieux.

1. Aucun candidat ne propose de solutions libérales.

La crise financière commencée en 2008 aura remis au goût du jour les idées étatistes dans leur ensemble, que ce soit celles de la droite (protectionnisme, nationalisme, interventionnisme, voire racisme) ou celles de la gauche (planisme, socialisme, et dans une moindre mesure communisme et marxisme). À écouter le discours des candidats, l’ultra-libéralisme, la “dérégulation financière”, ou la “course effrénée au profit” ont eu raison de la “solidarité”, et il est temps de mettre en laisse ce beau monde pour qu’il serve non ses intérêts privés, mais ceux de la société en général. C’est beau, mais le mythe d’une finance dérégulée et d’une économie libérale est infondé. Certes, nous sommes bien dans un système capitaliste qu’aucun candidat en dehors de Poutou et Arthaud ne conteste (Mélenchon, lui, a une dent contre la finance et les “ultra-riches” – à peu près trois personnes et demi en France – sans oublier la richesse “issue du capital” par opposition à celle “issue du travail”) ; mais parler d’un système libéral relève au mieux de l’ignorance, au pire du mensonge. Car la doctrine libérale (je parle de doctrine, je pourrais dire philosophie ou idéologie mais quel que soit le terme que j’emploie, je fâcherai quelqu’un) ne défend ni un “capitalisme débridé”, ni l’intervention économique en faveur des patrons, des banques, des fabricants d’automobiles et autres directeurs d’usines, mais bien un capitalisme libéral, qui s’exerce donc dans un contexte bien défini : celui d’une législation qui défend l’individu contre l’agression physique ou la menace de son utilisation (qui est en réalité déjà son utilisation) – un point c’est tout.

En pratique, cela consiste à affirmer le droit naturel (un droit qui précède celui des législateurs, qui n’ont pas le pouvoir de tordre la réalité comme bon leur semble) des individus à disposer de leur propre corps. De cette disposition première découle la possession qu’ils ont de leur travail (usage de leur corps dans le temps) qui leur permet de créer de la richesse en usant des ressources naturelles dans le but de satisfaire ce qu’ils estiment être leurs besoins (qu’ils définissent comme bon leur semble). Par l’échange (dont le lieu virtuel est le marché), ils troquent volontairement telle ou telle création contre une autre, dans le but d’obtenir une situation à leurs yeux meilleure que la précédente. La “course au profit” n’en est donc pas une, puisqu’un joyeux saltimbanque écoresponsable et solidaire pourra troquer le riche héritage de sa famille bourgeoise contre le luth d’un ménestrel itinérant dans le but de vivre de sa musique et de voyager au gré du vent, il n’en demeure pas moins – et contrairement aux idées reçues – qu’il y aura alors eu création de richesse.  Car le ménestrel qui choisit de troquer son luth estimera sa compensation supérieure à sa perte (sans quoi il n’aurait pas été volontaire pour échanger) ; tout autant que notre gentil saltimbanque sera tout ravi de s’être débarrassé de son image de vilain bourgeois pour chantonner sur les bords d’autoroute.

Ce qui serait en revanche une démarche profondément anti-libérale, c’est qu’un autre individu ait estimé que le ménestrel et le saltimbanque seraient tous deux plus heureux de cet échange, et décide alors d’utiliser la force pour le faire advenir en dépit de la volonté des deux autres parties impliquées. Cette attitude de gros bourrin qui se substitue à la volonté des individus responsables de leurs biens légitimement acquis par le travail (car le saltimbanque hérite du fruit du travail de ses parents qui ont, on l’imagine tout du moins, librement consenti à ce que leur enfant dispose de ce fruit à leur mort), c’est celle de l’État : celui de Sarkozy comme celui de Hollande, Le Pen, Mélenchon, Poutou ou même Cheminade (même si Cheminade aurait sûrement envoyé le saltimbanque en orbite profiter des ondes cosmiques positives de Mars ou un truc du genre). Le principal ennemi du libéralisme est donc la violence, celle de la mafia comme celle de l’État, dont la différence tient simplement à la légitimité qu’on accorde à l’un ou à l’autre.

S’en suit logiquement que le libéralisme, en dehors de l’affirmation première selon laquelle chaque individu s’appartient et qu’aucun autre ne peut disposer de son corps, ne se prononce pas sur les questions morales, et laisse donc chacun libre – dans cette stricte limite ! – d’user de ce qui lui appartient pour ce qui lui semblera bon de faire. Il n’est donc pas impossible d’imaginer une société libérale où un groupe de socialistes décide de mettre en commun ses moyens de productions et de vivre selon la célèbre formule “de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins”, à condition, bien sûr, de ne forcer personne à faire de même. Il s’agit donc bien d’une éthique minimale qui permet à tous de vivre selon sa propre loi (littéralement en autonomie) dans la stricte limite du respect du droit qu’a tout autre individu sur lui-même.

Quel rapport avec la choucroute me direz-vous ? C’est simple : tous les candidats sans exception proposent un programme qui défend une vision de l’État comme garant de certaines valeurs morales qu’il convient d’imposer à tous ; comme s’ils disposaient, sans limite aucune, du droit qu’a en réalité chacun sur lui-même. Qu’est-ce qui est juste pour eux ? Que machin soit payé tant et pas plus, ou que bidule n’ait pas le droit de travailler tant qu’il n’a pas de titre de séjour qui doit par ailleurs être difficile à obtenir, ou plus généralement qu’il est bon de voler l’argent des autres pour être généreux avec, ou pour sauver les banques, ou autre. Leur élection promet alors d’imposer cette représentation particulière qu’ils se font de la justice à toute la société, nonobstant le droit naturel qui revient à chaque individu en tant qu’il est un homme. Voilà pourquoi aucun candidat ne défend des idées libérales.

2. L’arnaque du vote blanc

Voter n’est pas l’exercice de sa liberté. Être libre et être responsable, cela va nécessairement de pair (sinon les rochers commettraient des meurtres quand ils n’ont d’autre choix que d’obéir aux lois de la nature lorsqu’ils tombent d’eux-même sur la tête des randonneurs). Voter, au contraire, c’est bien déférer sa responsabilité sur un représentant chargé d’agir en notre nom. Il s’agit bien de confier à plusieurs hommes (au cours des différentes élections) le pouvoir de décider en notre nom et à notre place de ce qui est bon ou mauvais pour la société (car le programme est plus le signe d’une certaine mentalité qu’une ligne directrice rigide à laquelle il convient de se tenir rigoureusement, puisque l’on vote aussi pour que notre représentant prenne la décision qui nous semblera bonne lorsqu’un événement imprévu surviendra – ce en quoi Sarkozy, avec la crise, a déçu), et d’agir pleinement, dans la limite du pouvoir qui leur est conféré, pour faire advenir ce bien.

S’en suit alors la chose suivante : voter, c’est se rendre esclave. Le seul candidat qui aura mon vote sera donc celui qui œuvrera pour faire en sorte que les scrutins suivants soient potentiellement moins liberticides, en limitant les pouvoirs confiés à tous les représentants politiques. Lorsqu’on vote blanc, on participe de cette grande cérémonie rituelle où le gagnant se sent investi de la responsabilité illusoire de librement disposer des droits des autres pour construire la société de ses rêves (et de tous ceux qui ont voté pour lui). Cela parait très théorique et anodin, mais les ramifications sont en réalité très concrètes.

Par exemple, en faisant de la santé une affaire publique (alors qu’il n’y a que la somme des différentes santés individuelles qui reviennent de droit au détenteur du corps auquel chacune appartient respectivement), on en fait une affaire politique (puisque la politique est bien l’art des affaires publiques de la cité – polis en grec), et en confiant les affaires politiques à des représentants, on soumet alors notre santé à leur bon vouloir et à ceux de leurs électeurs. Pas étonnant alors qu’une question privée comme l’est celle de la contraception devienne un problème politique où chacun y va de sa proposition comme s’il disposait des corps tout entiers de l’ensemble de la population française. Idem pour l’usage des drogues, ou de la gestion de l’obésité, etc.

3. Parce que les représentants élus tirent leur légitimité à agir uniquement des citoyens qui ont choisi de s’en remettre au jeu démocratique.

“J’écoute ceux qui manifestent, mais aussi ceux qui ne manifestent pas” disait Dominique de Villepin en 2006 (si ma mémoire est bonne), au moment du CPE. Villepin opposait en réalité la légitimité qui provient du vote à celle qui émane des manifestations ostensibles de la volonté des individus (c’est ce que l’on fait lorsque l’on manifeste : on exprime sa volonté dans le but qu’elle soit entendue). Car les élus ne peuvent agir en notre nom que tant que nous continuons de leur en remettre le droit légitime. Puisqu’ils sont censés nous représenter, agir en notre nom et en notre volonté, toute politique qui s’écarte de ce qui était attendu du vote a tendance à faire perdre la face à son instigateur. La manifestation, elle, est là pour rappeler que tout n’est pas permis sitôt qu’on a ses petites fesses dans un fauteuil de ministre, de député, de président, ou autre.

Comme je l’ai fait comprendre plus haut, le vote blanc n’a jamais rien de contestataire, car en participant tout de même au rituel du vote, on accepte du même geste de s’en remettre à son résultat. Quelle différence y a-t-il alors à ne pas aller voter ? On prive le gagnant de l’élection de la précieuse légitimité du scrutin majoritaire à laquelle il s’agrippe avec la poigne d’un vieux retraité dès que les choses tournent mal. Sarkozy a bien été le premier à affirmer qu’il allait quoiqu’il arrive passer telle ou telle réforme parce qu’il a été élu pour, et que telle ou telle autre ne serait pas au programme de son action parce qu’elle n’était pas présente dans ses éléments de discours avant 2007. Naturellement, ces excuses ne trompent pas tout le monde et il va de soi que même sans légitimité, les représentants ont tendance à faire ce qui leur plaît. Toutefois, l’excuse est un précieux remède aux contestations, puisqu’il est nécessaire pour la contrer de rassembler suffisamment de monde dans la rue pour montrer que non non, la majorité n’est pas de ce côté mais de l’autre. En privant le vainqueur de l’élection de la participation active de la population au rituel d’où il tire sa légitimité, on a plus de chance de l’acculer et de le tenir en laisse. Imaginez un président élu à 54% des voix, mais avec une abstention record à 70%… comment celui-ci pourrait-il prétendre sans ridicule représenter la France à l’international, ou passer des réformes difficiles au nom des Français, quand il ne représente en réalité qu’une infime fraction de ceux-ci ?

On pourra nous objecter que, dans les faits, 70% de votes blancs sera tout aussi efficace voire plus spectaculaire qu’une abstention équivalente. En fait oui, en droit non. Comme je l’ai expliqué plus haut, par le vote blanc on manifeste sa volonté de s’en remettre au résultat du scrutin. Le vote blanc prête donc une légitimité en droit au représentant élu, quoiqu’il la prive d’une légitimité de fait. L’abstention, elle, le prive non seulement de sa légitimité en fait, mais en plus de sa légitimité en droit. Plus aucun recours à l’argument de représentation légitime n’est possible, et son action politique est alors plus délicate à entreprendre.

Quelques sources pour approfondir ces arguments :

L’axiome de non-agression, aux fondement de l’éthique libérale-libertarienne.
La méthode des libéraux dits de “l’école autrichienne”
L’État est une mafia qui a réussi à se présenter comme légitime.
En droit / en fait,  qu’est-ce que cette distinction signifie ?

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  1. Bonjour, très bon papier avec quelques remarques.
    1/ s’il fallait attendre d’avoir des solutions libérale sproposées pour aller voter, nous ne voterions pas souvent.

    2/ n’y a t il pas eu une propostion bloquée au sénat sur le vote blanc justement? Existe un seuil d’inconstitutionnalité en cas de seuil non attend? (imaginons que l’abstention soit de 35 % que un candidat face 32% l’autre 31% et reliquats attribués.

    La plus forte majorité n’est elle pas alors l’abstention?

    ????

    A bientôt,

    Idl

    1. 2/ Existe un seuil d’inconstitutionnalité en cas de seuil non attend?

      Non, rien ne l’indique ni dans le code électoral ni dans la constitution.

      1. Rebonjour,

        Je croyais qu’il existait des controles internationaux pour les votes (ONU or else)? Non, pas que cela change grand chose, on aura le FMI dans 18 mois au gouvernement alors…

  2. Bon article, quelques points sont un peu dérangeants toutefois selon moi. La santé est une affaire publique, car la maladie de l’un contaminera l’autre, qu’il suive des règles hygiéniques ou non. Dire que c’est uniquement une affaire privée me semble donc absolument faux.

    1. La preuve c’est les milliers de morts annuels dans les hopitaux publics parce que des personnels publics ne peuvent pas se donner la peine de se … laver les mains.

      Si tous ces hopitaux et cliniques étaient privés, chaque mort (tout de même plus de 10 par jour !) serait affiché en caractères géants à la une des journaux, ils perdraient rapidement la cientèle, et un serrage de vis express aurait lieu, pour faire respecter les consignes.

      1. La régulation par la rentabilité ? Tout un programme… Pour rester dans la santé, on manquera donc de lieux de soins là où il y a moins de patients (milieu rural) et il faudra faire des kilomètres pour se rendre au plus proche… peut-être trop tard :(

        Et en dehors de la santé, imaginons les domaines non rentables qu’on supprimerait… transports en commun en zone rurale ; éducation gratuite…

    2. Suis-je le seul à trouver que l’idée d’une « santé publique », alors que la santé est ce qu’un individu a de plus intime (avec ses opinions), montre que ce pays marche sur la tête ?

      On viendra m’objecter les épidémies. La plupart peuvent être tout à fait contenues avec une meilleure hygiène, une hygiène de vie correcte, et des vaccins. Dois-je rappeler le brillant track record de l’Etat quand il s’occupe de dépistage et de vaccins ? Entre le sang contaminé et la grippe aviaire, il y en a pour pleurer comme pour rire.

    3. « La santé est une affaire publique »

      Ma santé, tout comme la vôtre, ne regarde que moi et mon médecin. Je suis l’unique propriétaire de mon corps. Un scribouillard de la SS ou du ministère n’a pas à avoir connaissance de mes éventuelles pathologies.

  3. Bonjour. Très bon billet, et démonstration pertinente sur la distinction entre vote blanc et abstention qui m’a particulièrement intéressé.

    En revanche, autant je suis ton raisonnement sur la doctrine libérale quand il prend pour exemple des rapports d’individu à individu, autant je ne comprends pas pourquoi tu exclues systématiquement les potentiels bienfaits d’une vision collective.

    Ainsi, tu prends l’exemple de la santé, en fustigeant que la contraception soit décidée de la même manière pour tous, sans que l’individu ait son mot à dire.

    D’abord, cette une vision exagérée, puisque d’une part il existe plusieurs moyens différents, et que chacun est libre de choisir parmi ceux-ci, et que d’autre part personne n’est obligé d’utiliser la contraception

    En revanche, les avancées en matière de santé (prévention et soins) ont été faites grâce à une communauté de moyens et de recherche. Ainsi en est-il pour la contraception comme pour d’autres secteurs de la santé.

    Je me demande si une démarche totalement individualiste aurait pu produire les mêmes résultats, et par exemple permis de faire chuter le taux de mortalité à l’accouchement (des bébés comme des mamans).

    Entendons-nous bien : je ne défends pas ici une vision tout étatique de la société. Je ne fais que m’interroger sur une vision à l’inverse tout individualiste.

    Il me semble que tout en défendant une défense prioritaire de l’individu, on gagnerait à ne pas exclure les bienfaits d’une démarche collective, et de ne pas toujours l’inscrire dans une réduction étatique autoritaire.

        1. Hmm non non, il me semble avoir été clair que la distinction se fait au niveau de l’engagement de la volonté. Action collective entre individus consentants = ok ; action collective qui s’exerce par l’usage de force à l’encontre des personnes impliquées = pas bien.

          1. Précision enregistrée. Merci.

            Je ne vois toujours pas en quoi la contraception est un exemple d’une « action collective qui s’exerce par l’usage de force à l’encontre des personnes impliquées » pour que tu la cites comme un exemple de la violence étatique.

          2. Je réponds ici parce que l’interface de me permet pas de répondre directement à votre second message, Jeff Renault.
            Prenez par exemple l’interdiction des pilules contraceptives pour les hommes. De quel droit ? Si je veux les utiliser je dois pouvoir le faire sans demander la permission à l’Etat, quels que soient les risques pour ma santé. C’est la mienne, j’en suis responsable.

        2. citez moi une seule invention collective ….

          les « actions collectives » que vous avancez pour défendre une santé étatisée ne sont qu’un agrégat d’actions individuelles

  4. « le vote blanc n’a jamais rien de contestataire, car en participant tout de même au rituel du vote, on accepte du même geste de s’en remettre à son résultat »

    Je vois pas pourquoi.

    1. Il fut un temps pas si lointain où les suffrages étaient classés en 2 catégories : Les suffrages exprimés, et les suffrages non exprimés.
      Dans les suffrages non exprimés on trouvait le vote blanc car, comme dit plus haut il adhère à ce que la majorité aura décidé.
      En revanche, dans les suffrages exprimés, en plus du vote « classique » pour tel ou tel candidat, on trouvait le vote « nul » qui lui, montrait bien que l’on participait au débat politique, mais en refusant tout ce qui était proposé.
      Ce même vote « nul » est aujourd’hui passé dans la catégorie des suffrages non exprimés…
      A se demander quelle manifestation de la population a pu faire croire à nos élus que nous souhaitions ainsi sa « rétrogradation » ?

    2. Quand on joue à un jeu on en accepte les règles, sinon on n’est pas vraiment en train de jouer au jeu.
      Idem pour le vote : quand tu vas voter tu acceptes les règles qui prêtent alors légitimité au vainqueur désigné (qui n’est vainqueur du scrutin qu’en vertu de ses règles).
      Sinon ce n’est pas vraiment « aller voter » : c’est juste une balade un beau dimanche de printemps et l’envie compulsive de mettre un petit papier rigolo dans une boite qui passait justement par là.

    3. Je ne suis pas d’accord, le vote blanc est tout à fait utile. Cela veut dire que l’électeur s’est déplacé, qu’il joue le jeu démocratique mais qu’aucun des candidats est à sa convenance. Ne pas voter, c’est donner un signal différent : dire qu’on s’en fout, qu’on laisse aux autres le soin de désigner le vainqueur ou qu’on a pas eu le temps ou le loisir de voter.
      On a l’impression que cela revient au même, mais c’est différent. Si on avait 30% de votes blancs au lieu de 30% d’abstention, je pense que la presse en tirerait des conclusions différentes et que les choses bougeraient…
      On peut récapituler cela par la formule, qui ne dit blanc, consent.

      1. Les questions que je me pose sont :

        - L’option d’un recul de l’Etat devrait-elle exister ?
        - Est-elle proposée par un candidat ?
        - Dès lors quelle est la légitimité de ce scrutin et de ses candidats ?
        - Dès lors, souhaité-je leur envoyer le message de leur légitimité ?
        - Quel message Blanc (ou invalide) envoie-t-il sur ce point ?

        Ce n’est pas du tout que je m’en fous, C’est tout le contraire.

        1. Si je peux me permettre de répondre à vos questions :

          - Oui l’option d’un recul de l’état devrait exister.
          - Aucun candidat ne la propose.
          - Scrutin et candidats légitimes pour ceux que le recul de l’état ne concerne pas.
          - L’abstention n’envoie aucun message.
          - Le vote blanc entérine votre rejet de l’ensemble des candidats (qui ne propose pas, etc.)

          Je sais, c’est frustrant…
          Mes questions : pourquoi n’y a-t-il pas de candidat libéral ? Pourquoi pas vous ?

          1. Pas d’accord. Pour résumer : ne votez pas, ça ne fait qu’encourager ces saligauds.

            Nous n’allons pas tomber d’accord mais : mettre quelque chose dans leur urne c’est les reconnaître. Je ne les reconnais pas.

            L’abstention les rends clairement nerveux. Le vote blanc pas du tout.

            Il est bien trop tôt pour se présenter de toutes façons. Comme le disait Martin Masse, avant de gagner les votes, il faut gagner les esprits.

            De là où je me situe, dans liberaux.org et Contrepoints, ma foi, c’est en cours. Des yeux s’ouvrent.

          2. @Abitbol
            Au départ je pensais voter pour Bastiat (http://www.bastiat2012.fr), mais en fin de compte et après avoir lu les arguments des uns et des autres sur ce site, je m’abstiendrai.

            En théorie en effet le vote blanc est un message plus fort que l’abstention, pour les raisons que vous exposez, et vous avez tout à fait raison. Mais en pratique les votes blancs ou nuls ne sont pas pris en compte. En votant blanc vous avalisez simplement le résultat global de l’élection. Si on avait 30% de votes blancs personne ne le saurait car les chiffres ne le mentionneraient même pas. Seule l’abstention est mesurée officiellement, et elle est le seul moyen qui nous reste dans cette élection d’exprimer notre désaccord.

      2. Voter blanc, vu l’état de dégénérescence du système, c’est quand même cautionner tous ces sacs à merde.

        « Un homme n’en est pas moins un esclave parce qu’on lui permet de choisir un nouveau maître une fois tous les tant d’années. »
        Lysander Spooner.

    1. Bayrou n’a rien de libéral. Ce n’est pas parce qu’il propose 2 ou 3 mesures qui vont vaguement dans le bon sens que cela enlève qu’il est un étatiste pur et dur.

      Qui plus est, faut-il rappeler qu’il n’a strictement rien fait lorsqu’il a été aux manettes d’un ministère (éducation).

      Malheureusement, aucun candidat ne fait exception à l’anti-libéralisme primaire qui sévit en France.

    2. Je ne pense que stratégiquement ce serait une erreur.

      Bayrou a un côté plus libéral mais aussi un côté clairement étatiste. Pour simplifier, résumons au contrôle de la dette d’un côté et le « made in France » de l’autre.

      Admettons qu’il parvienne à se hisser à la place du troisième homme (le raisonnement fonctionne aussi mais à l’envers pour la 1ère ou la 2ème place – on peut rêver -, et aussi pour les places suivantes, mais évidemment avec une influence moindre). Il va devoir négocier son soutien avec les deux autres: quoi qu’il advienne ce seront des étatistes. Dans toute négociation, on sait qu’on ne peut pas tout obtenir et qu’il faut renoncer à certaines choses. Ils tomberont bien sûr plus facilement d’accord sur le made in France que sur le contrôle de la dette, c’est donc la première idée qui sera adoptée de façon commune. Bayrou pourra revenir vers les siens en annonçant « Nous avons fait avancer nos idées » et l’autre candidat dira « Nous avons préservé l’essentiel et refusé l’inacceptable ». Rideau. A la trappe le Bayrou libéral.

      Au final vous aurez quand même voté pour le côté obscur.

  5. Plus que le manque de libéralisme, je dirais surtout qu’il manque de programme politique au fond. Chacun choisi son camp, et oppose ses idées aux autres comme si c’était tout ou rien.
    Cette élection présidentielle s’avère être une grosse supércherie qui nous déroute, nous électeurs.
    J’aurais bien été prendre la peine de voter pour des candidats qui n’ont pas obtenu leurs « parainages ».
    Vu ce que je peux lire sur cette élection, les citoyens se sentent obligés de voter soit de gauche, soit de droite. Soyons clair que la distinction etre les deux demeurent de plus en plus floue.
    Et l’alternance entre les deux parti depuis des années est inutile. Chaque parti « defaisant » ce que l’autre à fait précédement.

    Désolée, je m’égare un peu du sujet, mais je suis d’accord avec vous, je n’irais pas voter.

  6. @Mathieu > Ta formulation (« l’usage de force à l’encontre des personnes impliquées ») laissait penser à une mesure coercitive et non à l’interdiction que tu évoques. Merci de la précision. Je reste persuadé qu’une approche collective dans des domaines où l’intelligence collective est précieuse apporte plus qu’une démarche réduite à l’individu (et la santé en est un exemple). Après les dérives coercitives et prohibitives peuvent être discutables. Reste à savoir dans quelles limites (ex : faut-il autoriser les manipulations génétiques sous couvert de liberté ?).

  7. bon papier;
    le seul pb est que le pb majeur: l’endettement du pays qui devrait etre reduit de d 1/3 dans le prochain quinquenat ne le sera pas..!

    donc pb grave car nous serons alors dans la situation de l’espagne!!

    seule solution:
    -rembourser un tiers de la dette en cinq ans c a d
    etre en excedent budgetaire chaque année de 50 milliards…

    mais on en est très loin et aucun candidat ne le propose…
    demagogie oblige…

  8. voter libéral !

    Un peu plus de trois raisons d’aller voter même quand il n’y a pas de candidat libéral
    (en contrepoint de Trois bonnes raisons de ne pas aller voter publié le 9/04/2012)

    J’ai toujours voté. Une fois encore, j’envisage sérieusement de ne pas le faire, aussi je comprends bien cette tentation. Mais ça reste une tentation contre laquelle il faut lutter. Pourquoi ?

    ***La politique c’est la guerre commencée par d’autres moyens***
    C’est presque du Clausewitz. Et c’est une bonne description de la réalité, dont il faut tenir compte.
    Refuser de participer à cette guerre civile, appliquer le principe de non-agression, c’est très noble, très chrétien et très libéral, mais malheureusement ça n’empêchera pas la guerre de continuer. Elle continuera juste sans vous. Sans nous. Et donc nous perdrons. Moins les libéraux vote et moins ils comptent. Le vote est une arme foireuse, un fusil à un coup qui ne tire que tous les deux ou trois ans, mais ce n’est pas une raison pour refuser de s’en servir.

    Ne désertez pas la cause libérale. Votez.

    * Aucun candidat ne propose de solutions libérales.
    C’est vrai. Mais
    1) c’est un faux problème, qui suppose qu’on vote seulement pour ce qui nous semble une solution. Or on vote aussi et surtout contre les fausses propositions de solution. Donc, ne vous leurrez pas : il ne s’agit pas de choisir ce qui vous plait. il s’agit d’éliminer ce qui ne vous plait pas.
    2) Raison de plus pour voter ! Parce que si le libéral on ne vote pas, par quel miracle une offre libérale peut-elle apparaitre sur le marché électoral ?
    3) Ne croyez pas que les libéraux sont particulièrement opprimés dans cette affaire : les communistes, les écolos, les nationalistes, les chrétiens et les islamistes pro-charria, etc. bref tous les minoritaires (c’est à dire, tous ensemble, une très grosse majorité du peuple) sont tout aussi frustrés que nous autres. Avoir un candidat ou même plusieurs ne leur sert pas à grand chose si c’est pour constater à quel point ils pèsent peu : au final, au second tour, ils seront dans la position où nous sommes dès le premier. Ça leur fait une belle jambe. Et ce n’est pas une raison pour ne pas s’exprimer. Si eux votent, et soyez sur qu’il le font, vous pouvez le faire aussi !

    *Les représentants élus tirent-ils leur légitimité à agir uniquement des citoyens qui ont choisi de s’en remettre au « jeu démocratique » ?
    Bien sur que non. Le « jeu démocratique » n’est qu’une source de légitimité marginale, bien moins importante aux yeux des politiciens que le légalisme formel des institutions, le soutient de le parti ou leur divine mission auto-proclamée. Ils ont prouvé qu’ils étaient capables de faire passer des décisions contre lesquels le peuple s’était pourtant explicitement exprimer contre par referendum, alors comptez sur eux pour légitimer leur pouvoir par tous moyens, quand bien même n’y aurait-il que 1% de votant, ou même pas de votant du tout. On l’a déjà vu et on le verra encore.

    Reste la question : voter pour qui ? C’est à vous de voir. Moi je ne sais pas encore. Je sais seulement que je ne voterais directement pour aucun des candidats, mais seulement contre tous les autres. On ne peut pas éradiquer à la fois la peste, le choléra, et le paludisme ; mais on peut choisir lesquelles de ces maladies on évitera. Évidement c’est cruel de devoir, pour ça, choisir de s’inoculer soi-même la maladie « vainqueur ». Il faut pourtant le faire. Si vous ne le faites pas vous même, d’autre feront le choix pour vous : non seulement la maladie « vainqueur » progressera, mais les autres maladies ne seront pas éradiquées, ne reculeront pas, et aux prochaines élections nous seront dans la même merde.
    L’idéal serait que tous les libéraux votent comme un seul homme, mais c’est évidement contraire à l’esprit libéral. Tant pis. Votez quand même. En pratique je suis sûr que le vote libéral sera statistiquement concentré sur deux ou trois candidats, c’est déjà mieux que rien. Je serai d’ailleurs preneur d’un sondage « maison » par internet pour savoir pour qui (histoire de renforcer la coordination).

    Votez. Pas pour faire plaisir aux politiciens, mais au contraire pour les emmerder en votant contre eux.

    1. Désolé, mais je ne suis pas convaincu. Je peux comprendre votre raisonnement, mais en réalité ça ne marche pas comme ça.

      Quand vous exprimez votre vote, on ne vous demande pas les raisons de votre choix. Les résultats ne sont pas exposés comme « 32% pour le candidat X, dont 10% par dépit, 8% par rejet des autres et 3% par hasard ». Il n’y a que 32% de votes *pour* le candidat X. En pratique votre vote de rejet reste un vote en faveur du candidat que vous choisissez, et comme il n’y a que des étatistes, c’est un vote pour plus d’Etat, plus de taxes, plus de protectionnisme, etc. Vos motivations peuvent être toutes autres, mais en fin de compte c’est comme ça que votre voix sera comprise et comptabilisée.

      1. Aucune importance. Parce que ce raisonnement s’applique aussi à l’abstention : à aucun moment vous n’entendrez les commentateurs dire « les gens se sont abstenus parce qu’ils voulaient moins d’état, moins de taxes moins de protection(nisme)  » ; dans les sondages d’explication (il y en a) vous ne trouverez aucune question du genre « vous êtes vous abstenu parce qu’il n’y avait aucun candidat libéral ? ». Les commentateurs et les politiciens diront que l’abstention résulte d’une offre politique encore pas assez interventionniste. L’exact contraire, là encore, de ce que vous vouliez.
        De ce point de vue la seule différence entre l’abstention et le vote, c’est qu’en ne votant pas vous vous privez d’une action concrete.
        Parce que l’action compte en elle-même. même si l’interprétation compte aussi, bien sûr , et que des campagnes comme « Bastiat 2012″ sont très utiles pour exprimer que l’abstention doit s’interpréter comme une frustration d’une absence d’offre libérale. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas voter : Il y aura toujours assez d’abstentionnistes pour récupérer leur vote !

        Alors oui, voter, c’est voter pour la peste (ou le choléra) ; je n’ai pas le choix de ne pas être malade, je peux quand même choisir quelle maladie je ne veux pas avoir ; avec une bonne chance de l’avoir quand même, parce que ça va essentiellement dépendre du vote des autres, et c’est pourquoi je préfère qu’un maximum de libéraux votent parce que plus ils seront nombreux à voter et moins la maladie choisie sera grave ; je fais plus confiance aux libéraux pour ce genre de choix. Les libéraux sont peut-être 5% ; ils ne se porteront sans doute pas tous sur un candidat, mais à la fin ils peuvent peser le 1% qui fera la différence, et c’est important.

        La bible dit que Dieu vomit les tièdes. Machiavel dit qu’il faut toujours choisir un camps parce que les timides et les abstentionnistes sont toujours au moins aussi mal traités que l’ennemi vaincu. L’Histoire enseigne ce qui arrive aux peuples qui refusent de se battre quand l’heure est venue.
        Ne bouder pas. Trainez des pieds, grognez (comme moi) que ce combat est pourri et qu’il n’y a que la défaite quoi qu’il arrive, mais défendez-vous quand même : ça ne réduira pas vos force pour le prochain combat, au contraire.

        Et peut-être qu’un jour on aura enfin un remède en rayon, mais il ne faut pas rêver : le libéralisme a toujours été et restera minoritaire, une force d’appoint comme il est partout, une pénible potion pour les politiciens qui ne la boivent que contraints et forcés par la réalité quand ils sont un peu moins irresponsable que la moyenne. C’est le jeu politique et le refuser n’a aucun effet positif sur cette réalité.

        1. « on » vote trop, les libéraux pas assez. Et moins les libéraux voteront, plus (c) »on » comptera.
          Si tu refuses de te défendre dans cette guerre électorale, tu ne gagnera rien et tu n’abattra aucun ennemi, et tu sera opprimé d’autant plus à la fin. Moins les libéraux votent et plus l’étatisme se renforce.
          La défaite est certaine, comme Antigone était certaine de sa fin; le combat n’en demeure pas moins nécessaire ; et en plus, contrairement à Antigone, nous ne risquons rien à participer ; ne serait-ce alors pas bien lâche de refuser le combat ?
          L’ultra-gauche, sur ce point (et c’est bien le seul), est un exemple à suivre : ils peuvent bien faire des micro pourcentage de voix et le savoir d’avance, ils s’engagent à fond quand même ; et on les entends (trop).

        2. « Mais dans une guerre asymétrique, le combattant le plus faible ne doit jamais livrer le combat sur le terrain choisi par l’adversaire. »
          1) l’adversaire s’en branle, il vient te chercher et le terrain qu’il a choisit c’est ta maison ; tu te bas ou pas, mais l’enjeu ça reste ta maison que ça te plaise ou non. Si tu t’abstiens il atteint son but : tu as fui (avant même la bataille) et c’est tout ce qu’il veut ; il va pouvoir piller ta maison. Moins les libéraux voteront et plus les étatistes seront contents.
          2) relis Sun Tzu (et Mao, et les théoriciens de la guerre asymétrique) : il faut au contraire se battre sur tous les fronts, tant que tu n’épuises pas tes forces. Or, voter ne te fait rien perdre, et t’abstenir ne te fais pas faire la moindre économie de forces, au contraire.
          La mise est nulle. La perte potentielle est nulle. Le gain est-il nul ? non. il est nanométrique (une mini-chance de faire changer le résultat dans un sens un micropoil moins défavorable), mais pas nul.
          Le ratio gain sur mise est donc infiniment favorable : il faut voter.

          En plus, Voter, surtout quand il n’y a que des mauvais choix, c’est aussi se forcer à mettre à plat ses propres préférences (qui est le pire ? qui éliminer pour avoir une chance de faire émerger une tête différente plus conforme à nos souhaits ?). Réfléchir est toujours bon, et c’est l’action qui en résulte qui donne leur sens à ces réflexions.
          Voter ne s’oppose pas « combattre autrement. Et d’abord en gagnant les esprits. » Tu peux faire les deux. Pourquoi t’en priver ? pourquoi NOUS en priver (car ton vote de libéral ne peux que nous faire du bien, quoi qu’il arrive) ? Rien ne s’oppose à ce que tu milites pour l’abstention ou pour Bastiat2012 etc. … et que tu ailles voter quand même. C’est cynique, machiavélique, mais rationnel … tant que ta cible se sont les non-libéraux ; parce que l’idéal ce n’est pas que tous les libéraux s’abstiennent et que seuls les étatistes de tous poils votent, c’est l’exact contraire : En fait, l’idéal serait que tous le monde s’abstiennent sauf les libéraux :-)

  9. Bonjour
    très bon article
    j’hésitais entre l’abstention et le vote (par défaut) à droite mais après vous avoir lu, je n’irai pas voter
    en tant qu’ultralibéral et étant très hostile au système démocratique actuelle car bafouant allègrement la liberté contractuelle et la liberté d’expression et ne permettant pas l’émergence d’une gestion saine des finances publiques, je pense que c’est le meilleur choix à faire et je le recommanderai à ma famille et à mes amis

  10. bayrou a les mains propres , c’est une des raisons qui me feront voter pour lui au 1er tour ; au second je vote contre sarkozy , je ne supporte plus ce type , ses magouilles , ses mensonges , sa mauvaise foi ,; il me dégoute profondément lui et sa clique ;

      1. C’est ne pas voter qui fait de vous un complice, comme un spectateur qui refuse de faire un micro-effort pour gêner les malfaiteurs au prétexte que ce micro-effort n’aura pas d’effet tangible.
        Chaque voix libérale compte dans l’urne comme dans la vie en général.

      2. Argument ridicule qui se retourne comme un gant :
        « prétendre que les libéraux NE devraient PAS aller voter est aussi ridiculement indécent que de demander à la jeune fille qui se fait violer de ne pas se débattre et simplement fermer les yeux »

      3. Si il suffisait de ne pas voter et de ne pas croiser les individus louches pour éviter les ennuis dont nous causons … je serai d’accord avec toi. Mais j’ai un scoop : les abstentionnistes n’ont aucune remise d’impôt, aucune exemption des règlements à suivre, etc.
        Moins les libéraux votent (et là tu parles surtout à des libéraux !), plus les étatistes sont contents (même pas besoin de nous retirer le droit de vote ou de bourrer les urnes en leur faveur, ils gagnent direct).

        Spooner a parfaitement raison mais il n’est d’aucun secours ici : personne ne prétends que voter est une libération ! Mais enfin, on ne va pas se priver d’un effet aussi microscopique soit-il sous prétexte qu’il ne permet pas d’atteindre immédiatement l’objectif final. Tu imagines si chaque soldat d’Overlord avait dit « mon coup de fusil n’aura aucun effet sur Hitler, alors ne comptez pas sur moi pourquoi débarquer »?

      4. « les abstentionnistes n’ont aucune remise d’impôt, aucune exemption des règlements à suivre, etc. »

        Ceux qui votent n’auront pas non plus de remise de peine fiscale. Sauf peut-être ceux qui fréquentent assidument les prostituées.

        1. Si justement. Ceux qui vote se donne une chance (certes petite, mais pas nulle) d’influer sur la pression fiscale ; ne pas le faire quand on veut la baisser c’est donner tout le pouvoir à ceux qui veulent l’augmenter.

  11. M. Sarkozy a évoqué les valeurs libérales pour aussitôt cracher dessus, il a fait le lit du socialisme.
    Les positions de M. Bayrou sont plus socialistes encore. Perdre avec lui ? Pourquoi pas alors avec Mélenchon, Le Pen… ?
    Le vote lors duquel les libéraux peuvent agir le plus efficacement, c’est le référendum.