Le délire climatique

Publié Par Aleps, le dans Environnement

Dans un ouvrage collectif dirigé par Patrick J. Michaels et intitulé Climate Coup (Cato Institute, 2011), les auteurs analysent les peurs déclenchées par l’idéologie du réchauffement climatique ainsi que les conséquences sur le plan politique. Édifiant et très inquiétant.

Un article de Bogdan Calinescu pour l’Aleps.

À force de parler du réchauffement climatique, la planète se refroidit. On en subit les effets durant ce mois de juillet. Mais pour les ayatollahs de l’écologiquement correct, il s’agit, là aussi, des conséquences du… réchauffement climatique. C’est justement cette hystérie collective que dénonce Patrick J.Michaels, senior fellow au Cato Institute et aussi enseignant à la George Mason University. À l’école, les enfants sont intoxiqués avec des discours écologistes quotidiens, les politiques profitent de la peur du réchauffement pour imposer de nouveaux impôts et les administrations pour obtenir encore plus de crédits. La législation pour limiter les émissions de CO2 adoptée par l’administration Obama en 2009 en est un exemple. Les décideurs politiques sont devenus les esclaves du changement climatique. Le séminaire que tient Patrick J. Michaëls à l’Université de Virginie s’ouvre avec un exercice révélateur : il demande aux étudiants de donner un exemple de discours politique et au professeur de montrer qu’il est lié à l’idéologie du réchauffement climatique.

Cet essai dont le sous-titre est révélateur – « Le gouvernement et nos vies infestés par le réchauffement climatique » – apporte justement les arguments nécessaires à une meilleure compréhension du phénomène et détruit le mythe selon lequel l’apocalypse écologique guetterait l’humanité. Statistiques et graphiques viennent à l’appui du minutieux travail effectué par les contributeurs. Comme ce graphique réalisé par l’Université East Anglia qui montre une chute des températures entre 1900 et 2000. Le graphique avait été censuré par les médias et des politiques qui ont menacé de couper les crédits à l’Université…

Un chapitre du volume montre comment l’exécutif n’a même plus besoin du législatif afin d’imposer des restrictions de la liberté au nom du changement climatique. Les réglementations abondent dans ce sens et peu d’élus s’y opposent. Portant, c’est bien au moment de l’adoption de la législation sur les émissions de CO2 que la popularité du président Obama est devenue négative. D’autres chapitres s’attaquent aux mythes du réchauffement. Non, le Groenland n’est pas en train de fondre et il n’y a pas plus d’ouragans et de typhons qu’auparavant. Au contraire, leur nombre est en diminution depuis la fin des années 1970. De même, contrairement à ce que disent les médias, il n’y a pas plus de conflits dans le monde et qui seraient provoqués par les changements climatiques.

Indur Goklany prouve, chiffres à l’appui, que le climat n’influence qu’à la marge les problèmes de famine dans le monde. Le nombre d’être humains souffrant de la famine n’a jamais été aussi bas. Là où les problèmes existent encore, les causes proviennent des conflits locaux et des politiques menées par les dictateurs au pouvoir. L’espérance de vie ne cesse d’augmenter et on n’a jamais été en aussi bonne santé. Si le réchauffement climatique empêche le développement mondial, où sont les preuves ? Les données montrent que le nombre de victimes dues aux désastres naturels est en baisse : une baisse de 93 % entre 1920 et 2008. En réalité, qu’est-ce qui est plus dangereux pour l’humanité ? Le prétendu réchauffement climatique ou les politiques censées nous protéger du réchauffement ? L’hystérie provoquée par la mode des biocarburants a déjà provoqué des pénuries agricoles dans certains pays. Faut-il continuer sur cette voie ?


Un article du site de l’aleps, Libres.org, reproduit avec l’aimable autorisation de Jacques Garello.

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  1. Bravo pour cet article très intéressant. Juste 3 petites remarques:

    – Maintenant, on parle plus de « changement climatique » que de réchauffement
    – Il serait encore plus intéressant d’avoir une chronologie unique (si possible) c’est à dire, par exemple, le nombre de victimes « climatiques » depuis 1900 et non 1920. Cela permettrait d’améliorer d’avantage l’argumentation du climato-scepticisme, que je partage absolument.
    – Enfin, maintenant, les médias et scientifiques sont tournés d’avantage sur les biocarburants de 2 voir 3ème génération, qui n’empiètent pas les terres agricoles.

    Cordialement

  2. Il y a eu déjà des réchauffements climatiques dans les périodes interglaciaires du quaternaire, par exemple du holocène. Il n’y avait pourtant ni bagnoles émettrices de cancérigènes nauséabonds qui trouent la couche tout en réchauffant, ni chauffage au fuel, ni usines malfaisantes.

    Les réchauffistes hystériques trouvent encore le moyen d’expliquer que c’était déjà la faute de l’homme qui utilisait le feu (griller son steak de mammouth au barbecue ?).
    Pire : l’homme préhistorique aurait déjà utilisé le boomerang en Australie, faisant disparaitre les « grands kangourous » et participant à l’extinction des espèces.

    L’homme est mauvais. C’est pourquoi ceux qui « savent » doivent l’accabler de sermons, de règlements et de taxes. Il faut rééduquer l’homme. Si on ne fait rien, c’est spontanément un beauf qui ne pense qu’au barbecue, à la bagnole et à la chasse.

    Les réchauffistes se sentent investis d’une mission.

  3. « Le nombre d’être humains souffrant de la famine n’a jamais été aussi bas. Là où les problèmes existent encore, les causes proviennent des conflits locaux et des politiques menées par les dictateurs au pouvoir.  »

    Il faut aller plus loin dans l’analyse. On démontre sans peine que toutes les famines, sans exception depuis 200 ans, ont été provoquée par des choix politiques collectivistes visant à soumettre les populations aux pouvoirs en place.

  4. « On démontre sans peine que toutes les famines, sans exception depuis 200 ans, ont été provoquée par des choix politiques collectivistes visant à soumettre les populations aux pouvoirs en place. »

    Quels choix collectivistes a mené la Somalie (zéro Etat, zéro collectif, 100% tribal) à la famine cette année ?

    Ah, oui, vous allez répondre : l’aide humanitaire, car sans elle la sélection naturelle aurait déjà fait le tri entre les communistes et les autres

    Rigolo, va.

    1. Dans le cas de la somalie c’est effectivement un problème aigu de sécheresse que des sociétés complètement éclatées par des années de conflits sont incapables de gérer.

      Pour autant l’aide humanitaire à un status très complexe et difficile, nous ne somme plus dans la naïveté des années 80. D’une part elle maintient artificiellement des gens dans une région sujette aux catastrophes à répétition, une région qui donc aurait pu/du ce vider naturellement par l’émigration. (depuis 1960 la population à plus que triplé, les mêmes causes ont donc des effets démultipliés)

      D’autre par l’aide détruit le peu de tissu agricole qu’il reste par la concurrence gratuite faites aux paysans.

      « L’enthousiasme » de Bubulle s’explique certainement par le score incroyable du collectivisme : entre « le grand bond en avant » de Mao et les « reformes » de Staline on peut effectivement avancer que la majeure partie des morts de faims du 20eme siècle sont directement imputable au collectivisme.

      1. Pour l’avoir vu dans le dessous des carets, et confrmé par ma femme qui tarvaillait dans le domaien dans un pays ou c’est encore un problème,
        les famines actuelles sont toute dues a des actes volontaires de gouvernements ou de rébéllions controllant un territoire, et qui tentent de mater une population en l’afammant.

        accuser les choix collectivistes est trop réducteur. il y a des endroits ou les totalitarisme colectivistes ou pas arrivent a nourir la population, d’autres non.

        mais aujourd’hui une famine est un acte volontaire.

        la mal nutrition est plus répandue, souvent liée :
        – au dysfonctionnement des marchés (dumping des aides alimentaires, oligopsome des exportateurs, abandon des cultures vivrières pourd es cultures exportatrice mais sans réels gains durable)
        – au dysfonctionnement des infrastructures, typiuqment du au dysfonctionnemen des états (routes, ports, sécurité, corruption)

        on pourrait facilement sauver les famines et la malnutrition :
        en rétablissant les culture vivrières avec des méthodes de culture modernes sans être de pointe, en rétablissant les transport et en neutralisant les facteurs de déstabilisation de smarchées (aides internationales et compagnies intermédiaires).
        mais ca n’est possible que lis les états sont honnêtes et forts. c’est le seule problème en fait, et il semble insoluble.

        ca me fait rire quand on parle des réfugiés climatiques, parce que 5 minutes d’organisation permettent de résoudre les problème causé par 30cm de montée des eaux, mais que les 5 minutes d’organisation on es a pas… alors penser qu’on pourra s’organiser pendant 20 ans pou sauver la planette… je rigole…
        s’organiser pour s’en mettre plein les fouilles, oui, ca goldman sachs, solartech , total, suez, max havelard,les fabricants chinois, ou mon voisin qui installe des panneaux, ils sont prêt…

    2. Pat, ce n’est pas de l’enthousiasme. On peut analyser tous les cas de famine sans exception ; à chaque fois, on trouvera une tentative de collectivisation, qu’elle soit socialiste ou mafieuse. A ce titre, le cas somalien est exemplaire. Le chaos caractérisant ce pays depuis tant d’années trouve son origine dans les deux décennies de la dictature qui a mis fin à la tentative initiale de démocratisation. Ce régime illégitime a dégénéré en une guerre civile factieuse d’une telle complexité (opposant clans, factions, chefs de guerre mafieux, sans parler de l’islam radical plus récemment) qu’aucune solution politique n’a pu s’imposer jusqu’à présent. Alors, bien sûr, la sécheresse en tant que telle n’a rien à voir avec la politique. En revanche, l’incapacité des populations à s’adapter aux aléas naturels est toujours la conséquence, souvent volontaire, parfois involontaire (mais peu importe), de choix politiques collectivistes, même si ceux-ci remontent à plus de 40 ans. Tout ceci semble hors de portée du pauvre Darwin et de sa pensée superficielle, comme semblent le montrer sa réaction infantile.

      1. C’est quand même poussé à l’absurde puisque avec une définition aussi large tout ce qui rate et implique plus d’une personne devient un méfait du collectivisme planificateur.

        1. Les causes qui paraissent lointaines ne doivent pas être négligées, ce d’autant moins qu’aucune correction de leurs conséquences néfastes n’a été mise en oeuvre entre temps. Peu importe le but des divers régimes, socialistes ou mafieux, ce qui compte ce sont les moyens employés qui, systématiquement, retirent aux individus leurs droits fondamentaux.