Un joli clip contre-productif de la LICRA

Publié Par h16, le dans Édito

Un joli clip contre-productif de la LICRA

En France, on a dépassé depuis bien longtemps le début d’un XXème siècle poussiéreux et guindé des ligues de vertus féminines. On a décidé de mettre en place la LICRA. Et tout comme alors où ces ligues étaient follement divertissantes bien que totalement contre-productives, la LICRA nous propose donc, en version moderne, les mêmes modes d’actions au résultat qu’on devine déjà foireux…

Oui, rappelez-vous ces donzelles militantes qui expliquaient clairement que non, l’alcool ne passerait pas par elles…

À les voir, on comprend que seul l’alcool pouvait aider le pauvre hère à s’approcher de si charmantes harpies, ou, alternativement, que seule une bonne dose de stupéfiants ou de psychotropes solides aurait permis à ces aimables péronnelles de rentrer chez elles accompagnées. Malheur d’un siècle encore trop jeune : le GHB n’existait pas à l’époque et ces dames restèrent seules.

Ligues de vertu

On se moque d’autant plus facilement que des années se sont écoulées depuis ces photos sépias et que la distance rend ces luttes du passé délicieusement décalées, surtout dans la façon plus que maladroite de passer le message.

On pourrait croire, dès lors, qu’après des années d’analyses poussées des comportements humains, et après des millions d’heures de rodage sur des milliers de publicités diverses, les communicants soient arrivés à une fine connaissance des ressorts intimes du téléspectateur, et proposent donc des réponses aiguisées aux demandes de leurs pointilleux clients.

Mais apparemment, lorsque la LICRA est allé voir Publicis, ils ont organisé une réunion où des chichons obèses ont tourné à plein régime. L’idée générale était de pondre une vidéo pour bien faire comprendre à l’internaute que le racisme, sur internet, c’est mal.

Oui, de nos jours, en 2011, la LICRA claque donc officiellement l’argent du contribuable obtenu dans des subventions diverses pour faire une coûteuse vidéo expliquant que s’exprimer librement sur internet en y affichant un racisme éhonté, c’est mal.

Soit.

Et voilà ce que ça donne, en images :

Je résume donc : pour la LICRA, à voir le résultat, il est nécessaire d’agir pour que le binoclard ne puisse plus ventiler sa haine stérile sur internet. Il pourra alors rester concentré sur la vraie vie, et ne se débarrassera pas trop vite de la bombe disponible off-the-shelves :

boum-le-nazi

Aaaaah ! Joie et bonheur revitalisant que de faire du sport en allant latter, pour de vrai — IRL comme on dit de nos jours — des gens de couleur ! Fraîcheur de vivre que de suivre les excellents conseils de la LICRA (d’ailleurs pas à leur coup d’essai en la matière) et d’aller péter à l’explosif quelques gueules étrangères et mal intégrées dans un paysage forcément blanc, droit et viril.

Au passage, on notera avec stupéfaction que la LICRA véhicule une image particulièrement discriminante du racisme : pas une seule personne de couleur dans cette vidéo. Pour la LICRA, le racisme véhiculé sur internet, c’est Jules Petibedon qui, au lieu de scotcher des bâtons de dynamite entre eux à sa pause déjeuner, s’en va sur internet pour écrire un commentaire haineux sur François De Souche. Toute autre tendance n’existe pas. Toute autre couleur n’a pas lieu d’être évoquée. Quant au trafic d’armes, plus ou moins lourdes, et d’explosifs, plus ou moins ludiques, c’est l’apanage de bons blancs grorougeophiles et camembérophages. Ce qui se passe, régulièrement, dans les cités françaises (réputées remplies de Norvégiens et de Finlandais déchaînés) est une actualité forcément fausse véhiculée par une propagande sordide sur internet (qu’il faut nettoyer, je vous le rappelle).

Tout ceci rappelle le parfum délicieux des années les plus pastelles de notre histoire, lorsque les ministres de la Culture se succédaient à l’Assemblée pour y narrer l’absolue nécessité d’introduire sur internet de la bonne grosse censure qui bave. D’amusantes petites images avaient été produite, parfaitement raccord avec le mode général de pensée du moment :

Propagande LOPPSI

Une question subsiste donc : est-ce Publicis qui a, à ce point, foiré sa mission, ou est-ce le travail de sape méthodique et l’absence consternante de recul et d’intelligence de la LICRA qui auront permis de produire un clip aussi calamiteux ?
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Sur le web

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  1. Alors, déjà, à la base, la « LICRA » signifie : Lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

    Pour une association dont le but avoué est la lutte contre le racisme, pourquoi distinguer l’antisémitisme ????????????

    Dans ces conditions, tout ce qui sort de la bouche de la LICRA est par avance décrédibilisé…

    1. c’est pour des raisons historiques. La LICRA s’appelait à l’origine LICA et ciblait exclusivement l’antisémitisme. Et LICR c’est pas facile à prononcer (et, pour répondre à certains commentaires, ça ressemble un peu trop à LUCR(e)).

  2. Le but de tout cela est pour l’état de sortir de son rôle en sous traitant la production puis en reprenant a son compte les idées liberticides ( et ici racistes) par des associations qu’il fiances lui même avec l’argent des contribuables!

  3. Et l’appel à la délation à la fin. Comme nous le rappelle Philippe Nemo dans « La Régression Intellectuelle de la France », ces asso autoproclamées antiracistes peuvent récupérer de beaux pactoles en dommages auprès de qui aurait eu une phrase malencontreuse. C’est aussi un business tout ça.

  4. « Pour une association dont le but avoué est la lutte contre le racisme, pourquoi distinguer l’antisémitisme ? »
    Parce que le judaïsme n’est pas une « race » mais une religion.
    Par contre, s’il utilise le terme antisémite, il aurait dire également islamophobie, Anticatholicisme et tout les autres religions…
    Et en cela la LICRA est discriminatoire.

    1. Au fait, on sait si ils sont pour ou contre l’homophobie à la Licra ? Car ce n’est ni une race, ni une religion (enfin je pense pas) et ça n’apparait pas dans leur lutte (racisme & antisémitisme).
      NB: la parité n’est pas respectée pour les acteurs de cette vidéo, on distingue à peine ce qui pourrait être éventuellement une femme mais guère plus.