Ne manquez pas le séminaire d’études libérales les 17 et 18 octobre

Le séminaire d’études libérales francophone se tiendra cette année sur Zoom les 17 et 18 octobre de 9 h 30 à 16 h 30 EDT (15 h 30 – 21 h 30, heure de Paris).

Un événement organisé par le séminaire francophone d’études libérales

Le libéralisme a contribué à façonner nos institutions et notre économie. Pourtant, il est aujourd’hui largement décrié par des détracteurs qui lui reprochent son injustice, son inefficacité, ou encore son immoralité. Ces critiques sont extrêmement répandues dans tout le monde francophone.

Notre objectif, à l’Institut d’études libérales (organisme éducatif canadien fondé en 2006), est de réhabiliter les idées libérales en surpassant les frontières qui séparent les pays francophones.

C’est pourquoi nous nous sommes associés à plus d’une dizaine d’organisations issues de toute la francophonie pour proposer un séminaire d’études libérales sur deux jours en ligne avec des conférenciers canadiens, français, suisses et africains.

Le séminaire d’études libérales francophone se tiendra cette année sur Zoom les 17 et 18 octobre de 9 h 30 à 16 h 30 EDT (15 h 30 – 21 h 30, heure de Paris). Il sera résolument tourné vers l’international : les conférenciers et les participants viendront de toute la francophonie pour réfléchir ensemble aux fondements d’une société libre dans plusieurs de ses dimensions : économique, politique et sociale.

Le séminaire est ouvert à tous et ne nécessite pas une connaissance préalable des sujets abordés. Il s’adresse principalement aux étudiants de Baccalauréat et de Maîtrise.

L’inscription est gratuite ! L’Institut d’études libérales récompense les étudiants sous forme de coupon-cadeau Amazon pour ceux qui assisteraient à 6 des 8 conférences proposées !

 

Le libéralisme est-il compatible avec une démocratie de type direct ? L’exemple de la Suisse.
Olivier Meuwly, docteur en droit et historien (Suisse)

La conférence présentera rapidement l’histoire de la démocratie directe en Suisse comme réponse aux différents conflits qui se sont succédé dans un pays fort hétérogène sur le plan culturel, confessionnel et socio-économique. Elle abordera ensuite les liens entre la démocratie directe, le fédéralisme, le système dit de milice (non-professionnalisation de la politique) et le libéralisme.

 

Est-ce que la pandémie va changer la nature des marchés urbains du travail ? 
Alain Bertaud, urbaniste, chercheur sénior au Marron Institute, New York University

Les marchés urbains du travail sont la raison d’être des villes. Ils déterminent les formes urbaines. En particulier, la nécessité de trajets quotidiens domicile-emploi expliquent les gradients de densité observés dans toutes les villes d’économie de marché et les formes d’utilisation du sol urbain.

Est-ce que la nécessité pour beaucoup d’employés de travailler à partir de son logement à cause de la pandémie va devenir permanente et changer la nature des villes et en particulier les concentrations d’emplois de bureaux et services ? Ou au contraire, est-ce que les lieux de travail et de services vont s’adapter à la post-pandémie sans nécessiter beaucoup de changements d’utilisation de sol ?

 

 

Achat local et protectionnisme : les formes contemporaines du mercantilisme
Benoit Pépin, Professeur d’économie au Cégép Maisonneuve

Dans le livre 4 de la Richesse des Nations, Adam Smith se livre à une critique du mercantilisme. Après avoir défini le mercantilisme, nous verrons que cette idéologie est encore aujourd’hui bien vivante : protectionnisme américain, mouvement en faveur de l’achat local, etc. Qu’aurait pensé Adam Smith de ces nouvelles manifestations du mercantilisme?

 

L’État aide-t-il vraiment à protéger le français au Québec ?
Vincent Geloso, Professeur en science économique à King’s University College (Ontario)

Selon la logique populaire, le français doit être protégé par le biais d’actions vigoureuses de l’État. La logique populaire est incorrecte. Plusieurs éléments de l’histoire économique du Québec indiquent que la protection du français est bien servie quand l’État n’intervient que très peu. De surcroît, la revitalisation du français n’a que très peu à voir avec les actions de l’État. Certains gestes de l’État peuvent aider à protéger le français au Québec. Cependant, ils sont bien plus modestes que ceux qui sont avancés dans la sphère privée.

 

L’impact moral de l’entrepreneuriat
Magatte Wade, femme d’affaires et conférencière (Sénégal)

L’entrepreneuse sénégalaise Magatte Wade explique comment le seul moyen de créer la prospérité en Afrique passe par l’entrepreneuriat et les marchés libres. Elle décrit les lourds obstacles réglementaires au lancement et à la gestion d’une entreprise en Afrique et montre étape par étape comment les entrepreneurs changent des vies en créant des emplois par le mécanisme de la création de valeur.

 

Doit-on renoncer à nos libertés pour sauver la planète ?
Ferghane Azihari, Délégué général de l’Académie Libre des Sciences Humaines (France)

La chute du mur de Berlin a dépeint le capitalisme comme le seul système victorieux. Toutefois, la montée en puissance de la question environnementale apparaît comme un nouveau défi lancé à la modernité et ses corollaires : le rêve d’une croissance illimitée, la foi dans le progrès technique, l’extension du marché sans limites. Ces principes survivront-ils aux défis environnementaux ? Faut-il les sacrifier pour sauver la planète ?

 

Les cryptomonnaies peuvent-elles remplacer les monnaies fiduciaires ?
Steve Ambler, Professeur d’économie, École des sciences de Gestion, Université du Québec à Montréal

Quelles sont les caractéristiques fondamentales d’une monnaie ? Est-ce qu’il y a des exemples historiques de monnaies privées ? Pourquoi est-ce que les monnaies modernes sont des monnaies fiduciaires ? Est-ce que les cryptomonnaies existantes satisfont toutes les caractéristiques fondamentales d’une vraie monnaie ? Serait-il possible que des cryptomonnaies soient fournies par les banques centrales ? Quels sont les éléments manquants pour arriver à une cryptomonnaie qui serait une monnaie viable ?

 

Le libéralisme français : un oxymore ?
Aurélian Craiutu, Professeur de science politique à l’Université d’Indiana Bloomington (États-Unis)

La complexité de la pensée politique française au XIXe siècle a été sans équivalent en Angleterre ou aux États-Unis. D’une certaine façon, les malheurs politiques de la France, sa difficulté à instaurer un bon régime libéral à l’anglaise, font que le problème de la démocratie a été exploré avec beaucoup plus de gravité, de radicalité et moins de complaisance qu’ailleurs. Pourtant, la tradition libérale française est loin d’être monolithique. Le libéralisme français fut un libéralisme en état de siège, qui a du naviguer prudemment entre le Scylla de la Révolution et le Charybde de la Réaction. En m’appuyant sur la pensée politique de Tocqueville et les doctrinaires, je mets en lumière un type original de libéralisme préoccupé de sociologie et d’histoire, dont les idées et les principes peuvent fournir une précieuse contribution aux débats actuels sur le libéralisme, la démocratie, la publicité et le pouvoir.

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