Pas de larmes pour le système monétaire !

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Pas de larmes pour le système monétaire !

Publié le 21 septembre 2019
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Par Bill Bonner.

Ce sont les poutres du toit – 7,5 × 15 cm sur 6 m de long – qui nous ont donné le plus de fil à retordre. Elles étaient lourdes et peu maniables. Mais nous faisions une expérience. Nous savions que nous étions handicapé – simplement, nous ne savions pas à quel point.
L’opération que nous avons subie il y a quelques jours nous a laissé avec une seule main valide : que pouvions-nous faire avec ?

Il s’est avéré que ce n’était pas si handicapant que cela, en fin de compte. Perdre l’usage de notre main gauche est pénible, mais ce n’est pas un empêchement sérieux.

Samedi, nous avons poncé et teint l’escalier, juste avec la main droite. Pas de problème. Puis, dimanche, avec l’aide d’un visiteur du Massachusetts, nous avons pu étayer un abri de jardin.

Mais ce sont là des questions futiles.

Dans ces lignes, nous explorons de vastes sujets… comme l’effondrement du système financier mondial basé sur le dollar… et la dégénérescence de la démocratie aux États-Unis.

En ce qui nous concerne, nous ne verserons de larmes ni pour l’un ni pour l’autre. Tant le dollar que la démocratie sont des fraudes. Et tous deux sont en route vers une crise.

Comment… quand… et pourquoi sont des questions qui vont nous occuper dans les années qui viennent.

Monnaie factice, richesse factice

Vous comprenez maintenant aussi bien que nous la raison pour laquelle le système monétaire est condamné. Le dollar actuel est factice, sans lien ferme avec le monde réel du temps, des ressources et de la production.

La « richesse » qu’il produit est factice elle aussi. Nous l’avons vu la semaine dernière ; au cours des 50 ans qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, la valeur nette des ménages américains atteignait en moyenne 350 % du PIB. Puis, d’un seul coup, elle a grimpé à plus de 500 %.

D’où provenait cet argent supplémentaire – quelque 30 000 milliards de dollars de richesse supplémentaire ?

Pour la multitude, les temps sont durs. Le revenu réel médian des ménages américains dépassait légèrement les 60 000 dollars à la fin des années 1990 ; il est toujours légèrement supérieur à 60000 dollars. Pour l’élite, en revanche, c’est l’abondance toute l’année. Joel Kotkin nous en dit plus :

« Les 1 % d’Américains les plus riches ont capté seulement 4,9 % de la croissance totale des revenus US entre 1945 et 1973, mais depuis, les classes les plus riches du pays ont accaparé le chiffre stupéfiant de 58,7 % de toute la nouvelle richesse créée aux États-Unis, et 41,8 % de la croissance totale des revenus rien qu’entre 2009 et 2015… »

Vous savez déjà ce qu’il se passait réellement : la partie était truquée.

Sur la même période, les banques centrales ont injecté près de 22 000 milliards de dollars de nouvelle monnaie (factice) dans l’économie mondiale.

Cet argent a fait grimper les prix des actions et des obligations, rendant les détenteurs d’actifs bien plus riches – en termes relatifs – que tous les autres.

Dans les faits, les autorités ont aidé et encouragé le plus grand casse de l’Histoire.

Les sept crétins du FOMC

Le système financier est une fraude pas uniquement parce que la devise est factice… mais aussi parce qu’il repose sur l’illusion présomptueuse que sept crétins siégeant au Federal Open Market Committee peuvent contrôler, améliorer et stimuler une économie de 20 000 milliards de dollars… comme s’il s’agissait d’une tondeuse à gazon récalcitrante ayant besoin d’une petite révision.

La fraude de la démocratie, quant à elle, consiste en deux choses : d’abord que certains électeurs ont le droit de dire aux autres quoi faire… et deuxièmement, qu’ils contrôlent le gouvernement.

Concernant la première chose, il n’y a rien à en dire de plus ; il n’y pas de majorité électorale de droit divin… et aucune raison de penser que les concupiscences et les croquemitaines des uns sont plus légitimes que ceux des autres.

Quant à la deuxième, plus un gouvernement est important, moins un citoyen – ou un politicien, d’ailleurs – sait à quoi il s’engage.

Pas un électeur sur 10 000, par exemple, ne comprend en quoi il s’est fait arnaquer par le système de fausse monnaie.

Il est déjà assez illusoire de s’attendre à ce que tous les électeurs comprennent la politique de leur propre ville ; espérer qu’ils maîtriseront les intrigues qui se déroulent en Syrie ou dans l’Hindou Kouch est une imbécillité délibérée.

En l’absence de vraie information ou de vraie connaissance, l’électeur se tourne, par défaut, vers des slogans de campagne, des mensonges et des promesses vides… et laisse la vraie prise de décision aux mains des élites du marigot.

Bien entendu, les initiés prennent soin d’abord de leurs propres intérêts. Leur but principal consiste à faire en sorte que le pouvoir et l’argent continuent de couler dans leur direction – c’est pourquoi toute réforme des budgets fédéraux ou du système de fausse monnaie est impossible…

… Et c’est aussi pourquoi les déficits, la dette et la finance de fausse monnaie empireront jusqu’à finalement exploser en 1000 morceaux.

Pour plus d’informations, c’est ici.

Voir les commentaires (7)

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Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • Ceux qui contrôlent le système monétaire ont LE pouvoir.
    Mayer Amschel Rothschild l’avait dit il y a bien longtemps.
    La démocratie est fragile face à ces détenteurs de pouvoir: il suffit de corrompre les dirigeants ou les candidats aux élections, de les asservir par la dette et d’acheter les médias…

    • Sachant que LE pouvoir monétaire tient avec des flingues, on peut penser que ceux qui ont le pouvoir de la violence tiennent LE pouvoir. Mayer Amschel Rothschield n’est pas la bible non plus.

  • Après l’alarmisme voici le complotisme de Bill Borner. Un combat qui devient suspect.
    Le monde des humains est naturellement imparfait, et c’est assez logique de penser que certains peuvent profiter (voire encourager) de ces dysfonctionnements. C’est circonstanciel. Parfois c’est pire parfois c’est moins pire. On est peut-être dans le pire, néanmoins jamais par le passé un système n’a explosé en 1000 morceaux. Nous assisterons à un changement dans la continuité, après quelques ajustements.

    • Dénoncer une collusion d’intérêts orientée vers un but – fût-il utopique – est-ce du complotisme?
      Tout dépend des informations que l’on a.
      Lisez (par exemple) les ouvrages d’Anthony Sutton sur le rôle de Wall Street dans le bolchevisme et l’ascension d’Hitler. Sans céder aux oukases qui le désignent comme un auteur conspirationniste. Jugez sur pièces.

      • Le complotisme c’est donner un rôle déterminant à un événement ou une situation, ce qui est très délicat à définir en réalité. Jouer un rôle oui mais quelle implication pratique et réelle ?

    • Schtroumpf Libéral
      21 septembre 2019 at 13 h 05 min

      C’est marrant comme l’auteur parle comme un anarchiste de gauche.

  • Les commentaires sont fermés.

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