Pourquoi le système du chèque-éducation profiterait-il avant tout aux pauvres ?

Comment redonner aux familles la liberté de choisir l’école de leurs enfants ? Corentin de Salle revient ici sur une contribution importante de Milton Friedman : l’idée du chèque éducation.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pourquoi le système du chèque-éducation profiterait-il avant tout aux pauvres ?

Publié le 1 septembre 2019
- A +

Par Corentin de Salle.

La nationalisation va souvent de pair avec un système de « bassins scolaires » ou de « carte scolaire », c’est-à-dire l’obligation pour les parents d’inscrire leur enfant dans une école située dans une zone délimitée qui est fonction de leur domicile. Or, le système des bassins scolaires pénalise surtout les enfants de familles pauvres. Comment redonner le choix aux familles ? Corentin de Salle revient ici sur une contribution importante de Milton Friedman : l’idée du chèque éducation.

Voir les commentaires (8)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (8)
  • C’est Daunou qui eut le premier l’idée du chèque éducation. Il s’inscrivait comme une évidence dans le paradigme de l’idéal-type d’une instruction publique autonome pluraliste, fondée sur les principes de la philosophie libérale, que Condorcet avait définie dans ses Cinq Mémoires. Les Américains furent les premiers à le mettre en oeuvre, deux siècles plus tard.

  • Moi qui croyais que c »était Charlemagne.?!!!!!

  • Personnellement je suis contre le cheque éducation, on reste dans la logique de l’état providence.

    • On ne peut pas se payer le luxe de refaire le débat centenaire sur l’instruction publique (et pas l’éducation qui relève de la famille). La démocratie ne peut fonctionner avec des électeurs stupides. C’est d’ailleurs ce qu’on observe cruellement avec le mythe du RCA et la fameuse Greta qui, comme par hasard, refuse l’école. A un moment donné, un minimum incompressible d’instruction est nécessaire et ne peut donc relever d’un choix. Il n’y a pas le choix.

      Comme souvent, le bon débat consiste à savoir comment réintroduire le plus de concurrence possible dans le système pour limiter l’intervention étatique. Le chèque éducation, la mise en concurrence des établissements, l’évaluation/sanction des enseignants et des programmes, sont de bonnes bases.

      L’Etat providence est une pathologie de l’Etat, une tumeur cancéreuse qui grossit jusqu’à la destruction du corps entier.

      • Quand on regarde l’historique de l’évolution de l’alphabétisation des petits français(es) on note que celle-ci était faite avant la loi J Ferry qui instaura l’enseignement obligatoire et gratuite.
        En fait c’est la loi Guizot (1833) qui organisa l’enseignement suivant deux axes; la liberté de l’enseignement primaire et l’organisation d’un enseignement primaire public. Mais sans obligation ni gratuité. Les parents s’occupent de leurs enfants et les envoient spontanément dans les écoles.
        La loi Guizot n’est pas dans une logique d’état-providence, mais juste dans son rôle d’organisation des structures éducatives (pour les garçons). L’enseignement était payant (sauf pour les indigents).

        • Merci pour ces rappels. On se souviendra également que le débat sur l’instruction a commencé dès les premiers temps de la Révolution, avec déjà les problématiques d’obligation et de financement, dans un environnement où l’instruction était souvent assurée par des religieux instruits. L’obligation servait d’excuse malhonnête pour les éliminer du paysage.

          Disons que si on doit réformer à l’économie, sans tout chambouler, le principe du chèque éducation est excellent car il introduit la dose de concurrence nécessaire.

          D’accord avec vous sur l’immense majorité des parents qui souhaitent le meilleur pour leurs enfants. L’obligation ne concerne finalement qu’une infime minorité. On peut en débattre mais ce n’est pas le plus urgent. L’urgence, c’est le niveau général devenu dramatiquement faible, sans oublier le lavage de cerveau à base d’idéologies farfelues (cf Greta encore une fois).

  • Le chèque education , c’est comme le chèque restaurant..et comme toujours ce sont les autres qui paient. Remarquez qu’on paie les etudes mirifiques des enarques et en plus les beuveries au champagne sont comprises ainsi que la pince de homard….tout ca n’a aucun sens comme si ce chèque alibi servait a quelque-chose ,public-prive meme combat ,memes programmes..la reusite dans le prive est seulement liée aux parents ayant choisi de s’occuper de leur gosse et sans doute que ce cheque rend l’operation moins beneficiaire pour l’enfant..bah sans effort …..

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Daniel Pigeon-Angelini.

Depuis 40 ans, les politiques publiques de l’emploi tentent en vain de lutter contre le chômage en essayant d’agir sur le nombre d’emplois. C’est oublier que le vrai drame du chômage c’est sa durée. Un demandeur d’emploi le reste en moyenne 390 jours ! Chaque semaine gagnée sur cette moyenne est une victoire contre la précarité… et un gain de plus d’un milliard d’euros pour la collectivité. Et si le (ou la) futur président libérait l’accompagnement des chômeurs ?

« Contre le chômage, on a tout essayé ... Poursuivre la lecture

plan de relance france
0
Sauvegarder cet article

Par h16.

Aujourd'hui, soyons fous. N'ayons peur de rien, soufflons bien fort dans le appeau à trolls et imaginons que nous ayons toute latitude pour tenter de résorber la crise actuelle, ou, au moins, d'en atténuer au maximum les effets. Quelles pourraient être les mesures les plus efficaces pour relancer l'activité économique du pays et y créer des emplois ?

On pourrait pour commencer imprimer plusieurs centaines de milliards de billets de 100 euros et les distribuer aux pauvres, directement. Cela n'enrichirait pas tellement le... Poursuivre la lecture

Par Jérémie Bongiovanni.

Historiquement, l’État s’est peu à peu substitué aux communautés et à l’Église pour proposer l’éducation scolaire. Aujourd’hui, celle-ci est principalement organisée par les administrations publiques.

Les critiques à l’encontre du système éducatif actuel se concentrent sur des questions pédagogiques et le niveau général des élèves alors que la question de l’organisation du système en soi, de son financement et du rôle que l’État doit jouer dans la transmission des savoirs n’est pas abordée. Quid d’un cha... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles