Avant que l’Ombre… de Marie Javet

Roman : qui est cette Ombre et pourquoi en veut-elle aux habitants de la maison ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Avant que l’Ombre… de Marie Javet

Publié le 22 septembre 2018
- A +

Par Francis Richard.

Avant que l’Ombre… n’en sorte, il faudra quelque six mois. Et quelques heures de lecture… Encore que. Marie Javet donne en effet au lecteur un avantage sur les protagonistes puisqu’il connaît son existence avant que les protagonistes n’en prennent conscience.

Les six mois d’aujourd’hui – à cheval sur 2014 et 2015 – ne peuvent en effet se comprendre sans retours dans le passé… S’il n’y a pas unité de temps, il y a unité de lieu puisque l’histoire se déroule dans une maison des hauts de Lausanne avec parc et vue sur lac.

Cette demeure est dotée de deux tourelles arrogantes, l’une à l’avant et l’autre à l’arrière du bâtiment, qui lui donnent un air de vieille demoiselle à la fois guindée et fantasque. Elle a appartenu à une femme, Anthea Mermoz, qui, en 1968, s’y est immolée par le feu…

L’Ombre veille

Camille est veuve, avec une enfant, Lucie, désormais sans logis. Son mari, mort dans un accident, n’a laissé derrière lui que des dettes. Elle a heureusement trouvé un emploi de secrétaire, mais n’a pas beaucoup de moyens pour se loger et songe à une colocation.

L’Ombre veille et fait en sorte que Camille choisisse de louer une chambre dans cette maison singulière qui sert de cadre à l’intrigue. Ainsi, pour l’Ombre, se retrouveront au même endroit tous les personnages sur lesquels elle a décidé d’exercer sa vengeance.

Le présent s’explique par le passé, comme toujours. À la fin des années 1970 et au début des années 1980, la maison, dont ont hérité les deux fils d’Anthea, qui ne s’entendent pas, est occupée, en attendant, par une colocation d’artistes qui eux apparemment s’entendent.

À l’insu des colocataires

Quand Camille vient habiter la maison, certains des colocataires originels en sont partis et c’est, vraisemblablement parmi eux, bien que rien ne soit jamais sûr, que se trouve l’Ombre, se déplaçant à l’insu des colocataires qui y sont restés et qui font bon accueil à Camille.

Peu à peu, au fil du roman, le lecteur apprend à connaître les premiers colocataires et découvrent leurs secrets. Mais, même s’il en sait plus que les protagonistes, il lui faut tout de même attendre la fin pour apprendre quels liens les unissent et les désunissent…

Une fois que l’Ombre est identifiée, l’atmosphère devient plus lourde encore pour les rescapés de la colocation. Car l’Ombre, toujours tapie, garde jusqu’au bout sa capacité de nuisance. Jusqu’au bout ? Marie Javet, qui tire les ficelles du récit, lui réserve une surprise…

Marie Javet, Avant que l’Ombre…, Plaisir de Lire, 340 pages.

Sur le web

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
1
Sauvegarder cet article

Imaginez. Victime d’un accident de bus, vous vous réveillez dans un monde où l’idéologie woke, c’est-à-dire progressiste et socialiste, a totalement triomphé.

C’est ce qui arrive à Michelangelo, le héros du premier roman de Michel Kelly-Gagnon, Base Type Null. Pour les amis de la liberté et les défenseurs des droits individuels, le nom de Michel Kelly-Gagnon n’est pas inconnu : avocat de formation, ancien chef du Conseil du Patronat du Québec, il est le dynamique président de l’Institut économique de Montréal, le plus important think t... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

J'ai découvert ce jeune homme fascinant et extraordinaire qu'est Mahmud Nasimi en le voyant dans l'émission La Grande Librairie de François Busnel, lui-même fasciné à juste titre (de même que les autres invités sur le plateau) par l'itinéraire et la personnalité hors normes de cet auteur. Aussitôt j'ai eu envie d'acheter son livre.

Un homme qui ne parlait pas un mot de français en 2017

Il faut bien imaginer (et on a peine à le croire en le lisant et en l'entendant) qu'après avoir été contraint de fuir son pays du jour au lendemain en 2... Poursuivre la lecture

guerre civile
0
Sauvegarder cet article

Par Frédéric Mas.

Le décor planté, c’est celui de la France d’aujourd’hui, dans toute sa décrépitude. Dans certains quartiers qui jouxtent la capitale, les tensions entre la police et les caïds sont plus que palpables. Les signes d’avant-guerre civile brouillent les cartes, le climat se dégrade et le cœur de Paris n’est pas épargné.

Pour Fred Baumont, journaliste à La Ligne, les problèmes commencent quand disparaît sa collègue dans un de ces quartiers pourris où il ne fait pas bon se promener en jupe quand on est une femme. Scar... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles