Les libéraux en vacances : c’est comment, ailleurs ?

Quand un libéral part en vacances, il pose ses yeux de libéral sur la réalité du pays qu’il visite et les différences avec la France. Voici quelques instantanés récoltés par la rédaction…

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Plane view-4 by Curtis Brown(CC BY-NC-ND 2.0)

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Les libéraux en vacances : c’est comment, ailleurs ?

Publié le 19 août 2018
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Par la rédaction de Contrepoints.

Quand les libéraux voyagent, que remarquent-ils de si différent par rapport à la France ? Leur regard nous permet de nous rendre compte que ici ou là, des espaces de liberté existent encore, alors que nous avons parfois tendance à les oublier.

Vacances en Europe

Frédéric était en Norvège et a constaté l’emprise de l’État sur la distribution de l’alcool :

« Les joies du monopole d’État sur les alcools en Norvège : la bouteille de Champagne bas de gamme à 999 NOK (soit environ 100 €). Vaut mieux boire de l’eau (ou de l’aquavit, mais faut aimer…).

Plus généralement, j’ai été frappé par l’absence de mise en avant de quoi que ce soit : j’y ai ressenti un genre de nivellement global vers un intermédiaire indéterminé presque gênant, où aucune tête ne dépasse. Par exemple, le fait d’être primé, de réussir quelque chose ne semble pas du tout être revendiqué (et revendicable). »

Oslo Bar by Martyn Smith(CC BY 2.0)

William, lui, est entre les Ardennes et la Belgique. Son impression :

« J’ai été très frappé par le contraste qui existe entre les villes frontalières, pourtant distantes que de quelques kilomètres. Par exemple, Givet dans les Ardennes semble pauvre, presque misérable alors que Dinant en Belgique est riche, il y a un casino, de grosses maisons. »

« En Allemagne on peut faire des barbecues dans les parcs et ça reste propre et ça n’embête personne. Vive les barbecues portables ! » nous écrit Bertrand. Témoignage corroboré par un visiteur des Pays-Bas et un autre au Portugal.

Smoky Joes by Andreas(CC BY-NC-ND 2.0)

D’ailleurs nous indique Thomas :

« Au Portugal, on peut acheter des cigarettes n’importe où : bars, supérettes, kiosques, grandes surfaces, les papèteries, les stations services… mais plus encore, il y a aussi la dépénalisation de la possession et consommation de toutes les drogues. La possession pour usage personnel et la consommation de toutes les drogues, du cannabis à l’héroïne en passant par la MD et la coke est légale. En pratique, ça veut dire que tu peux posséder quelques grammes de chaque et fumer de l’herbe légalement dans la rue. La vente reste illégale. » 

Du côté de l’Europe de l’est, Marc nous fait part d’une découverte :

« J’ai été heureux de m’apercevoir qu’en Bulgarie, le bâtiment du ministère de l’Économie était environ 5 fois plus petit que celui du ministère de l’Intérieur. Autre truc fun : l’idéologie anti-voiture n’a visiblement pas encore frappé là bas, rouler en ville semble très facile, et souvent, en tant que piéton, pour traverser, on passe par des passages sous-terrains, connexes au métro, et avec des petites boutiques. C’est vraiment sympa, et plus pratique pour tout le monde. »

Dans la même veine, Stéphane, un touriste libéral en Bulgarie nous envoie sa carte postale :

« Je suis à Sofia. Le cash est roi, les paquets de cigarettes coûtent 3 €, une pinte dans un bar varie entre 0,5 € et 2,5 € dans les lieux les plus chers, il y a beaucoup de parcs et autres espaces verts, ce qui en fait une ville très agréable.

Et rares sont les Français… »

Encore un peu plus à l’est

Adrien est parti au Japon.

« Au Japon, tout n’est pas parfait, mais la propreté et le service sont vraiment différents entre les deux pays, et ce n’est pas à notre avantage.

À chaque fois que j’en reviens, j’ai une période où je dois me réhabituer à la saleté et la désorganisation en France. C’est dingue comme on voit à quel point l’Île-de-France parait/est sale après ces voyages.

Pour le service en général, je me suis toujours dit que c’était dû au fait que beaucoup d’emplois qui n’existeraient pas en France, faute de salaire minimum trop élevé, sont de fait la norme au Japon, ce qui doit bien aider. »

En parlant d’Asie, justement, Christophe discutait avec une immigrée de Hong-Kong ce week-end.

« Quand je lui ai dit que je venais de Paris, sa première remarque a été sur l’odeur. C’est une chose de vouloir faire de la France un pays-musée, mais il faudrait que ce soit propre tant qu’à faire. »

Martin est parti en Australie et s’est amusé dès l’arrivée :

« Je viens d’arriver en Australie, jamais vu un douanier si heureux d’accueillir du monde. J’en parlerai plus en détails plus tard, il est 3h du matin là. »

Difficile de rentrer ?

Fin des vacances sur une note pessimiste ? Voici la carte de Jacques, un peu amer lorsqu’il s’agit de rentrer :

« À chaque retour en France il faut remettre les boucliers, redevenir méfiant, et augmenter le niveau de stress pour se protéger.

Au bout d’un moment on se réhabitue, mais je crois que c’est comme un bruit de fond qu’on n’entend plus avec le temps : ça fatigue et ça stresse sans qu’on s’en rende compte. »

Street Parisby faungg’s photos(CC BY-ND 2.0)
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  • en conclusion, pour vivre heureux, restons en France

    • Le commentaire en parfaite adéquation avec le pseudo = gold.

    • C’est pas tout à fait faux;
      tel le peuple vivant dans un casier de consigne dans ‘men in black’, ceux qui ne quittent jamais le pays peuvent effectivement, avec l’aide de nos stars de la télé, penser qu’ils vivent dans le pays du lait et du miel…

  • Le retour en France commence toujours mal, vu qu’en général ça passe par un aéroport et que ceux-ci ne sont clairement pas au niveau (non plus) pour un pays qui se veut touristique. En tout cas pour ce qui est des aéroports parisiens. Lors d’un retour de Chine, alors que 2 vols internationaux venaient d’atterrir et que les 2 douaniers disponibles étaient manifestement insuffisants j’ai même entendu une personne, censée orienter les arrivants au mieux, dire que ce blocage était intentionnel : il semble que pour la direction, dans la mesure où les bagages ne sauraient être livrés rapidement, autant que les gens attendent dans la queue de la douane.
    Sans commentaire…

    • Pour moi le vrai choc est la montée dans le RER B (ou l’arrivée sur le quai). Puis la traversée des cités, les pickpockets et les frotteurs. Là je pense qu’il y a beaucoup de touristes qui se demandent s’il ne se sont pas trompés. Heureusement il y a des taxis en grand nombre, courtois et à tarif raisonnable…

      • Oui, l’aéroport n’est pas si terrible comparé au RER B: pas de clim quand il fait chaud (oui, car la clim à 20°C ça ne sert à rien…), retards, saleté… et je ne jette même pas la pierre aux conducteurs, qui font ce qu’ils peuvent. C’est juste la conséquence d’une gestion politique d’un monopole public.

      • ça fait belle lurette que j’évite le RER… avec 3 enfants en bas âge ce n’est juste pas raisonnable, encore moins quand on est chargé ou quand on rentre de chez leurs grands parents, en Chine…

  • Les français ne se rendent pas compte à quel point ils sont, non pas méprisés, mais peu respectés car ils ne sont pas respectueux. On continue de visiter notre pays, en y restant le moins possible et en y dépensant le moins possible car les serveurs, douaniers, services se comportent avec rudesse avec les touristes. Et le jour où les touristes du monde se contenteront de regarder des photos de la Tour Eiffel, 1/5ème du revenu national disparaîtra ?
    Je n’ai jamais entendu un étranger dire qu’il aimait les français. Les provinciaux sont cependant plus aimables, apparemment ?

  • Le libéralisme ailleurs…
    Pour ceux qui ont fait un séjour dans le Valais Suisse, le libéralisme se situe sur le plancher des vaches, au niveau des pâquerettes mais, avec une efficacité incontestable puisque: très peu de pauvres, très peu de chômeurs et un niveau de vie moyen qui fait des envieux dans toute l’Europe…
    Mais, de retour dans ce bau pays de France, on constate que le libéralisme est toujours en gestation, les libéraux français, jeunes et moins jeunes, ne savent pas, eux même, ce qu’il convient de faire pour réussir dans une future économie libérale…. peut être essayer d’intégrer l’ENA…

  • Même l’URSS, assise sur de ressources naturelles gigantesques et vivant en presque autarcie, a implosé.
    La France finit de vendre les actifs publics productifs, et continue de laisser sa noblesse d’état abuser des monopoles publics, de droit public ou privé, et de réglementer la vie de ses citoyens.
    ENA=Politburo
    SciencePo=PCUS (parti communiste de l’Union Soviétique)
    Cherchez l’erreur !

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