Adieu neutralité du Net, bonjour concurrence !

Mettre fin à la neutralité du Net est la meilleure initiative de déréglementation qu’a prise le gouvernement Trump.

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Adieu neutralité du Net, bonjour concurrence !

Publié le 6 décembre 2017
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Par Jeffrey Tucker.
Un article de la Foundation for economic education

Enfin, ça y est, avec la fin de la « neutralité du Net », l’industrie des fournisseurs d’accès à Internet pourrait bientôt s’ouvrir à la concurrence. Vous pourriez enfin être en mesure de choisir, selon votre utilisation du service, parmi une gamme de forfaits, certains minimalistes, d’autres tout compris.

Vous pourriez aussi choisir un abonnement qui ne vous fait payer que ce que vous consommez au lieu de vous faire partager les frais avec tout le monde.

L’Internet socialiste est mort, vive les forces du marché !

En permettant enfin de baser les tarifs sur le marché, nous pourrions y voir de nouveaux entrants car, pour la première fois, il existerait un intérêt économique à innover.

L’accroissement de la concurrence conduira à terme à plus d’innovation et à des prix plus bas. Les consommateurs se retrouveront aux commandes au lieu de ramper et de supplier pour obtenir un service, et de payer ce que le fournisseur exige.

Ajit Pai, président de la FCC (Commission fédérale des communications en charge de la régulation des télécommunications), a raison sur toute la ligne.

Avec ma proposition, Internet cessera d’être micro-géré par L’État fédéral. En lieu et place, la FCC exigera seulement que les fournisseurs d’accès à Internet fassent preuve de transparence sur leurs offres afin que les consommateurs puissent acheter le service qui leur convient le mieux.

Un ministère de la Communication

Les anciennes règles imposées par le gouvernement Obama avaient verrouillé le secteur via une réglementation qui n’allait que dans l’intérêt des fournisseurs en place et de celui des principaux diffuseurs de contenu.

Ces derniers avaient qualifié de triomphe de la « liberté d’expression et des principes démocratiques  » ce qui n’était en réalité qu’une prise de pouvoir. Cela a créé un cartel, à l’instar de la façon dont fonctionne le système bancaire dans le cadre de la Réserve fédérale.

La neutralité du Net a été soutenue par tous les grands noms de la diffusion de contenu, de Google à Yahoo, en passant par Netflix et Amazon. Elle a reçu, du bout des lèvres, l’appui des principaux fournisseurs d’accès américains, Comcast et Verizon. Les deux entreprises ont , en effet, soutenu ce principe, de façon répétée et constante, tout en s’opposant au seul Titre II qui en fait un service public, soit un cas classique de « vouloir le beurre et l’argent du beurre ».

L’opposition, en revanche, était composée de petits acteurs du secteur, de fournisseurs de matériel tels que Cisco, de groupes de réflexion sur le marché libre et de professeurs sans intérêt économique dans le secteur, ainsi que d’un petit groupe d’écrivains et d’experts qui en connaissent un rayon sur la liberté et l’économie de marché.

La majorité de l’opinion aurait dû s’élever en faveur de l’opposition, mais les gens ignoraient en grande partie ce qui était réellement en jeu avec la neutralité du Net. Les consommateurs imaginaient qu’ils obtiendraient avec elle un accès sans censure et à bas prix. Ce n’est pas ce qui s’est passé.

Le véritable enjeu autour de la promulgation de la neutralité du Net se résume à ceci : les dirigeants historiques de la technologie la plus passionnante au monde ont décidé de figer les conditions actuelles du marché afin de se protéger des petits nouveaux prometteurs arrivant sur un marché en évolution rapide.

L’imposition d’une règle interdisant de restreindre le contenu ou d’allouer la bande passante selon le prix payé ne protège que contre les innovations qui auraient perturbé le statu quo.

Géants industriels

Ce qui nous a été vendu comme de l’équité économique et comme un merveilleux bienfait pour les consommateurs est en réalité une aubaine pour les géants industriels cherchant un accès illimité à votre portefeuille et la fin des menaces que fait peser la concurrence sur leur hégémonie.

Observons la position des grands fournisseurs de contenu. Ici, nous voyons les intérêts manifestes de chacun à l’œuvre. Netflix, Amazon et les autres ne veulent pas que les FAI les chargent, eux ou leurs consommateurs, pour que leurs contenus soient diffusés à haut débit.

Ils préféreraient que les fournisseurs d’accès absorbent eux-mêmes ces coûts plus élevés. Il est très clair qu’il est dans leur intérêt d’amener L’État à rendre illégale la discrimination par les prix, empêchant toute atteinte à leur modèle économique.

Par comparaison, imaginons qu’un détaillant de meubles soit en mesure de faire payer tous ses frais d’expédition au transporteur. En vertu d’un décret gouvernemental, les transporteurs ne seraient pas autorisés à facturer différemment le transport d’une chaise ou d’assez de meubles pour remplir une maison. Est-ce que les vendeurs de meubles seraient en faveur d’une telle mesure ? Certainement.

Ils pourraient même appeler cela la « neutralité du mobilier » et la faire passer auprès du public comme un moyen d’empêcher l’industrie des transporteurs de prendre le contrôle des meubles.

Mais il reste à découvrir pourquoi les FAI (les transporteurs dans notre analogie) demeurent silencieux ou en faveur, sans en faire trop, de la neutralité du Net. C’est là que ça se complique. Après de nombreuses années d’expérimentation dans le secteur des services Internet – nous sommes ainsi passés de l’accès par ligne commutée à la ligne fixe aux connections T1 puis à la 4G et 5G – les grands gagnants ont été (pour le moment) les entreprises du câble. Les consommateurs donnent en effet plus d’importance à la vitesse et au débit qu’à d’autres critères.

Mais qu’en sera-t-il demain ? Quels types de services vont remplacer le câble, qui est dans son ensemble un monopole né des privilèges spéciaux accordés par les États et les collectivités ?

Il est difficile de le savoir avec certitude, mais de passionnantes pistes de réflexion se tracent. Les coûts sont en train de diminuer et ce pour tous les types de systèmes basés sur le sans fil et même pour les systèmes distribués.

Augmentation des coûts

Si vous êtes un acteur dominant – une entreprise historique sur le marché comme Comcast ou Verizon – il n’y a que deux types de menaces pour votre modèle économique desquels il faut vous prémunir : vous devez conserver votre base de clients et vous devez vous protéger de nouveaux rivaux cherchant à la débaucher.

En tant qu’entreprise bien établie, une règle comme la neutralité du Net peut augmenter vos coûts mais il y a une merveilleuse contrepartie à cela : vos futurs concurrents potentiels font face aux mêmes coûts et vous êtes en bien meilleure position que ceux ne vous arrivant pas à la cheville pour les absorber.

Cela implique que vous pouvez décider de freiner le progrès, de geler vos investissements dans la fibre optique, et, dans l’ensemble, de vous reposer un peu plus sur vos lauriers.

Mais comment pouvez-vous vendre à tous un projet aussi ignoble ? Il suffit de créer de bonnes relations avec les législateurs. Vous soutenez l’idée dans sa généralité, mais avec quelques réserves, tout en faisant modifier la législation en votre faveur.

Vous savez pertinemment que cela augmentera les coûts pour vos nouveaux concurrents. Quand la loi est adoptée, vous pouvez saluer ce vote en faveur d’un « Internet ouvert » qui « préservera le droit de communiquer librement en ligne ».

La neutralité était trompeuse

Lorsqu’on regarde de près quels sont les effets réels, cette version est contredite par les faits. La neutralité du Net a réduit la concurrence principalement en confiant à L’État et aux entreprises qui l’appuient la responsabilité de décider qui peut et qui ne peut pas venir jouer sur le marché.

Cette neutralité a érigé des barrières à l’entrée pour les entreprises qui démarrent, tout en subventionnant massivement les fournisseurs de contenu les plus importants et les plus privilégiés.

Quels sont les coûts pour les quidams comme nous ? La neutralité du Net implique qu’aucune réduction de prix n’est possible pour accéder à Internet. Au contraire, vos factures ont augmenté et il y a peu de concurrence sur le marché. L’entrave de la concurrence, du fait de l’imposition de la neutralité du Net, a aussi causé un ralentissement du développement technologique.

Pour le dire autrement, l’intervention étatique a provoqué ses effets habituels : la plupart des coûts sont invisibles et les bénéfices sont concentrés entre les mains de la classe dirigeante.

Il y avait une autre menace : Internet avait été requalifié en tant que service public par la FCC, ce qui équivalait à signer un chèque en blanc pour un contrôle systématique de L’État. Pensez au marché médical, qui appartient maintenant entièrement à un cartel non concurrentiel d’initiés. C’est ce qui aurait pu advenir au Net sous la règle de la neutralité.

Bon débarras. Il n’y aura plus de contrôle étatique du secteur, plus de fixation des prix et les acteurs dominants ne pourront plus utiliser L’État pour protéger leur monopole.

À court terme, ce changement de règles apporté par la FCC ne fera pas immédiatement émerger un marché libre pour l’accès à Internet, mais c’est un premier pas. Si nous laissons cette expérience de libéralisation se poursuivre pendant quelques années, nous verrons de très nombreux nouveaux acteurs sur ce secteur. Comme pour tout bien ou service fourni par les forces du marché, les consommateurs bénéficieront d’innovations et de tarifs en baisse.

Mettre fin à la neutralité du Net est la meilleure initiative de déréglementation qu’a prise le gouvernement Trump. Au même moment, le ministère de la Justice tentait, de façon contradictoire et absurde d’un point de vue économique, de mettre fin à la fusion entre Time Warner (groupe de médias) et d’AT&T (opérateur télécoms) – ce qui ne serait peut-être qu’une tentative étatique pour punir CNN et donc un abus de pouvoir présidentiel – mais ceci est une autre histoire pour une autre fois.

En attendant, nous devrions profiter de la déréglementation là où nous pouvons l’obtenir.

Traduction Contrepoints

Sur le web

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  • Si Internet était une route, la fin de la neutralité du net signifie que si vous avez suffisamment de pognon pour vous payer une grosse berline et l’essence pour mettre dedans, vous pouvez y rouler à 150 km/h, quand votre plouc de voisin, propriétaire d’une voiture de plouc, qui heureusement consomme peu, sera limité à 80 km/h.
    Heureusement qu’en Europe, on est moins c.. que dans l’Amérique de Trump.

    • Joli commentaire qui montre que a/ les analogies foireuses aboutissent à des conclusions foireuses et b/ que le lecteur moyen ne lit pas toujours l’article avant de le commenter.

      • J’ai lu l’article, et comme trop souvent ici, l’idéologie libérale est servie par une bouillie d’arguments sans queue ni tête. J’attendais autre chose d’un site comme Contrepoints, dont je m’aperçois, le temps aidant, qu’il se limite à perpétuer, article après article, ad nauseam, les mêmes obsessions, et à jouer, d’une certaine manière, le rôle du lobbyiste de certains intérêts financiers.
        Donc, rassurez-vous, vu la faiblesse du niveau intellectuel et argumentaire de la plupart des articles qui sont publiés ici, je ne vais pas faire long feu.

        • Sans blague ? Fini ? Vraiment ? Deux bonnes nouvelles aujourd’hui, plus de neutralité du net aux States et JRdC qui se barre de ce site.
          Merci Saint-Nicolas.

          • Ne vous réjouissez pas trop vite. Ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais vous laisser entre consanguins…

            • Dans un monde libéral, j’aurais dit « faites-vous bien le mal que vous voulez… ». Mais ici, je paye pour votre assurance maladie que je n’utilise pas donc évitez de trop vous déprimer sur ce site.
              Bon si c’est pas pour la Saint-Nicolas, ce sera peut être pour Noël …

              • C’est la question de la boucle de rétroaction. Je comprends que la boucle de rétroaction directe du type thermostat (je mets ma main dans le feu, j’ai mal, je retire ma main = je paye l’assurance, je ne suis pas malade, ça m’est inutile) c’est ce qu’il y a de plus simple, maintenant constatons que depuis homo-herectus minimum nous sommes capables d’exploits un peu plus conséquents.
                Je suis certain que votre remise en question de l’assurance maladie se fait sur des critères plus élaborés que ceux que vous mettez en avant. La difficulté reste de réussir à modéliser un système complexe, c’est sûr… sans doute pas avec un slogan, même si je comprends que ça puisse défouler.

  • l’article oublie un point important:la mobilité entre les FAI est très réduite voire inexistantes dans certain cas. Netflix n’existerait pas sans la neutralité car un bridage des flux vidéo serait mis en place pour bloquer la concurrence des ott sur les produit vidéo des FAI. en gros en plus de payer internet vous devriez payer une taxe pour les service internet utilisé (qui sera de la marge brut pour les FAI). de plus la neutralité n’interdit pas des niveau de service différents pour la connexion internet tant qu’il n’y a pas de disparités entre les flux. j’ai parlé de la vidéo mais le plus gros marché que les FAI sont en train de perdre est la voix pour les entreprises car ils sont ben plus cher, sans la neutralité il suffit de faire passer le trafic VoIP des ott en best effort et il deviendront inutilisable…. bravo pour la concurrence. pour prendre l’exemple des routes, sans la neutralité vous seriez facturé ou bridé si vous ne transportez pas les denrée fournit par les opérateurs d’autoroute…

  • Je suis surpris. A priori aujourd’hui je peux déjà payer des bandes passantes plus ou moins grosses suivant le prix que j’y mets (ou alors je me fais arnaquer ?).
    La fin de la neutralité c’est plutôt pouvoir avantager « les potes ». Ainsi Netflix paye des serveurs, des bandes passantes… etc. Le souci des fournisseurs d’accès c’est plutôt qu’ils produisent eux aussi des contenus et que personne ne les consomment, et du coup ils veulent juste pénaliser leurs concurrents. Ça pourrait évidemment entraîner Netflix à faire son propre réseau, comme Google qui est déjà en train de se positionner sur le secteur, au cas où… Ça conduirait à faire à nouveau des silos, comme à la télévision, avec des tuyaux permettant de diffuser des contenus exclusifs. J’avais l’impression que l’audiovisuel existait déjà et que justement ça ne fonctionnait plus trop, je me trompe sans doute. J’avais aussi l’impression que les entreprises qui étaient dans ce modèle ne fonctionnaient plus trop et se tournaient vers l’état pour se faire protéger vu que « ben c’est comme ça qu’on a dit que c’était le mieux, c’est forcément que les autres sont des tricheurs ».
    Alors évidemment, on peut se dire qu’on peut laisser en favoriser les systèmes économiques privatifs sur les systèmes économiques ouverts plutôt que laisser en concurrence les entreprises sur un marché ouvert… et puis demain même, pourquoi pas, remettre une autorité étatique, distribuant des licences (avec le prétexte, toujours, de la saturation) pour que seuls quelques grandes entreprises (sans doute des groupes militaires hein, ils rendent service) puissent communiquer, et puis un CSA pour contrôler que les contenus sont « conformes ». Bon… c’est une certaine idée du « libéralisme ». Moi je vais passer au « librisme » et comme ça je vais laisser les « libéraux » expliquer toutes les règles de fermeture de ce marché libre entre eux et se congratuler de ces libertés sous licence et des outils de mesure bien construits pour montrer que c’est ça qui marche.

    • Ne vous faites pas de soucis, on va chiffrer de bout en bout, du serveurs jusqu’au navigateur et si les FAI sont autorisés à impersonifer les navigateurs et proxifier les flux chiffrés (ce qui est du piratage mais tout est possible avec des politiciens), on activera le chiffrement mutuel. Tout est déjà prévu et inclus dans la dernière version http2 qui a commencée à se déployer ces dernières années. Comme si on n’avait pas vu venir le coup!
      Reste à avoir un DNS décentralisé et là on sera vraiment tranquille, mais bon c’est un peu plus sioux à mettre au point.

      • Les contournements du système de licence sont régulièrement prohibés à mesure qu’ils apparaissent… c’est « libéral » parce que super-ultra-mega régalien.
        Enfin peu importe, mettre en place un principe de taxe privée pour un droit de passage (déjà payé en amont), j’appelle pas ça du libéralisme et, pour le coup, j’appellerais même ça justement de la piraterie ou de la mafia… mais bon, vive la concurrence bien entendu.
        Demain matin je vais me positionner devant la porte de mon appart’ avec une batte de baseball en expliquant à mes voisins que bon, ça allait bien 5 minutes la neutralité du passage mais qu’ils allaient devoir payer maintenant (ou, proposition d’alternative, aller au boulot sans genou)… le bon sens.

        Enfin ça me fait penser @toto : si j’utilise le DNS de Google, est-ce que mon FAI va payer Google du coup ? et du coup, concurrence oblige, va-t-il m’offrir gratuitement le service de m’interdire d’utiliser le DNS Google ? Ah je lis sur Wikipedia « En juillet 2016, une étude du RIPE montre que certains fournisseurs d’accès à internet interceptent les requêtes DNS destinées aux serveurs de Google pour les rediriger vers d’autres services de ce type, à l’insu des utilisateurs »… ça c’est de la bonne concurrence, du bon fonctionnement de marché libre, à n’en pas douter. Et j’imagine que par contre si Google ralentit certains flux qui ne vont pas vers leurs services, ben là par contre ce serait sans doute pas une façon fair-play de ne pas respecter la neutralité du net, parce que on a dit que Google ils étaient pas fair-play à la base… le fair-play de la concurrence libérale sur un marché non faussé, c’est d’être pote avec celui qui dit qui est et qui n’est pas fair-play. Libéralisme, libéralisme, libéralisme toujours… on essaye de nous prendre pour des jambons.

        • Très bien vu ! Alors, après le capitalisme de connivence, le libéralisme de connivence ??

          • Non, le capitalisme de connivence s’est toujours fait passer pour du libéralisme, rien de nouveau. Nous avons eu une petite parenthèse autour de 2010, où les capitalistes et « anticapitalistes » ont attaqué tous azimuts le libéralisme, ils remettent leurs masques.

  • J’ai une question idiote, mais en cas de suppression de la neutralité, qu’est-ce qui va empêcher mon fournisseur actuel, Comcast, de ne m’offrir que l’accès au Washington Post. Et de censurer le reste. Sachant qu’il sera impossible à un autre acteur de venir développer quoi que ce soit ici.

    • L’idée c’est que la concurrence antagoniste va résoudre le problème. Ainsi la situation actuelle avec des millions de sites et des centaines de fournisseurs d’accès serait le signe d’une absence de concurrence. Une bonne concurrence, comme le soutenaient les fournisseurs de téléphonie mobile avant l’arrivée de Free, c’est 3 entreprises concurrentes au maximum, c’est reconnu (voire un monopole, d’état de préférence, du moment qu’il est estampillé « libéral »).

    • Ce qui empêche votre fournisseur actuel de vous bloquer l’accès à n’importe quel site n’a rien à voir avec la neutralité du net, c’est due à la technologie elle-même. Vous imaginez bien que si quelqu’un pouvait contrôler l’accès à l’internet le premier à le faire serait le gouvernement. Ça fait des années que le FBI essaie the couler « the pirate bay », le site existe toujours. La seule raison pour laquelle internet est « neutre » est due au fait que ceux qui l’on developpé en on fait un system autonome qui échappe à tout contrôle. Le seul moyen de vraiment couper l’accès à internet serait de physiquement couper les lignes et encore le système est assez intelligent pour trouver de nouvelles routes pour acheminer l’information. C’est pas une loi bidon creer par un groupe de personnes qui ne comprennent rien à la technologie qui va aider en quoi que ce soit.

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