Melbourne, la ville la plus vivable du monde

Pour établir son classement annuel des villes les plus vivables du monde, l’Intelligence Unit de The Economist tient compte de cinq paramètres principaux, la stabilité, les soins de santé, la culture et l’environnement, l’éducation et l’infrastructure.

Par Thierry Godefridi.

Selon le rapport publié cette semaine par la service de recherche du magazine The Economist, Melbourne en Australie reste en 2017, pour la septième année consécutive, la ville la plus vivable d’un échantillon de 140 villes de par le monde.

Melbourne est suivie de très près (les trois villes suivantes sont à chaque fois séparée d’un dixième de pour cent) par Vienne, la capitale autrichienne, Vancouver et Toronto. Une troisième ville canadienne, Calgary, et une seconde ville australienne, Adélaïde, terminent cinquièmes à égalité et à moins d’un pour cent de la première. Perth (Australie), Auckland (Nouvelle-Zélande), Helsinki (Finlande) et Hambourg (Allemagne) complètent le top 10.

5 paramètres

Pour établir son classement annuel des villes les plus vivables du monde, l’Intelligence Unit de The Economist tient compte de cinq paramètres principaux, la stabilité, les soins de santé, la culture et l’environnement, l’éducation et l’infrastructure.

Ces cinq dernières années ont été marquées par une montée de l’instabilité dans le monde, un phénomène dont ont souffert plusieurs villes européennes victimes d’actes et de menaces de terrorisme. La crise des migrants et la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne ont contribué à accroître le sentiment d’incertitude et d’instabilité en Europe. Pourtant, certaines villes, comme Amsterdam et Reykjavik, ont amélioré leur score final grâce à une offre culturelle accrue et à une diminution du taux de criminalité, procurant ainsi à leurs résidents une meilleure qualité de vie.

Instabilité de par le monde

Une résurgence de l’instabilité de par le monde a d’ailleurs aussi un impact sur l’indice global de viabilité dont la moyenne générale a baissé de près d’un pour cent sur les cinq dernières années alors que le facteur de stabilité a, quant à lui, baissé de 2 % sur la même période.

Le rapport de l’Intelligence Unit de The Economist souligne la corrélation qui existe entre les villes qui se situent aux premières places du classement, à savoir qu’il s’agit de villes de taille moyenne situées dans des pays plus prospères et à relativement faible densité de population.

Ces aspects tendent à favoriser l’offre d’une palette d’activités récréatives sans entraîner une hausse de la criminalité ou une surcharge des infrastructures. En effet, six villes du top 10 sont situées en Australie et au Canada, qui présentent une densité de population de respectivement 2,9 et 3,7 habitants au km carré.

Les centres d’affaires victimes de leur succès

Dans deux autres pays où sont situées des villes du top 10, la Finlande et la Nouvelle-Zélande, cette densité n’est que de 15 à 18 habitants au km carré, sensiblement en-dessous de la moyenne globale de 57.

Les grands centres d’affaires globaux – New York, Londres, Paris et Tokyo, par exemple – sont victimes de leur propre succès. Si l’attractivité du « hub » prestigieux joue en leur faveur, par contre leurs infrastructures sont surexploitées et le taux de criminalité y est plus élevé.

Vienne, la première ville européenne du classement, est l’une des villes les plus sûres au monde. D’après les statistiques de la police, elle n’a enregistré que 68 faits de nature criminelle à l’encontre de personnes en 2016 (contre 83 en 2015 et 93 en 2012) et un seul homicide y a été commis ces dernières années, comparé à, par exemple, 302 à Detroit (Etats-Unis) et 4 308 à Caracas (Venezuela) sur la seule année 2016…

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