Melbourne, la ville la plus vivable du monde

Pour établir son classement annuel des villes les plus vivables du monde, l’Intelligence Unit de The Economist tient compte de cinq paramètres principaux, la stabilité, les soins de santé, la culture et l’environnement, l’éducation et l’infrastructure.

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Melbourne, la ville la plus vivable du monde

Publié le 19 août 2017
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Par Thierry Godefridi.

Selon le rapport publié cette semaine par la service de recherche du magazine The Economist, Melbourne en Australie reste en 2017, pour la septième année consécutive, la ville la plus vivable d’un échantillon de 140 villes de par le monde.

Melbourne est suivie de très près (les trois villes suivantes sont à chaque fois séparée d’un dixième de pour cent) par Vienne, la capitale autrichienne, Vancouver et Toronto. Une troisième ville canadienne, Calgary, et une seconde ville australienne, Adélaïde, terminent cinquièmes à égalité et à moins d’un pour cent de la première. Perth (Australie), Auckland (Nouvelle-Zélande), Helsinki (Finlande) et Hambourg (Allemagne) complètent le top 10.

5 paramètres

Pour établir son classement annuel des villes les plus vivables du monde, l’Intelligence Unit de The Economist tient compte de cinq paramètres principaux, la stabilité, les soins de santé, la culture et l’environnement, l’éducation et l’infrastructure.

Ces cinq dernières années ont été marquées par une montée de l’instabilité dans le monde, un phénomène dont ont souffert plusieurs villes européennes victimes d’actes et de menaces de terrorisme. La crise des migrants et la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne ont contribué à accroître le sentiment d’incertitude et d’instabilité en Europe. Pourtant, certaines villes, comme Amsterdam et Reykjavik, ont amélioré leur score final grâce à une offre culturelle accrue et à une diminution du taux de criminalité, procurant ainsi à leurs résidents une meilleure qualité de vie.

Instabilité de par le monde

Une résurgence de l’instabilité de par le monde a d’ailleurs aussi un impact sur l’indice global de viabilité dont la moyenne générale a baissé de près d’un pour cent sur les cinq dernières années alors que le facteur de stabilité a, quant à lui, baissé de 2 % sur la même période.

Le rapport de l’Intelligence Unit de The Economist souligne la corrélation qui existe entre les villes qui se situent aux premières places du classement, à savoir qu’il s’agit de villes de taille moyenne situées dans des pays plus prospères et à relativement faible densité de population.

Ces aspects tendent à favoriser l’offre d’une palette d’activités récréatives sans entraîner une hausse de la criminalité ou une surcharge des infrastructures. En effet, six villes du top 10 sont situées en Australie et au Canada, qui présentent une densité de population de respectivement 2,9 et 3,7 habitants au km carré.

Les centres d’affaires victimes de leur succès

Dans deux autres pays où sont situées des villes du top 10, la Finlande et la Nouvelle-Zélande, cette densité n’est que de 15 à 18 habitants au km carré, sensiblement en-dessous de la moyenne globale de 57.

Les grands centres d’affaires globaux – New York, Londres, Paris et Tokyo, par exemple – sont victimes de leur propre succès. Si l’attractivité du « hub » prestigieux joue en leur faveur, par contre leurs infrastructures sont surexploitées et le taux de criminalité y est plus élevé.

Vienne, la première ville européenne du classement, est l’une des villes les plus sûres au monde. D’après les statistiques de la police, elle n’a enregistré que 68 faits de nature criminelle à l’encontre de personnes en 2016 (contre 83 en 2015 et 93 en 2012) et un seul homicide y a été commis ces dernières années, comparé à, par exemple, 302 à Detroit (Etats-Unis) et 4 308 à Caracas (Venezuela) sur la seule année 2016…

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  • Que des villes moches, Melbourne particulièrement, Vienne un peu moins ( Graben, 1900).
    Les critères anglosaxons nous submergent, la culture latine disparait. Et pourtant mieux vaut Rome, Barcelone, Naples, Lisbonne … que les villes choisies. Voyez où vont les touristes.

    • Ah oui, parce que la stabilité, les soins de santé, la culture et l’environnement, l’éducation et l’infrastructure sont des  »critères anglo-saxons » ? Votre post est affligeant de bêtise !

      • Bravo!!! 100% d’accord avec vous. Voyager à Naples, Lisbonne, Rome, Barcelone est une chose., y vivre en est une autre.

    • Bonjour DS

      En France, Marseille est une ville merveilleuse, mais y travailler, c’est.. compliqué.

  • Vienne ? Pour y être allée à moult reprises je confirme que tout est merveilleux.

    C’est très propre, très sécurisé et la population y est fort aimable : des gens calmes et paisibles.

    En sus des concerts de musique classique tous les soirs : un délice

  • Melbourne j’y ai vécu et le retour en France a été très très dur quand on a habité là-bas. Entre la sécurité (encore plus quand on est une femme), la qualité de vie (des parcs de partout, des salaires à la hausse, la plage, les transports hyper denses et surtout très fiables.. et la sympathie des gens, à mille lieux de l’agressivité et du stress français).
    En revanche, de part l’attractivité du pays, les lois protectionnistes sont fortes (notamment sur le marché du travail). Et je pense que ça va aller de mal en pis vu que la qualité de vie est incomparable et que les gens n’ont pas vraiment envie de repartir (notamment l’immigration chinoise, qui généralement vient pour les études et ne repart pas).

  • J’ai quand même été très surpris par certaines villes de ce classement. Je pense à Kiev qui est placé dans les villes les 10 moins vivables au monde. Pour connaitre cette ville, il me paraît clair que Kiev n’est pas la ville la plus vivable. (Cela coûte cher pour l’Ukraine). Kiev n’est pas spécialement une ville très chouette à habiter. Je préfère vivre en Ukraine à Lviv ou Odessa mais voir Kiev à côté de villes comme Alger, Karachi ou Hararé désolé mais c’est n’importe quoi. Kiev bien que pas très vivable ne mérite pas de finir dans les 10 dernières places.
    Et comme dit Vincent Benard: Ces études sont du pur Bullshit. « villes où il fait bon vivre pour qui peut s’y payer les bulles immobilières les plus folles du monde »

  • Comment expliquer qu’aucune ville Suisse ne soit dans le classement ?
    À ma connaissance il y fait mieux vivre qu’au Canada.

    • Les pays où la qualité de vie n’est pas dans les villes mais en dehors des villes n’ont pas de villes qui figurent en bonne place dans le classement.

      • Merci, ça semble évident mais ce texte et cette étude sous-entendent (à mes yeux en tout cas) que seules ces villes et ces pays offrent une telle qualité de vie.
        Je pense qu’il aurait pu être bon de nuancer ce travail en rappelant qu’un pays plus rural comme la Suisse offre une qualité de vie largement supérieure à ces grandes villes.

  • Les commentaires sont fermés.

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