L’héritière de la Pupille, de Rachel Zufferey

Un roman passionnant sur l’Écosse du 16e siècle.

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L’héritière de la Pupille, de Rachel Zufferey

Publié le 22 novembre 2016
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Par Francis Richard.

lheritiere-de-la-pupille-rachel-zuffeLe troisième volume de la Trilogie de Sutherland est paru. Ce roman de kilts et claymores se déroule en Écosse sur quelque 40 ans, de 1565 à 1603, et s’achève donc avec le présent volume, dans lequel le lecteur retrouve les principaux, et nombreux, personnages des deux précédents.

S’il est préférable d’avoir habité préalablement et longuement les deux premiers volumes de cette trilogie, signée Rachel Zufferey, ce volume-ci peut toutefois se lire indépendamment de ceux-là, comme il est possible de ne s’intéresser qu’à une tranche de quelques années de l’histoire d’une famille.

L’Héritière de la Pupille, Bonnie Ross, est née en 1583. Elle est la dernière des sept enfants de Hamish et Kirsty Ross, la Pupille de Sutherland. En août 1589, ses deux parents sont partis sans lui dire, comme à ses frères et sœurs, pour combien de temps ni pourquoi. Et elle sait bien qu’on lui a menti.

Dix ans plus tard, laissée à la garde de son frère Alasdair et de sa femme Neilina, Bonnie n’est pas parvenue à effacer le douloureux souvenir du départ de ses parents. En raison de cette humeur chagrine persistante, ses relations avec sa belle-soeur, qui attend un cinquième enfant, deviennent de plus en plus difficiles.

Un jour de 1599, Sorley Fergusson, fils de lady Morag, une vieille amie de Kirsty, ramène au village les corps des deux parents de Bonnie. Il leur est venu en aide et les a bien connus au cours de l’année écoulée. Pour apprendre de lui la vérité sur eux, Bonnie propose d’être dame de compagnie de sa mère.

Sorley éprouve tout de suite du mépris pour Bonnie. Il déteste même cette fille qu’il trouve égoïste. Quand ils seront au château familial, en dépit des recommandations de son frère aîné, Edan, il la malmènera d’autant plus qu’elle n’est pas de son milieu – ce qui est vite dit – et n’en a pas les manières.

Lors d’une discussion avec Bonnie, lady Morag lui conseille de devenir manipulatrice, comme toute bonne lady, pour parvenir à ses fins : Tout est un jeu. Chaque allusion, chaque geste, chaque regard. Vous devez être attentive à tout. Car, si Bonnie a le sang noble de sa mère, elle a le caractère indépendant et obstiné de son père…

Bonnie va apprendre peu à peu la vérité sur ses parents et sur leurs derniers moments et, dans le même temps, elle va faire l’apprentissage de la vie, sans être épargnée par les mauvais coups et sans toujours bien connaître son coeur. Pour résister, elle sera elle-même, héritière de sa mère et… de son père, tout en devenant une autre.

Le contexte historique, très bien restitué, a son importance dans ce récit familial, dont l’intérêt est maintenu jusqu’au bout par de multiples rebondissements. Car les mœurs, déjà changeantes à l’époque, sont bien différentes de la nôtre, ce qui n’est pas sans influence sur les comportements.

Comme dans la vraie vie, ce livre, très documenté, écrit dans un style fluide, agréable à lire, est donc celui des évolutions dans le temps, dans l’espace, dans les cœurs et dans les esprits, mais il est aussi celui des permanences et des héritages, tant il est vrai que bon sang ne saurait mentir…

 

  • Rachel Zufferey, L’Héritière de la Pupille, Plaisir de lire, 546 pages.

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