[Mise à jour]Combien de temps les fonctionnaires travaillent-ils vraiment ?

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Fonction publique

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Travail administratif (domaine public)

Après les propos d’Emmanuel Macron sur la réforme de la fonction publique, et singulièrement sur la réforme du statut, le débat devrait s’ouvrir en profondeur sur ce sujet. Il a été en partie préparé par un rapport de la Cour des Comptes qui soulève de façon intéressante la question du temps de travail dans les administrations.

Aucune étude sur le sujet depuis plus de 15 ans

La Cour souligne qu’aucune étude n’a été menée depuis 1999 sur la mise en œuvre des 35 heures dans la fonction publique. Il est donc aujourd’hui très difficile de dresser un état des lieux de la productivité du service public à l’horizon des 35 heures.

Une enquête menée en 2004 (la dernière enquête sur le temps de travail dans la fonction publique) a d’ailleurs constaté l’extrême diversité des situations existantes.

D’une manière générale, ces études ont montré la divergence forte entre durée officielle et durée effective du travail dans le service public.

La Cour des Comptes note : « aucun bilan du passage aux 35 heures dans la fonction publique n’a été réalisé alors que les enquêtes sur le même sujet dans le secteur privé sont nombreuses (…) ».

Plus de 60.000 créations de postes après les 35 heures

Dans ce brouillard, une étude de la direction du budget sur les créations d’emplois dues aux 35 heures datant de 2005 (la seule étude sur le sujet) avait estimé que la fonction publique d’État avait créé près de 5.000 postes (alors que la doctrine officielle l’avait banni) et les hôpitaux envisageaient d’en créer plus de 48.000 pour compenser le passage aux 35 heures. Tous ces postes n’auraient toutefois pas été pourvus.

Dans la fonction publique territoriale, l’effet aurait été encore plus dévastateur, puisqu’un tiers de l’augmentation des dépenses de personnel en 2002 (soit 600 millions) était imputable aux 35 heures. 16.000 emplois auraient été créés à cette occasion.

Une durée du travail inférieure au secteur privé

La Cour des Comptes s’est toutefois essayée à mesurer la durée du travail effective dans le secteur public à partir de l’enquête Emploi de 2012. Les résultats qu’elle en retire sont les suivants :

« Le temps de travail annuel moyen, à temps complet, serait de 1594 heures dans le secteur public, contre 1684 heures dans le secteur privé, avec un temps de travail hebdomadaire plus important de 0,8 heure dans le secteur privé et 7 jours de congés et de RTT en moins. La durée annuelle du travail serait très proche de 1607 heures dans les FPE et FPH, mais nettement inférieure dans la FPT (1567 heures). Les analyses de la Cour sont cohérentes avec une étude de l’INSEE sur données de l’Enquête emploi 2007 qui estimait que, toutes choses égales par ailleurs, un salarié du privé à temps complet travaillait une centaine d’heures de plus par an qu’un agent du secteur public (hors enseignants), la différence s’expliquant davantage par un nombre plus important de jours travaillés que par des horaires quotidiens plus étendus. »

Des études ponctuelles montrent que la durée effective de travail est régulièrement (très) inférieure à la durée moyenne existant dans le secteur privé.

Des situations extrêmement atypiques

La Cour rappelle toutefois que, pour la seule fonction publique d’État, seuls 400.000 fonctionnaires sur près de 2 millions sont soumis à un régime horaire « classique », avec une durée hebdomadaire de droit commun.

L’essentiel des personnels (enseignants notamment) bénéficient d’un régime spécifique difficile à comparer avec le secteur privé.


Sur le web.

  1. Le temps de travail est une notion très floue. La pause café est comptée dans le travail. La présence en réunions mal organisées est comptée dans le temps de travail. Je préfère un agent qui travaille 32 heures en s’impliquant dans ce qu’il fait plutôt qu’un agent qui fait ses 35 heures réglementaires en bâclant son travail.

    Le vrai problème du statut de fonctionnaire est dans le management. La motivation des troupes c’est un vrai métier. Certains s’en sortent, mais tout le monde a dans son entourage des fonctionnaires qui ont levé le pied.

    Ceux qui ne jurent que par les chiffres (les heures de travail, la rémunération) découvriront dans la vidéo de RSA (lien ci-dessous) que la véritable performance n’est pas une question économique ou politique, mais une question de motivation. C’est en Anglais et cela va très vite, mais les dessins aident bien et on peut la regarder autant de fois qu’on veut.

    https://www.thersa.org/discover/videos/rsa-animate/2010/04/rsa-animate—drive/

    1. Concernant les pauses, ayant eu l’occasion de travailler dans une administration (celle dont le financement évoque fortement un système de Ponzi à l’échelle des générations) un mois de janvier…le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est plus simple de comptabiliser les horaires de travail que les horaires de pause…pour les pauses, ça donnait un truc du genre :
      – personne avant 9h
      – de 9h à 10h : café + racontage de vie super hyper mega important
      – 11h : pause café rapide
      – 11h30 : vite vite vite on va au self, faudrait pas louper le super flan industriel concocté par le chef
      – 13h30 : on ne va quand même pas reprendre avant 14h…si on faisait une galette
      – 13h30 – 14h30 : galette des rois
      – 16h30 : faut penser à partir

      1. 16h30 : faut penser à partir

        Oui, c’est fatiguant de se reposer.

        Le patron de PME qui se tape 70 heures par semaine doit apprécier…

        1. sans être patron, les sous-traitants qui les voient faire apprécie aussi.

    2. Tu as tout dit !
      Qu’est-ce que ca m’énerve ce faux débat, j’en connais dans le privé (je connais pas grand monde fonctionnaire) qui passent leurs journées sur Facebook, et sont cadres, et me racontent « oh lala chez nous il n’y a pas d’heures, je suis clairement pas a 35h »… ba oui mais si tu passes 10h sur facebook…

      Si j’osais la comparaison, je dirais, c’est pas la taille qui compte, c’est comment on s’en sert…

      1. ce qui se passe dans le privé avec l’argent du patron ou des actionnaires ne me regarde pas, ce n’est pas mon problème vu que ne paye pas la facture.
        ce n’est pas le cas chez les fonks, c’est moi qui paye.

        1. Votre raisonnement était bon quand le service public était et se voulait au service du public.

          Cela ne concerne plus grand monde! Maintenant, c’est bien le public qui est au service des privilégiés qui ne craignent pas pour leur avenir!.

          Et l’informatisation des services verra de plus en plus le citoyen amené à faire une bonne partie du travail en donnant, à répétition, aux machines toutes les données nécessaires exigées.

          Et les cas particuliers seront de moins en moins bien accueillis dans les bureaux (cas vécu où j’ai dû expliquer moi-même la règlementation européenne à un agent désagréablement sceptique qui l’ignorait superbement et sans complexe: résultat allongement de la procédure).

          D’autre part, il est dans la nature humaine que toute personne à qui on confie une part même minime de pouvoir, soit, un jour, tenté d’en abuser.

          Une nouvelle fois, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac.

          De même le nombre d’heures travaillées est évidemment moins important que la qualité du travail accompli sérieusement et il en est de même du nombre de personnes employées.

          Il y a partout des gens sérieux et travailleurs, souvent devenus capables de se créer leur méthode pour y arriver vite et bien. (C’est souvent à eux qu’on confie une tache devenue urgente, inattendue: leur efficacité apporte une bonne solution: souvent, ils deviennent débordés, tant on a pris l’habitude de compter sur eux plutôt que sur les moins bons!!! Mais qui a mérité son salaire?)

        2. Et si le type n’a pas de bons résultats, c’est la porte.

        3. @jabo
          « (…) c’est moi qui paye. »

          Que cela soit les fonctionnaires ou une entreprise privé, ce sera de toutes façon vous qui payez pour la même prestation. Alors il serait normal que cela soit votre problème, ou que vous déléguiez le contrôle à un … fonctionnaire.

        4. Hayek (Tendance Salma)

          « ce n’est pas le cas chez les fonks, c’est moi qui paye. »

          ça c’est une vision parfaitement microcosmique du problème et tout à fait digne d’un débat PMU autour d’un pastaga. Où va votre argent des impôts (les vôtres pas ceux de votre voisin ou ceux de monsieur tout le monde) vous n’en savez rien. Peut-être que votre argent est affecté au nettoyage des latrines du Consulat Français au Sénégal ou aux subventions à une PME qui fabrique des éoliennes.

          Le problème c’est essentiellement la gestion étatique des services dit publics. Même si le fonctionnariat de par ce fait encourage une myriade d’effets désastreux (oisiveté, absentéisme, faible productivité…) il n’y a aucune raison qui fasse qu’un fonctionnaire lambda soit à priori plus fainéant, plus malfaisant et malveillant qu’un tourneur-ajusteur, un épicier ou un patron de PME.

          Au lieu d’insulter les « fonks » comme certains genre socialos parlent des bourjes, il serait peut-être bon de se recentrer sur l’essentiel: trop d’état et on devrait au minimum faire comme en Suède où bien des missions de type service public ont été confiées sous contrat à des prestataires privés. La plupart des anciens « fonks » ceux et celles qui étaient performants, compétents, actifs et qui étouffaient dans leurs anciennes administrations y ont trouvé leur place

        5. non attendez…il ne faut pas regarder les fonctionnaires, spéculer sur leur paresse ou autre ce qu’on voit est un encadrement , chapeauté par des élus inefficace, et une approche du « travail » ou des missions absurde.

          Beaucoup d’élus veulent créer des emplois et pas vraiment faire un boulot…

          Taper sur les fonctionnaires ne sert à rien, il faut être précis, mais montrer la réalité, en témoigner : relater par exemple ce qui se passe dans les administrations publique est salutaire.

          Des élus mettent dur la route des cars vides…. les trains vides sur les rails, payent des gens à faire des choses qui ne servent à rien…

          le chauffeur conduit son car, le cheminot est dans le train… et encore, ça change quoi si vous ne pouvez ni prendre le train ou le car, ni bénéficier de ces fameux service publique mais que vous les payez pour d’autres?

          J’ y ai cru à tout ça…jusqu’à que la notion d’intérêt commun m’apparaisse recouvrir une très faible surface!!!!

          Un fonctionnaire fait le boulot que lui donne son supérieur, avec les aisances et avantages que lui ont parfois obtenus des syndicats.
          tapez sur le boulot, tapez sur les élus, tapez sur les syndicalistes…tapez sur l’hypocrisie de certains fonctionnaires aussi….
          factuelle ment!
          fonctionnaire paresseux…non… fainéant étymologiquement souvent en effet…
          toutefois une grande partie de l’activité économique induite par des délires fiscaux qui ont le seul mérite de ne pas toujours durer est assez similaire….
          Obliger sur une lubie des mettre 10 éthylotests dans chaque voiture fait le bonheur des travailleurs des usines qui les produisent et ils travaillent dur à produire des choses inutiles…

          enfin bref, il faut et avant tout casser les mythes et en premier l’intérêt collectif, qui justifie toutes ces bêtises…

      2. « ba oui mais si tu passes 10h sur facebook… »

        ou sur Contrepoints 🙂

    3. @fm06
      Votre video est intéressant mais elle n’adresse pas bien la problématique de la performance collective. Pour être performant on a besoin les uns des autres et en incentivant les performances individuelles on inciye les salariés à passer la majorité d eleur temps à se faire bien voir et à communiquer et non à faire ce qu’il devraient faire … pour que les autres puissent être performants.
      Dans le public, c’est catastrophique puisqu’il n’y a pas de management de la performance collective mais pas non plus de management d ela performance individuelle. C’est la totale dans la médiocrité des RH et des managers.

  2. la duree effective de travail n’est jamais mesurée.

    On parle de présence au travail, et c’est aujourd’hui une notion de moins en moins pertinente dans beaucoup de metier.

    Cela reste une mesure valable dans les metiers de production de valeur, obligatoirement liée à une presence physique : une infirmière face au malade, un jardinier municipal devant son carré de pelouse, un ouvrier dans une chaine de montage…
    cela reste très flou pour beaucoup de metier. les prof avec une presence face aux eleve et un temps de préparation, des cadres, profession liberales, agriculteurs, capable de prendre une heure au milieu de la journée… et travailler toute la nuit si necessaire.

    1. « les metiers de production de valeur » : qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Quel métier serait définissable par une absence de production de valeur, dès lors qu’il entre dans le schéma de l’échange volontaire ?

    2. « On parle de présence au travail »
      J’ai constaté que le salarié moyen est malheureusement très attaché à cette valeur au détriment de l’efficience. Dans certains pays, passer trop de temps au travail est considéré comme un défaut, en France peu importe ce qu’on y fait, plus on passe de temps mieux c’est.

      1.  » … plus on passe de temps mieux c’est. » ou « mieux c’est payé! »

        Une fois de plus, la solution vient de Californie où, maintenant, les employés (au moins les cadres) ont vu leur liberté sur le lieu de travail nettement s’amplifier: on a fait aussi beaucoup pour améliorer leur qualité de vie au travail, mais ce n’est pas désintéressé pour autant: en fait, ils travaillent plus et sont plus efficients et ça va de pair avec un système où si l’objectif n’est pas atteint, on se fait virer d’une heure à l’autre! (Adieu code du travail!)

        1. « un système où si l’objectif n’est pas atteint, on se fait virer d’une heure à l’autre! (Adieu code du travail!) »
          Et alors ? Si l’objectif est irréalisable l’entreprise virera sans cesse les employés successifs sans pour autant que le travail soit fait. Elle devra donc adapter son objectif à la réalité et l’acceptera sinon le travail ne sera jamais fait. Les extrêmes n’ont pas leur place dans le libéralisme. Et puis si je peux être viré dans l’heure, je peux aussi trouver un autre job dans la journée 😉

          1. Non, dans ces entreprises, il n’y a aucun intérêt à mettre les gens sous pression: c’est la motivation personnelle qui doit compter, celle qui rend « heureux » de travailler ( ces libertés sont difficiles à imaginer dans un travail à la chaîne ou dans des taches répétitives sauf quand les salariés sont associés à l’évolution du travail, dans leur service: ils ont parfois d’excellentes idées).

  3. La maîtrise des effectifs nécessite l’instauration de règles simples. Par exemple, à chaque recrutement d’un nouveau fonctionnaire doit correspondre deux ou trois licenciements secs préalables par le service (non régalien) qui recrute, sans évidemment compter les départs naturels (démission, retraite, décès…)

  4. Ce qui est drôle avec le fonctionnariat, c’est qu’on remarque souvent quelques petites choses.

    La plupart des gens fonctionnaires, hors personnel hospitalier (infirmières notamment, ou la situation est plutôt à l’opposé…), sont des gens d’un certain âge planqué là depuis des lustres, tandis que les jeunes se font désormais embaucher en toute inégalité, avec des contrats de merde.
    Et cette génération a tendance à avoir une vision tellement fausse du monde du travail bien à l’abri derrière leur statut si particulier, qu’elle se permet de faire des leçons de morale aux jeunes travailleurs en galère tout en s’estimant faire partie de la haute et avoir un certain statut social, même leur marmots se prennent ainsi pour des petits bourgeois par rapport aux autre, et devant donc viser la même chose qu’eux, sinon mieux.

    Et enfin, la plupart des gens qui critiquent les fonctionnaires, sont de gros jaloux embauchés dans le privé, sans avantages particuliers, se faisant traiter comme une ressource dispensable et jetable.

    Le problème dans ce monde, c’est qu’on tombe toujours entre deux extrême, là ou il faudrait un juste milieu, créer des gens oisifs qui pètent plus haut que leur cul, ou ne les considérer que par ce qu’ils rapportent, ne fera toujours qu’engendrer des problèmes.

    1. Les jeunes ne se font pas embaucher avec des contrats de merde, beaucoup se font engager en CDI ou CDD, car certaines anciennes entreprise publique se privatisent, donc ils ont des contrats normaux, ce sont les contrats de fonctionnaires qui sont anormaux.

      « Et enfin, la plupart des gens qui critiquent les fonctionnaires, sont de gros jaloux embauchés dans le privé, sans avantages particuliers, se faisant traiter comme une ressource dispensable et jetable. »
      C’est un peu n’importe quoi ce que tu dis, aujourd’hui nombres d’entreprises (grandes) ont le 13eme mois, des avantages en nature énorme,… la critique du fonctionnariat, justifié ou non, se fait car les fonctionnaires sont payés par les citoyens, comme les politiques, donc on estime avoir un droit de regard sur leur travail. Et personne est dispensable ou jetable, aujourd’hui pour licencier un salarié pour 95% des boites (TPE) c’est un enfer, il faut attendre que l’entreprise ferme… alors qu’en étant salarié, une lettre recommandé un mois avant et hop on est parti.

  5. ce qui compte c’est ce qui est produit par chaque salarié. Ainsi il est facile de comparer le travail des fonctionnaires jardiniers avec celui des artisans privés jardiniers: le rapport de productivité est au moins de 1 à 5 et je ne parle pas des éboueurs de Marseille qui travaillent effectivement 2 H / jour.A partir du moment où il n’y a aucune différence ( salaire, avantages, sécurité de l’emploi…) entre celui qui produit et celui qui ne fait pas grand chose il est assez évident que le système produit de moins en moins.Commençons par supprimer le statut d’emploi à vie pour ce qui n’est pas régalien, virons ceux qui abusent et mettons de  » vrais  » managers  » capables de gérer de la performance ( mot grossier et inacceptable dans la fonction publique)

    1. @Prolux

      Quelle est selon vous l’explication d’une telle différence de travail public / privé ?

      A part les clichés habituels … (et les cas marginaux)

      1. Comme je l’ai indiqué la différence vient du fait qu’il n’y a aucun intérêt à être bon dans une large partie du public en France ( ce qui n’est vrai dans d’autres pays!). Le privé est en général soumit à la concurrence qui est un formidable aiguillon ( lorsqu’elle n’est pas faussée par l’état!). On peut trouver dans des boîtes privées sans concurrence ( capitalisme d’état type Areva …) un comportement comparable au public. L’inefficacité n’est pas inhérente au public car il serait possible de mettre en œuvre un véritable programme de management de la performance mais cela n’est pas possible en France car les hauts fonctionnaires sont très idéologisés et ils refusent le principe même de la compétitivité et de l’amélioration continue.En tout cas actuellement force est de constater que la fonction publique nous coûte de plus en plus en cher pour des résultats de plus en plus médiocres .Il faudra donc bien opter pour une fonction publique chère mais efficace ou bien une fonction publique peu efficace mais bon marché.Les Francais n’ont plus les moyens de payer aussi cher la fonction publique et de repayer une deuxième fois pour faire le job que ne fait pas la fonction publique ( écoles privées, gardiennage, etc….)

        1. il est incomplet de n’envisager que le choix entre une fonction publique chère et efficace et une fonction publique peu efficace et bon marché.
          il faudrait aussi envisager le troisième choix : une fonction publique ultra réduite donneuse d’ordre à des entreprises privées efficaces et peu chères.

          1. @jabo
             » (…) des entreprises privées efficaces et peu chères. »

            Des entreprises privées efficaces et peu chères, ce sont des entreprises sans marge bénéficiaire, autant dire qu’elles sont en faillite ou en passe de l’être.

            Prenons l’exemple du cantonnier, vous êtes sur que cela coutera moins chère à la collectivité, s’il est employé dans une entreprise privé ?

        2. @Prolux
          « Comme je l’ai indiqué la différence vient du fait qu’il n’y a aucun intérêt à être bon (…) »

          Vous misez tout sur l’absence de concurrence et de système méritocratique par prime pour expliquer cette différence.

          Ce n’est à mon avis pas réaliste. Surement que cela en fait partie, mais seulement pour une minorité de cas.

    2. mais non, posez la question de savoir pourquoi un élu choisit de faire faire une tache par un employé salarié plutôt que de choisir une entreprise privée…

  6. A voir, la forte fréquentation des fonctionnaires dans les activités des associations de loisir et culture, musique, sport et ainsi dans les CA de ces associations.
    Cela veut dire qu’ils sont encore frais quand ils sortent du travail
    2e conséquence, ces associations sont adimnistrés par des fonctionnaires qui ne savent pas gérer des budgets et comptent pour les boucler par des subventions qu’ils demandent à leur copains fonctionnaires !

    1. Depuis bien longtemps beaucoup de fonctionnaires ne travaillent plus pour le bien commun mais pour eux mêmes.D’ailleurs l’engagement pour la patrie et la capacité à vouloir servir les citoyens ne fait surtout pas partie des critères de recrutement.Ce serait plutôt le contraire car beaucoup de recruteurs poursuivent leur rêve d’un monde socialiste sans frontière où il n’y aurait plus de concurrence et plus de privé ( l’état rien que l’état). Il suffit de constater que la manière de voter des fonctionnaires ne reflète même pas l’ensemble des opinions des citoyens et que les recruteurs ne prennent aucune mesure corrective pour avoir plus de patriotes dans leurs rangs.

      1. Vous me donnez l’occasion de rappeler que « fonctionnaire » est la profession la plus représentée à l’assemblée nationale et parmi eux, les enseignants sont les plus nombreux! C’est pour le moins un symptôme!

        1. @Mikylux
          « C’est pour le moins un symptôme! »

          Non, c’est rien du tout !

          Car soit les fonctionnaires sont plus enclins et performants à se faire élire, soit les non-fonctionnaire ne s’impliquent pas assez et laissent par leur faute les parasites s’installer chez eux !

          Tous coupables !

          C’est pour le moins un symptôme! 🙂

  7. Pour avoir quelque amis dans la fonction publique , le problème est d’abord politique , Pas ma de poste de manager sont détenu par des élus qui en aucun cas ne veulent modifié leur status.
    Certain de mes amis ne demande qu’a travaillé mais prendrait la place d’un élus …..ouille
    Qu’il fasse 35 ou 50 heures, il ne seront dans tous les cas pas plus performant donc le probléme est vraiment et uniquement politique supprimant tous ce qui n’est pas régaliens comme pour FRANCE TELECOM .
    Une vrai utopie impossible.Aucune solution n’est réalisable sans une révolution ardente , bien dommage le consensus n’existe pas en france…

  8. On en revient toujours à la cause initiale…..Tant que l’ état français pourra se financer avec du crédit à taux bas, rien ne changera, les cigales qui sont au pouvoir continuront à chanter.

    1. Des taux bas mais surtout en mettant en garantie l’épargne des … français!! Ils ont eu le culot de voter une loi qui rend légal le fait de se servir directement sur les comptes des épargnants en cas de problème.Si il n’y avait pas cette garantie personne ne prêterait à un état aussi mauvais gestionnaire et qui n’a aucune intention de s’améliorer.

  9. Ca me rappelle une histoire ancienne. Ça se passait à France Télécom alors dans l’administration au moment du passage aux 35 heures. L’histoire en vogue dans l’entreprise c’était : ça va être compliqué, il faudra y aller progressivement, 33, 34 35.

    1. @lomo tres juste ! Je me rappelle aussi le frétillant JMM tout heureux d’annoncer la mise en place des 35h chez Vivendi , alors que les 32h étaient une réalité bien avant son arrivée … bien sûr ce sont les mêmes qui nous tympanisent avec la promo de l’égalité . Mais c’est bien sur comme dans un autre registre , moins on pratique , plus on en parle .

    2. c’est comme l’histoire où l’on demande à un fonctionnaire de compter jusqu’à 10 : il réussit parfaitement alors l’autre dit bravo et lui demande de continuer . Le fonctionnaire dit alors valet, dame , roi !!

  10. C’est probablement la raison pour laquelle les jours de carence pour pas traités de la même façon pour les uns et les autres. Par décision du Prince, en toute irresponsabilité.

  11. « Combien il y a de gens qui travaillent à la Sécurité sociale ? Un sur quatre ! » Coluche

  12. Il faut aussi rappeler que certains font des horaires de malade dans la fonction publique hospitalière.

    1. merci à Mitch, toujours au taquet, pour avoir sorti leur joker excuse favori : « la fonction publique hospitalière » , le contre exemple type qu’ils cultivent d’ailleurs avec enthousiasme de manière à toujours le sortir du chouapeau magique comme le lapin blanc du chapeau du magicien . Excuse bien pratique , qui leur permet d’escamoter le débat sur tous les autres abus .

      1. Je crois qu’on se comprend mal Pale Rider: Je sais parfaitement que nombreux et j’oserai meme dire MAJORITAIRES sont les glandeurs dans la fonction publique en République Populaire de France. J’ai rien contre les glandeurs en général, chacun fait sa vie, mais j’aime pas qu’on me force à les financer. En cela je comprend parfaitement et je partage un ras le bol justifié envers une très grande part de la fonction publique. Et pourtant, il est hors de question que les bons payent pour les mauvais. On sait parfaitement que ceux qui sont les mieux préservés de l’effort budgétaire (car il se produira de gré ou de force, et par force « j’entend par la force des choses ») sont justement les glandeurs, parce que les glandeurs n’ont que ca à foutre que de manifester et interpeller les journaleux. Or quand on parle de « les fonctionnaires » on les aide. Dans la confusion ils arriveront à jeter à la rue ceux qui bossaient vraiment et la situation sera encore pire.

        A mon avis il faut cibler les critiques et exposer au grand jour les institutions qui glandent le plus: La fonction publique territoriale par exemple. Un tir de barrage sur les fonctionnaires en général leur permet justement ce genre de parade. En plus ca les fait faire corps. Il est bien plus productif de diviser les fonctionnaires. Un exemple: Les profs: Il y a les profs qui font leurs heures et les glandeurs qui ne voient pas un élève de l’année occupés au rectorat à faire cocottes, au syndicat à faires des cocottes, ou en congés « maladie ». Un psychiatre m’a dit qu’on lui avait interdit de rendre des diagnostics qui stipulaient « il simule, c’est juste un glandeur, sa pathologie s’appele la flemme. » (en substance). Le prof qui ne fait pas des horaires de malade mais va en cours et essaye d’avoir des élèves moins ignorants au début qu’à la fin, même s’il a de grosses vacances, ca me gène moins que celui qui voit pas un élève de l’année… Un discours politique qui dirait qu’on va couper dans les budgets de l’éducation, en licenciant les profs qui n’enseignent pas et en utilisant les économies pour moitié afin de réduire les dépenses et pour moitié afin de mieux payer ceux qui font le taf me semble infiniment plus productive (et crédible électoralement) que simplement dire « les profs sont des feignasses » (meme si on peut parfois le croire).

        Ne donnons pas raison aux fonctionnaires en faisant des amalgammes contre productifs qui les unissent contre les méchants libéraux. Sachons faire la part des choses et surtout montrer ceux qui en valent la peine que dans une france libérale, ils seraient mieux traités, surtout s’ils sont bosseurs. Et ca inclue la fonction publique hospitalière. Si on leur fait remarquer que leurs budgets sont sérrés parce qu’il faut du pognon pour financer les glandeurs, ca peut leur parler.

        Les glandeurs ne sont pas un groupe constitué. ils parasitent des groupes constitués et les manipulent pour leur voler leur crédit et ainsi continuer à passer pour indispensable sur le compte des autres. En tirant sur tous les fonctionnaires, on tombe en fait dans leur jeu qui consiste à entretenir la confusion.

        Enfin je crois.

        1. Tout à fait d’accord. D’ailleurs les fonctionnaires qui bossent sont pénalisés par ceux qui glandent ; ils pourraient être beaucoup plus payés si ils ne cautionnaient pas tous les glandeurs. Les fonctionnaires eux mêmes ne devraient pas faire d’amalgame.On a 2 millions d’administratifs en trop mais combien de fonctionnaires productifs osent le dire alors qu’ils en sont aussi les victimes ( paperasses, contrôles….).Dans la fonction publique les bosseurs défendent les glandeurs au mépris de l’intérêt du peuple et du leur.

          1. Hayek (Tendance Salma)

            « D’ailleurs les fonctionnaires qui bossent sont pénalisés par ceux qui glandent »

            tout à fait

            « ils pourraient être beaucoup plus payés si ils ne cautionnaient pas tous les glandeurs. »

            ceux et celles qui bossent n’ont prise sur rien, ils se heurtent à tout un réseau (directions/syndicats) qui étouffe toute critique et toute innovation. Une vraie mafia

        2. Entièrement d’accord.
          Hier encore, quand je parlais des fonctionnaires, la réponse était « mais demain, ça sera quoi si on vire les médecins/aides soignants qui bossent déjà beaucoup? »; alors que dans l’esprit je ciblais plutôt les inutiles qui pantouflent dans des ministères ou des collectivités territoriales. C’est vrai qu’en se cachant derrière ceux qui travaillent et qui sont réellement utiles au bien commun, ils ont adopté une défense intelligente.
          Effectivement, je vais revoir l’angle de tir et adopter ce raisonnement, plus proche de la réalité et moins généralisant.

        3. Je me demande bien d’où vient cette réputation de la fonction publique hospitalière ??
          Avez vous des infos …. Voir des sources ?

  13. Pour moi, le problème le plus important n’est pas le travail qu’ils font mais les tâches qu’on leur confie. S’ils ne faisaient rien du tout, on pourrait demander à des entreprises privées de refaire correctement la petite part utile des tâches en question. Cela créerait de l’emploi et le boulot serait bien fait.

    Imaginez que les profs n’enseignent plus et se contentent d’assurer la garderie. Les parents enverraient leurs enfants dans des écoles privées où ils recevraient au moins une bonne éducation. Résorption du chômage + amélioration de l’enseignement. Et on pourrait déposer ses enfants en bas age dans les lycées !

    1. @pragmat
      « (…) refaire correctement la petite part utile des tâches en question »

      C’est indubitablement sujet à discussion.

      Le problème des profs se situerait plus dans leur compétence pédagogique et leur rémunération et reconnaissance par diplôme et non leur capacité à enseigner.

      Bon en plus c’est un repère d’idéologues …

  14. Si tous les fonctionnaires allaient au boulot, un sur deux, et encore, pourrait s’asseoir!

  15. Dans le privé, il travaille + parait il enfin theoriquement , sur le papier. C’est la règle d’or. Je ne veux pas prendre appui sur l’exploitation de la différence parce que c’est inutile.
    Ce + de travail théorique est à contrôler dans la pratique.

  16. lorsque je vais négocier par exemple une incompréhension sur une feuille d’avis d’impôt, je ne vais pas insulter la personne mais instruire correctement ma demande. Je n’ai pas dire à cette fonctionnaire qu’elle trop payé pour rien faire. Non pas de haine, c’est souvent la position de l’interlocuteur. C’est une sorte de jalousie.

  17. Au fil des siecles La France à toujours réagit par crise , le consensus de réalité n’existe pas en France.
    Les Francais ne sont pas fou, tous le monde abusent du système, la seule et unique chose qui le fait tenir , c’est son financement, fermons le robinet ….

    Alors le prochain gouvernement sera encore et toujours plus dans la mouise et celui d’apres encore plus jusqu’a 10 ans 15 ans peut etre plus je dirais peut etre 200 % du PIB peut être , la ca finira peut être par piqué avant rien ne se passera donc la seule solution allez plus vite vers ces 200% du PIB, donc réclamons des aides voté soviétique et on ira plus vie dans le mur…

  18. Avancement à l’ancienneté !!!! tu passes un « concours » niveau certificat d’étude et tu entres au grade de « simplet » échelle 1 indice 10 et tu termines « simplet chef » échelle 10 indice 50.

  19. C est clair
    Vous oubliez ceux qui travaillent dans les dom tom où leur salaire est doublé et paient moins d impôts

  20. Sans compter l’absenthéisme très élevé du public versus privé….

  21. Sans compter leur capacité de nuisance (cerfa).

  22. le problème est surtout que la majorité des fonctionnaires occupent un poste qui in fine ne sert qu’à autoalimenter la machine administrative.

  23. Cela dépend de quels fonctionnaires on parle . Si vous parlez des policiers ( surtout en ce moment à Calais, ça va nous coûter cher en impôts ) , gardiens de prison , gendarmes ( tous missions régaliennes ) ou infirmier(e)s , cela dépasse allègrement 35 h /semaine . Pour les autre ,je ne sais pas…

    1. vous avez raison mais ils devraient aussi être plus efficaces. La police passe 40 % de son temps à faire de l’administratif ( alors que ce devrait être 20 %) . la police passe un temps fou à traquer le conducteur qui va se faire piéger au radar. La police poirote devant les écoles et autres bâtiments pour au cas où etc etc . on pourrait multiplier les exemples. E fait, la police cherche à donner le  » sentiment de sécurité  » ( en se montrant, en nous enquiquinant etc… ) et pas à assurer notre sécurité. Les commissariats sont aussi à redéployer dans les zones à problème, plutôt qu’être dans les endroits tranquilles. Les chefs doivent aller sur le terrain et montrer l’exemple. Il faut incentiver les bons etc/… Les chefs et les dirigeants ont une lourde responsabilité dans ce contexte ( pas de vision, pas de priorité, peu de motivation etc….)

  24. Je suis entièrement d’accord avec le fait qu’une grande partie des fonctionnaires bullent allégrement. J’en connais aux impôts, à l’éducation nationale, à la préfécture et au conseil général !!! Il se trouve que ceux que je connais font partie des bosseurs et sont écoeurés par la fainéantise de leurs collègues branleurs.
    Nous sommes d’accord d’ailleurs sur le fait que le système de promotion à l’ancienneté est non seulement dépassé mais surtout complètement démotivant. Qui a envie de bosser comme un malade pour toucher le même salaire qu’un parasite inutile ? On peut le faire un moment mais la démotivation vient vite.
    Du coup, je propose d’appliquer le programme suivant : annoncer un plan de réduction massif des effectifs à échéance de 3 ans (ça laisse le temps de se retourner), et à l’issue de cette période garder les 50% les plus productifs, tout en augmentant leur salaire de 25%. Les autres, virés…
    A mon avis, la fonction publique retrouvera vite une productivité proche du privé tout en permettant de très substantielles économies !

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