La gamification du bon citoyen

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La gamification du bon citoyen

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 6 janvier 2016
- A +

Dans le combat feutré mais perpétuel que se livrent rhétoriquement Orwell et Huxley, Orwell semblait avoir marqué de nombreux points avec l’avènement d’une société numérique massivement sous contrôle. Huxley n’a cependant pas dit son dernier mot et vient de remporter une belle victoire : dernièrement, c’est la Chine qui démontre une fois encore ce qu’un État est capable de faire pour obtenir des citoyens bien obéissants.

Pour rappel, Orwell avait imaginé dans son 1984 une dystopie dans laquelle l’État se placerait comme observateur systématique et permanent de chaque individu, et que cet État s’assurerait de l’obéissance des citoyens par un contrôle agressif incluant l’utilisation de la force et de toutes les pulsions humaines. Huxley, de son côté, voyait plutôt la dystopie fonctionner grâce au mélange de la flatterie des bas instincts humains et de l’endormissement de l’intellect des individus en les éloignant de toute culture et toute élévation abstraite. En somme, là où Orwell pariait sur l’usage de la force, Huxley pariait plus sur l’usage de la paresse.

Orwell's 1984 was not supposed to be an instruction manual

À l’évidence, les autoritarismes qui se mettent doucement en place un peu partout dans le monde utiliseront un peu des deux méthodes. Mais là où l’un comme l’autre avaient vu juste, c’est dans l’utilisation par l’État du contrôle social, c’est-à-dire cette capacité qu’ont les groupes d’humains à se contrôler sans usage de la force par la pression que fait subir chaque individu sur chaque autre en émettant un jugement sur sa façon d’agir, de se comporter, et les idées qu’il professe.

Ce contrôle social est celui qui nous impose, dans un contexte normal et avec plus ou moins de succès, la politesse, nos habitudes alimentaires, nos rites et coutumes, le fait de faire la queue plutôt que se battre pour obtenir sa baguette de pain, ou de dénoncer celui dont on sait qu’il tabasse ses enfants.

On comprend que ce contrôle fonctionne plus ou moins bien et que l’État cherche sans cesse à s’en servir comme levier pour orienter la population, ses choix, ses attentes et, par conséquence, ses votes. Jusqu’à présent, on a eu l’occasion de goûter, dans le meilleur des cas, à la manipulation plus ou moins adroite de la presse (en France, au travers de subventions et d’une lourde orientation de l’éducation et des écoles de journalisme, par exemple) en allant jusqu’à la propagande gouvernementale délicieusement décalée qui semble mettre un point d’honneur à s’adresser de la manière la plus idiote à une cible fuyante et impossible à identifier clairement.

Cependant, l’État chinois vient de trouver une méthode bougrement plus efficace que celles précédemment citées et testées jusqu’alors : la gamification de la bonne citoyenneté. Autrement dit, le gouvernement chinois a trouvé, par le truchement d’une application mobile de jeu d’impliquer directement les citoyens chinois dans son programme social et de modifier leurs comportements de façon active et assumée.

Via l’application Sesame Credit, toutes vos interactions sur les réseaux sociaux, ainsi que vos achats en ligne, le type de recherches que vous faites, etc. sont évalués en fonction d’une échelle de « bonne citoyenneté » bien évidemment établie pour plaire au pouvoir en place.

L’application va plus loin et utilise à fond le contrôle social puisque le score de vos amis directs et indirects impacte le vôtre : un ami bien noté vous tire vers le haut, un ami mal noté (et qui ne respecte donc pas les bonnes pratiques sanctionnées par le gouvernement) dégrade donc votre score. Les conséquences en termes de comportements sociaux sont évidentes : si vous vous prenez au jeu, vous aurez tendance à ostraciser ceux de vos amis qui ont un score trop faible.

L’application va encore plus loin puisqu’à terme et au travers de sites en ligne partenaires (et bien évidemment accrédités par le gouvernement), votre score vous permettra d’obtenir des facilités de crédits, des réductions sur le prix de certains biens et services. Inversement, un mauvais score signifiera donc non seulement se retrouver coupé de cercles sociaux, mais de cercles financiers et de cercles de consommateurs privilégiés. Réjouissant, non ?

this is china !

Pour le moment, il s’agit d’un jeu, et non d’une obligation… Mais si cette « gamification » marche bien, le gouvernement chinois entend rendre l’application obligatoire d’ici 2020. Et tout indique que ça fonctionne déjà : les Chinois participent volontairement et même joyeusement à l’opération, trouvent l’application amusante, et n’hésitent pas à partager leurs scores sur les médias sociaux, ajoutant ainsi à la publicité et à l’attrait dont jouit déjà ce jeu. Et c’est normal, puisque tout a été fait pour : tous les mécanismes de renforcement positif ont été mis en place, en utilisant toutes les recettes maintenant connues des meilleurs jeux vidéos et autres applications ludiques mobiles.

Youpi, être un bon citoyen obéissant va maintenant être mesurable, quantifiable, et même directement rétribué de façon indirecte par l’État ! Hourra, enfin un moyen simple pour l’État de faire faire son travail de contrôle des foules, de coercition sur les déviants, dans la joie, la bonne humeur et l’ostracisation pétillante des gens qui pensent de travers par ceux qui, bravo bravo, se plieront tous les jours un peu plus et un peu mieux au desiderata des dirigeants !

Pas de doute, cette application permet d’esquisser une société pleine d’un concentré de « bonheur » moraliné en conserve, prêt à l’usage, sirupeux et collant à souhait, que ni Orwell, ni Huxley n’auraient pu imaginer, mais dont les prémices se trouvaient déjà dans leurs œuvres respectives. Devant cette perspective, même la société qu’avait concoctée la RDA semble préférable : les citoyens savaient qu’ils étaient épiés, et pouvaient sentir le souffle chaud et putride du Léviathan dans leur nuque à chacun de leur agissement. Ici, la société que nous promettent ces Chinois, en anesthésiant les individus, est bien plus pernicieuse puisqu’elle étouffera tranquillement toute liberté sous une montagne de contrôle social, accepté avec gourmandise par tous.

Et alors que la Chine se donne cinq années pour rendre obligatoire cette application, on se demande ce qui va bien pouvoir freiner les autres pays, France en premier, d’appliquer la même recette.

fascism - socialism

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  • C’est pas croyable.

  • Comme Irion, j’en reste pantois… Je n’ai pas encore dépassé la phase « wow… omfg »

  • J’ai hâte que cette application arrive en France et de voir notre empressement à l’utiliser. Après une courte période de réserve, peut-être après deux ou trois essais ratés, nos collègues, amis et famille même seront là pour nous expliquer en quoi cela est un bienfait, en quoi cela n’a rien d’antilibéral puisque l’on est pas forcé de l’utiliser (ie ac un pistolet sur la tempe), combien nous sommes des rabats joie voyant le mal partout.
    50% de réduction sur les impôts pour une bonne dénonciation?!

    • je pense que même 20% suffiront

      • Pour beaucoup, 0% suffiront largement puisque
        1/ ils se trouveront meilleur citoyen (camarade)
        2/ Reconnus par le système
        3/ Considérés par le système (petite promotion sociale) et
        4/ Parce que ces gens, en général, ne payaient pas d’impôts (directs)

      • En fait, cet auto-contrôle de la population a déjà commencé avec ce qu’on appelle le « politiquement correct » qui sur des sujets comme le racisme et la xénophobie, l’Islam, le féminisme », l’homosexualité, le handicap, le terrorisme, la pollution, la consommation d’alcool, même la diététique, et certaines formes de « civisme »: sur ces sujets, déjà, l’humour peut être diversement apprécié et il est parfois de bon ton d’éviter tout écart de langage ou de comportement, ce qui pourrait choquer des « âmes sensibles » voire vous brouiller avec certaines de vos relations!

        Il est comique de voir la population majoritaire, non seulement se soumettre volontiers à des contrôles, fouilles de sac, examens des bagages et du contenu des poches, passer sous des portiques de rayon non seulement de bonne grâce mais en étant rassurée de ces initiatives réglementaires, heureuse de voir autant de policiers et de militaires dans les rues ou sur les routes.

        Il est plus que temps de diminuer l’alcoolémie au volant de 0,5 à 0,2 g/L, de diminuer la concentration de gaz à effet de serre des véhicules et d’un tas d’autres bêtises dans le même genre. Sans vouloir atteindre le point Godwin, ça me fait quand même penser à des enfants en uniforme chantant: « Maréchal, nous voilà … »!

  • Les « libéraux » amoureux de la Chine vont admirer cette capacité d’innovation !

  • La Chine, c’est la version Orwell, Facebook ou ResearchGate, voire LinkedIn, la version Huxley. Enfin, la France a supprimé la note de vie scolaire, il y a quand même des cas où le hasard fait bien les choses…

    • « Facebook ou ResearchGate, voire LinkedIn »

      Entreprises privées, pas d’obligation.

      • Obligation sociale plutôt qu’obligation légale. La différence entre Le Meilleur des Mondes et 1984. Une différence qui n’est en rien un argument pour défendre Le Meilleur des Mondes. Vous l’avez lu ?

        • « Obligation sociale plutôt qu’obligation légale »

          Je vous comprend, je ne suis pas inscrit à Facebook et c’est vrai qu’au moment ou il y avait tout le hype autour de ce réseau c’était très chiant.

          • C’est le prix du snobisme…

            • Pourquoi « snobisme »?

              C’est prudent: on a ignoré longtemps l’utilisation que faisait FaceBook de nos données!
              Devenir « ami » avec 200 personnes qui ne le seront jamais, c’est inutile.
              Épargner le temps que les autres passent sur ce site pour faire autre chose n’a rien de ridicule.

              Même si, sans admiration, je reste indulgent vis-à-vis des autorités chinoises, les seules dans l’histoire de l’humanité à devoir gérer 1 350 000 000 d’habitants! Il est bien normal de ne pouvoir envisager le dossier de chaque citoyen au cas par cas.

              Dès lors que ces autorités parviennent à susciter quelques principes d’un civisme normatif dont la population jouera elle-même le rôle de « police morale » de bonne grâce, c’est évidemment tentant!

              Il faut un certain pragmatisme politique pour une population pareille!

              Si la Chine avait proportionnellement autant de prisonniers que la France, elle devrait en héberger 1 579 643.

              On sait qu’en France, de nombreux condamnés ne font pas la peine de prison pourtant décidée par la justice!

              Comment ne pas comprendre que ce n’est pas demain que la Chine va payer pour 1 521 378 prisonniers avec aussi peu de délinquants condamnés mais non sanctionnés qu’en France, à cause de prisons en surpopulation avec un état désargenté?

              Il est donc logique sinon normal, que les « irrécupérables » ayant fauté suffisamment soient simplement exécutés, en Chine. Les révolutionnaires de la « terreur » faisaient moins de manières, droits de l’homme ou pas!

              Preuve, si il en est, que selon le temps, le lieu et les circonstances, l’aveugle justice a une balance qui déconne, malgré les grands principes affirmés.

    • « la France a supprimé la note de vie scolaire »

      Cette chose était une absurdité, encore un moyen de rétribuer ceux qui rentrent dans le moule, fussent ils demeurés, aux dépends des esprits libres, fussent ils brillants.

      • Oui, c’est bien pourquoi il est stupéfiant qu’elle ait été supprimée dans le contexte actuel.

      • Ça, c’est très clair!

        Il est évident que les autorités ne parviennent pas (exemple de la France) à surveiller et tout savoir de 66 500 000 habitants, d’où la nécessité de les « rentrer » dans des logiciels informatiques, ce qui est le « péché capital » de l’administration:

        Vouloir faire entrer la réalité dans Ses « petites cases » au lieu d’adapter l’informatique aux réalités: corollaire:

        Les exceptions sont inacceptables, donc il faut réduire le fautif grâce à des normes à observer rigoureusement, sous peine de sanction.

        Même des pays bien plus informatisés que la France (mais pas forcément dirigés par l’administration) laissent au contraire les habitants plus libre de choisir leur sort sans forcément les embrigader dans un code du travail de 2,2 Kgs, une sécu pléthorique en perte, et, généralement, un système où la loi doit tout réglementer (mis à part les innombrables arrangements « entre soi », corruption qui n’avoue pas son nom).

        Et pourtant, tout les créateurs, novateurs, inventeurs ou découvreurs sont, un jour ou l’autre, sortis des sentiers battus pour s’aventurer dans l’inconnu, sans aucune autre garantie que leur confiance en soi et c’est pourtant bien parmi eux que jaillissent toutes les nouvelles lumières!

        Il est clair que la France n’est guère propice à cela, actuellement, d’où l’émigration de ceux qui ont parfois le plus de valeur! (ce sont bien des émigrés, en France, et des immigrés, dans le pays où ils s’installent, pas des « exilés » – punis – ni des « expatriés » – fonctionnaires -)

  • Dans le même genre, l’application « Peeple » qui devait permettre de noter les personnes comme un hôtel ou un restaurant, effroyable la aussi, mais ce qui me rassure, c’est que cette application n’a pas pu voir le jour grâce à la pression publique.

    La culture chinoise est peut être à prendre en compte quand à la perception de cette application, l’aspect social et la pression de groupe y est bien supérieure qu’en Europe, la bas, tout les moyens de se distinguer sont bons du fait de la compétition permanente combinée à une population bien plus importante, il surfit de voir les gauchistes protester contre tout type de compétition ou de sélection dans les universités pour comprendre qu’un machin de ce genre ne prendra pas en France.

    • au contraire , il ne s’agit pas vraiment de mise en compétition mais plutôt de « mise en conformité » , les gauchistes et socialistes de tous bords sont tout à fait favorable à ce genre de pression , en France on pourrait même appeler cette appli JeSuisCharlie.

  • Voilà donc un nouveau Statebook, ou Orwellbook, ou Huxleybook, au choix selon l’humeur du moment.

  • On commence doucement en France avec les mouchards pour la consommation électrique, l’assurance liée à la façon de conduire, etc.

    La vision pessimiste, c’est que le sens de l’histoire nous conduira à une société « à la » Orwell ou Huxley.

    • Effectivement, on voit bien le système s’étendre.
      En particulier , le prétexte de la santé, ou encore de l’écologie »positive » , devrait bientôt nous être servi.

      • Ah! Ça, c’est sûr! Ce genre de système a besoin de faux prétextes de fausses causes, de faux buts: le nouveau système « NSA-like » ne détectera aucun terroriste, évidemment! Mais attention aux contrôles fiscaux!

  • MichelO, quel est le problème avec Researchgate ? Je n’y ai trouvé que des avantages, dont un accès facile à des articles autrement difficiles à se procurer.

    • Le problème que je vois avec ResearchGate, c’est ce « score » qui suit immédiatement votre nom :
      « A new way to measure scientific reputation. The RG Score takes all your research and turns it into a source of reputation ». Vous croyez que les lecteurs vont faire une lecture critique de vos articles, ou se contenter de regarder quel score vous avez sur ResearchGate ? Et que les chercheurs vont laisser leur RG Score être ce qu’il est, ou jouer le jeu d’une recherche formattée afin de l’augmenter ?

  • L’appli Sesame Credit est développée par une boîte de la Silicon Valley. Quel rapport avec le gouvernement chinois?

  • à nous de détourner le système.
    Il faut être de « bons citoyens électroniques » , en envoyant plein de signaux très positifs et en noyant l’état dans un flot d’informations politiquement correctes. Et mener un vraie vie en dehors de l’électronique, ou en parallèle en utilisant d’autres appareils , d’autres applis.

    • Non! Sûrement pas!

      Ne me donnez pas raison!

      Je dis plus haut, que la population française est déjà prête à se soumettre à tous les contrôles inventés pour surveiller les citoyens banals (les terroristes sont trop malins pour se faire fouiller par hasard!) et qu’elle approuve ces contrôles, appréciant la présence policière et militaire dans leur environnement et se sent rassurée.

      D’où la comparaison avec les gamins qui chantaient, sincères: « Maréchal, Nous voilà!… »

      Je prône plutôt la résistance pour tuer le projet dans l’oeuf! Avec un président avec 20 à 25 % de bonne opinion, il est inutile de « se coucher »!

      Bon je m’en fous! Je ne suis pas Français et je n’en suis pas malheureux! Et vous faites ce que vous voulez!

  • Ce n’est pas très surprenant, la culture chinoise est celle qui a créé le concept d’État et le pays a développé un concept d’État fort et de fonctionnaires puissants durant toute son histoire.
    L’histoire de la Chine n’est faite que de ça, rien à attendre d’autre de ce pays.

    • Les chinois ont 4000 ans d’expérience en administration et centralisation, mais il faut bien admettre que la France a aussi une bonne expérience en la matière et même si nos (très) chers élus et fonctionnaires ne sont pas encore totalement prêts à franchir le pas ils suivent certainement ce genre d’expérience avec grand intérêt.

  • Rien de neuf. Même pour le coté jeu, cela ressemble au bon vieux Tagamotchi.

  • Alibaba et les40 serveurs?

  • À propos d’Alibaba, comment explique-t-on le câble HDMI à 1.50€ livré en trois jours ouvrables depuis un ville-usine chinoise et sans frais d’expédition? Quelle est la contrepartie?

  • l’auto contrôle numérique est la fin de la société policière et de la torture physique morale et financière que nous connaissons depuis des siècles…le libéralisme 2.0 ha ha ha et c’est les chinois qui l’ont inventé !
    plus besoin de policiers ni de prisons , le déviant s’auto banni de la société et finira par se suicider ou rentrera dans les rangs, c’est son libre choix , ou alors il recréera la tribu et la guerre tribale …..comme quoi , le numérique n’est pas plus révolutionnaire que l’invention de la poudre a canon ou de la pierre a briquet , ce n’est qu’un outil permettant à 7 milliards d’humains de vivre pas trop mal , en ayant l’espoir d’être encore plus nombreux …..imaginez notre vie sans le numérique en 2016 ou sans cookies … impossible 😉 .

    • Pas d’accord!

      On discute d’un système permettant de policer les gens. Avant, on ne savait rien des « secrets », alors que maintenant, on peut être au courant dans l’heure!

      Il va devenir très dur de « la fermer » à tout le monde!

      Quant aux cookies vous n’avez pas besoin de les garder! (Voir  » goshbuster »)

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