2016 : quelles perspectives pour l’or ? (2ème partie)

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2016 : quelles perspectives pour l’or ? (2ème partie)

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 décembre 2015
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Par Byron King*

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Chaque argument en défaveur de l’or pourrait se transformer à l’avenir en un retournement de tendance par rapport à la baisse actuelle, disions-nous dans le précédent article.

Par exemple, j’ai eu connaissance de rapports de grandes entreprises minières selon lesquels un certain nombre d’anciennes mines parmi les plus vieilles devaient fermer du fait des coûts élevés et d’une faible productivité. Cela est en particulier le cas en Afrique du Sud, où se trouvent de nombreuses vieilles mines profondes et coûteuses. C’est également le cas en Amérique du Sud ; des mines de cuivre ferment au Chili, ce qui signifie que d’importantes sources d’or et d’argent-métal, sous-produits de l’extraction du cuivre, disparaissent de la chaîne d’approvisionnement.
Lorsque des mines ferment, par définition, il y a moins d’or sur le marché. Les prix alors se resserrent uniquement par ce fait. Mais ceci est une longue histoire, trop longue à développer ici.
Il y a également des fonds comme GLD qui vendent de l’or physique. Bon, ils vendent de l’or physique… et alors ? Quelqu’un s’amuserait-il à jeter des lingots d’or par-dessus bord dans les profondeurs de l’océan ? Non.

En fait, la plus grande partie de l’or vendu par des fonds comme GLD quitte Londres ou la Suisse pour se rendre directement en Chine, en Inde, au Moyen-Orient et même, malgré toutes ses autres difficultés, en Russie. Cela fait beaucoup de longues histoires que nous ne raconterons pas ici non plus. Mais lorsque les fonds occidentaux vendent de l’or physique, le métal jaune va quelque part. Et la réalité, c’est qu’il est acheminé géographiquement « loin » de l’Occident où le consensus politique et économique ne l’apprécie guère. L’or s’installe dans des coffres en Orient. C’est aussi simple que cela.

En d’autres termes, l’histoire montre que l’or va là où il est valorisé. Un jour, toute cette masse d’or physique créera une nouvelle dynamique monétaire internationale. Un jour, peut-être ; pas encore aujourd’hui. Mais que se passera-t-il lorsque le barrage cèdera ? L’analogie avec le barrage est intéressante. Les barrages ne rompent pas lentement… Lorsqu’ils cèdent, ils le font vite et, en général, cela se sait.

Le danger de la dette « impayable »

Je pourrais continuer ainsi et discuter de tout ce qui « ne va pas » avec l’or. Au lieu de cela, je voudrais vous faire part de l’excellente remarque, que, il y a peu, une de mes connaissances a émise et qui reprend tous les points importants.

« Il y a six ans, observa mon ami, les États-Unis avaient un PIB de 16 000 milliards de dollars, une dette nationale de 11 000 milliards de dollars et un passif non capitalisé d’environ 60 000 milliards de dollars. Aujourd’hui, les États-Unis ont un PIB de 18 000 milliards de dollars, une dette nationale de 18 000 milliards de dollars et un passif non capitalisé de plus de 100 000 milliards de dollars ». Puis il posa la question suivante, logique : « comment cela pourrait-il bien se terminer ? » C’est-à-dire comment toute cette dette pourrait-elle jamais être remboursée ? La réponse de base est qu’elle ne peut l’être. Elle est « impayable ».

Autre point de réflexion : les États-Unis présentent 18 000 milliards de dollars de dette pour un PIB annuel de 18 000 milliards de dollars. Si le pays travaillait « gratuitement » pendant plus d’un an, il serait peut-être possible de rembourser la dette, en théorie. Mais un pays peut-il travailler « gratuitement » ? Cela n’aura pas lieu.

Une autre manière de le dire est que la dette américaine est certainement irremboursable avec les systèmes actuels de devises et de taux de change. Il n’y a pas assez de productivité dans le monde pour que les gouvernements, américain ou autres, taxent et remboursent toute la dette. Il n’y a pas assez de dollars, ou d’euros, de yens, de livres, etc… dans le monde pour tapisser toute cette dette, en l’absence d’une inflation massive ou d’un défaut cataclysmique. Un jour, nous entendrons les grands du monde politique et financier déclarer : « nous ne pouvons pas payer. Il n’y a pas assez d’argent ».

Par conséquent, le système monétaire actuel ne peut pas bien finir. Ce qui nous amène à l’or et à l’argent, des métaux en position de retenir la richesse sur le long terme, durant la « transition », lorsqu’elle arrivera, ce qui est certain.

En attendant, nous devons vivre avec des prix de l’or qui chutent. Nous devons vivre avec la baisse générale des prix de ces dernières années. Certes, ce serait super si le prix de l’or se renforçait et restait stable. Mais qu’est-ce qui ne va pas avec ces marchés stupides ? Ne comprennent-ils donc pas ?

Tout ce que je peux dire c’est… tôt ou tard, tôt ou tard. Notre économie mondiale devra, tôt ou tard, redémarrer dans un environnement de dette irremboursable.

Et après ? Après, les métaux précieux deviendront les « éléments de transition », non chimique (je veux dire par là que je ne reprends pas la notion que la chimie quantique associe aux orbitales électroniques quand elle les qualifie « d’éléments de transition »).

Pour résumer, les métaux précieux aideront à passer la transition mondiale d’un système monétaire ancien défaillant/en faillite en quelque chose de neuf, quelque chose qui fonctionne.

(*) Byron King est diplômé de l’Université de Harvard et exerce actuellement la profession d’avocat à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

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