Relevons le point d’indice de l’occupant intérieur

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Relevons le point d’indice de l’occupant intérieur

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 2 décembre 2015
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Dans un précédent billet, je notais les actions régulières de l’actuelle administration contre les citoyens et contribuables français, à leur détriment et pour un bien-être collectif impossible à trouver, et je faisais la comparaison entre cette administration et une force d’occupation intérieure. Cette comparaison pouvait paraître hardie. Chaque jour qui passe montre pourtant qu’elle n’est guère exagérée.

J’en veux pour preuve la revalorisation du point d’indice de la fonction publique.

On apprend en effet, dans un récent article du Figaro, que Marylise Lebranchu, l’actuelle et très discrète ministre de la Fonction publique, a laissé entendre qu’il serait question lors des prochaines négociations avec les syndicats prévue en février 2016 de « revaloriser le point d’indice des agents de la fonction publique », gelé depuis plus de cinq ans. Dans le langage du commun des mortels, il ne s’agit ni plus ni moins que de mettre sur la table l’augmentation des salaires des fonctionnaires, et donc, par voie de conséquence, d’alourdir encore un peu la masse salariale de l’État, probablement parce que c’est le moment où jamais.

Et c’est d’autant plus le moment que des élections approchent. Impossible en effet de ne pas remarquer que la saillie optimiste de Lebranchu intervient alors que la France entre dans une période électorale, jusqu’ici particulièrement bousculée par la survenue d’attentats qui auront commodément rassemblé les Français autour du chef de l’État jusqu’alors minuscule dans les sondages d’opinion. Dans ce cadre, l’opportunité de prévenir qu’une revalorisation est à l’ordre du jour ressemble encore un peu trop à une de ces petites manœuvres politico-politicienne même pas à moitié putassière dont le pouvoir actuel est un habitué.

Il n’en reste pas moins que cette revalorisation laisse perplexe.

Car si, pour être honnête, le salaire moyen dans la fonction publique territoriale n’est pas franchement folichon, il reste néanmoins décent ; il est même tout ce qu’il y a de plus correct ailleurs (fonction publique hospitalière et celle d’État) et en tout cas notablement supérieur à celui qu’on observe dans le privé, vous savez, ces salariés qui justement payent par leur travail la masse salariale de ces différentes fonctions publiques.

salaires privé public

Elle laisse aussi perplexe dans ses effets évidents sur un budget particulièrement stressé actuellement, une augmentation de 1% de ce point d’indice grevant le budget du seul État de 1,5 milliard d’euros par an, à un moment où des dires même de son président, il va guerroyant contre une hydre vicieuse, multiforme et passablement éloignée du territoire… et donc fort coûteuse.

Au passage, on ne pourra s’empêcher de noter l’obséquiosité des médias qui relatent les tergiversations gouvernementales autour de ce point d’indice, lorsque, sirupeux, ils soulignent que « l’actuelle majorité s’était montrée assez rigoureuse dans la gestion de la fonction publique », ayant fermement gelé ce point d’indice depuis des années.

Oh oui, c’est gentiment exact, l’État a su se tenir calme à ce niveau, sentant probablement de près le vent des boulets lancés par les institutions financières et la Commission Européenne, affolées de voir les déficits se creuser et les réformes continuer à ne ressembler à rien.

Mais il aurait été judicieux, pour contrebalancer un tantinet cette observation, de rappeler qu’en revanche, l’État n’a jamais réussi à se montrer particulièrement économe lorsqu’il s’agit d’embauches qui ont continué, vaille que vaille. En 2013, ces embauches avaient même progressé à un rythme cinq fois supérieur à 2012, et si ce rythme s’est heureusement ralenti depuis, il n’est toujours pas négatif. Autrement dit : l’État continue encore et encore de grossir.

Dans cette optique, Lebranchu propose donc simplement de passer le turbo : non seulement, embauches aidant, l’État grossira en nombre d’agents, mais il grossira aussi en masse salariale par revalorisation de ce point d’indice.

lebranchu - élections et sprinklers à pognon

C’est génial, d’autant qu’à bien y réfléchir, rien, absolument rien ne justifie vraiment cet état de fait.

Outre un poids affolant de la richesse nationale dévolue à ces administrations maintenant pléthoriques, obèses et exorbitantes, les performances comparées avec les autres pays de l’OCDE et de l’Union Européenne ne sont vraiment pas à l’avantage français : pour la Cour des comptes comme pour les observateurs extérieurs, qu’ils soient officiels, publics ou privés, les services rendus ne sont plus depuis longtemps à la hauteur du prix payé par le contribuable.

Mieux : on doit se rappeler d’un autre temps, vraiment très éloigné, dans les années 80 ou 90, où cette fonction publique occupait nettement moins d’agents et où, pourtant, la population française n’a pas spécialement souffert d’un manque cruel. On doit aussi noter que si cette population a augmenté, c’est avec un rythme inférieur à celui de sa fonction publique qui semble devenue indispensable pour faire tenir le pays.

D’année en année, on a donc favorisé le fonctionnariat à tel point qu’il occupe une place énorme dans le paysage français, et qu’il est devenu indéboulonnable, le problème venant du fait que la France a plutôt besoin de patrons, d’entrepreneurs et d’entreprises, les ronds-de-cuir ne manquant vraiment pas.

Dès lors, comment s’étonner du nombre croissant de chômeurs alors que chaque fonctionnaire supplémentaire, chaque hausse de son salaire entraînent mécaniquement une ponction supérieure sur ceux qui ne sont pas dans la fonction publique ? Comment s’étonner d’un chômage croissant alors qu’on fait absolument tout pour faire croître les postes de dépenses et à peu près rien pour faire croître les créations de richesses pour y abonder ?

Non seulement, les déclarations de Lebranchu sont économiquement stupides, mais elles sont politiquement révoltantes alors que le pays s’enfonce dans la dette, le déficit budgétaire et un marasme économique dramatique. Elles sont de surcroît méprisantes pour les efforts, bien réels et bien palpables, que font actuellement les salariés du privé, les artisans, les commerçants, les professions libérales et tous ceux qui n’ont pas eu d’augmentation de salaire ces dernières années, à cause d’une situation économique défavorable. Pour ceux-là, pas de point d’indice, pas de décret ni de négociation possible puisque seul le marché décide, et actuellement, ce n’est pas spécialement folichon.

Cet appel du pied à une caste bien précise montre un manque assez consternant de considération pour l’autre caste, celle qui paye pour ces fastes, voire un certain mépris, comme on pouvait le lire sous la plume du candidat Hollande en 2012 :

Et effectivement : après trois ans et demi de quinquennat, l’arrogance et la suffisance de Hollande l’ont soigneusement tenu à l’écart de toute leçon, avec le résultat qu’on peut constater.

En réalité, quand Lebranchu envisage de remonter le point d’indice, c’est bien l’appareil d’État qui parle à l’appareil d’État. C’est le colonisateur qui parle aux colons, et qui explique doctement que les colonisés peuvent bien faire un effort, après tout, puisque cela fait plusieurs années que les colons n’ont pas eu de petit coup de pouce (quand bien même leur nombre grandit, car ça, on s’en fiche).

Quant aux colonisés, on ne leur demande pas leur avis. Ou plutôt si, de temps en temps, mais comme ils sont maintenant moins nombreux que les colons, leurs affidés et ceux qui n’ont pas voix au chapitre, cela revient au même.

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  • que de mépris de la part de cette caste nauséabonde pour les patrons , les entrepreneurs , les salariés , les contribuables ; c’est pourtant bien le monde des bosseurs qui entretiens sur un grand pied tout ces élus voraces dont l’innutilité est de plus en plus flagrante ; sans nous ils ne sont rien , et ça ils ont tendance à soigneusement l’occulter ;

  • Ok, mais je pense qu’il y aura de moins en moins de colonisés.
    Jusqu’au jour, pas très lointain ou ça va imploser comme dans l’ex URSS.
    En quelques mois. La confiance décline lentement au début , mais il y a un moment Minsky
    quand ça devient vite une avalanche.
    Je ne la souhaite pas mais elle est inévitable.

  • Vous êtes méchant pour ce gentil Hollande, alors que cette augmentation ne va rien couté, puisque c’est l’état qui paye.

    Et Hollande est tellement gentil, qu’il va aussi donner 2 Md d’euros aux pays d’Afrique, pour soutenir les dicta. les subventions aux exploitations de pétro. les économies d’énergie. L’achat d’éoliennes, de panneau solaire, d’économie d’eau en se lavant les dents, tout ça …

  • Sauf que le niveau de qualification des postes de la fonction publique est supérieur à celui du privé. Par conséquent, à niveau de qualification égale, les rémunérations du privé sont supérieures à celles du public.

    Un simple exemple, les salaires des chercheurs du public sont largement inférieurs à ceux du privé.

    Ayant travaillé dans le secteur d’entreprises privées en France, je peux vous garantir que c’est truffé de directeurs incompétents, « politicards » et enfumeurs calamiteux.

    • hyl: « je peux vous garantir que c’est truffé de directeurs incompétents, « politicards » et enfumeurs calamiteux. »
      On est bien d’accord cher monsieur. Mais on ne me force pas à les payer, là est la différence essentielle. Mieux ; s’ils déconnent trop et ne rendent plus un bon service, leur entreprise fait faillite, problème réglé alors que l’état lui entasse les branche mortes ce qui nous coute, d’après certains, 65 milliards par année en pure perte.

      hyl: « Un simple exemple, les salaires des chercheurs du public sont largement inférieurs à ceux du privé. »

      Ils sont souvent même minables par rapport à une caissière débutante du pays voisin qui gagne 3000 euros. Ledit pays est classé 4e pour la liberté économique, la France 70e, en dessous de l’urss du Rwanda et du Ghana:
      Indice liberté économique – Classement des pays

      • « Mais on ne me force pas à les payer, là est la différence essentielle. Mieux ; s’ils déconnent trop et ne rendent plus un bon service, leur entreprise fait faillite »

        Elles peuvent mettre très longtemps à faire faillite et leur mauvaise gestion favorise la montée du chômage qui pèse directement et indirectement sur vos impôts.

        Apprenez à regarder plus loin que le bout de votre nez…

        • hyl: « Elles peuvent mettre très longtemps à faire faillite et leur mauvaise gestion favorise la montée du chômage »

          Tu racontes n’importe quoi, si elle rend de mauvais service les clients iront à la concurrence qui elle va embaucher. Dans le fameux pays d’à coté le chômage est à 3.6% avec ce principe.

          En France avec les 3600 pages du code du travail et la taxation à 65% ça ne risque pas d’arriver parce que les concurrents meurent avant d’arriver sur le marché.

          Les petit socialistes comme toi livrent les employés pieds et poings lié au rare entreprises qui subsistent et qui paient au lance pierre vue le niveau de risque et de taxation.

          • faut sortir des manuels d’économie de temps en temps ce que vous racontez n’ a aucune validité empirique.
            Lol et bah qu’ attendent tous les pays du monde pour se mettre au modèle suisse alors?

            • La réponse est simple : la Suisse fait peur aux dirigeants des autres pays. Manquerait plus qu’on mette des votations à tout va ! Ca va pas la tête !

            • Lazarius: « ce que vous racontez n’ a aucune validité empirique. »

              C’est clair que rajouter des charges, des obligations couteuse et des risques alors qu’une entreprise sur deux fait déjà faillite dans les 5 ans n’a aucun impact ni sur leurs performance, ni sur les salaires, ni sur le chômage… Nan mais lol !

              Monte une petite entreprise en France et avec tous les emmerdes et charges qui vont te tomber sur la gueule *en plus de ton boulot déjà difficile* tu vas changer tellement vite d’opinion qu’on entendra le « bang » de cette explosion cervicale jusqu’au bout de la France.

              Lazarius: « Lol et bah qu’ attendent tous les pays du monde pour se mettre au modèle suisse alors? »

              Depuis quand les politiques veulent le meilleurs pour leur pays quitte à abandonner leur pouvoir et leur poste ?

              ça fait 40 ans que Mitterrand à dit « contre le chômage on a tout essayé » et ça fait 40 ans que de l’autre coté de la frontière il y a un pays qui fonctionne parfaitement sans chômage et quasi sans dette.

        • « Elles peuvent mettre très longtemps à faire faillite »
          heu … il faudrait donc les mettre en faillite plus vite selon vous ?
           » et leur mauvaise gestion favorise la montée du chômage »
          ce que vous dite n’a guère de sens, vous parlez justement de gens qu’il vaudrait mieux licencier et les remplacer par d’autres plus à leur place (ou, ce qui revient au même, remplacer carrément leur entreprise par une autre entreprise plus performante), ce qui n’a aucun impact sur le chômage.

          « Apprenez à regarder plus loin que le bout de votre nez… »
          Ben justement, si je regarde plus loin que le bout de mon nez, je ne vois vraiment pas pourquoi mes impôts et plus généralement la « dépense publique » baisserait dans l’hypothèse miraculeuse d’un chômage nul. Le chômage n’est qu’un prétexte, on en trouvera d’autre pour justifier la tonte.

        • Bonjour hyl

          C’est tjs pareil avec les fonctionnaires, ils s’en foutent que le pays fonce vers la ruine.
          Quant au privé, il est vrai que de nbreux bras cassés existent, à cause de la législation du travail que l’on connait, ou pas 🙂

      • Encore faudrait-il trouver une grande entreprise française qui ne doit pas son existence à la générosité du public. Mais c’est une autre histoire 🙂

      • ah si ça fonctionnait aussi simplement que ça…
        La Suisse reste un pays à part comparer un pays de quelques millions d’ habitants aucun intérêt autant comparer la Suissse à l’île de France

    • « Par conséquent, à niveau de qualification égale, les rémunérations du privé sont supérieures à celles du public. »
      Vous délirez ? si c’était vrai, il y aurait une fuite massive du public vers le privé. Le cas général c’est bien des rémunérations nettement plus attractives tous compris (avec des exceptions, dont les chercheurs ne sont pas) .

      « Un simple exemple, les salaires des chercheurs du public sont largement inférieurs à ceux du privé. »
      Ben voyons. Et donc les chercheurs évitent de se faire recruter par le public, en démissionne à la première occasion, etc. C’est notoire …
      Je ne connait pas la rémunération d’un chercheur du privé, mais ce que nous coute en rémunération seule un chercheur du public c’est officiel : autour de 90 000 € (moyenne entre 60-65 k à l’entrée et 115-120 k en fin de carrière). A comparer à ce que qu’un patron du privé dépense, je n’en ai aucune idée et je m’en fous : c’est son affaire et celle de son employé, pas la mienne.

      Accessoirement cette idée que le « niveau de qualification » commande la rémunération est complétement folle. C’est évidemment tout différent : le résultat commande la rémunération ET permet de juger de la qualification. De ce point de vue, la qualification des fonctionnaires est incroyablement basse, nonobstant la quantité et la longueur des peaux d’âne qu’ils ont accumulé.

      « Ayant travaillé dans le secteur d’entreprises privées en France, je peux vous garantir que c’est truffé de directeurs incompétents, « politicards » et enfumeurs calamiteux. » Personne n’en doute, mais on s’en fout : c’est pas notre pognon et quand on a affaire à eux on peut aller voir ailleurs. Ce qui change tout.

      • « si c’était vrai, il y aurait une fuite massive du public vers le privé »

        Faux, car le privé garantit moins la sécurité de l’emploi que le public.

        « on s’en fout : c’est pas notre pognon »

        Faux, car le privé bénéficie de toutes sortes de niches fiscales et son manque d’efficacité a un impact considérable sur l’économie d’un pays, donc vous ne comprenez rien à l’économie.

        « Accessoirement cette idée que le « niveau de qualification » commande la rémunération est complétement folle. C’est évidemment tout différent : le résultat commande la rémunération ET permet de juger de la qualification. »

        Faux, dans de nombreuses société privées ce sont très souvent les lécheurs de bottes qui ramassent les billes, pas les productifs. La qualification est une condition nécessaire, un chirurgien qui opère sans formation, vous m’en direz des nouvelles…

        • hyl: « aux, car le privé bénéficie de toutes sortes de niches fiscales »

          Vous avez l’air de penser que le PUBLIC paie ces entreprises alors qu’elles sont juste un peu moins tabassée fiscalement.

          hyl: « Faux, car le privé bénéficie de toutes sortes de niches fiscales et son manque d’efficacité a un impact considérable sur l’économie d’un pays »

          Avec le niveau de taxation et d’emmerde record elle ne risquent pas de l’être effectivement et vous êtes mal tombé parce que nous somme pour la flat tax: tout le monde paie pareil, vos bricolages étatique pour accorder privilèges et prébendes sont anti-constitutionnel.

          hyl: « vous ne comprenez rien à l’économie. »

          Un communiste dont tous les pays on fait faillite qui nous dit ça, c’est collector. 🙂
          Regardez les pays libres: ils pètent la santé, la France elle s’écroule sous le poids de l’état obèse et ce n’est que le début.

          • « Regardez les pays libres: ils pètent la santé, la France elle s’écroule sous le poids de l’état obèse et ce n’est que le début »

            oui mais ce sont de petits pays, on ne peut pas appliquer ça à un grand pays comme la France (c)(r)(tm)

            vous n’imaginez pas le nombre de fois où on m’a répondu ça…

            • Je leur réponds qu’il suffit de couper la France en 6 ou 7 régions autonomes et qu’ainsi chaque région pourra avoir le bonheur de copier la Suisse (ou copier le bonheur vénézuélien, au moins ceux qui trouvent que tout ce bonheur est un peu dur à supporter pourront toujours changer de région sans changer de culture).

        • J’adore le mec qui débarque et au bout de 3 posts, décrete que l’on ne comprend rien à l’économie.. on en tient un bon.

          • C’est des trolls générés par Contrepoints !

            Hier on a eu l’auto-entrepreneur adepte du protectionnisme qui, par soucis philanthropiques, ne veut pas faire de concurrence déloyale envers les auto-écoles.
            Aujourd’hui c’est le grand défenseur de la fonction publique qui sait ce qui est bon pour nous, et qui ne surfacture par ses services : parce qu’elle le vaut bien !

            C’est le calendrier de l’avent version Contrepoints ! Et le jour J, on offre tous Pulp libéralisme à notre entourage pour les exorciser de leurs préjugés. 🙂

        • « Faux, car le privé garantit moins la sécurité de l’emploi que le public. »
          comment ça, « Faux » ? vous voulez tenir compte de la qualification (ce qui est absurde pour le coup) mais pas de la qualité de l’emploi dont la sécurité est un aspect ???
          A ce compte je vous propose de comparer un emploi de balayeur public et de patron du CAC 40 privé, le contraste n’en sera que plus saisissant et l’iniquité faite au pauvres mal payés du public plus flagrante …

          « Faux, car le privé bénéficie de toutes sortes de niches fiscales »
          heu … une niche fiscale, c’est quoi ? l’état qui te dis qu’il est très généreux parce qu’il te rend 20 sur les 50 qu’il te prends, à condition que tu fasse ce qu’il te dis de faire (les niches sont toujours sous conditions).
          C’est une rémunération d’un service rendu à l’état. Après on peut discuter de l’intérêt du service public, mais reprocher aux entreprises (ou particuliers) de bénéficier d’une niche fiscale c’est du même niveau que reprocher au fonctionnaire d’avoir un salaire pour leur travail. Bienvenu au club (dont je ne suis pas, cependant).

          « son manque d’efficacité a un impact considérable sur l’économie d’un pays »
          merci captain obvious. Mais on s’en fous de l’économie du pays, nous on s’intéresse aux vrais gens, pas à l’abstraction « pays », et si les vrais gens bossent pas aussi bien qu’on en rêve, on trouve mieux ou on fait avec, mais on ne peste certainement pas contre l’impact qu’ils ont sur l’économie du pays…

          « donc vous ne comprenez rien à l’économie. » non sequitur.
          Et, on comprend parfaitement, juste, on s’en fout, comme dit plus haut.

          « dans de nombreuses société privées ce sont très souvent les lécheurs de bottes qui ramassent les billes, pas les productifs. »
          Qui en doute ? mais quel rapport avec la choucroute ? C’est quand même bien le résultat qui commandera le prix que les clients accepteront de payer, donc la rémunération disponible. Après, sa répartition, évidement, … le résultat « j’ai bien lécher les culs » entre en ligne de compte aussi …
          « La qualification est une condition nécessaire, un chirurgien qui opère sans formation, vous m’en direz des nouvelles… » Donc en fait vous vous en foutez de savoir si il a bien opéré ou pas, ce qui vous intéresse c’est qu’il a eu la bonne formation, le bon diplôme ? Permettez moi d’en douter.

        • « Faux, car le privé garantit moins la sécurité de l’emploi que le public. »
          P’tain ça, ça fait peur !
          Travailler sans garanti… brrr j’en frissonne de peur !

          LOL

        • « Faux, car le privé bénéficie de toutes sortes de niches fiscales et son manque d’efficacité a un impact considérable sur l’économie d’un pays, donc vous ne comprenez rien à l’économie. »
          Ouah ! le super syllogisme d’enfer.
          Vous « cherchez » quoi dans votre travail ? Parce que… enfin je dis ça, je dis rien !

      • Il ne faut pas confondre le niveau d’étude et le niveau de qualification. C’est un gros travers de la France.
        Certe le niveau d’étude est un bon indice surtout en début de carrière, mais la qualification ou l’aptitude pour une activité donnée dépend de critères qui ne sont souvent pas mesurés par les diplômes.
        Je pense que l’on peut être énarque et parfaitement incompétent pour gérer le pays France.

    • @hyl

      Là est bien notre problème : la morgue, la suffisance de la caste des fonctionnaires. Il ne faut pas manquer de culot pour déclarer urbi et orbi que le niveau de qualification dans le public est supérieur à celui du privé.

      1) vous n’avez aucune statistique sérieuse sur le sujet
      2) il n’y a pas que des débiles dans le privé
      3) le niveau de qualification dans le public est proprement affligeant quand on voit comment se porte notre pays dirigée par la caste des fonctionnaires qui imposent leur diktat en tous sujets et alignent quotidiennement les âneries.

      Si les fonctionnaires étaient si bons, si ils étaient productifs (ça se sauraient) et créaient de la richesse, nous n’en serions pas là où nous en sommes.

      Moralité : rengainez votre suffisance, faites plutôt profil bas, la modestie ne fait visiblement pas partie de la qualification de la fonction publique.

      Lorsque le bateau France va couler, ce qui ne saurait tarder, la noyade sera générale et ce sera au moins justice par rapport à ce qu’on supporte aujourd’hui des tous ces inconséquents publics qui nous rackettent quotidiennement.

    • @hyl : quelle misère intellectuelle quand même… vous confondez qualification et compétence. Je ne vois pas en quoi faire 5 ans d’études « par l’Etat pour l’Etat » devrait vous garantir un confortable niveau de salaire. J’ai fait Sciences-Po, j’ai observé l’essentiel de ma promo bachoter pour réussir des concours administratifs ou l’Ena. Ils apprennent quoi ensuite ? Du droit public et des concepts vaseux qui ne s’appliquent que pour l’Etat et ses nombreux appendices. En quoi ces pseudo-compétences correspondent-elles à un besoin réel ? À une valeur ajoutée ?
      En suivant votre logique, les clercs qui font des années d’études de théologie devraient être grassement payés pour leur « compétence ». Sauf que, dans nos pays laïcs où ils ne disposent pas du « monopole de la violence légitime » (belle invention), contrairement aux fonctionnaires, rien ni personne ne leur verse la mirobolante rémunération qu’ils devraient mériter selon votre « logique ».
      La rémunération des fonctionnaires est donc juste du racket legitimisé.

    • @ hyl :

      L’argument classique des fonctionnaires : on est mieux payés, mais on est plus qualifié.

      Sauf que pour être cadre dans la fonction publique, un bac + 3 et une réussite à un concours débile une fois dans la vie suffisent, tandis qu’il faut être bac + 5 dans le privé, attendre des années et passez des concours tous les jours pour le rester, cela s’appelle « le marché ».

    • Le niveau de qualif dans la fonction publique… Cette théorie est connue et ne tient pas une seconde à l’examen. L’entrée dans la FP se fait par concours général et oui on compte beaucoup de docteurs es sociologie, histoire de l’art, écologie, etc. parmi les fonctionnaires. Mais cela n’a aucune valeur dans le privé où l’on doit créer des richesses et trouver des marchés pour gagner de l’argent et non pas simplement le prendre aux gens même s’ils n’ont pas besoin du service ou pourraient trouver mieux ailleurs.
      On ne peut pas non plus comparer les chercheurs du public et ceux du privé qui travaillent très souvent pour les premiers. Une boite privée ne pouvant payer ad vitam eternam des personnels pour zéro résultat.

  • A noter que la revalorisation du point d’indice n’est pas le seul élément qui permet d’augmenter le traitement des fonctionnaires. Autrement dit, le gel du point d’indice ne signifie pas gel de la rémunération. Ce que le discours de Mme Lebranchu veut laisser croire…

  • Le problème est que revenir en arrière va être très difficile.
    Autant les grandes villes et agglomérations survivraient avec moins de fonctionnaires et dépenses publiques car capables d’attirer des entreprises privées si l’État réduit la voilure, impôts et régulations…autant ce n’est pas le cas de nombreuses petites villes et villages qui ne survivent désormais en grande partie qu’avec l’emploi public territorial, hospitalier, policier voir militaire.
    Réduire l’emploi public affectera obligatoirement la France dite périphérique, isolée de la mondialisation et qui vote FN pour justement préserver ça et même accentuer la dépense.

    Bien sûr c’est totalement nécessaire et il faudra bien y passer, mais ça ne se fera pas sans douleur et si un jour un gouvernement a les tripes de le faire il devra faire en sorte que cette France périphérique n’en pâtisse pas.

    • Je pense surtout que pour les petites communes, il s’agit de copinages, de renvoie d’ascenseur et d’embauche de fénéants…

    •  » cette France périphérie n’ en pâtisse pas ».
      Il ne pourra pas faire autrement une politique libérale entends jouer sur la concurrence territoriale pour dynamiser l’économie du coup un territoire rurale n’aurait d’ autre choix que de baisser sa fiscalité, introduire un salaire local en phase avec le niveau de vie et réduire drastiquement la législation locale pour y attirer des investisseurs encore cela n’aurait aucune garantie. Mais le délaissement de certains territoire et de toute manière inhérent au libéralisme, il est illusoire de croire qu’un territoire devrait rester ad vitam eternam attractif et compétitif.

  • Oh et petit message à la rédaction de Contrepoints : Je suis très surpris que vous n’ayez pas fait d’article concernant la victoire de Mauricio Macri en Argentine, un homme qui se dit libéral et a mis fin à l’ère des socialistes péronistes dans une élection surprenante et historique.
    On parle bien d’un échec clair d’une économie argentine qui a câlé ces dernières années avec une dégradation du niveau de vie évidente.
    Bref, avec Macri pas mal de changements.

    ce n’est pas un reproche mais ça m’a surpris car ce n’est pas rien, de plus l’élection vénézuélienne approche avec un parti socialiste qui va apparemment se prendre une raclée monumentale.

    • « …la victoire de Mauricio Macri en Argentine, un homme qui se dit libéral et a mis fin à l’ère des socialistes péronistes dans une élection surprenante et historique… »

      Mauricio Macri, libéral ? Il faut le dire très vite. Mais même si c’était le cas, il n’a aucun soutien parlementaire et le sénat est majoritairement blindé de péronistes. Quand un journaliste espagnol demanda à Perón comment se composait le panorama politique argentin, ce dernier répondit : « 1/3 libéraux, 1/3 conservateurs, 1/3 socialistes. » Et le journaliste de s’étonner : « Mais général, et les péronistes ? » Alors Perón : « Péronistes, ils le sont tous. »

  • Je suis fonctionnaire (régalien) et n’ai rien à enlever ou ajouter à votre article. Hélas.

    Des fois j’ai cette impression bizarre de vivre en 1788 et d’être l’un des rares aristocrates clairvoyants, observant avec consternation les excès et la folie de mes pairs… et condamné à subir les conséquences avec eux !

    • Sincères condoléances…

      Comment pouvez vous vivre dans un tel milieu aussi sclérosé, aussi petit…?

    • Condoléances!
      Des connaissances sont dans votre cas, voie sans issue, position isolée, hiérarchie aux abonnés absents, copinage éhontée, aucune reconnaissance du travail et certainement pas de l’initiative, mépris envers le grand public, aucune conscience ou culture d’un devoir de résultat.

    • Je suis aussi fonctionnaire, à mission régalienne également. Parmi mes missions, je tente de défendre l’Etat quand il est mis en cause dans le domaine de l’urbanisme. Le tonneau des danaïdes… Ce que j’arrive à faire économiser est une goutte minuscule dans la gabegie générale. En revanche, je suis cadre A sur concours, chef de bureau, je rédige des mémoires pour le tribunal administratif, chargée en propre des dossiers pointus, j’ai 8 agents à gérer, et 3200 euros nets par mois, avec un brut de 2250, à 59 ans. Ce qui fait que le salaire est vivable, ce sont des primes sans lesquelles je serais quasiment au SMIC. Ma retraite ne sera calculée que sur le brut. Je me suis fait fiche de ma tête par un cadre du privé quand j’ai annoncé mon salaire, une fois, dans la conversation, à croire que quelqu’un dans la même position professionnelle émarge à plus que moi dans le privé. Je n’ai pas vraiment l’impression d’être trop payée, d’autant plus que, comme tous les fonctionnaires, on me prélève les assedic (alors qu’un fonctionnaire ne touche jamais de chômage, il y cotise pourtant) et que je paye des impôts. Pour 2014, 3800 euros. Autant dire que j’auto-finance une partie de mon salaire. J’ai lu récemment dans les journaux les chiffres « moyens » donnés par l’insee pour le salaire des fonctionnaires, qui tournent autour de 2450 euros. Je ne sais pas par quel gloubi-boulga de chiffres et de catégories ils ont trouvé ça, qui est bien commode pour refuser de l’augmentation le cas échéant, mais croyez-moi, mes agents de catégorie C qui gagnent 1700 euros nets par mois ne se sentent pas concernés.

  • De toutes façons, le problème ne vient pas vraiment du salaire des fonctionnaires, mais du fait que l’état est incapable de faire des économies d’échelle, c’est à dire de valoriser correctement le cout de chaque fonctionnaire par rapport au service rendu, en lui assignant une fonction utile et en contrôlant sa productivité.

    La fondation Raspberry vient de mettre en vente un ordinateur à 5 dollars (et assemblé en UK). Cinq dollars, c’est juste de quoi financer un retard au travail ou une pause café pour un fonctionnaire.

  • Je suis entièrement d’accord, l’état est au service du citoyen, c’est pour cela qu’il a été créé ontologiquement, et pas le contraire. Un état qui pompe les citoyens et qui vit sur lui-même et pour lui-même doit être considéré comme une armée d’occupation. Le cas français doit devenir cas d’école car avec une ponction de plus en plus grande 56% de la richesse nationale, les services rendus sont de moins en moins étendus et efficients. Il faut marteler cette vérité dans l’esprit des Français manipulés au point de donner 20% de confiance supplémentaire au président

  • Les libéraux, les premiers, ont parlé du concept de lutte des classes, entre ceux qui dispose du monopole de la force et en vivent, et ceux qui les financent.

    Comment reconnaitre dans quelle classe sociale nous nous situons ? Grace à Hans Hermann Hoppe :

    Soit vous êtes un consommateur d’impot, soit un producteur d’impot….

    • Les consommateurs ont pris le dessus voyant la mane des producteurs
      Nous devons inverser la donne pour provoquer le mammouth dans le trou

  • Bonjour Wella

    J’ai bien notez le ton primesautier de votre post. (tout va bien madame la marquise)

    Quelques chiffres, dépense de l’état 400 milliards, recette de l’état 300 milliards, dette de l’état 2000 milliard, l’état emprunte tout les ans 200 milliards pour survivre.
    Quand on a des chiffres aussi catastrophique, on fait moins le malin.

  • Le niveau de qualif dans la fonction publique… Cette théorie est connue et ne tient pas une seconde à l’examen. L’entrée dans la FP se fait par concours général et oui on compte beaucoup de docteurs es sociologie, histoire de l’art, écologie, etc. parmi les fonctionnaires. Mais cela n’a aucune valeur dans le privé où l’on doit créer des richesses et trouver des marchés pour gagner de l’argent et non pas simplement le prendre aux gens même s’ils n’ont pas besoin du service ou pourraient trouver mieux ailleurs.
    On ne peut pas non plus comparer les chercheurs du public et ceux du privé qui travaillent très souvent pour les premiers. Une boite privée ne pouvant payer ad vitam eternam des personnels pour zéro résultat.

  • Bonjour,
    C’est les fonctionnaires d’état qu’il faudrait diminuer leurs indices pour augmenter ceux des hospitaliers par exemple. Car eux ils le mérite largement.
    Qui en aura assez dans la culotte pour remettre les choses dans l’ordre. Il faudrait diminuer les 2,459% des territoriaux et fonctionnaire d’état pour les hôpitaux. Comme ça cela ne se verra pas sur nos impôts. Ce ne serait que justice. Et dire qu’il y en a qui voterons encore Socialiste. C’est fou.

  • Le régime « fonctionnaire » est destiné à protéger un peu les postes administratifs qui risqueraient de valser un peu trop à chaque changement de majorité.

    Le problème principal a été son extension à tout et n’importe quoi.

    Les techniciens, instituteurs, infirmières, chercheurs, etc…pourraient très bien être des contractuelles en cdi comme dans le privé, avec la souplesse que cela induit.

  • Moi, je vote Coluche au scrutin du 6 décembre.

  • Hollande : ….. pas les patrons qui vont nous donner des leçons sur la compétitivité  »
    Exact ! ils excellent pour garder le pouvoir 40 ans qu ILS vote ( pas vous les coluches ) un budget Etat déficitaire aucune entrepr privée n’ y résisterait et eux toujours à la barre ! il a de l’ humour ce Hollande

  • Les commentaires sont fermés.

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