Vers la suppression de l’argent liquide ?

Empêcher le citoyen d’utiliser de l’argent liquide permet d’avoir la mainmise sur lui.

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Vers la suppression de l’argent liquide ?

Publié le 7 septembre 2015
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Par Joseph T. Salerno

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Cela fait longtemps que les gouvernements abhorrent les espèces car elles permettent des achats en toute confidentialité. Il y a toutefois un problème encore plus important : les détenteurs de cash peuvent alerter de leur manque de confiance envers les banques centrales en retirant tout leur argent du système financier.

En avril, la Grèce annonçait taxer les retraits d’espèces pour décourager les citoyens grecs de vider leurs comptes en banque. Ainsi, maintenant, les Grecs payent un euro par tranche de 1000 euros retirés, soit un dixième de pourcent. Ce n’est pas en soi un montant important mais le principe même de cette taxation ouvre la porte à un nouveau système dans lequel la parité entre l’unité monétaire et l’unité des dépôts bancaires est brisé. Un euro en banque n’est plus égal à un euro dans votre poche.

Pourquoi une telle mesure a-t-elle été prise ? Pourquoi le gouvernement grec a-t-il pris cette décision ?

Il s’agit en fait d’une décision gouvernementale anti-cash que les économistes grand public aiment à colporter ces derniers temps à la une des médias…

 

EN ROUTE POUR LES TAUX D’INTÉRÊTS NÉGATIFS

Pour simplifier les calculs et pour illustrer l’effet de cette mesure, supposons que la surtaxe grecque soit de 10 euros pour chaque tranche de 100 euros retirés. Maintenant, lorsque vous souhaiterez convertir un euro numérique de votre compte en un euro en espèces, vous devrez accepter de payer lors de votre retrait, et vous ne pourrez les avoir qu’en retirant en réalité 1,10 d’euros du solde de votre compte en banque. Voilà un taux négatif de 10 % : pour chaque euro demandé, vous ne recevez que 90 centimes. Cela veut dire que vos achats en espèces vous coûteront plus cher que si vous les régliez avec votre carte bancaire.

Au même moment, le gouvernement grec a dit très clairement que si vous déposiez de l’argent dans les banques, vous ne recevriez pas pour autant 1,10 euro pour chaque euro déposé. Le système est désormais structuré pour verrouiller l’argent dans les banques. Pourquoi ?

Si vous perdez 10 % chaque fois que vous retirez un euro de votre compte, le taux d’intérêt que vous obtenez sur votre épargne bancaire peut être réduit à – 5 % ou – 6 %. Vous ne retireriez pas votre argent des banques pour autant… même si les taux devenaient négatifs.

Nous voyons apparaître une guerre contre le cash par laquelle le gouvernement rend illégal ou très peu pratique l’utilisation d’argent liquide. Pour les gouvernements, les bonnes raisons ne manquent pas : surveillance automatique des transactions financières mais également facilitation de la manipulation de la masse monétaire.

 

LES ORIGINES DE LA GUERRE CONTRE LE CASH

Tout a vraiment commencé avec le Bank Secrecy Act adopté par les États-Unis en 1970. Il demandait aux institutions financières des États-Unis d’aider les organismes gouvernementaux à détecter et prévenir tout soupçon de blanchiment d’argent dans les transactions bancaires. C’est la raison d’être de cette loi. En effet, elle oblige les institutions financières à tenir des registres de paiements en espèces et à déposer des rapports d’achats en espèces ou d’instruments négociables de plus de 10 000 dollars au total par jour. Bien sûr, tout cela fut présenté aux citoyens comme un moyen de lutte contre les organisations criminelles.

Le gouvernement américain emploie également d’autres moyens pour mener cette guerre contre le cash. Jusqu’en 1945, il y avait des billets de 500 dollars, de 1000 dollars et de 10 000 dollars en circulation. Il y avait même un billet de 100 000 dollars dans les années 1930 – que les banques utilisaient entre elles pour régler leurs affaires. Mais en 1945, le gouvernement américain arrêta d’imprimer ces billets et en 1969, ils avaient disparu.

Ainsi, sous couvert de lutte contre le crime organisé et le blanchiment d’argent, ils ont rendu plus difficile le paiement en cash… tout du moins pour les plus grosses sommes. Du fait de l’érosion du pouvoir d’achat avec l’inflation, un billet de 100 dollars utilisé aujourd’hui ne vaut que 15,50 dollars de 1969…

 

UN PROBLÈME INTERNATIONAL

C’est sans doute en Suède que la guerre contre le cash est allée le plus loin, les gouvernements scandinaves étant généralement remarquables dans ce domaine. Dans les villes suédoises, les billets pour les bus publics ne peuvent être payés en espèces. Ils doivent être achetés à l’avance par SMS ou par téléphone : en d’autres termes, par l’intermédiaire de comptes bancaires. Le vice-gouverneur de la Banque centrale suédoise jubilait avant de prendre sa retraite il y a quelques années, lorsqu’il déclara que l’argent allait certes survivre « comme le crocodile, mais qu’il verrait son habitat progressivement réduit à néant ». L’analogie est appropriée puisque dans trois des quatre plus grandes banques suédoises, deux tiers des agences n’acceptent plus de dépôts ou de retraits de cash. Ces trois banques éliminent la manutention manuelle de l’argent dans leurs bureaux à un rythme très rapide depuis 2012.

En France, les ennemis du cash ont essayé d’adopter une loi en 2012 visant à limiter l’utilisation de cash, passant d’un montant maximum de 3000 euros à 1000 euros. La loi fut refusée. Puis il y a eu les attentats contre Charlie Hebdo et un supermarché juif en janvier 2015, et l’État a immédiatement utilisé ces événements pour obtenir l’adoption de cette limite maximale de 1000 euros. Cette fois, la loi est passée. Pourquoi ? Eh bien parce que les avocats d’une société sans cash ont affirmé que les attaques avaient été partiellement financées en utilisant de l’argent liquide. Les terroristes ont utilisé des espèces pour acheter ce dont ils avaient besoin. Sans doute, ces meurtriers portaient également des chaussures et des vêtements, ils ont certainement utilisé des téléphones portables et des voitures lors de la planification et de l’exécution de leur plan de destruction. Pourquoi ne pas interdire ces objets ? Un terroriste pieds nus et sans moyen de communication est certainement moins efficace que celui entièrement vêtu et équipé.

Enfin, la Suisse, autrefois grand bastion de la liberté économique et de la sphère privée financière, a succombé aux stratégies utilisées par le gouvernement américain. Le gouvernement suisse a interdit tous les paiements en espèces de plus de 100 000 francs (environ 106 000 dollars), y compris les transactions concernant les montres, l’immobilier, les métaux précieux et les voitures. Cela a été fait sous la menace de figurer sur la liste noire dressée par l’Organisation du Développement économique, les États-Unis manœuvrant sans aucun doute en coulisses. Les transactions au-dessus de 100 000 francs devront désormais être traitées via le système bancaire. La raison invoquée est d’endiguer les transactions des organisations criminelles et le blanchiment d’argent.

La banque Chase a également rejoint récemment la lutte contre le cash. Il s’agit quand même de la plus grande banque des États-Unis, filiale de JP Morgan Chase & Co., et selon le magazine Forbes, la troisième plus grande société du monde. Elle a également reçu 25 milliards de dollars en prêt de sauvetage du Trésor américain. En mars dernier, Chase a commencé à limiter l’utilisation des liquidités dans certains secteurs. La nouvelle politique restreint l’utilisation du cash par les emprunteurs pour effectuer des paiements de leurs factures de cartes de crédit, de prêts hypothécaires, d’actions ou de leurs prêts automobiles.

Chase va même jusqu’à interdire le stockage de cash dans ses coffres. Dans une lettre adressée à ses clients en date du 1er avril 2015 et concernant la mise à jour des conditions d’utilisation de ses coffres de dépôts, on pouvait lire : « vous acceptez de ne pas stocker de liquidités ou de pièces autres que celles qui possèdent une valeur de collection ». Cela concerne-t-il l’or et l’argent hors collection ? Bien sûr ! Comme nous le disait un observateur averti : « cette politique est inhabituelle, mais puisque Chase est la plus grande banque de la nation, je ne serais pas surpris si nous commencions à voir se multiplier les mesures comme celle-ci dans cette ère d’hyper-sensibilité vis-à-vis du financement des organisations terroristes et autres ». Sortez donc de vos coffres vos liquidités mais aussi votre or et votre argent.

 

SEULES LES DÉPENSES SUPERVISÉES ET CONTRÔLÉES VONT DEVENIR LÉGALES

Gregory Mankiw, macroéconomiste de premier ordre, a imaginé dès 2009 une mesure possible : la Fed annoncerait que dans un délai de douze mois, elle tirera un chiffre entre 0 et 9 d’un chapeau. Tous les billets de banques avec un numéro de série se terminant par ce chiffre perdront instantanément leur cours légal. Cela permettrait à la Fed d’imposer des taux d’intérêt négatifs pendant un an ou même plus parce que les gens seraient heureux de prêter de l’argent pour – 2 % ou – 4 % puisque cela les protégerait d’une perte automatique de 10 % s’ils avaient l’idée de se réfugier dans le cash.

La raison invoquée par nos dirigeants pour supprimer le cash est de maintenir la société à l’abri des terroristes, des fraudeurs, des blanchisseurs d’argent, des cartels de la drogue et autres méchants réels ou imaginaires. Le vrai but de la multiplication de ces lois est de forcer les citoyens à effectuer des paiements via le système financier. Cela permet aux États de développer leurs capacités d’espionnage, de conserver une trace des transactions financières les plus privées de leurs citoyens, et de les traire du dernier euro de paiements d’impôts prétendument dus.

Mais ce n’est pas tout. Il y a d’autres raisons à la suppression du cash :

  • soutenir le système bancaire à couverture fractionnaire instable, qui menace de s’effondrer à travers le monde.
  • donner aux banques centrales le pouvoir d’imposer des taux d’intérêt nominaux négatifs… c’est-à-dire vous faire dépenser de l’argent en le soustrayant directement de votre compte bancaire chaque jour où il y est stocké et non dépensé.


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  • je ne comprends pas pourquoi vous diaboliser la disparition du cash, cela fait des années , que dis je, des siècles , que je n’utilise plus de cash !

    • @reactitude

      Avez-vous encore des rideaux à vos fenêtres ?

    • parlez pour vous Monsieur, parlez pour vous.

      vous n’êtes sans doute pas opposé à la présence de caméras dans les villes et à l’écoute de vos conversations téléphoniques et ou à la lecture de vos emails, n’est-ce pas ?

      • vous fantasmez tous sur l’invasion de votre vie privée par l’état .. soit , l’argent liquide ou pas dépend essentiellement du bon vouloir de ..l’état . alors autant se faciliter la vie sans se torturer sur l’avenir de son compte en banque..qui , j’espère , est vide car entièrement investi dans du solide ,robuste et rapportant un peu 😉

        sinon , l’état peu m’écouter lire mes mails , mon importance est dérisoire , je ne suis rien comme la plupart d’entre vous !

        • @ reactitude

          L’épargne est la meilleure garantie face aux coups durs. De l’argent investi n’est pas forcément à disposition au moment où l’on en a besoin.

          Les pyramides ont été construites par des moins que rien, des esclaves. Il suffisait juste d’en avoir en grand nombre et de les empêcher de trop penser par eux-mêmes.

          C’est encore pareil aujourd’hui: l’Etat a simplement besoin pour s’entretenir d’un grand nombre de gens « d’importance dérisoire » comme vous, que l’on peut juste forcer à travailler, dépouiller de leur richesse, et surveiller pour être sûr que vous ne viendriez pas à avoir de mauvaises idées… 

          Visiblement ce genre d’arrangement semble vous convenir, du moins tant que vous aurez du pain et des jeux…

    • @Reactitude:

      Vous on s’en fout. Vous, vous ne mangez pas certains trucs parce que vous n’aimez pas ca et pourtant on met pas en prison les gens qui en mangent. Vous, vous avez votre vie et c’est très bien mais votre manque d’imagination ou d’intérêt pour ce que font les autres ne justifie pas qu’on mette ces gens en prison.

      On peut discuter de l’argent liquide même si personnellement on n’en utilise pas. Si si, c’est possible. Quand on respecte la liberté d’autrui et pas juste la sienne propre, quand on est libéral et pas juste égocentriste, on peut.

      La liberté c’est ce qui ne nuit pas à autrui. Ca vous gène pas de savoir qu’on va bientot moins risquer à refuser de payer et pratiquer la grivellerie qu’à payer en liquide au dessus d’un certain montant?

      • « La liberté c’est ce qui ne nuit pas à autrui. »
        Non non…
        La liberté c’est de faire ce que l’on veut chez soi, c’est ce qui a été expliqué ici-même par la rédaction aux « trous du culs » ((c’est très exactement l’expression employée) dont les commentaires, quand bien même n’étaient-ils ni racistes ni injurieux ont été supprimés sans autre explication.
        Reste donc la notion du chez-soi et pour les socialistes au pouvoir, et d’autres avant, les tauliers, ce sont eux.
        L’Etat établit des règles, puis pratique la surveillance et punit ceux qui ne respectent pas ses règles.
        Sur tous les sujets portant sur les migrants Contrepoints a fait de même avant de fermer les commentaires purement et simplement.
        Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

        • Je suis pas d’accord: Vous etes aussi libre dans la rue, et la rue c’est pas chez vous. Quant à vos diatribes sur la ligne editoriale, allez vous plaindre à la source, mais souvenez vous que ce site est privé et qu’ils sont donc chez eux. Ils n’ont donc pas à se justifier auprès de personnes à qui vous pouvez donner n’importe quel nom y compris celui d’orifice annal. Donc de quoi vous plaignez vous?

          • « mais souvenez vous que ce site est privé et qu’ils sont donc chez eux »
            C’est indiscutable et il n’y a pas matière à polémiquer la dessus.

            Le plus discutable est la différence entre l’idéologie et les faits.

            C’est finalement très difficile de définir la liberté.

            • Quelle idéologie et quels faits ? Précisez.

              Sinon, la liberté est extrêmement simple à définir, du moins pour les individus éduqués et de bonne foi. Le texte constitutionnel la définit sans ambiguïté. DDHC : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas. » Voilà, le débat sur la liberté a eu lieu et il est définitivement clos depuis plusieurs siècles.

              • Vous voulez vraiment qu’on pointe toutes les failles et imprécisions dans cette définition, utilisable par l’état pour nous réduire en esclavage?

                Allez, une petite: « Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. »

                On sait bien qui écrit la loi et qui définit ce qu’est une action nuisible à la société.

                Cette définition serait très bien dans une société d’individus libres, au fait de leurs intérêts et éduqués (pour éviter de tomber pour le premier sophiste venu). Dans nos sociétés d’esclaves (puisqu’on en a la morale et le comportement), elle n’est tout simplement pas assez restrictive. Ou bien alors, il faudrait ajouter des mécanismes permettent de limiter autant que possible les dérives.

    • Que ce passera-t-il quand on bloquera votre compte en banque ?

      • une question que je me pose tous les jours..et bien non , la question que je me pose est ..reste t il quelque chose sur mon compte comme sans doute 7 milliards de possesseurs de compte bancaire…mais en effet je peut tout mettre dans une lessiveuse enterrée dans le jardin a 2 pas a droite du chêne..c’est moins pratique 😉

        • @ reactitude

          Votre argent en banque, ce sont des pixels sur un support numérique.

          Si tout le monde voulait retirer du cash en même temps, les banques feraient faillites, il y aurait une hyper-déflation et seuls ceux qui ont enterrés une lessiveuse pourraient à ce moment-là éviter la ruine totale.

        • lorsque l’argent est sur votre compte il ne vous appartient plus l’on peut ponctionné au temps que l’on veut, dans la lessiveuse vous perdez de la valeur par l’inflation, mais le seul moyen legal de vous le retirer est de stopper la transaction des billets.

        • Sur votre compte, vous n’avez que ce qu’on a bien voulu vous laisser.

          Cela dit, il existe une bonne alternative, qui ne demande qu’a se démocratiser: https://bitcoin.org/fr/

  • @ reactitude

    Tant qu’il est possible de tout payer en cash, les gens peuvent choisir de ne pas être client d’une banque. Les banques sont donc obligées de proposer des taux d’intérêts positifs pour convaincre les gens de leur confier leur argent.

    A partir du moment où le cash serait interdit, les gens seront obligés d’être rattachés aux banques, les taux d’intérêts positifs n’auront donc plus aucune utilité, au contraire, les banques pourront faire payer toutes leurs prestations et augmenter régulièrement leurs prix, leurs clients sont captifs et ne pourront plus y échapper.

    Pour les Etats, cela leur ouvre des perspectives nouvelles et inespérées:

    Tout d’abord, ils pourront mettre un impôt direct sur chaque transaction bancaire, et chaque dépot, impôt qui augmentera régulièrement avec l’augmentation des prix bancaires. Plus besoin de déclaration d’impôt, tout cela sera complètement automatisé et vu comme un énorme progrès.

    Ensuite, les Etats pourront enfin imposer le politiquement correct: ce sera très simple, il suffira de couper toute ressource à un organisme qui n’est pas en phase avec ce politiquement correct et savoir exactement quels individus sont en rapport de près ou de loin avec ces organismes: il suffira d’analyser leurs données bancaires… Encore mieux: en un seul clic de souris, on pourra enlever toute ressource à un groupe d’individu.

    Ce sera enfin le paradis socialiste préfiguré par l’URSS au siècle dernier. Mais cette fois-ci, il n’y aura plus la possibilité de franchir un rideau de fer pour y échapper, ni de faire le moindre mouvement de résistance, il faudra adhérer ou mourir…

    A chaque gros choc émotionnel mondial, les Etats pourront en profiter pour avancer un peu dans ce programme, ce n’est donc plus qu’une question de temps… 

    • Il me semble qu’il est obligatoire pour votre employeur de vous verser votre salaire sur un compte en banque, non ?

      • @ Rastapopoulos

        Je ne crois pas que cela soit obligatoire dans tous les pays européens.

        En tous les cas, les taux bancaires diminuent d’année en année et ne couvrent même plus l’inflation.

      • Il me semble, d’après ce que m’ont dit mes parents, que ce changement qui donnait déjà un très gros pouvoir aux banques s’est fait pendant le premier mandat de Mitterrand (1985, pour être précis). « Socialistes »…?

        • L’obligation d’ouverture des comptes bancaires pour les particuliers s’est faite sous Giscard D’Estaing en 1979 si je me souviens bien , déjà à l’époque pour contrôler les gens .

    • je suis d’accord , l’obligation de compte en banque en France est une honte( pas moins que l’obligation de téléphone portable!). j’ai lu que certaines banques Suisse ne donnaient plus de carte de crédit aux non résidents , c’est une honte pour la liberté de choix mais , vous avouerez que cela limite aussi la fraude . Il faut choisir , soit on participe entièrement a la vie en société et ont profite de ses avantages et inconvénients ou alors on vit ailleurs !

      • @ Anagrys

        Avec le too big to fail et l’obligation d’être client d’une banque, les banques peuvent continuer joyeusement à augmenter leurs tarifs, et les salaires de leurs patrons… Il me semble qu’en Suisse le paiement cash est encore théoriquement possible, et comme par hasard il est encore possible d’avoir un compte et une carte bancaire sans frais.

        @ reactitude

        Les esclaves aussi: soit ils participaient entièrement à la vie en société, soit ils essayaient de fuir pour aller vivre ailleurs… 

        Vous avez un raisonnement collectiviste: le droit de la collectivité doit primer sur le droit de l’individu. libéralisme prône l’exact contraire: le droit de l’individu doit primer sur le droit de la collectivité. Malheureusement, malgré toutes les horreurs collectivistes des siècles derniers, les gens en redemandent toujours plus, et avec la mondialisation, la fuite ne sera bientôt plus possible.

        • l’individu détient l’autorité sur sa vie mais la collectivité via l’état a l’autorité sur la partie collective de sa vie , telle est ma vision du libéralisme . si tu appelles ça du collectivisme , pourquoi pas .

          • @ reactitude

            C’est une bête question de définition: ce que vous appelez votre « vision du libéralisme » s’appelle en réalité du collectivisme et s’oppose idéologiquement au libéralisme.

            Le libéralisme ne considère pas la collectivité comme une entité à part qui aurait des droits à revendiquer sur l’individu. Le libéralisme considère la collectivité comme un ensemble d’individus qui ont chacun des droits individuels. La différence entre les deux est fondamentale!

          • « L’autorité sur la vie collective » c’est l’autorité sur tout ce qui ne concerne pas la masturbation en cachette et les pensées non exprimées… Si l’Etat a l’autorité la dessus, alors il est complètement despotique. Tout est collectif dans une société humaine.

            Des lors qu’il y a des relations entre humains, il y a collectif et donc légitime autorité de l’Etat si on suit votre raisonnement.

            Par opposition, il me semble que le libéralisme est fondé sur l’idée que le collectif doit etre spontané et donc émaner du consentement mutuel. Pas de le volonté du (des)dirigeant(s) de l’Etat.

            • c’est beau le ‘spontané’ mais cela n’existe pas , il y a toujours un calcul a la base de toute initiative . l’état idéal est un juge impartial permettant de solutionner les défauts de l’auto-organisation de la société . l’auto- organisation de la société étant , c’est malheureux de le dire mais encore un état , des états, voir les organisations professionnelles ‘spontanées’ et a un niveau plus petit (groupe d’amis) , il y a un leader pouvant être libéral (tenir compte de l’avis de tous) comme être un vrai despote et ne tenir compte que de ses ‘profits’ . le « libéralisme » dans une société humaine dirigée pas des humains est inatteignable, on peut s’en approcher mais jamais le toucher….c’est presque une religion 😉

              • @ reactitude

                « l’état idéal est un juge impartial  »

                Autrement dit une utopie. L’idéal serait qu’il n’y ait pas d’Etat et que les hommes arrivent à s’entendre entre eux, mais comme ce n’est pas le cas, l’Etat est un mal nécessaire. Il faut donc le réduire à son strict minimum pour limiter tant que possible le mal qu’il ne manquera pas de causer.

              • « c’est beau le ‘spontané’ mais cela n’existe pas , il y a toujours un calcul a la base de toute initiative . »
                Par spontané on entend généralement l’ordre social spontané, c’est a dire l’ordre qui émane des accords entre individus fondés sur le consentement mutuel. L’ordre spontané est ce qui s’oppose á l’ordre construit par l’Etat, à l’aide de a coercition. Donc personne ne nie qu’il y ait un calcul à la base toute initiative.

                L’Etat juge impartial? C’te blague! L’Etat est partial, aussi partial que les hommes qui le composent. Penser qu’un Etat puisse etre impartial est une pensée puérile.

                Les défauts de l’auto organisation de la société sont ils corrigés par l’Etat? amplifiés? Diversifiés? Franchement j’ai jamais vu l’Etat faire autre chose que résoudre des faux problèmes en en créant des vrais. Peut etre est ce ma culture chrétienne qui me pousse à croire que celui qui initie la violence n’apporte que des problèmes mais en tout cas j’ai jamais été convaincu par l’initiation de la violence par l’Etat, c’est à dire son seul moyen d’agir.

                « l’auto- organisation de la société étant , c’est malheureux de le dire mais encore un état , des états, voir les organisations professionnelles ‘spontanées’ et a un niveau plus petit (groupe d’amis) , il y a un leader pouvant être libéral (tenir compte de l’avis de tous) comme être un vrai despote et ne tenir compte que de ses ‘profits’ »

                Oui mais alors on peut choisir son leader et non le subir…

                « le « libéralisme » dans une société humaine dirigée pas des humains est inatteignable, on peut s’en approcher mais jamais le toucher….c’est presque une religion »

                Et l’Etat impartial dont vous nous parlez est plus réaliste peut etre? Si vous voulez vous la jouer realiste jusqu’au boutiste il faut vous appliquer la meme discipline sinon vos propos ne sont que de la polémique de comptoir.

          • « l’individu détient l’autorité sur sa vie mais la collectivité via l’état a l’autorité sur la partie collective de sa vie , telle est ma vision du libéralisme . si tu appelles ça du collectivisme , pourquoi pas . »

            C’est une définition tout à fait correcte du communisme Stalinien. Si vôtre définition s’applique aussi au libéralisme, alors c’est qu’elle n’est pas très bonne, puisqu’elle marche pour tout et son contraire.

      • Juste pour être sûr, c’est du sarcasme?
        Non, parce que sinon,il vous fait vite une prise d’antalgiques, parce que quand l’état, et les banques, vous le mettront bien profond, vous allez souffrir. ..mais vous souffrirez en société!

      • Et quand il n’y aura plus que des inconvénients, vous ferez quoi….? Surtout si « ailleurs », on veut plus de vous !

  • « Un euro en banque n’est plus égal à un euro dans votre poche. »

    C’est pour moi déjà le cas depuis longtemps dans toutes les banques physiques (pas forcément les banques internet). Pour avoir un compte on vous oblige à en payer des frais souvent forfaitaires pour profiter de services pas souvent utiles et qu’on ne peut dissocier du pack. Avoir un compte sans frais est encore possible mais sans carte bancaire. Ma banque a même déjà évoqué le possible paiement des chéquiers donc qu’est ce qui nous attend plus tard ? Que chaque mouvement d’argent sur un compte (liquide, cb ou chèque) sera payant.

  • il est possible d’avoir un coffre fort chez soi, la difficulté est que l’on ne peut pas tout retirer de la banque. A moins peut être de prendre rendez vous avec un conseiller bancaire. A la banque il y a des superviseurs, quel est le métier de superviseur, en quoi consiste ce métier ?

  • C’est bizarre: tous les gauchistes , maoistes , trotkistes et autres  » istes  » , ainsi que les syndicats ( non politisés comme chacun le sait ) , toujours si prompts à descendre dans la rue pour des futilités lorsque que c’est la droite au pouvoir , curieusement , là, n’ appellent à aucune action alors qu’interdire le cash à plus de 1000 euros constitue une énorme atteinte inadmissible à nos libertés individuelles . Ces gens , adeptes du controle social , du flicage permanent , souffrent du syndrome du larbin ! Surtout que pour les gauchistes , les mots ‘ liberté individuelle ‘ sont insupportables ! De plus , comme c’est un gouvernement de gauche qui a établi cette loi , alors , on ne va quand même pas protester mon brave monsieur, la gauche est pour la justice sociale allons….. ( lol )
    Heureusement , il y aura toujours moyens de contourner cette loi soviétique : vu la crise économique , vous connaissez beaucoup de commerciaux qui refuseront des paiements supérieurs? sans compter que s’ils ne vendent pas , ils perdent leurs primes ! vous pouvez etre certains qu’ils vous proposeront ‘ un petit arrangement ……
    Vous pouvez aussi aller en grande distribution , remplir volontairement votre caddie de courses dépassant 1000 euros , et au moment de payer , dire à la caissière que vous n’avez que du liquide ! comme elle n’acceptera pas , laisser le caddie sur place et partir !
    ils veukent nous emm….., mais nous aussi on peut !

    • @ jacques

      Vous laissez le caddie et bilan: vous avez perdu des heures pour rien. Si vous êtes le seul à le faire, cela ne changera strictement rien, si la pratique s’étend, les magasins prendront des mesures pour empêcher ce comportement, et vous aurez encore plus perdu.

      Les seules vraies emprises d’un citoyen contre l’Etat sont: la malhonnêteté (risquée), la révolution (encore plus risquée), le vote (mais il faut être suivi par une majorité) ou la fuite (mais cela coûte cher, et demande à trouver un meilleur Etat…).

      • C’est possible , mais concernant les commerciaux et au vu de la situation économique désastreuse , aucun commercial , avec la bénédiction de son directeur , ne refusera une transaction juteuse , fût-elle en liquide ! ils trouveront bien une astuce , une petite magouille pour que ça passe aux niveau de leur comptabilité ou plus simplement par ex 6 paiements en liquide de moins de 1000 euros moyennent la petite commission en liquide aussi naturellement !
        ou on reviendra au troc…..
        il y aura toujours moyen ( et c’est même un devoir moral ) de contourner ces lois totalitaires et liberticides .

        • @ jacques

          Cela revient à prôner la première solution que je vous ai proposée: la malhonnêteté. Mais cela est risqué, l’Etat ne se laissera pas faire, et plus il en saura sur vous, plus il pourra vous repérer et vous sanctionner. A moins d’avoir un ami haut placé, le jeu risque de ne pas en valoir la chandelle… 

          • Oui, cependant vous serez bien d’accord avec moi qu’il faut réagir et que c’est même un devoir moral que de lutter contre cette loi totalitaire liberticide , sinon , si nous sommes faibles et serviles à ce point , acceptons de vivre dans le monde décrit par G. Orwell et ne nous plaignons pas ! Sommes nous des hommes libres ou des esclaves d’une oligarchie contents de leur sort?
            Il nous appartient de trouver des solutions pour résister à la dictature étatique , car l’

            • car l’Etat n’a jamais été créé pour assurer le bonheur des citoyens , mais uniquement pour vous contrôler ( en vous retirant constamment vos libertés individuelles ) , et vous voler votre argent .
              Et si nous ne disons rien , pourquoi se gêneraient-ils ? ils ont bien raison car leur devise c’est :  » fort avec les faibles et faibles avec les forts ( ceux qui n’hésitent pas à utiliser la violence ont souvent gain de cause , voir les roms qui bloquent les routes ).

              • Ah , j’oubliais : le rôle des politiciens est également de s’en mettre plein les poches par le biais de la multitude d’impôts et de taxes ! la soupe est trop bonne !

            • @ jacques

              Réagir, oui… Et nous avons pour cela encore plein de moyens honnêtes et légitimes:

              – la liberté de propager les idées libérales
              – le droit de voter pour le candidat le plus libéral
              – la liberté de rejoindre un parti politique ou d’en fonder un

              Vue la mentalité actuelle en France, ce sera un très long combat… Et si cela vous paraît trop long, autant quitter la France pour un pays plus libéral et plus petit et militer dans ce pays, vous aurez plus de chance de faire bouger les choses… 

  • Lors de ma dernière phrase , je voulais bien évidemment écrire : ‘ ils veulent !

  • Je pense pas que cela arrivera prochainement. Une grande part des transactions et de l’argent est encore en cash. Pour que les politiques puissent le faire, il ne faut pas seulement qu’ils le veuillent, ils doivent en avoir la capacité.

    • @ ph11

      A chaque scandale émotionnel, les politiciens usent de la récupération politique et parviennent toujours plus à faire reculer les libertés: limite de 1000.- en France, de 100’000.- en Suisse, pays pourtant bien plus libéral, comptes bloqués en Grèce, et le brave peuple applaudit… 

      • Certes, mais la capacité à limiter les transactions en cash ou bloquer les comptes est une chose, supprimer le cash une autre.

        • Le troc se met en place.
          Je te donne mon Iphone contre 10 h de ménage chez moi.

        • Techniquement, ce n’est plus très difficile. Avec les smartphones et autres terminaux, on peut fort bien le faire.
          La question, c’est surtout de savoir comment va réagir la société.
          Les transactions en cash constituent une soupape de sécurité qui rend le système à peu près supportable, comme le marché noir lorsque le gouvernement provoque des pénuries.
          Le problème, c’est que les gouvernements sont tentés d’interdire le cash, justement dans les situations tendues sur le plan politique et sur le plan économique, c’est à dire quand il est vraiment utile.

        • @ ph11

          C’est pour cela, que nos braves et honnêtes politiciens ne nous proposent pas de tout de suite supprimer le cash, ils y vont progressivement.

          Les journalistes, leurs porte-parole, commencent d’abord par préparer l’opinion publique. On lui explique que le cash, c’est le mal.

          Ils attendent ensuite la prochaine crise émotionnelle, qui vient prouver leur dire: « on vous avait dit que c’est le mal, la preuve, il s’est passé cette chose horrible. »

          Ils montrent ensuite que les politiciens font face à leurs responsabilités: pour éviter que telle chose horrible se reproduise, il faut éradiquer le mal.

          Ils proposent alors une mesure pas trop contraignante: on ne supprime pas le cash, on met une limite raisonnable pour la grande majorité.

          Ils attendent la prochaine crise émotionnelle et en profitent pour abaisser à chaque fois la limite.

          Et enfin, le jour où la limite sera tellement basse et les gens tellement habitués, il n’y aura plus aucun problème à le supprimer… 

          Ce ne sera peut-être pas avant une décennie, mais cela passe vite, une décennie… 

          • Yep, mais la progression peut se faire très lentement et finalement aboutir à rien.

            • @ ph11

              Pour qu’une progression n’aboutisse à rien, il faut la stopper. Et pour stopper une progression dans une démocratie, il faudra un changement drastique de mentalité. Or la populace n’est vraiment pas en train d’en prendre la direction.

          • Coulibaly a acheté ses kalach avec un pret cofidis… Bizarrement personne ne critique cette société et la facilité avec laquelle elle offer des prets!

            • Bizarre, je voudrais contacter mon conseiller, lui ai demandé me rappeler. Rien à faire. Il se défile.

              Serais-je suspecté de vouloir acheter de l’armement lourd… genre tank ou chasseur à réaction ❓

              Peut-être que si glisse au conseiller Cofidis que c’est pour ce genre d’outils que j’emprunte, j’aurai plus de chance..

  • Pierre Jovanovic proche de certains milieux d’extrême droite disait il y 4 ans ( en 2011) que soit on revenait au standard-or maintenant soit le fascisme bancaire total se mettra en place avec la suppression du liquide…On y est…Je précise que je ne partage pas les idées politique de ce monsieur notamment une certaine proximité avec Alain Soral…

    • Pierre Jovanovic est un complotiste mais bon même à ces gens là, il arrive de temps en temps de dire des choses intéressantes. On ne peut pas dire 100 % de conneries

      • Dans ce que dit Soral, faut faire un sacré tri, mais le gars est quand même intéressant. Jovanovic, je connais pas, mais ce que rapporte Libre semble frappé au coin du bon sens.

  • La tendance manifeste à lutter contre le cash, pour une disparition programmée à un horizon de quelques années, est une information non ambiguë pour les honnêtes citoyens correctement éduqués, mettant au jour la structure mentale des dirigeants des Etats obèses impécunieux et des banques centrales poubelles fermement décidés à :
    – agir intrinsèquement contre l’intérêt des populations qu’ils prétendent servir
    – conserver le pouvoir absolu que l’obésité étatique leur offre tant qu’ils n’auront pas précipité leurs pays respectifs au fond du gouffre
    – ne jamais rembourser les masses fantastiques de capitaux qu’ils empruntent quotidiennement ; qu’en conséquence ces capitaux ne valent déjà plus rien
    – spolier sans retenue ni vergogne les comptes courants et l’épargne des populations, avec la vaine ambition de se refaire la cerise lorsqu’ils feront défaut les uns après les autres

    Ils progressent pas à pas afin d’éviter la panique mais l’évolution paraît trop systématique pour être le fruit du hasard. Eux savent que la crise, leur crise terminale, ne fait que commencer et ils s’y préparent en conséquence pour gagner quelques années supplémentaires de survie, à n’importe quel prix, au prix de la ruine des populations. Ils n’ont toujours pas admis que le facteur de la crise se résume à leur existence et que cette crise prendra fin seulement après leur disparition.

    Conséquence indésirable de la répression financière, la perte de liquidité de la monnaie restant codée dans les banques croupions provoquera l’apparition de plusieurs concurrents monétaires effectivement liquides, c’est-à-dire au porteur, hors de contrôle, hors de portée du potentiel répressif d’une quelconque autorité étatique. A moins qu’entre temps, touchés par une Grâce miraculeuse, ces dirigeants comprennent enfin que leur seule chance de survie dans une transition en douceur consiste à renoncer d’eux-mêmes aux monopoles monétaires et instaurer la concurrence monétaire, une des étapes importantes de l’abolition des Etats obèses.

    • à renoncer d’eux-mêmes aux monopoles monétaires

      De même qu’impossible n’est pas français, renoncer à un monopole ne fait partie de la sphère cognitive d’un sotcialiste … La seule issue est une perte de contrôle involontaire.

      🙁

  • On a vu comment ce genre de situation sera ( pas pourrait) etre utilise par les etats, quand les Etats unis ont bloques tous les paiements de soutien a Wikileaks par Visa et Mastercard en 2010.

    http://www.rt.com/usa/214007-datacell-wikileaks-bank-blockade/

  • Ce qui est sur, c’est que l’on s’en rapproche tous les jours, a petits pas:
    exemple : on me refuse de payer en cash un vetement pour ma fille (pas une fortune et une boutique de chaine)
    Au peage du dartford crossing en Angleterre, il n ‘y a plus d’employes, Tout est automatise,.Il faut payer sur Internet ou par telephone.
    Les cartes sans contact sont arrives ds nos vies pour payer les achats en cash de moins de 20 euros.
    Ce que l ‘on payait en cash avant.
    Avez-vous pense aux S.D.F., tous ces gens en dehors du systeme, par choix ou pas, qui n’ont pas de compte en banque?

  • J’avoue être étonné par deux types de discours tenus dans ces commentaires:
    1. ceux qui refusent de comprendre l’importance sociétale de la perte de réserve de valeur que représente la monnaie. A terme, cela amplifie les effets la perte d’aléa moral pour les participants au système de connivence, dont les banques et la perte de sécurité pour les autres acteurs économiques. On aboutira nécessairement à un système fasciste au sens propre du terme. C’est d’ailleurs en bonne voie.
    2. Ceux qui refusent de comprendre la porté de la perte de la vie privée. Elle ne se limite pas à la perte de liberté conséquente, mais ouvre la voie à l’individualisation du « traitement » de masse des individus par l’état et ses partenaires.
    Ce deuxième point me paraît capital. Ainsi parmi les évolutions possibles (et à mon sens très probables) qui doivent intéresser l’auteur comme nous tous, on trouve un changement de paradigme complet. Les moyens technologiques actuels permettent d’imaginer un système monétaire mondial basé sur la technique développée pour le Bitcoin. On pourrait imaginer que chacun, chaque entité économique soit ainsi traitée au sein d’une banque qui aurait un « bloc chain » pour chacun, les reliant aux autres et ainsi de suite. Blythe Masters travaille actuellement sur le sujet… Cela devrait faire réfléchir même les plus incrédules.
    Quelles conséquences?
    Dans la nouvelle économie, soit disant de flux, mais plus proprement de régimes oligopolistiques, le véritable enjeu n’est plus la consommation per se, mais le disponible. Or celui-ci se réduit comme peau de chagrin via justement les oligopoles qui main dans la main avec les états pour lesquels rappelons-le ils deviennent de plus en plus des intermédiaires récoltant l’impôt (sous un avatar ou un autre) ou le disponible pour le donner à l’état ou l’orienter vers la « bonne utilisation ». Que ferez-vous quand tout ce que vous possédez et tout ce que vous devez sera visible lors de chaque transaction? Où sera votre liberté d’entreprise? De risquer?
    Le plus beau est que cette solution rendra impossible en l’état les excès du financement par la dette, notamment la réhypothèquisation et autres excès de leverage caché. On pourra donc nous la présenter comme la meilleur des solutions pour combattre les racines des crises que nous vivons.
    Pensez au destin de pans entier de la science qui sont aujourd’hui totalement viciés par le système de financement étatique ou para-étatique. Que deviendra notre liberté d’entreprendre? La boucle sera bouclée et nous aurons une forme d’étatisme x.0 (je ne suis pas sûr que les états soient encore là autrement que comme véhicule de prébendes et autres placards dorés pour les copains à recaser.
    Je mets en lien un article que je trouve très parlant sur une partie du sujet. Il s’agit d’un entretien avec Harald Malmgren. Il vaut le coup d’être lu, bien plus que mon simple commentaire.
    https://www.linkedin.com/pulse/cash-policy-tool-interview-hon-dr-harald-malmgren-tavares

  • Toutes les littératures socialistes convergent vers « notre argent appartient à la société » et nous devons lui rendre. Le dernier ouvrage de T. Piketty « Le capital au XXIe siècle » ne dit pas autre chose en 950 pages et notamment aux chapitres 14. Repenser l’impôt progressif sur le revenu et 15. Un impôt mondial sur le capital.

    • S’ ils incluent le bien immobilier dans  » argent  » j’ y suis forcément opposé vu que j’ ai quand meme démolit ma ruine achetée puis batis une neuve de pierres en place avec mon ( leur) fric , ma sueur et un peu de sang évidemment on ne peut faire ce travail sans blessures mon sang et ma sueur leur appartiennent ils aussi ?

  • Une raison qui ne semble pas être avancée est la suivante : lorsque le liquide n existera plus, il sera alors tres facile aux etats de ponctionner directement dans les comptes bancaires pour rembourser les dettes souveraines, et il sera impossible aux particuliers d y échapper.
    Je crois que la dette de la France est 5000 milliards d euros et que les avoirs des Français de un peu plus de 22,000 milliards. La meilleure garantie que offrir l Etat á ses bailleurs est juste ent cette hypothéque numérique, et c est la raison pour laquelle les bailleurs continuent á preter á la France.
    Evidemment paieront ceux qui en ont, ce qui est justice sociale diront ces imbéciles de socialistes….
    Je prédis une violence sans limites le jour où cela se produira, et il faudra changer le Liberte egalite fraternité

    • @ Papito66

      Cela pourrait même préparer à la fin de l’humanité, si on en croit l’Apocalypse:

      « et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. »

    • Bien vu ! j’ ajoute ceci l’ Etat ponctionne par la csg de l’ argent qui dégueule ( le mot n’ est pas péjoratif )dans la sécurité sociale or certaines personnes ne reçoivent rien en contrepartie ! ces gens payent ou ont payé comme moi leurs frais de médecine et hopital INTEGRALEMENT 100% et ils cotisent par la csg ! cela porte un nom c’ est du racket et le plus cocasse c’ est que presque tout le monde trouve cela logique ! alors , ils gémiront quand ils seront à leur tour floués ce n’ est qu’ une question de temps je ne crois pas à un réarmement moral de notre société

  • Les commentaires sont fermés.

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