Quand les États-Unis écoutaient l’Élysée

Le regard de René Le Honzec.

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Pain bénit pour journaux cul-bénits ! Les vilains Américains dont personne n’ignore de la perfidie héritée de leur maîtresse Albion, ont encore profité de la crédulité des innocents et naïfs Européens pour les espionner, afin de leur voler le secret de l’éternel chômage et des économies florissantes. Accessoirement, ils ont aussi écouté nos derniers chefs d’état dans leur intimité, c’est-à-dire cramponnés à leurs portables non sécurisés. Chez eux, Mémé Clinton toujours aussi Hillaryante a aussi défrayé la chronique, en confondant secrets d’État et messagerie personnelle. Les Russes n’en ont pas profité pour lancer une offensive nucléaire sur l’Ukraine, les Yankees de leur côté ont sans doute dû se marrer à découvrir les frasques de nos présidents en rut, mais pour ce qui est des secrets défense, nous n’avons pas trop de soucis à nous faire : tout le monde sait que le taux de disponibilité de nos aéronefs est de moins de 50%, blindés pas loin et Infanterie/Vab de même, souvent obligée d’acheter en urgence sur étagères.

Les seuls responsables sont les services de sécurité et de contre-espionnage qui ont laissé passer la chose, en espérant personnellement que nous avons toujours les moyens d’espionner nos amis les plus chers, comme l’Allemagne ou l’Arabie Saoudite. À l’amour comme à la guerre, tous les coups sont permis ! Pourquoi me vient-il brusquement à l’esprit le nom de Mitterrand ? Ah oui, une sombre histoire d’écoutes illégales…