Singapour : Lee Kuan Yew, le despote « pragmatique »

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Singapour : Lee Kuan Yew, le despote « pragmatique »

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 avril 2015
- A +

Par Guy Sorman.

Remembering Lee Kuan Yew credits Choo Yut Shing (CC BY-NC-SA 2.0)
Remembering Lee Kuan Yew credits Choo Yut Shing (CC BY-NC-SA 2.0)

 

La mort de Lee Kuan Yew, à 91 ans, dans l’État qu’il a fondé, invite à s’interroger sur cette expérience unique. Singapour est-il même un État ou, comme le disait l’économiste Milton Friedman, une affaire de famille ? Le fondateur parti en retraite avait passé le commandement à son fils, l’actuel Premier ministre. Celui-ci m’a rétorqué que Singapour était bien un État puisqu’il disposait d’une armée et d’une politique étrangère. Certes, mais la flotte américaine est la véritable protection de la Cité.

Singapour est tout de même un succès économique embarrassant parce qu’il n’entre dans aucune catégorie classique, ni socialiste, ni libéral. Sans doute devrait-on le considérer comme une forme de despotisme éclairé, à la manière des cités italiennes du Quattrocento ou des utopies imaginées au siècle des Lumières. Peut-on tirer de cette singularité quelque enseignement universel ?

Les dirigeants de Pékin depuis Deng Xiaoping en 1979 (il appartenait au même peuple que Lee Kuan Yew,  Hakka de Chine du Sud) se sont intéressés de près à Singapour et Lee Kuan Yew n’était pas avare de conseils : l’alliance d’une économie dynamique et de l’autoritarisme politique, bon pour Singapour, ne l’était-il pas pour la Chine ? Les dirigeants de Pékin ont emprunté à Singapour le caractère mixte de l’économie chinoise, des infrastructures publiques accueillantes pour des entrepreneurs privés. Les communistes chinois sont fascinés par le Parti d’action populaire (fondé par Lee Kuan Yew), le PAP qui dans des élections presque libres, obtient généralement 90 % des voix. La comparaison s’arrête là parce que l’expérience d’une cité-État de six millions d’habitants, paraît inapplicable à un continent qui en compte un milliard et demi.

Et Lee Kuan Yew fut un despote, mais pas sanguinaire comme les communistes chinois : les intellectuels dissidents à Singapour – il s’en trouve – ne sont pas incarcérés, mais se voient offrir une bourse pour étudier dans une université occidentale. Les adversaires de Lee Kuan Yew étaient souvent nommés ambassadeurs à la condition de rester en poste, au plus loin. C’est que Lee Kuan Yew, formé en Grande-Bretagne, comme son fils, savait ce qu’était l’État de droit. Il savait que la stabilité du droit était la condition essentielle du développement. Cet État de droit est garanti par une justice indépendante, une police incorruptible et une bureaucratie au-dessus de tout soupçon. L’un des traits les plus originaux de Singapour est que les fonctionnaires y sont mieux payés que les cadres des entreprises privées, ce qui attire les meilleurs ; en contrepartie, aucune corruption n’est tolérée, au contraire de la Chine et des régimes autocratiques en général.

Un autre trait singulier de Singapour est la préférence que Lee Kuan Yew accordait à la propriété privée du logement : la Cité est une nation de propriétaires, aidés par des crédits avantageux. Lee Kuan Yew estimait que la propriété embourgeoisait les esprits et dissuadait de voter pour l’opposition.

Les critiques de Singapour avancent généralement deux allégations majeures. La première, économique, est que la ville aurait seulement bénéficié de sa situation géographique, point de passage obligé sur une route maritime où transite 60 % du fret mondial. Certes, mais je me souviens de Singapour dans les années 1960, il y régnait une extrême pauvreté. Ce sont bien les infrastructures et la sécurité organisées par Lee Kuan Yew qui ont fait le Singapour actuel. L’autre critique, politique, regrette le manque de liberté d’expression, le mépris de l’opposition, voire l’ennui qui pèse sur la ville. Cette critique fondée doit être tempérée comme soulignée plus haut par la prévisibilité du droit. Par ailleurs, l’option sécuritaire du régime peut se justifier par l’hétérogénéité de la population, la présence d’une forte communauté musulmane qui n’est pas sourde aux appels islamistes venus des pays voisins : quand les imams prêchent dans les mosquées de Singapour, les portes doivent obligatoirement rester ouvertes. Enfin Singapour évolue : non seulement on s’y ennuie moins, mais le PAP n’exclut pas de perdre un jour prochain les élections pour entrer dans une démocratie d’alternance.

Par-delà ces circonstances et la personnalité de son fondateur, se pose la question complexe de la relation entre développement économique et démocratie. La quête d’une relation quantifiable, prévisible n’a pour l’instant pas abouti. L’Inde a longtemps été une démocratie au taux de croissance zéro, la Chine est totalitaire et croît, la Corée du Sud et Taïwan se sont envolées aux ordres de dictateurs, le Chili de Pinochet progressait plus vite que l’Argentine démocratique, l’Éthiopie et le Rwanda progressent sans démocratie : tous les cas de figure coexistent. Le théorème de Samuel Huntington envisageant qu’à partir d’un certain revenu, tout régime autoritaire se démocratise, n’a été vérifié qu’à Taïwan et en Corée du Sud, sous la pression des États-Unis.

On envisagera qu’il existe sans doute une relation entre démocratie et développement mais trop complexe pour être théorisée. On envisagera aussi que démocratie et développement sont l’une et l’autre des valeurs en soi qui méritent d’être poursuivies par des combats et des moyens qui ne coïncident pas nécessairement. Au moins faut-il éviter que ces moyens ne se contredisent : par exemple, les militants du Printemps arabe en Égypte se battaient pour la démocratie tout en se réclamant d’un socialisme et d’un nationalisme anti économiques. Les Tunisiens en revanche, font progresser de pair la démocratie et l’économie de marché.

Pour en revenir à Lee Kuan Yew, il se définissait comme « pragmatique » : le pragmatisme est une pensée malheureusement peu répandue.


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  • J’adore la stupidité profonde de cette critique : on s’ennuierait à Singapour. J’y suis allé et n’ai rien ressenti de tel. J’y ai vu des gens laborieux (ça bosse dur en effet) et surtout polis et courtois à un point que nous ne parvenons plus à imaginer. Les gens heureux ne donnent pas matière à histoire, c’est un fait, faut-il le regretter pour eux ?

    Pour cet été je vous suggère la lecture des Mémoires de Lee Kuan Yew. C’est un peu long mais très bien écrit et traduit et c’est carrément dépaysant. Quel curieux dirigeant et quel curieux pays ! Je crois que c’est la taille modeste de son île qui a permis à cet homme hors du commun de façonner une telle réussite, car c’est bien son œuvre, aucun doute là dessus.

    Une de ses premières décision de 1er ministre fut de faire climatiser les bureaux du gouvernement au motif qu’on ne travaille pas très bien par 35°. Je confirme qu’il fait très chaud là bas.

    • Eh bien moi aussi j’y suis allé trois mois et je confirme on s’ennuie à mourir. Quand vous dites que les gens sont « polis et courtois » je me demande bien avec qui vous comparez, je n’ai rien vu de tel.

    • Tous les expats que je connais là bas le confirment. Après qq mois, on s’y fait royalement chier.

      • Pour ces gens qui s’ ennuient à Singapour, ils peuvent penser à revenir en france et être en chômage où ils peuvent avoir bcp de temps pour se faire plaisir! 🙂

      • Mes sources disent tout autre chose.

      • anti gros minet
        5 avril 2015 at 21 h 47 min

        c’est peut-etre du au fait que le territoire est minuscule et que les possibiltés de visites ne sont pas nombreuses ?

        • Si on peut avoir la tranquillité de discuter chez nous aujourd’hui ou au boulot c’est parce qu’il y a un « despote » qq part qui assure la sécurité de nous tous?
          Quote Houellebecq, La possibilité d’une île,

          pg 317.

          Il y a des grandes différences entre le despotisme et gouverner un pays dans le rigueur of law and order. Il faut dire que Mr. Lee a été très exigeant avec lui même comme avec son cabinet de ministres dans cet égard; clean government aux services du peuple.

  • Vous oubliez aussi qu’étant donné sa petite taille, la facilité pour ses habitants de s’expatrier et celle pour de nouveaux venus d’emménager, Singapour est habité par des gens qui souhaitent vivre sous ce régime.

    Si on prend un terrain ou il y a rien et que l’on propose un régime autoritaire qui aura pour seul but de maintenir un état de droit cela ne peut que marcher. Les gens qui ne veulent pas de ce régime resteront ou ils sont.

    • en effet, la très grande majorité des singapouriens sont apolitiques, ils ne s’intéressent pas à la politique. donc cela ne les gêne pas de vivre dans une « dictature » (qui est très soft). d’ailleurs, il y a des débats pour savoir si singapour est vraiment une dictature, c’est plutôt un régime hybride. s’il y a des restrictions de liberté (de presse, d’associations,….) je ne sait pas si on peut vraiment classé ce pays comme une dictature: http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie

      • Deux explications à ce fait qui est en train de changer. Premièrement, singapour n’a pas de luxe comme les pays voisins qui sont riches en matières primaires. Elle n’a mê
        me pas de l’eau quand la malaysie l’a expulsée.Donc la priorité de l’état et des
        singapouriens est de survivre. La scholastic
        est très compétitive et une des meilleures au
        monde. Les mains d’oeuvres et/ou cerveaux
        sont les seules « ressources » du pays. Pour
        survivre, on ne est toujours dans une
        recherche constant la manière façon
        d’achever la réussite.

        Deuxiement, la valeur chinoise traditionelle (confucéen), et fortement incalcuquée dans les peuples. Les valeurs qui soutient hardwork, collectivité, et font briller le nom de famille (fierté/dignité individuelle). C’est ainsi la réussite individuelle est si importante parce que c’est equivalent à la réussite familliale.

        Des milliers de singapouriens ont rendu hommage à Monsieur Lee Kuan Yew pendant la semaine de deuil. La queue était si longe que les gens devaient attendre pendant 10h pour lui dire merci et au revoir. La visite etait ouverte pendant 24h et il y avait du monde même à 3h ou 4h du matin. Le respect que les singapouriens ont eu pour ce monsieur que la plupart de monde nommé despot ou dictature vaut peut être une deuxième chance d’analyse sans préjudice?

        Je voulais dire si son modèle économique et sociale est socialiste pramatisme, où sont ils les problèmes donc si il a achevé les succès? S’il a atteint la liberté pour ses peuples d’une autre colonisation? Pourquoi pert-on du temps à discuter si son modele est socialiste, democrat ou dictature?

        La liberté d’expression est importante jusqu’au point que ça ne bloque pas le progrès ensemble d’une société. Sinon, on perd le vrai sens d’avoir la liberté d’expression, n’est pas?

        • anti gros minet
          6 avril 2015 at 14 h 38 min

          c’est surtout le mélange des idées confucianistes et occidentales, qui rend les pays asiatiques si fort aujourd’hui : la rigueur , le sens du travail et de l’obéissance d’un coté, le rationalisme scientifique et technique et l’initiative individuelle de l’autre.
          le confucianisme seul empêchait au contraire tout progrés dans la sphère asiatique, avant que les diables d’étrangers ne débarquent avec leurs canonnières.
          singapour, comme shangai, n’existait pratiquement pas avant l’arrivée des britaniques. c’est une espèce d’hybride qui doit déplaire fortement aux écologistes …

          lorsque mao est mort, la détresse des chinois fut probablement aussi grande que celle des singapouriens aujourd’hui, va comprendre charles ?

          • anti gros minet
            6 avril 2015 at 14 h 43 min

            la preuve de se que j’avance est dans le nom , ou plutot la façon de l’orthographier, du  » despote « :

            lee kuan yew … écrite de manière purement anglo-saxonne , en pinyin on écrirait  » li guang you « 

            • Si on peut avoir la tranquillité de discuter chez nous aujourd’hui ou au boulot c’est parce qu’il y a un « despote » qq part qui assure la sécurité de nous tous?
              Quote Houellebecq, La possibilité d’une île,

              pg 317.

              Il y a des grandes différences entre le despotisme et gouverner un pays dans le rigueur of law and order. Il faut dire que Mr. Lee a été très exigeant avec lui même comme avec son cabinet de ministres dans cet égard; clean government aux services du peuple.

  • Ah Singapour…. la Suisse de l’Asie du sud-est. Un miracle.

    D’un bouge infâme ils en ont fait un havre de paix et de prospérité.

    Mais davantage encore.

    Ils ont réussi à faire vivre ensemble des ethnies très différentes.

    L’ordre est maintenu, sans pour autant avoir des soldats et des flics à chaque coin de rue.

    Rien de tout cela.

    Mais des règles simples, et surtout, des punitions qui sont réellement appliquées.

    Ainsi, il est interdit de faire des graffitis.

    Deux pauvres cloches allemandes, de passage, sans doute des gauchistes décervelés, ont eu l’idée de tagger un mur à Singapour.

    http://tinyurl.com/ocsxnj4

    Bilan : 9 mois de prison et… 3 coups de cane chacun.

    Voilà. C’est clair. On connaît les règles, qui sont de bon sens, elles sont appliquées, où est le problème ?

    Le problème vient en fait de chez nous : notre dégénérescence mentale nous a fait oublié ce qui est normal et ce qui ne l’est pas.

    Chez nous on accepte l’inacceptable.

    De ce fait Singapour nous tend un terrible miroir, qui nous renvoie l’image de notre déchéance.

    • oui et comme par hasard, la suisse est le pays le plus libéral d’europe alors que singapour est le pays le plus libéral d’asie (hong kong est aussi assez libéral en asie). en suisse, il y a aussi plusieurs « peuples  » qui se cotoyent (il y a une grande différence culturelle entre les divers cantons sans parler de la différence entre la suisse francophone, la suisse allemande, italienne,…)

  • Ce que les détracteurs du régime singapouriens ne comprennent pas est que cette stabilité légendaire est une obligation de survie pour la Cité-Etat. Singapour ne peut se permettre la moindre dérive.

    Les rues de Singapour sont incroyablement perfectement propres, l’ordre y règne sans pour que ce soit autant étouffant. Entre un Paris où les femmes n’osent plus se promener seules après 23.00 et un Singapour où on peut perdre son porte monnaire plein de billets et le récupérer sans sou manquant, le choix est vite fait.

    C’est encore un exemple que la tolérance zéro est une excellente et exemplaire politique.

    • Grace aux chatiments corporels…Mais dire ca on vous traite d’islamiste barbare.
      ..Que préferez vous ? Chatiments corporels et population carcérale raisonable ou le modèle US avec 1% de sa ^population derrière les barreaux?

  • « Singapour est tout de même un succès économique embarrassant parce qu’il n’entre dans aucune catégorie classique, ni socialiste, ni libéral » vous êtes sérieux ?? certes, il y a bcp d’aspects à singapour qui ne sont pas libéraux mais singapour reste l’un des pays les plus libéraux au monde. le succès de singapour vient clairement du libéralisme. si il y a bien un pays au monde qu’il faut citer pour montrer que le libéralisme apporte la prospérité c’est singapour

    • Exactement. Il n’y a qu’à consulter le Index of Economic Freedom de heritage.org pour s’en rendre compte !

    • Comme quoi libéralisme politique et économique ne vont pas si facilement de paire.

      • Le libéralisme politique n’est possible , que si la Constitution protège vraiment les droits fondamentaux de l’homme, comme par exemple le droit de propriété.

        En France, vous n’êtes jamais vraiment propriétaire : possibilité de réquisition, expropriation, permis de construire ( même la couleur de vos volets est réglementée), Impôt foncier etc ..

        • Pas faux mais le libéralisme ne peut se limiter au seul respect de la propriété privé même si celle ci est un pilier fondamental

  • anti gros minet
    5 avril 2015 at 15 h 40 min

    on a pas le droit de cracher par terre dans un restaurant à singapour ?

    c’est sur que certains doivent s’y emmerder ferme …

    • LOL

      La blague favorite des Singapouriens c’est de vendre aux touristes le T-Shirt « Singapore, the fine country », jeu de mots basé sur le fait que « fine » veut aussi dire « amende » en anglais.

  • « l’expérience d’une cité-État de six millions d’habitants, paraît inapplicable à un continent qui en compte un milliard et demi. »
    On retrouve l’argumentation fallacieuse qui lie la réussite de Hong Kong, de la Suisse, du Luxembourg, … à leur petite taille.
    Si c’était vrai il suffirait de diviser la France en autant d »Etats qu’il y a de régions ou de départements, et on s’en sortirait.

    • C’est le rêve de certains de diviser la France. Vous n’avez pas remarqué les palcards qui disaient « un alsaxe autonome » pendant les manifestations?

    • L’argument est exagéré. Tout d’abord la petite taille facilite grandement le pilotage par un dirigeant. Quand on peut se rendre en quelques minutes dans chaque recoin de son territoire, on dirige mieux. D’autre part il y a des leçons à méditer de la manière de faire singapourienne. Leur système de couverture santé est intéressant par exemple. Chacun met au pot un % obligatoire mais qui ne sert qu’à payer ses frais personnels de santé (ou ceux de sa famille) et un système d’assurance prend en charge les gros pépins. Toujours socialiste (Lee Kuan Yew se revendiquait socialiste …) mais nettement plus raisonnable que notre folie française.

    • « Si c’était vrai il suffirait de diviser la France en autant d »Etats qu’il y a de régions ou de départements, et on s’en sortirait. »

      Oui en effet, on appelle cela la subsidiarité:
      http://www.wikiberal.org/wiki/Subsidiarit%C3%A9

      On peut imaginer ça de plein de façon différentes dans l’application, mais c’est globalement l’idée du fédéralisme. Bien évidemment cela ne nécessite pas une dissolution du pays…

      • Mais de descendre au niveau le plus bas possible pour chaque domaine d’intervention la prise de décision. L’échelon le plus bas étant l’individu.

    • anti gros minet
      6 avril 2015 at 14 h 19 min

      l’argument n’est pas si stupide que cela, comme par hasard , la suisse, singapour ou le luxembourg sont des puissance financière ou le chiffre d’affaire des banques et exorbitant ramené au nombre d’habitants ou au kilomètre carré …

      • Le poids du secteur financier est certes important au Luxembourg (36% du PIB selon Wikipedia), mais la Suisse et Singapour sont des économies complètement diversifiées. Le poids du secteur financier est de seulement 11.6% du PIB en Suisse, 13% du PIB à Singapour et 16% du PIB à Hong Kong. Ces pourcentages sont très similaires à celui du Royaume-Uni (9.6%).

        Quant à savoir si les choses iraient mieux si la France était divisée en petits États indépendants (donc non membres de l’UE), c’est très probablement le cas. En effet, ces États se feraient concurrence et chercheraient a devenir compétitifs, de la même manière que la Suisse se doit d’être relativement compétitive pour attirer les entreprises et se différencier des pays plus grands et plus puissants qui l’entourent.

  • S’ennuyer à Singapour ?? Pas moi, mais d’autres peut-être, j’y ai connu des expatriés qui n’aimaient pas le riz !! D’autres qui se faisaient envoyer des pomme de terre de France, d’autres qui vivent un martyr car ils ne supportent pas « les faces de citron » comme ils disent…Il y a toujours quelqu’un qui va regretter, s’ennuyer….Les primes et les hauts salaires, leur permettent de supporter l’ennui !!??? Mais pas moi, j’ai visité, j’ai rencontré des gens sympathiques, La Malaysie est à côté, il y a tellement d’excursions à faire, des trains fantastiques, de beaux paysages, des temples, des musées… Mais si tu t’en fous de tout cela, et ton but c’est de pouvoir cracher dans un restaurant ou tagger des murs, alors tu t’ennuieras aussi dans n’importe quel pays du monde.

  • Alors le véritable libéralisme économique et politique, on le trouve où ?

  • Les commentaires sont fermés.

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