Le « taux d’intérêt naturel » est toujours positif, et ne peut être négatif

La notion de « taux d’intérêt réel d’équilibre négatif » a-t-elle un sens ?

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Le « taux d’intérêt naturel » est toujours positif, et ne peut être négatif

Publié le 26 mars 2015
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Par Thorsten Polleit.

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Certains économistes ont soutenu que « le taux d’intérêt réel d’équilibre » (c’est-à-dire le « taux d’intérêt naturel » ou le « taux d’intérêt originaire ») est devenu négatif, puisque la « stagnation séculaire » aurait prétendument causé un « excès d’épargne ».1

L’idée est que l’épargne aurait excédé l’investissement, et qu’un taux d’intérêt négatif serait indispensable pour réajuster l’épargne à l’investissement. Du point de vue de l’école Autrichienne d’économie, la notion d’un « taux d’intérêt réel d’équilibre négatif » n’a strictement aucun sens.2

Afin de démontrer cela, procédons étape par étape. Pour commencer, nous devons distinguer deux types de taux d’intérêt : il y a, d’une part, le taux d’intérêt de marché ; et, d’autre part, le taux d’intérêt originaire.

Le taux d’intérêt de marché est issu de l’offre et de la demande pour l’épargne sur le marché. Il peut être observé, par exemple, dans les dépôts, les obligations et les prêts pour différentes échéances et qualités de crédits.

Le taux d’intérêt originaire est une catégorie de l’action humaine impliquant qu’un homme qui agit évalue les biens disponibles dans le présent comme supérieurs aux biens disponibles dans le futur. En d’autres mots : Les biens futurs s’échangent à un prix réduit relativement aux biens présents. Par exemple, 1 euro disponible aujourd’hui est préféré à un euro disponible dans un an.
Si 1 euro, qui sera reçu dans un an, est évalué à 0,909 euro, le taux d’intérêt originaire est de 10%. (1 euro divisé par 0,909, que l’on soustrait à 1, nous donne 0,10, soit 10% en l’occurrence) 10% est donc ici le taux d’intérêt originaire (toute prime étant négligée par ailleurs).

Le taux d’intérêt originaire reflète un différentiel de valeur

Le taux d’intérêt originaire est l’expression d’un différentiel de valeur, qui résulte de ce que l’on appelle la préférence temporelle3. La notion de préférence temporelle indique que l’homme qui agit préfère une satisfaction présente de ses désirs à une satisfaction future de ses désirs.

La préférence temporelle est, toujours et partout, positive ; il en va de même pour le taux d’intérêt originaire. Ceci est, en premier lieu, ce que le sens commun nous dit.
Si le taux d’intérêt originaire est proche de zéro, cela signifie que vous préféreriez deux pommes disponibles dans, disons, 1000 ans, plutôt qu’une pomme aujourd’hui. Un véritable taux d’intérêt originaire nul implique que l’horizon de planification de l’acteur, ou la « période de provision », est infiniment longue ; ce qui est une autre façon de dire que l’acteur n’agirait jamais, mais reporterait continuellement l’accomplissement de ses objectifs à plus tard.

L’idée que la préférence temporelle et l’intérêt originaire puissent être nuls ne semble pas seulement absurde, elle est également logiquement impossible : la préférence temporelle positive et le taux d’intérêt originaire positif sont logiquement déductibles de l’axiome vrai et irréfutable de l’action humain.

L’action humaine est un comportement intentionnel, et implique ainsi l’emploi de moyens pour parvenir à des fins. L’action requière du temps (elle ne peut être conçue autrement). Ainsi, le temps est un moyen rare et indispensable pour parvenir à ses fins. En tant que tel, il doit être économisé, ce qui implique nécessairement qu’une satisfaction plus tôt des désirs et préférée à une satisfaction plus tardive de ces mêmes désirs.

Pour des raisons (praxéo-)logiques, donc, la préférence temporelle et le taux d’intérêt originaire ne peuvent tomber à zéro, et encore moins devenir négatifs. Les implications d’un taux d’intérêt négatif ne peuvent même pas être conçues par un esprit humain : un taux d’intérêt originaire de zéro implique déjà l’absence totale d’action.

Des arguments peu convaincants

Cependant, certains prétendent qu’en raison d’incertitudes grandissantes relatives à une plus grande espérance de vie, les gens pourraient de plus en plus préférer la consommation future à la consommation présente ; et que cela pourrait pousser la préférence temporelle et le taux d’intérêt originaire dans le champ négatif.

Sans aucun doute, la préférence temporelle des personnes peut décliner au cours du temps, impliquant que l’épargne issu des revenus présents augmente, tant dis que la consommation baisse. Quoique la préférence temporelle, et ainsi le taux d’intérêt originaire, puissent baisser, pour des raisons logiques, toutefois, ils ne peuvent atteindre zéro, et encore moins devenir négatifs.
Un autre argument fait référence au problème de la « saturation » et se présente ainsi : Supposons que vous ayez deux pommes, et que vous mangiez l’une d’elles. Votre faim est maintenant saturée, de sorte que vous préférez manger la pomme restante demain plutôt qu’aujourd’hui. Cela ne prouve-t-il pas que les gens puissent apprécier davantage des biens futurs à des biens présents, et que la préférence temporelle et le taux d’intérêt originaire peuvent être négatifs ?

Non. La non-consommation de la seconde pomme peut aisément être expliquée par le fait que l’utilité marginale d’une pomme mangée tout de suite est inférieure à l’utilité marginale d’une pomme consommée demain, ou un autre jour ; et ce même si l’utilité marginale future est réduite par un taux d’intérêt originaire positif.

Cela dit, l’exemple précédent est une mauvaise interprétation4. Il n’illustre pas le cas pertinent, à savoir le cas dans lequel l’homme qui agit considère des alternatives différentes d’un seul et même bien – et ainsi, ne prouve absolument pas que la préférence temporelle et le taux d’intérêt originaire puissent être négatifs.

La fin de l’économie de marché

Quelle relation entretiennent le taux d’intérêt de marché et le taux d’intérêt originaire ? Dans le marché de l’emprunt, par exemple, le taux d’intérêt des emprunts est ajusté au taux d’intérêt originaire. Si, par exemple, le taux d’intérêt originaire est de 2 % et que la prime de crédit et d’inflation sont chacune de 1 %, alors le taux d’intérêt de marché sera de 4%.

Les taux d’intérêt de marché peuvent devenir négatifs en termes réels. Dans une « économie entravée », par exemple, la banque centrale peut forcer le taux d’intérêt réel de marché à être négatif. Cependant, cela ne représente pas, et ne peut pas représenter un équilibre, puisque la préférence temporelle, et donc le taux d’intérêt originaire, ne peuvent être négatifs.

Si une banque centrale parvenait réellement à rendre tous les taux d’intérêts de marché négatifs en termes réels, alors l’épargne et l’investissement s’arrêteraient avec retentissement : puisque la préférence temporelle et le taux d’intérêt originaire sont toujours positifs, « l’épargne capitaliste » – l’accumulation de biens destinés à améliorer le processus de production – prendrait fin. La consommation du capital s’ensuivrait, renvoyant l’humanité à la pauvreté. Ce serait la fin de l’économie de marché.

Il peut être intéressant de noter dans ce contexte que, par exemple, les nationaux-socialistes allemands ont appelé de leurs vœux l’abolition, la prohibition du taux d’intérêt. Vous savez maintenant pourquoi : Sans un taux d’intérêt (originaire) positif, l’économie de marché cesserait de fonctionner.

Le véritable objectif des politiques prônant un taux d’intérêt négatif

Pour certaines raisons, ceux qui prétendent que le taux d’intérêt originaire est devenu négatif semblent négliger le fait que le taux d’intérêt originaire est un phénomène qui ne se limite pas aux marchés du crédit. Il se répand sur tous les marchés dans lesquels ont lieu des échanges entre des biens présents et des biens futurs.5

Par exemple, le taux d’intérêt originaire prévaut à chaque étape, dispendieuse en temps, de la production indirecte de l’économie. Le taux d’intérêt originaire existe également sur le marché boursier, où des investisseurs échangent de la monnaie présente contre une créance sur de la monnaie future (c’est-à-dire le paiement d’un dividende de l’entreprise).

S’ils veulent être cohérents, ceux qui croient en un taux d’intérêt originaire négatif devraient appeler de leurs vœux une politique qui ne rende pas seulement les taux d’intérêt négatifs en termes réels sur le marché du crédit, mais également, par exemple, sur les marchés boursier et immobilier.

Cependant, une politique qui détruit la valeur des entreprises et la richesse immobilière du peuple n’aurait pas les faveurs de la majorité de la population ; et les économistes qui recommanderaient une telle politique ne peuvent s’attendre à être acclamés.

La conséquence d’une politique de taux d’intérêt de marché négatif devrait être maintenant évidente : C’est en fait une politique perfide pour faire chuter la valeur réelle d’une dette colossale ; c’est une recette pour semer le chaos dans l’économie.

  1. 1. Cf., par exemple, Gregory Mankiw, « It May be Time for the Fed to Go Negative », New York Times, 18 Avril 2009 ; ou la discussion donnée par Larry H. Summers au Forum Économique du FMI, 8 Novembre 2013.
  2. 2. Sur le sujet de la théorie de l’intérêt basée sur la préférence temporelle pure, cf. M. Herbener, ed. The Pure Time-Preference Theory of Interest (Auburn, Ala.: Mises Institute, 2011).
  3. 3. Pour une explication approfondie, cf. Ludwig von Mises, L’Action Humaine, Chapitre XIX : « Le taux d’intérêt ».
  4. L’exemple correct serait le suivant : Vous avez faim et vous avez une pomme. Dans ce cas, sans nul doute, vous préfèreriez manger la pomme aujourd’hui plutôt que demain. En d’autres mots : vous appréciez (évaluez) plus la pomme disponible immédiatement aujourd’hui que celle qui sera disponible demain.
  5. Cf. Murray N. Rothbard, Man Economy, and State (Auburn, Ala.: Mises Institute, (1962) 2001), chapter 6 “Production: The Rate of Interest and Its Determination,” pp. 313 – 386.
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  • Il me semble que le seul cas où le taux peut être négatif est celui du prisonnier qui attend sa libération future, et qui prise plus de l’argent promis à sa sortie que celui qu’on risque de lui prendre dans sa cellule.

    • Non, car dans les deux cas, le bien proposé n’est pas identique. La valeur d’un bien réside dans son utilité, et non dans ses propriétés physiques, donc un bien dépend toujours – dans l’évaluation qui est faite par le sujet – du contexte dans lequel il est susceptible d’être consommé.
      Ainsi, par exemple, une seule et même glace peut être évaluée comme ayant plus de valeur dans 5 mois (en été) plutôt que maintenant, puisque les conditions météorologiques sont différentes (et qu’elles importent, dans notre exemple, pour le sujet), l’appréciation du bien est différente.
      Dans votre cas, vous l’aurez compris, une somme d’argent disponible en prison, et une somme d’argent disponible hors de prison ne constituent pas un seul et même bien (même si les billets, matériellement, restent les mêmes dans les deux cas) puisqu’ils ne peuvent pas être utilisés de façon strictement identique (certains biens et services sont indisponibles en prison).

      • Je parlais bien évidemment du taux d’intérêt originaire

      • Mais en principe, si on est libre, rien n’empêche d’acheter la glace à terme, pour livraison août, en payant maintenant. Il me semble qu’il faut une contrainte (la prison) pour empêcher que ce deal qui arrange les deux parties se fasse.

        • Oui, bien sûr. Mais il faut bien comprendre que la préférence temporelle, et donc le taux d’intérêt originaire, impliquent que – toute chose égale par ailleurs – un homme préfère consommer un bien immédiatement, plutôt que de le consommer à terme. Il est très important de souligner « toute chose égale par ailleurs ». Tous les exemples donnés pour s’opposer à cette thèse (de la préférence temporelle) ne respectent jamais cette exigence.

          • toute chose égale par ailleurs, sachant que j’aurai (si tout se passe bien) mon permis de conduite en aout, je ne souhaite pas acheter (et m’encombrer !) d’une voiture en février. Il faudrait me payer (suffisamment) pour que j’avance mon achat (= taux d’intérêt négatif).
            Toute chose égale par ailleurs, et sachant que le débarquement des autres est prévu pour le 6, je ne débarquerait pas le 3 juin 1944 sur les plages de Normandie.
            etc.
            😛

            • Je regrette, mais vous ne semblez pas comprendre ce que signifie la condition « toute chose égale par ailleurs ».
              Dans votre exemple, toute chose n’est pas égale par ailleurs (c’est-à-dire, exceptée la date de l’achat de la voiture), puisque dans un cas vous achèteriez une voiture que vous n’auriez pas le droit, légalement, de conduire; tant dis que dans l’autre cas, après avoir obtenu votre permis, vous en auriez légalement le droit. Ainsi, la voiture achetée avant l’obtention du permis ne rend pas les mêmes services que la voiture achetée après l’obtention du permis : même si la voiture est matériellement la même, elle n’a pas la même utilité, pas la même valeur; ce sont donc deux biens différents. Je vous laisse réfléchir à votre exemple du débarquement, dans lequel vous faites la même erreur.
              Comme je le disais, tous les exemples donnés pour s’opposer à la thèse de la préférence temporelle et du taux d’intérêt originaire nécessairement positif, tous ces exemples, dis-je, ne respectent jamais la condition « toute chose égale par ailleurs ».
              Cordialement.

              • Je m’attendais à ce genre de réponse 😛 . Raté. Désolé, mais c’est vous qui ne semblez pas comprendre ce que signifie « toute chose égale par ailleurs ».
                Ça ne veut absolument pas dire « pour une même valeur pour moi de la voiture », ça veut dire « placé dans le même contexte ». En fait, vous faites même un complet contresens : c’est justement le contexte qui fait que la valeur de la voiture est plus forte si je l’acquière plus tard [*]. Et le contexte, c’est l’expression que les choses sont bien « toutes choses égale par ailleurs ». Il faudrait que les choses soient différentes, et non pas égales, pour changer ma préférence pour une voiture plus tard (par exemple, avancer ma date d’obtention du permis).
                Mais le marché, lui, ne sait pas pourquoi j’ai cette préférence. Tout ce que le marché voit, c’est un type près à payer plus pour obtenir l’objet plus tard. taux d’intérêt négatif. point barre.
                L’essentiel de l’action humain consiste d’ailleurs à coordonner des activité en fonctions de circonstances de façon a tirer le meilleur profit , et cela peut impliquer de RETARDER l’action, c’est à dire à donner une valeur positive au temps « perdu », alors que vous posez comme postulat que faire l’action au plus tôt est toujours et en toute circonstance mieux. C’est faux. C’est généralement vrai, certes, mais faux assez souvent quand même.

                [*]Ce qui est, par parenthèse, exactement la situation économique actuelle (qui provoque l’attentisme et une préférence pour un investissement « plus tard », quand on y verra plus clair).

                • « Ça ne veut absolument pas dire « pour une même valeur pour moi de la voiture », ça veut dire « placé dans le même contexte ». »

                  C’est ça. Dans votre exemple, le contexte n’est pas le même, puisque dans un cas, vous avez votre permis, dans l’autre non.

                  « Mais le marché, lui, ne sait pas pourquoi j’ai cette préférence. Tout ce que le marché voit, c’est un type près à payer plus pour obtenir l’objet plus tard. taux d’intérêt négatif. point barre. »

                  Le marché ne voit pas dans le futur. Tout ce que le marché voit, c’est ce que celui qui achète une voiture maintenant paye. Le marché se fout complètement de ce que vous comptez faire dans 15 ans. Les prix ne dépendent que de l’action actuelle, dans le présent, des agents économiques.

                  « L’essentiel de l’action humain consiste d’ailleurs à coordonner des activité en fonctions de circonstances de façon a tirer le meilleur profit , et cela peut impliquer de RETARDER l’action »

                  Cela ne change rien. Entre deux moments ou mon action me rapporte le plus, je choisirais le plus proche, pas le plus éloigné. Même si la situation présente me pousse à retarder mon action. Ce que vous refusez de voir, c’est que la préférence temporelle n’est pas la seule chose qui entre en ligne de compte.

                  Toute chose égales par ailleurs, je veux que mon action se fasse le plus tôt possible. S’il est plus intéressant pour moi d’accomplir mon action plus tard, c’est que la situation n’est pas égale, que le contexte est différent, entre maintenant et plus tard.

                  « Ce qui est, par parenthèse, exactement la situation économique actuelle (qui provoque l’attentisme et une préférence pour un investissement « plus tard », quand on y verra plus clair »

                  C’est ça. Plus tard, quand la situation aura changée, mais dés que la situation aura changée. Pas 10 ans après que la situation est changée.

                • P et Mallory :

                  Je comprends pas tout ce raffut autour de « toutes choses égales ». Il y a une façon aisée, très aisée d’en comprendre le sens.

                  Imaginez que vous vous servez des statistiques, disons une méthode de régression logistique, où la variable dépendante est la probabilité d’être au chômage depuis au moins 5 ans entre les différents états des USA, les variables indépendantes sont les facteurs (théoriquement) susceptibles d’être associés à la probabilité d’être au chômage.

                  Théoriquement, donc, un de ces facteurs est évidemment le salaire minimum, un autre est le l’allocation chômage, ou encore la qualification/productivité des travailleurs (i.e., si supérieure ou non au salaire minimum), ou encore les taxes et autres lourds coûts imposés aux entreprises.

                  Dans ce cas là, quand vous effectuez votre analyse de régression en insérant toutes les variables ci-dessus, vous avez des coefficients associés pour chacune de ces variables indépendantes. Et la valeur de chaque coefficient est interprétée de la façon suivante : « une hausse d’une unité du salaire minimum augmente la probabilité d’être au chômage par *** quand les autres variables indépendantes sont maintenues constantes ».

                  Ou, pour faire simple, « toutes choses égales » signifie « tous les autres facteurs maintenus constants ».

                  •  » pour faire simple, « toutes choses égales » signifie « tous les autres facteurs maintenus constants »  » :

                    Tout à fait d’accord; je précisais justement que les exemples donnés pour contrer la thèse de la préférence temporelle et du taux d’intérêt originaire positif ne respectaient pas cette condition.

    • C’est un exemple mais il en existe en réalité beaucoup qui vont dans le même sens. SI je suis investisseur et que je veux investir dans l’action facebook. je peux pas acheter avant ni pendant l’introduction en bourse parce que je suis pas institutionnel. J’achète lors des premières secondes le titre facebook. SI j’anticipe une hausse de son cours de bourse. C’est logique d’acheter à terme à un prix supérieur au prix d’introduction. J’aimerais que l’on me proue que cela ne s’est pas produit…..

  • En période déflationniste, il peut être rationnel de placer son argent à taux d’intérêt négatif, si on n’a vraiment pas confiance, ni en nous même, ni en les agents bancaires, pour stocker sereinement ce cash. (Et si on n’a vraiment pas de désir de consommer maintenant)

    • Huumm…
      dans ce cas là autant laisser l’argent en espèce dans un coffre.

      • Stocker de l’argent dans un coffre, c’est un « placement » à taux d’intérêt négatif. Chez soi ou ailleurs, la sécurité, ça coute de l’argent, et ça ne rapporte rien.

        • Certes certes, mais de l’argent qui rapporte 0% rapporte plus que des sousous à -1%, toute chose étant égale par ailleurs 🙂

          • Tout ce que veut dire, c’est qu’il y a des facteurs exogènes qui font que même si un individu rationnel, de part ses seules préférences personnelles, ne peut pas vouloir un taux d’intérêts négatif, il peut être poussé malgré lui vers ce terrain.

            • ‘il peut être poussé malgré lui vers ce terrain.’
              Tu pense à l’amicale pression de l’état qui te veux du bien

              • En partie. Par exemple, les possessions personnelles d’or ont souvent été l’objet de razzia par les Etats, dans l’histoire.
                Mais l’Etat est loin d’être la seule source d’extorsion, de destructions, etc.

                D’aucuns me diront que je mélange des dépenses d’assurance ou de protection avec des investissement. Peut-être.
                Peu importent les catégories. Le fait est qu’elle se recouvrent, et que tout entre en compte lors de nos prises de décision.

            • La question, c’est comment ces conditions exogènes, irrationnelles par essence, peuvent-elles bien se mettre en place ?

            • « Tout ce que veut dire, c’est qu’il y a des facteurs exogènes qui font que même si un individu rationnel, de part ses seules préférences personnelles, ne peut pas vouloir un taux d’intérêts négatif, il peut être poussé malgré lui vers ce terrain. »

              Oui. Généralement par un autre individu avec un flingue qui lui-même recherche (et obtient) un taux positif. Ou autre chose du même ordre.

    • cet article parle (mal) de taux d’intérêt net d’inflation (ou de déflation), il ne parle pas de période déflationniste.

  • Mauvais article.
    Pour résumé, c’est du pinaillage sur du vocabulaire à partir du concept de « taux d’intérêt originaire » dont personne n’a rien à foutre car il n’a aucune utilité pratique. Ce qui compte c’est le taux d’intérêt réel net d’inflation, et ce taux peut parfaitement devenir négatif en certaines situations.

    L’exemple de la pomme est parfaitement éclairant : introduire l’utilité marginale de la seconde pomme mangée (pour expliquer pourquoi on préfère une demi-pomme demain à une pomme aujourd’hui alors même que le « taux d’intérêt originaire » reste toujours positif) ne sert absolument à rien et ne fait qu’embrouiller une réalité simple : il n’existe pas de marché de l’utilité de la pomme (sur lequel le taux d’intérêt est toujours positif), il existe un marché de la pomme, sur lequel on verra une offre d’une pomme aujourd’hui contre une demi-pomme la semaine prochaine, c’est à dire un taux d’intérêt réel négatif, et c’est pragmatiquement la seule chose qui compte.
    Concrètement ça traduit le fait qu’on a « trop de pomme » aujourd’hui et « pas assez » demain.
    Évidemment la même situation peut parfaitement se produire avec l’argent, la liquidité, traduisant l’existence de « trop d’argent » aujourd’hui (et donc symétriquement pas assez de biens susceptibles d’être acheté).
    L’idée que cet excès d’argent va inciter à produire plus de biens pour rétablir l’équilibre est stupide, mais malheureusement elle est difficile à combattre et ce genre d’article échoue complétement à même seulement l’égratigner.

    • Il faut prendre l’article dans son contexte. De nombreux chartalistes et autres néo-keynésiens considèrent que si une banque centrale ne fait pas le boulot pour percer le plancher du taux d’intérêt zéro, alors qu’eux considèrent que le taux d’intérêt naturel est négatif, alors la BC aurait de facto une politique monétaire restrictive. Et ils expliquent ainsi la crise de 2008, et la faiblesse de la reprise.

      • oui, j’ai bien le même diagnostic de l’objectif de l’article. objectif auquel j’adhère complétement, et je suis d’autant plus désolé de le voir complétement louper cette cible.
        Parce qu’il est trop dogmatique (« la préférence temporelle positive et le taux d’intérêt originaire positif sont logiquement déductibles de l’axiome vrai et irréfutable de l’action humain. » pfff quel pédantisme…. ) et trop compliqué (Cf le passage sur l’utilité de la pomme, qui ne sert qu’à sauver le dogme, alors même que ce dogme est inutile).
        Fondamentalement, il est vrai qu’une action dans le minimum de temps est en général meilleure qu’une action lente qui consomme plus cette ressource fondamentale qu’est le temps. Mais c’est souvent faux quand même. L’agriculteur souhaite disposer de semence quand il est temps de semer, pas avant. Le militaire veut ses troupes sur les plages (de Normandie par exemple) à l’heure H, pas la veille, et si il faut les faire patienter il le fera. L’employeur veut ses employés au boulot pendant la journée quand les clients peuvent se présenter, pas 12 heures avant (en pleine nuit) etc. Voir aussi le post de Stéphane Lallement le 26 mars 2015 à 17 h 49 min
        Les situation de taux réel naturellement négatif, sans intervention faussant ce taux, sont légions.
        Le point important pour un bon fonctionnement économique n’est pas que le taux soit positif ou négatif, il est qu’il soit librement déterminé sans manipulation.
        Et même si un taux négatif conduit à une réduction de la richesse, c’est un choix que les gens ont parfaitement le droit de faire …

        • « Et même si un taux négatif conduit à une réduction de la richesse, c’est un choix que les gens ont parfaitement le droit de faire … »

          Mais c’est un choix que quasiment personne ne fait. Pensez-vous vraiment que se soit pertinent pour expliquer l’action humaine? Quand bien même, si les gens choisissent un taux négatif plutôt qu’un taux positif, c’est qu’ils ont une raison de le faire. Ils achètent donc quelque chose.

    • C’est votre commentaire qui est mauvais, mr P. Il démontre que vous ne comprenez pas le concept du taux naturel. Et donc, par extension, la théorie autrichienne du capital. Celle de Hayek notamment. Mais je vous rassure tout de suite. Vous n’êtes pas le seul dans ce cas là.

      Je pourrais vous recommander les livres de Hayek, mais je doute que vous allez passer le temps à lire plusieurs centaines de pages, en anglais qui plus est. Il y a néanmoins Prix & Production en français, sur institut Coppet; ça devrait être plus accessible.

      • Et bien
        si je n’ai pas compris, moi qui d’expérience comprend mieux que 99% de la population,
        si il faut lire tout Hayek pour comprendre cet article,
        c’est derechef que cet article est mauvais.

        Néanmoins je persiste : cet article complique inutilement une situation intuitivement facile à comprendre de taux d’intérêt réel négatif (je préfère une pomme demain à deux pomme aujourd’hui : taux d’intérêt réel négatif) en passant par l’utilité et dans le seul but de sauvez le postulat que le taux d’intérêt est forcément positif (ce qui est empiriquement faux)

        J’affirme que le concept de taux naturel ne sert à rien, c’est très différent de ne pas le comprendre. Non seulement il ne sert à rien, mais il embrouille tout.
        La réalité reste simple : il existe des situation où le taux d’intérêt réel appliqué à un bien est négatif. On PEUT préférer disposer d’un bien plus tard qu’aujourd’hui. Les exemple sont légions, et vous en trouverez quantité vous-même.

        Et j’affirme au surplus que cette attaque (fort légitime) contre la politique de taux artificiellement bas loupe complétement sa cible.

        • « J’affirme que le concept de taux naturel ne sert à rien » : sans ce concept, qui décrit un aspect fondamental de l’action humaine, l’existence même de taux d’intérêt de marché est littéralement inexplicable.
          Comme le précise l’article, le taux d’intérêt du marché dérive nécessairement des différentes préférences temporelles des acteurs de ce marché (et, partant, des taux d’intérêts originaires – « naturels » – qui découlent de leurs préférences temporelles respectives).

          Pour une explication approfondie, cf. Ludwig von Mises, L’Action Humaine, Chapitre XIX : « Le taux d’intérêt ». (Le chapitre est court, 16 pages).

          Disponible ici : http://www.institutcoppet.org/wp-content/uploads/2011/01/Laction-humaine-Ludwig-von-Mises.pdf

          • Le « taux naturel » dont on a besoin pour décrire l’action humaine n’est certainement pas celui dont parle l’article.
            Et c’est à l’article d’expliquer Mises, ou les implications de ce qu’explique Mises, pas le contraire. Donc merci pour la référence, mais elle est inutile.

            • Vous comprenez tout mieux que tout le monde (« moi qui d’expérience comprend mieux que 99% de la population ») mais vous êtes incapable de comprendre quand on vous donne un prérequis. Voir même la simple notion de prérequis, d’ailleurs, à vous lire.

              La vocation de chaque article n’est pas de réinventer la roue. Tant que vous y êtes, pourquoi ne demandez-vous pas à l’article de réexpliquer toutes les règles de grammaire et de syntaxe qu’il emploie?

        • Je précise en outre que l’auteur de cet article n’affirme en aucun cas que le taux d’intérêt ‘de marché’ ne peut être négatif (il prend même l’exemple d’un taux d’intérêt de marché négatif dû à l’intervention d’une banque centrale). Il affirme, en revanche, que le taux d’intérêt originaire ne peut jamais être négatif, ni même nul.

          Notez bien que l’auteur procède, au début de son article, à une distinction fondamentale entre ces deux types de phénomènes essentiellement différents que sont, d’une part, le taux d’intérêt ‘originaire’ (ou ‘naturel’ ou ‘réel’); et d’autre part, le taux d’intérêt ‘de marché’.

          Tous les commentaires critiquant les thèses de l’auteur en affirmant l’existence ‘évidente’ de taux d’intérêt réels (ou originaires, ou naturels) négatifs, n’ont pas correctement saisi la distinction et les définitions de l’auteur.

          Cordialement.

          • Cette façon de prendre les objections pour des incompréhensions, l’opposition pour de l’ignorance, est horripilante. On la trouve surtout chez les gauchistes, mais manifestement ils n’en ont pas le monopole …

            Moi aussi je peux le faire :
            Tous les commentaires appuyant les thèses de l’auteur n’ont pas correctement saisi la distinction et les définitions de l’auteur, leur caractère fumeux et inutile et même nuisible, car diptérosodomite.
            😛
            Nous voilà bien avancé dans ce débat ….

            • Que dire de cette façon de répondre systématiquement à coté qui vous caractérise. Dans le cas présent, vous passez sous silence ceci:

              « Je précise en outre que l’auteur de cet article n’affirme en aucun cas que le taux d’intérêt ‘de marché’ ne peut être négatif (il prend même l’exemple d’un taux d’intérêt de marché négatif dû à l’intervention d’une banque centrale). Il affirme, en revanche, que le taux d’intérêt originaire ne peut jamais être négatif, ni même nul.

              Notez bien que l’auteur procède, au début de son article, à une distinction fondamentale entre ces deux types de phénomènes essentiellement différents que sont, d’une part, le taux d’intérêt ‘originaire’ (ou ‘naturel’ ou ‘réel’); et d’autre part, le taux d’intérêt ‘de marché’. »

              Pour répondre à la seule partie du commentaire qui ne comporte pas d’argument.

      • P :

        Je n’étais pas satisfait de votre commentaire parce que vous aviez dit que le taux naturel n’a aucune importance, ce qui est évidemment faux. J’ai recommandé les lectures de Hayek, parce qu’il explique le rôle du taux naturel dans les cycles économiques. La distorsion entre taux bancaire et taux naturel est ce qui explique pourquoi les investissements dépassent le montant de l’épargne durant le boom, et pourquoi la récession sera inévitable. En vérité, Hayek ne disait pas que c’est le taux d’intérêt qui est soit si important pour l’ABCT, puisqu’il considère que le taux de profit est le plus important facteur (même si taux de profit et taux d’intérêt sont généralement positivement corrélés). En fait, Hayek avait dit autre chose : que les cycles économiques sont dûs au fait que la quantité de monnaie émise ne reflète pas la quantité épargnée par les individus. Le taux d’intérêt naturel n’est qu’une mesure de cet élément qu’est la préférence temporelle. Hayek préfère donc parler de discoordination entre préférence temporelle et crédit.

        Cet article n’avait évidemment pas pour but d’expliquer tout cela. Je ne pense pas avoir appris des choses que je ne savais pas déjà, mais de là à dire que l’article soit mauvais, franchement faut le vouloir…

        Pour votre commentaire sur les exemples de taux naturel négatifs (si cela fait référence à votre commentaire du 26 mars 2015 à 18h39), je pense que ça n’a rien à voir avec la préférence temporelle dont parlent les autrichiens. Ils parlent du fait que les individus épargnent parce qu’ils sont récompensés ou, du moins, pensent-ils. D’où l’intérêt naturel. Ce qui fait baisser le taux naturel, et donc favorise une plus grande expansion de crédit de la part des banques, c’est l’abaissement de la préférence temporelle (i.e., les gens sont plus patients, épargnent plus).

        De façon générale, je vous recommande de lire ce passage tiré du livre Capital and Its Structure de Ludwig Lachmann (1956, pp. 77-78) :

        So far we have merely demonstrated that the money rate cannot, for any significant period, differ from the over-all commodity rate, but we have not shown that the latter cannot turn negative. Yet it is readily seen that it cannot. The ultimate reason for this lies in the simple fact that stocks of goods can be carried forward in time, but not backwards. If present prices of future goods are higher than those of present goods, it is possible to convert the latter into the former unless the good is perishable or the cost of storing excessive; while future goods cannot be converted into present goods unless there are ample stocks not otherwise needed which their holders are ready to reduce for a consideration. And as there are always a number of goods for which the cost of storage would be small, money being one of them, a negative rate of interest would be eliminated by a high demand for present goods which are easy to store and a large supply of easily storable future goods, at least as long as the stocks carried are covered by forward sales.

        Cela devrait largement suffire à clore le débat.

  • Beaucoup de gens très honorables, beaucoup d’économistes, notamment libéraux, pensent qu’un taux d’intérêt, tel qu’il est exigé du prêteur, sera forcément négatif. Ils présentent ceci comme argument : un épargnant préfère consommer ses ressources aujourd’hui plutôt que demain, et exige dès lors un intérêt positif.
    Je sais qu’un tel raisonnement a été tenu par des économistes très brillants. Et pourtant ce raisonnement me semble simpliste et erroné.

    En effet, il y a des gens qui sont amenés à préférer consommer leurs ressources plus tard plutôt qu’aujourd’hui. Ce sont notamment les gens qui pensent qu’ils ne seront plus capables ultérieurement de produire des richesse. Tel est le cas des gens qui épargnent pour leur retraite. Tous ces gens sont dans la situation d’être prêts, en tant que prêteurs, à accepter un taux d’intérêt négatif.

    En outre, cet article confond deux sortes différentes de personnes. En effet, il convient de distinguer l’économiste qui, comme tout savant, a pour mission de décrire la réalité, et le conseiller du prince, qui a un tout autre rôle, à savoir édicter des règles qui deviendront des ordres que donnera le prince.

    • Normalement, celui qui préfère disposer de ses richesses plus tard va faire un swap avec celui qui veut en disposer aujourd’hui. Pour que le taux reste négatif, cela signifie qu’il y a plus de richesses dont on souhaite ne disposer que plus tard que de richesses dont on souhaite disposer aujourd’hui. C’est contraire aux craintes légitimes qu’on peut avoir de ne pas survivre jusqu’à plus tard, et cela indique que les besoins immédiats sont plus que satisfaits, ce dont je doute. La situation de taux négatifs est donc bien anormale, créée artificiellement par des forçages contre-nature.

      • oui, mais le swap, à quel taux ? qui est en position de force, celui qui veut l’argent aujourd’hui (archétype : le jeune travailleur pas encore bien payé qui s’installe et doit s’équiper en maison, véhicule, électroménager ….) ou celui qui en veut plus tard (archétype : le vieux encore au boulot bien payé qui a déjà tout ça, mais qui s’inquiète pour sa retraite) ?

  • L’auteur ignore peut-être que les taux sont négatifs actuellement a cause des banques centrales qui émettent des trillions de $,€ Y, etc de fausse monnaie. Donc la discussion sur un taux d’intérêt « naturel » n’a pas de sens.
    Le taux d’intérêt dans un système ayant une monnaie qui n’est soutenue que par elle même , est celui que la banque centrale a décidé qu’il soit.

    Cela dit je prends tout emprunt , mais vraiment… avec un taux d’intérêt négatif. Vous avez mon mail, j’attends avec impatience les préteurs !!

    • L’auteur est économiste en chef chez Degussa, et professeur à l’université de Bayreuth, il n’ignore vraisemblablement pas l’intervention des banques centrales dans l’économie; l’article y fait même clairement référence.
      Que la discussion porte, soit sur le taux d’intérêt « naturel » (compris comme taux d’intérêt originaire), soit sur le taux d’intérêt naturel de marché (c’est-à-dire sans intervention étatique), elle est loin de n’avoir aucun sens; j’ose dire qu’elle est même essentielle pour la compréhension du fonctionnement de l’économie.

  • Je ne suis pas d’accord avec votre exemplification d’un taux d’intérêt proche de zéro. Un taux d’intérêt nul pour un prêt de 100 à un an, signifie que l’agent est indifférent au fait de consommer pour 100 aujourd’hui ou dans un an. Cela n’a rien d’absurde ou d’illogique. Cela arrive fréquemment, par exemple les individus qui prêtent de l’argent à leurs amis à un taux nul. On peut même imaginer un individu qui préfère ne pas consommer 100 tout de suite parce que ce qui est proposé à la consommation ne l’intéresse pas plus que ça et plutôt attendre 1 an pour consommer les 100 surtout s’il vit dans un contexte d’innovation technologique. On peut même facilement imaginer un individu préférant consommer 97 un an plus tard plutôt que 100 tout de suite parce qu’il anticipe la mise sur le marché d’un bien qui au présent n’existe pas mais existera 1 an plus tard. Vous voyez la préférence temporelle est loin d’être évidente. Par contre si on l’admet, il est clair qu’un taux d’intérêt naturel ne peut être négatif ou nul, puisque c’est simplement la traduction de la préférence temporelle. Ainsi prétendre qu’un taux d’intérêt ne peut être négatif ou nul du fait de la préférence temporelle, revient simplement à dire qu’un taux d’intérêt ne peut être négatif parce qu’on a posé comme axiome qu’il devait être positif. Autrement dit, on n’a pas démontré grand-chose.

    • Si je pense avoir saisi un peu l’article l’analyse du taux d’intérêt originaire relève de la praxéologie. Un critère quantitatif
      tel que le rapport offre demande, le court moyen ou long terme n’est pas pertinent pour l’analyser.Ce sont des facteurs psychologiques et cognitifs qui entrent en jeu.

      • Mais le taux originaire en lui même peut il être compris en terme de valeur absolu et le taux d’intérêt fixé par les marchés en valeur relative?

    • Les gens prêtent de l’argent à un taux de 0% a leurs amis pour rendre service à leurs amis. Ce faisant ils renonce volontairement à un gain monétaire, ce qui signifie qu’ils obtiennent quelque chose en échange qu’ils valorisent autant ou plus que ce gain. A savoir, la satisfaction d’avoir aider un ami, ou la possibilité d’un renvoi d’ascenseur plus tard ou autre.

      Cela n’a rien à voir avec une éventuelle préférence pour une consommation future.

      Ce n’est pas parce qu’il n’y a rien à consommer d’intéressant aujourd’hui qu’on prête à un ami. Si c’était le cas, on pratiquerais l’investissement ou l’épargne.

      Si on prête à un ami, c’est parce qu’il à besoin d’un prêt et qu’on veut l’aider.

  • Je prête un abricot en Décembre, pour que l’on me rende 10 abricots en Juin (taux positif) … je prête 10 abricots en Juin pour que l’on me rende 1 abricot en Décembre (taux négatif)

    Ah … j’oubliais : je suis un banque libre qui utilise les abricots comme monnaie.

  • Les commentaires sont fermés.

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