L’ère des robots arrive, et non, vous ne manquerez pas de travail

Selon toute probabilité, votre job sera pris, un jour, par un robot. Mais non, cela ne signera pas l’arrêt de mort de l’humanité, ni même la pauvreté et la misère pour tous. Au contraire !

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L’ère des robots arrive, et non, vous ne manquerez pas de travail

Publié le 8 mars 2015
- A +

On le lit, de moins en moins discrètement : la révolution robotique a commencé. Et alors même que seules ses prémices sont pour le moment en place, comme pour toutes les révolutions, certains se réjouissent de ce qui arrive pendant que bien plus nombreux sont les autres qui redoutent ce que les prochaines années leur réservent.

Il faut dire que, sur le papier, cette « révolution robotique », ou « robolution » comme on le lit parfois, promet le meilleur et le pire dans un mélange forcément détonant. Pour le meilleur, il est facile à lister : les robots, capables d’une plus grande autonomie et d’une meilleure compréhension du monde qui les entoure, des interactions avec les humains qui les auront conçus et du contexte dans lequel ils doivent s’inscrire, résoudront des problèmes chaque jour plus complexes et permettront à un nombre croissant d’individus de s’affranchir des limites que la vie leur impose, que ce soit par handicap, par vieillissement, ou simplement, parce que ce sera possible.

Il est facile d’imaginer que l’arrivée de robots toujours plus autonomes permettra de donner ou redonner plus de liberté aux personnes qui en manquent cruellement. Que ce soit l’extraordinaire bénéfice de plus grandes plages de temps libre en voiture (pour lire, travailler ou simplement dormir), que ce soit au travers d’une autonomie personnelle retrouvée pour ceux qui ne pouvaient pas, jusqu’à présent, se déplacer librement, que ce soit dans la myriade de tâches quotidiennes ardues, musculaires ou bêtement répétitives qui pourront progressivement être déléguées à des robots, on comprend très bien ce que l’arrivée massive de robots dans notre vie quotidienne peut apporter comme confort. Ici, on raisonne en fait par simple extension de la révolution industrielle qui a déjà eu lieu, et qui a affranchi l’homme des travaux les plus pénibles : ce qu’on a vu pour les champs ou pour les chaînes de montage, on comprend rapidement que la « robolution » peut l’apporter pour toutes les tâches quotidiennes.

Cette évolution est déjà en marche et concernera ces tâches fastidieuses que les humains ne peuvent pas faire mais qui sont simples pour des machines, ainsi que toutes ces tâches qu’un humain continue de faire actuellement tant que le coût d’un robot est supérieur à son emploi.

innovation

Cependant, ces réjouissantes pensées sont, assez rapidement, assombries de celles, parfaitement logiques, relatives aux emplois correspondants à ces tâches et dont les robots vont se charger. En substance, puisque tous ces emplois seront remplacés par des robots, on doit s’attendre à ce que cette « robolution » se transforme rapidement en explosion du chômage de masse, en particulier dans les pays qui se seront totalement investis dans la robotisation complète de leur société.

Je pourrai, ici, rassurer un peu le lecteur attentif (et bien marri de sentir une page se tourner) en notant que tout ne va pas se passer d’un coup. De la même façon que la révolution industrielle a progressivement retiré les individus des campagnes pour les déplacer en ville et y créer plus d’emplois qu’il n’y en avait jamais eu dans ces campagnes maintenant dépeuplées, de la même façon cette « robolution » va aussi déplacer l’emploi d’une strate économique vers une autre. L’humain cherchant d’abord le contact d’autres humains, on peut raisonnablement s’attendre à un déplacement et un accroissement des emplois de service et des postes qui nécessiteront de former une interface humaine pour d’autres humains.

Mais, on le comprend, cette réponse n’est que partielle. Si, sur le court terme, cette tendance, déjà engagée, permettra de créer de nombreux emplois là où d’autres disparaîtront, remplacés par les robots, sur le long terme en revanche, on comprend bien que même ces interfaces humaines pourront être progressivement émulées par des machines (standards téléphoniques, points de ventes divers et variés, etc…). On estime ainsi que d’ici à la fin de ce siècle, et, plus probablement avant même les années 2050, 70% des occupations actuelles seront remplacées par des mécanismes plus ou moins autonomes.

robot intelligence artificielle et point gEn fait, même les jobs qui font le plus appel aux spécificités humaines seront, un jour, remplacés ou au moins remplaçables par des algorithmes, des automates de plus en plus intelligents. Et ceci arrivera bien plus vite qu’on ne le pense, notamment parce qu’on attend encore de la part de ces nouvelles intelligences qu’elles se comportent comme notre seul point de référence, nous-même (ce qui revient en gros à vouloir voler en mimant autant que possible le battement des ailes d’un oiseau). En pratique, on voit déjà se développer des robots dont l’interface permet d’interagir avec les humains pour s’adapter à eux ; l’exemple qui vient le plus vite en tête est celui de Baxter dont la programmation se fait par l’exemple.

Et les prédictions que font les chercheurs les plus en pointe dans l’intelligence artificielle, les nanotechnologies et la robotique dressent un tableau à la fois intéressant et sans grande ambiguïté sur ce qui va arriver : dans les années 2020, outre des voitures autonomes, on peut ainsi s’attendre à ce que de nombreuses maladies disparaissent complètement par l’usage de nano-robots médicaux ; à la fin des années 30, il est assez probable qu’on soit en mesure de s’interfacer complètement avec des ordinateurs, et de disposer d’une réalité virtuelle indistinguable de la réalité. Tout indique que, loi de Moore aidant, d’ici 2045, les intelligences non-biologiques auront une capacité de calcul et d’abstraction au moins un million de fois supérieure à l’intelligence biologique.

Sapristi ! À cette aune, même les emplois les plus spécifiquement humains seront touchés, et dans quelques dizaines d’années tout au plus ! En fait, les intelligences artificielles et les robots seront tellement meilleurs et moins chers que les humains pour tout que l’économie humaine et l’humanité telle qu’on la connaît va disparaître ! Catastrophe !

Eh bien non, pour deux raisons.

artificial intelligence natural stupidityD’une part, comme le souligne à raison Faré dans un copieux article, cet argument est logiquement faux : on ne peut pas avoir en même temps des robots meilleurs en tout, et de l’autre, une relation (commerciale, affective, psychologique, que sais-je) humaine dont la valeur serait supérieure à celle offerte par ces robots, et qui ne les rendrait donc, de fait, pas meilleurs en tout.

D’autre part, l’augmentation rapide des capacités des ordinateurs et des robots aura inévitablement un impact sur nous-mêmes. Petit-à-petit mais de plus en plus rapidement, les humains choisiront d’incorporer, directement en eux-mêmes, les évolutions techniques et technologiques que cette révolution apportera. Cela a déjà commencé, doucement : on ne compte plus les prothèses qu’un humain peut recevoir, et les expériences se multiplient où l’on remplace des parties du corps humain par des équipements de plus en plus sophistiqués.

Alors oui, l’énorme majorité des jobs que nous connaissons maintenant ne sera probablement plus là dans 30 ou 40 ans. Mais cela ne signifie pas que nous serons tous pauvres et au chômage, au contraire. Et si nous ne voyons pas tous déjà les bénéfices de cette révolution en marche, peut-être devons-nous en chercher la cause dans les puissants freins que nous avons tous mis en place dans l’organisation même de notre société, et que Fred Wauters, dans un récent billet que je vous invite à lire ici, liste fort bien.

Oui, selon toute probabilité, votre job sera pris, un jour, par un robot. Mais non, cela ne signera pas l’arrêt de mort de l’humanité, ni même la pauvreté et la misère pour tous. Au contraire et vous y trouverez plus que votre compte.

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  • Genial !
    Cela va laisser du temps et de l’argent au vivre ensemble @tm.ps.

    L’on va enfin pouvoir travailler sur l’ideologie profonde et modifier l’humanité.
    Quelle chance, pour nos amis collectivistes.

    Au fait, comment on taxe un robot ?

  • Le danger n’est évidemment pas de perdre son job, il est de perdre une certaine idée des relations sociales, un droit à la différence, une certaine rigueur qui nous fait agir en fonction de principes et non de ce que nous propose (en choix limité) un système automatique. Le jour où votre éditorial sera rédigé par un robot, je serai très triste !

  • Merci pour ces liens … je viens de m’instruire.

  • Le problème, c’est que les jobs « simples » vont disparaitre et que tout le monde n’a pas la même capacité intellectuel…

    • On connait cette théorie…

    • mon observation c’est que ce qui manque aujou’rdhui c’est pas de l’intelligence mais de la gentilesse, de l’humanité, de la compréhension, de la soumission au client.
      les employés les moins qualifiés sont les plus exigenats envert le client.
      au final pour trouver un gars qui accepte de déboucher les toilettes, ormi le plombier, il faut chercher un ingénieur ou un gérant d’hotel (cas réel).

      autre problème c’est qu’on a pris l’habitude de mal payer certains métiers d’humanité ou de saleté, et que si les robots prennent le travail intermédiaire ou même intelligent, il restera du travail de créativité, un peu, et surtout de gentillesse et d’humanité, qui aujourd’hui est classé comme sous-qualifié , perce que la competence, on le croit n’est pas liée a l’éducation, ni l’intelligence.

      quand a la réalité des métiers , prenons le cas d’un ingénieur en informatique…
      le gros de son travail est d’écouter des clients, de gérer des paperasses, tableaux et process lourdingues (peut disparaitre), faire du support, du coaching pour expliquer a des utilisateurs finaux ou d’autres informaticiens ce qui est écrit dans la doc…
      la partie conception et codage est minoritaire, et pourrait l’être encore plus si l’organisation autorisait l’usage d’outils plus performants.

      de toute façon je le repete toujours, ce dont on a besoin c’est pas de boulot, c’est de la paye, et donc de la valeur ajouté …

      a noter et c’est politiquement incorrect, pour redistribuer la valeur ajouté créée par les robots, je ne vois qu’une solution : l’actionariat…

      une redistribution pourra se faire un peu par le service humain à la personne, même de haut niveau, guide touristique, moniteur sportif, coach educatif professionnel ou culturel, dame de compagnie, pour redistribuer la valeur ajouté des salarié les plus créatifs survivants, et des actionnaires importants, mais l’expérience montre que cette redistributio marche pas très bien.

      ce qui marcherait le mieux ce serait l’actionariat individuel, par la retraite, par l’entrepreneuriat individual, par l’épargne d’avant-retraite, ou l’épargne parentale éducation ..

      évidemment ca suppose que l’épargne , la retraite notamment, soit en action.
      je défend aussi l’évolution du prêt étudiant pour que ce soit un actionariat dans le succès d’un individu, et pas une dette à taux fixe. L’état ne fait pas mieux quand il taxe les revenus pour payer les universités.
      qu’on baisse les taxes et qu’on laisse les étudiants accepter de payer une part de leur revenus futurs.
      ca évitera le découplage actuel entre prix des études et chance de succès.

  • Moi je vois peut-être un autre pb, si on a autant de temps pour lire, se reposer, réfléchir, mais qu’est ce que cela va donner? Moi j’ai qd même un peu peur de l’esprit humain…au moins qd on travaille on est occupé, on pense pas à dépenser de l’argent qu’on n’a pas, à combattre les injustices en montrant ses seins dans des églises, ou en faisant des discours à l’ONU et à interdire tout truc qui ne nous plait pas parce que bon c’est pas dans notre doctrine présentée ds notre petit livre très facile dont on fait la pub sur le plateau d’On est pas couché!

    • +1

      L’ironie du capitalisme, c’est que la réduction de travail qu’il a apporté donne du temps aux individus toxiques pour pourrir la vie des autres.
      La robotisation risque de booster cette tendance.

  • Vivement le jour ou je pourrais investir dans un robot pour le faire travailler à ma place, et conserver mes revenus, je pourrais alors m’employer à tout ce que je voudrais avec le temps gagné, sans pour autant être oisif.

    Je ne comprends pas les gens qui craignent la robotique, notamment les salariés… Ils n’ont qu’à prendre les devants les moments venus, et investir pour l’entreprise dans laquelle ils ont été embauchés, plutôt que de laisser les cadres et patrons le faire eux même et les virer.

    • Ce qui signifie qu’actuellement vous n’avez pas le temps? Vous pouvez déjà prendre un employé de maison, ca vous soulagera un peu en attendant le robot! Ca dégage du temps libre pour faire ce que vous voulez 😉

  • Moi je veux bien, mais …

    – où sont les voitures volantes qu’on nous a promis il y a 50 ans ? Comment se fait-il qu’on ne sait toujours pas guérir le cancer ?
    – est-ce qu’un robot devient bleu quand il bug ?
    – est-ce qu’il ne faut pas un salarié derrière chaque robot pour faire un « reset » et corriger ses bêtises ?
    – s’il faut coder manuellement un robot pour lui apprendre ce qu’est un être humain, aura-t’on fini dans un millénaire.
    – si le robot est capable d’auto apprentissage, et que son enseignement est assuré par des humains, la loi de Moore n’entre pas en ligne de compte. Un robot ne devrait pas apprendre beaucoup plus vite qu’un être humain. Mais à chaque modification du logiciel il faut tout reprendre à zéro. Les informaticiens comprendront …

    • Le chômage de masse n’est pas forcément une chimère, et existera dans les pays qui courront derrière la bougie quand la lumière électrique arrive.

    • Mon message n’est pas une réponse à pragmat 🙂

    • Pour les voitures volantes, on appelle ça des avions. On peut aller de Paris à Dublin pour 30€ de nos jours. Et l’apprentissage, c’est entre robot que ça se fait.

      • Reprenez votre collection de vieux « Science&Vie » : c’était bien une voiture.

        Pour avoir un robot professeur, il faut avoir un robot fonctionnel. Et si vous avez un robot fonctionnel, inutile d’en faire un professeur : il suffit de le cloner. Vous avez en fait un problème d’oeuf et de poule. Le progrès ne peut être réalisé que par itérations successives nécessitant à chaque fois une validation de A à Z par des humains.

        Une antilope est apte à marcher et courir à peine née parce que ces fonctions sont câblées dans son cerveau par des millions d’années de mise au point. Votre robot peut être câblé, mais je ne crois pas que la loi de Moore soit d’un grand secours pour la mise au point de centaines de milliards de lignes de code. Et si ce sont les robots qui écrivent le code vous n’échappez pas au lent processus de validation humaine car vous ne pouvez pas expliquer au robot ce que vous attendez de lui avant qu’il fonctionne.

  • Je ne peux m’empêcher de penser que la plupart des utilisations des robots qui déchargent l’homme des corvées étant désormais devenues réalité, le danger s’accroît que le robot ne soit un outil d’asservissement de la majorité par la minorité qui contrôle les robots. La voiture qui se conduit toute seule ? Mais c’est le train, celui où on avait sa voiture qu’on rajoutait au convoi comme dans Ayn Rand, et qui nous a donné aujourd’hui la SNCF, qui décide à notre place de quand nous pouvons partir, combien nous devons payer, et qu’il y a une bonne raison pour que le trafic soit interrompu pour la grève ou le confort d’une certaine catégorie de personnel. Les nanomécanismes guérisseurs ? Mais ce sont comme les ordinateurs qui corrigent toutes nos erreurs dans la comptabilité, à condition bien entendu que nous soyons à jour de l’antivirus. L’assistance aux seniors, et à tous ceux qui le deviendront un jour pendant qu’on y est ? Oui, un humain hésiterait à faire danser en rythme tout le monde sur l’air d’Orginet-Porcinet, mais un robot, pas de problème.

    Je suis Charlie. Charlie Chaplin, dans les Temps Modernes, et je préférerai crever que d’être nourri, abreuvé et torché par le robot dans la maison de retraite de demain.

    • Helas beaucoup de nos anciens prefereraient etre lavet et torcher par des robots que les aides soignants… on peut les comprendre, c’est humain la pudeur.
      Et je ne vous parle pas des maltraitances…

      • +1, je sais par expérience personnelle que ce genre de lieu attire des détritus de notre société qui se foutent de leurs patients, jamais j’y mettrait un membre de ma famille.

    • « La voiture qui se conduit toute seule ? Mais c’est le train, …  »

      Le seul train qui se conduit tout seul à ma connaissance est le VAL (Le métro automatique). Il a bien les défauts de décider à votre place ce que vous devez payer et quand vous partez, mais il est un peu moins souvent en grève.

      Mais surtout, c’est l’humain qu’il a fallu adapter à la machine avec des quais fermés et non la machine que l’on adapte réellement à l’humain.

      Cette question de l’adaptation de l’humain à la machine nous promet de gros problèmes d’acceptation, d’adaptation, de législation et d’investissements pharaoniques pour créer les infrastructures. Tant que la machine ne sait pas s’adapter à l’humain, la robotisation est une évolution mais pas une révolution.

  • heu….les robots donc ne remplaceront pas les gens riches , ils ne travaillent pas ,le travail sera remplacé par la soumission ou des emplois de lèche-culs si vous préférez…rien de neuf !

  • Je pensais votre robot à l’intelligence mal placée (G-spot), aucun doute qu’il est construit par une femme. La petite coquine, va !

  • A quand un robot à la tête de la république Française ?
    Voyez-vous un gouvernement composé de robots. !
    Que d’économie en perspective !
    avec un peu moins de naïveté dans le quotidien des français !
    mais ceci est un doux rêve

  • Soyons logique, si ces robots nous remplacent pour produire, pour que ce qu’ils produisent valent quoique ce soit, il faut des acheteurs et donc des personnes qui ont de l’argent. La robotisation ne se fera qu’au fur et à mesure du déplacement de l’activité. De la même manière, la baisse des coûts, ainsi que du temps de travail permettra simplement le développement de nouvelles consommations.
    Les gens ne s’en rendent pas compte car ils n’ont pas ou peu connu autre chose que notre monde, ou bien ça remonte à trop loin en arrière.
    Ils oublient comment la révolution industrielle a simplement crée de nouveaux emplois dans des secteurs entièrement nouveaux. Une grande partie des métiers que nous connaissons actuellement et que nous considérons comme « normaux », « logiques », auraient paru farfelus il y a 150 ans. La production étant onéreuse et peu efficace, il fallait travailler longtemps et pour pas cher, et logiquement, pas de tourisme, pas de services à la personne, pas de designer d’intérieur et compagnie, pas de coaching en tout et rien…
    En vérité, il existe une infinité de métiers.
    Quand à la richesse en elle même, si les robots produisent un surplus d’activité, il y aura donc plus de biens à se partager. D’autant que les robots ne consomment pas eux et n’engrangent aucune richesse.

    La robotisation est une chance formidable pour l’humanité.

    • Tant qu’on n’aura pas inventé le robot fonctionnaire, on sera tous obligé de travailler comme fonctionnaire pour payer les fonctionnaires, dans un monde kafkaïen sans autre but que d’édicter et faire appliquer des lois inutiles et ridicules à l’attention des robots :
      – un robot ne doit pas marcher sur le gazon sauf s’il est jardinier et possède l’autorisation 1748294752b
      – un robot doit laisser la priorité au robot venant de droite
      – un robot peintre doit respecter la réglementation dans le choix des nuances précisé dans le code général des couleurs paragraphe 11728 alinéa 124
      – un robot doit gérer sa consommation énergétique conformément aux décret 174377336, 636573324 et en respectant les contraintes d’effacement (loi 162673553 et décrets correspondants)
      – un robot doit s’adresser aux être humains selon la formule de politesse « Mademoiselle, Madame, Monsieur ou ce qu’il vous plaira d’être » dont les détails d’applications sont spécifiés dans les décrets 16356546 , 1543256546, 1235353463645623 et 123412364561743465456.
      – un robot doit entretenir ma tombe et ma mémoire auprès des autres robots suivant la loi 6346346726.

      • Oui, c’est le bug socialiste. Aucun robot n’est capable d’y survivre. D’ailleurs j’ai déjà proposé d’inclure cette sécurité dans la conception de l’AI. Une boucle qui fait griller le robot…au cas où il deviendrait trop intelligent. Il menacerait l’équilibre tranquille et heureux que nous connaissons aujourd’hui.

        Cela serait inacceptable d’avoir un robot avec des Idées intelligentes, des réponses aux problèmes que nous avons, des solutions indubitables, etc….

        Le mieux est de conserver notre système d’AI, @tm.ps qui est de loin le plus responsable, honorable, charitable, efficace, et qui a déjà fait ses preuves durant les 40 dernières années.

      • Ils n’arrivent même pas à produire un logiciel de paie alors un robot qui remplace un fonctionnaire c’est pas demain la veille !

  • m’en fiche des robots intelligents j’ai un boulot de con. Il est pas né le robot qui créera un robot con.

  • Je travaille dans la conception de circuits informatiques et cet article me semble un peu naïf. Le contenu principal, à savoir que les nouvelles technologies ne sont pas des méchantes inventions pour tuer du bébé communiste, passe bien. Mais l’enthousiasme envers les « robots » est assez mal placé.

    Il faut être commercial ou pseudo-philosophe de la complexité à la sauce Edgar Morin pour parler d’intelligence « un million de fois » plus élevée que l' »intelligence biologique ».

    Il existe pus d’une démonstration de l’infaisabilité de la « strong AI » comme disent les américains. Et pour travailler dans un milieu d’avenir comme on dit, ça me chagrine de voir utiliser le mot intelligence pur parler de circuit imprimé. Il n’y a rien de plus con qu’une machine. J’ai vu ma dose de débiles dans la vie, et aucun ne s’approche même de la peste qu’est un robot.

    A me risquer à la psychocouillonerie, je pense que les gens n’ayant pas la moindre idée de comment sont faites les choses, ils s’imaginent qu’il y a une influence quasi magique derrière. Un peu à la manière dont on peut être impressionné par un prestidigitateur et ses tours de magie.

    • Watson est loin d’être « stupide » : il n’est pas conscient, mais il est très efficace dans sa tache. Il diagnostique et soigne mieux les cancers que les apprentis médecins maintenant.

      c’était il y a 4 ans deja :
      http://youtu.be/WFR3lOm_xhE

    • +1 avec Roi Heenok. Un robot n’est que le reflet de l’homme en bien plus bête (i.e. aucun libre arbitre), c’est aussi bête et méchant qu’un radar automatique.

      Ce qui me chagrine aussi dans cette béatitude c’est l’oubli volontaire ou non de tout ce qui est «hacking». A partir du moment ou il y a du code informatique il y a une faille.

      • Sauf si on considère l’IA en terme de génération, les premières issues de l' »intelligence » humaine seront aussi stupides que nous mais si on leur apprend à apprendre …. Alors les limites disparaissent car au contraire de l’homme la machine n’oublie pas et renforce les apprentissages génération après génération sans perte et sans devoir tout recommencer comme avec un enfant. C’est un peu comme cloner un cerveau de 60 ans dans un nouveau corps et ainsi de suite, la courbe de progression est beaucoup plus importante. Imaginez qu’on veuille à partir d’un enfant refaire un nouveau Einstein sans avoir de limite de temps biologique… même si au début cela mettra plus de temps, on a justement tout le temps et bien plus.

        • Je comprends très bien cet argument mais c’est en oubliant un aspect humain qu’aucun code informatique ne pourra traduire, les émotions, les sentiments, les intuitions et les passions ne sont pas codables car on ne connait pas encore scientifiquement tous les pouvoirs du cerveau et l’implication de ces caractères dans la prise de décision. J’ai presque envie de dire que si un robot est capable posséder un jour ces caractères, l’homme disparaîtra.

          • Mais si on considère que les émotions sont une manière moins efficace de réagir, c’est à dire qu’elles peuvent mener à de mauvaises décisions, alors tant mieux si les robots n’en ont pas. Par contre c’est justement parce qu’il n’aura pas d’émotions que le robot succèdera sans problème à l’homme. Les intuitions c’est une manière inconsciente d’utiliser de l’information existante pour diminuer le taux de charge du cerveau. Un robot ayant la capacité nécessaire de traiter plus d’information plus vite n’aura pas besoin de l’intuition. Et si on arriver à coder un algorithme de type « unique règle : survivre », alors le robot prendra les bonnes décisions pour sa pérennité.

            • N’est-ce pas là qu’est le grand danger pour l’être humain ?
              Dans une telle hypothèse, il devrait apparaître comme le premier ennemi potentiel du robot, auquel il ne resterait pour survivre, qu’à l’éliminer.

            • « Mais si on considère que les émotions sont une manière moins efficace de réagir, c’est à dire qu’elles peuvent mener à de mauvaises décisions »
              Ça ne veut rien dire, vous pouvez avoir des décisions instinctives qui ont sauvé des gens et des décisions rationnelles qui ont été mauvaises.

              « Par contre c’est justement parce qu’il n’aura pas d’émotions que le robot succèdera sans problème à l’homme. »
              La vie d’un robot promet d’être super chouette 😆 C’est avec plaisir que je céderai ma place sur cette planète si les robots devaient dominer les hommes.

  • J’attends avec impatience le jour où un robot pourra lire ce genre de conneries à ma place.

  • Depuis l’introduction des métiers à tisser, ancêtres des modernes robots, surgis à l’aube de la première révolution industrielle pour remplacer ou compléter une main d’œuvre devenant insuffisante face à une demande en croissance exponentielle, l’objection qui faisait taire les opposants à l’automatisation naissante des tâches, a été que de nouvelles activités naîtraient de cette automatisation. Et l’argument s’est avéré recevable. Il faudrait de nouveaux concepteurs, ingénieurs, entreprises et sous-traitants avec de toujours plus nombreux employés et ouvriers de tous niveaux et qualifications pour produire ces équipements d’un nouveau genre. Mais avec les robots de demain, capables d’en inventer et d’en produire d’autres plus perfectionnés qu’eux-mêmes, il adviendra que ce seront toutes les activités qui s’automatiseront et pourront se passer de cette intervention des hommes désignée par le nom désormais banni de travail. Ce qui pose en des termes bien différents la question de l’emploi, ou plus exactement du non emploi de ces mêmes hommes.
    Il faut en effet être conscients qu’après que la conception, la production, la mise en œuvre et l’entretien des robots sophistiqués du futur aient nécessité des investissements considérables, ces mêmes robots seront capables de se concevoir (donc de se perfectionner), se produire et s’entretenir eux-mêmes.
    Une autre question de pose : de quelle manière les résultats qu’un tel processus permettra de générer profiteront-ils à une population humaine enfin stabilisée ? Se satisfera-t-elle, après s’y être elle-même condamnée, de les regarder proliférer et produire encore plus qu’elle ne l’aurait jamais fait ? Qu’adviendra-t-il de l’humanité lorsque ses membres actifs auront délégué leurs tâches et même la programmation de ces tâches à leurs remplaçants ?
    Dans le meilleurs des cas (et le meilleur des mondes), il lui restera, dans une richesse matérielle généralisée et une justice sociale complète et définitive, les loisirs, les arts, le sport, … non lucratifs et gratuits pour tous.

    Cette nouvelle humanité saura-t-elle s’en satisfaire ? Et quid de l’altérité et surtout de la planète ?

    Mais peu importe, là encore les robots au service de la curiosité des hommes les auront conduits ailleurs.

  • « Pauvre », en fait, cela tient compte du modèle économique qui sera en vigueur à cet époque. Autant le système actuel n’aura pas disparu, autant il sera maintenu à bout de bras par l’ancienne élite sociale, confronté à d’autres modèles plus collectif (j’ai pas dit collectiviste), à travers des projets ouvert, collaboratif et pas intégralement lucratif.
    Entre l’IA, l’impression 3d, et l’open source, on n’aura plus besoin d’une bonne part des entreprises actuelles.
    Reste à espérer que les robots auront d’ici la résolut tous les problèmes nécessaires à assurer le minimum vital au gens.

  • A condition que le robot possède un gros bouton RESET sur la tête.
    A cause de la complexité et des erreurs matérielles inévitables, rien ne garanti que le robot sera infaillible.

  • Les commentaires sont fermés.

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